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Una poesia al giorno

frammenti e pensieri della vita visti attraverso i vetri colorati dei versi della poesia

Posts tagged with "melancholy"

Is this my finally chapter?

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Ça fait déjà des mois que t'es partie, me laissant seul
Me voilà aujourd'hui devant toi, assis sur le sol
Entre les fleurs, le marbre et toutes ces dalles sombres
Je ne peux voir que ton prénom inscrit sur cette tombe
La suite de ma vie, tu sais a tellement changé
On dit que c'est ainsi et que le temps va me faire oublier
Malgré les jours passés, je n'y arrive pas
Et jour et nuit, je pense à toi

J'entends souvent ton rire, le son de ta voix
J'ai même des souvenirs qui me reviennent des fois
Les réalités, complicité du passé
De tout ce que l'on a fait ensemble et que rien ne peut effacer
Et pourtant, il y a ce sentiment de colère
Qui m'envahit comme un aimant attiré par le fer
Putain de maladie qui ne s'arrête pas
J'n'étais pas là pour ton dernier combat

Je vais rester debout, continuer mon chemin
A prendre encore des coups, ça va dépendre des lendemains
Un jour tu m'as dit que la vie ressemble à un bouquin
Qu'il y a le début, le milieu et bien sûr la fin
C'est sûr, aujourd'hui je sais où j'en suis
Je viens de finir le dernier chapitre de ta vie
Tu peux partir en paix , toi seule avais raison
Et rendez-vous sur l'Ile d'Avalon

J'entends souvent ton rire, le son de ta voix
J'ai même des souvenirs qui me reviennent des fois
Les réalités, complicité du passé
De tout ce que l'on a fait ensemble et que rien ne peut effacer
Et pourtant, il y a ce sentiment de colère
Qui m'envahit comme un aimant attiré par le fer
Putain de maladie qui ne s'arrête pas
J'n'étais pas là pour ton dernier combat


Manau




***I'm stumbling upon French language because it seems that it is perfect for my melancholy... I really don't know why I like that language so much, but I think that's because it embraces my soul and translates in shape of letters whatever I have in my heart***

Spleen

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Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrément.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.


C. Baudelaire




****Nothing left to do with my melancholy...****
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