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Un monde de mots

Le Blog Des Vosges

Débat désiquilibré

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Hier soir je suis tombé totalement par hasard sur une émission que je ne regarde pourtant jamais. Or ce soir là, "Ce soir ou jamais" puisque c'est son nom, avait organisé un débat entre Tariq Ramadan et Caroline Fourest. Tariq Ramadan est un islamologue suisse prêchant sa bonne parole sur l'ensemble de l'Europe et du monde grâce à ses multiples chaires dans des universités ou dans des tribunes de presse. Caroline Fourest quand à elle est une journaliste essayiste qui à souvent oeuvré contre toutes les formes d'intégrismes, qu'ils soient économiques, théologiques ou idéologiques.

Le débat s'annonçait équilibré mais en fait, devant la technique ultra-rodée de Ramadan, la journaliste n'a pas fait le poids bien longtemps. Il a même réussi à lui faire avouer des erreurs qu'elle avait commise dans l'écriture de son livre. A partir de se moment là, il n'avait plus qu'à la décrédibiliser sur l'ensemble de son propos. Or comme cet homme manie trés bien la réthorique, ca ne lui a pas été trés difficile.

Donc, dans un sens, ce débat n'a pas permis de le pousser dans ses retranchements et de lui faire dire ce qu'il défends pourtant dans ses discours : lapidation des femmes, chatiments corporels, homophobie, etc.. mais au moins, on a pu voir à quel point cet homme sait être manipulateur et manier la langue de bois pour éviter les questions.

En fait, c'est dommage que le contradicteur de Tariq Ramadan n'ai pas été plus affuté. Je pense que le débat eut été bien plus intéressant.

Pour en savoir plus : http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=833

Même au Japon on peut survivre

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La preuve en image.



La conversion amène la bouteille à peu près à 3€. Qui a dit que le japonais ne buvaient que du thé et du saké ?

Sayonara.

J'ai fait un cauchemar...

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Je me réveillais un matin, à l’aube. L’aube vosgienne. Onze du matin quoi. Les cloches voisines venaient de carillonner et le gazouillis des oiseaux reprenait le dessus en ce matin si printanier. L’air était déjà chaud et la douce odeur du café commençait à chatouiller mes narines. Le caractère tentateur du petit déjeuner devenait de plus en plus fort. Cependant, je ne pouvais pas me départir de la simple idée d’aller me doucher au préalable.

En entrant dans la salle de bains, je mettais en route la radio qui trônait là. Tiens, je n’avais jamais remarqué qu’il n’y avait qu’un bouton sur cette radio : ON/OFF. Je la mis en fonction. Aussitôt une logorrhée vint se déverser dans mes oreilles. Un flot de notes, en apparence désordonné. Bien que mon esprit fut encore embrumé, je reconnu non sans mal, un saxophone soprano. En revanche, je n’arrivais pas à reconnaître la mélodie. En fait, il n’y avait pas de mélodie. Les notes étaient là, la partition devait aussi être présente devant le saxophoniste, mais peut-être était-il aveugle ? On a bien eu de grands pianistes de jazz aveugles après tout. Sur ce constat singulier, je m’apprêtais à changer de station, pensant qu’un facétieux m’avait fait une farce : Impossible. Il n’y avait pas de possibilité de changer. En fait la radio ne diffusait qu’une chaine. Résigné, je laissais les notes s’écouler, comme les gouttes d’eau sortant du pommeau de douche.

Je sortis de la salle de bains, mu par le désir irrépressible de me livrer à la consommation du breuvage magique qui réveille de temps en temps le neurone affecté à se rendre ensuite au travail. Cette histoire de radio pré-programmée me trottait dans la tête. « C’est quand même bizarre que je n’ai jamais remarqué ça ». Arrivé dans la pièce, évidemment, j’allumai instinctivement la radio. Et là, pareil. Au lieu d’entendre les commentateurs et chroniqueurs habituels, à nouveau un flot de notes se bouscula contre les grilles du haut parleur pour sortir toutes plus vite les une que les autres. On se serait cru un jour de soldes aux galeries Lafayette.

Cette fois encore, impossible de régler une autre station. Le bouton idoine avait disparu. D’ailleurs, avait-il jamais existé ? A nouveau sous le coup de cette étrange question, mais un peu plus lucide que tout à l’heure, je coupai immédiatement la source de cette invasion acoustique. J’eu au moins le loisir de boire mon café en paix.

Evidemment, dans la voiture, en me rendant au travail, le phénomène continuait. L’autoradio avait subi le même outrage. Bien sûr, par reflexe je cherchai mes CD de MP3 divers et variés. Ils avaient tous été remplacés par des CD oranges. Tous identiques. Je les connaissais déjà trop ces CD. Ils étaient « L’anthologie du Free Jazz » et étaient distribués gracieusement par le « Ministère de la Culture, du Bien-être Social et de la Bière ». J’en avais entendu parler mais c’était ce matin que je réalisais à quel point ce ministère était présent et bien implanté dans ma vie quotidienne.

Par bribes les souvenirs revenaient : Le « Ministère de la Culture » avait été remanié. La première opération avait été de nationaliser Orange (tiens, encore) puis tous les fournisseurs d’accès à internet qui se retrouvait sous la coupe de ce ministère. Ensuite, le Ministre fraichement nommé avait reçu sa lettre de mission : « Evangéliser le peuple à la musique ». Aussitôt Hadopi avait été abrogée et le téléchargement illégal redevenait légal. En revanche, le ministère s’occupait des contenus. Des dizaines de millions de notes de musiques avaient été déposées sur les serveurs et le téléchargeur composait ainsi lui-même la musique en la téléchargeant. La nouvelle culture était en route. Les radiodiffuseurs n’avaient plus de raison d’être. Un seul avait été préservé pour desservir les derniers auditeurs de se vieux média qu’était la radio.

Soudain, parmi les souvenirs qui me venaient à l’esprit j’aperçu le visage de notre nouveau Ministre de la « Culture, du Bien-être Social et de la Bière ». FRANPI !!!!!!!!
Le choc fut rude… heureusement je me réveillai brusquement. En sueur, haletant…. Mon radioréveil venait de se mettre en route en beuglant le dernier tube des Ting-tings. J’étais rassuré. Je me levai avec un drôle de sourire….


Photo spéciale dédicace à notre ministre préféré :wink: : On trouve vraiment de tout dans les distributeurs japonais



Enfantillages à l'Olympia

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Il y a quelques mois j'étais à un nouveau concert d'Aldebert dans une tout petit bar d'Epinal. Concert surprise, deux musiciens seulement, un lieu trés convivial et comme d'habitude une ambiance du tonnerre. Lors de ce concert, Aldebert a annoncé qu'une date était programmée le 1er novembre à l'Olympia. Je ne voulais pas rater ce concert. D'une part parce que je n'ai jamais vu Aldebert dans une grande salle, et d'autre part parce que je n'ai jamais vu l'Olympia et que c'est l'occasion de découvrir cette salle mythique.

Donc ce WE direction Paris pour aller à ce concert qui s'annonce exceptionnel. En effet, Aldebert va y jouer le spectacle lié à son dernier CD "Enfantillages". Ce dernier album a été conçu pendant la résidence d'Aldebert dans les Vosges. C'est un album un peu particulier car conçu pour les enfants (petits ou grands hein, je vous vois venir). Comme toujours, les musiques et les styles sont variés d'une chanson à l'autre. On passe allégrement de la balade au death-métal. Ca peut surprendre, mais c'est une des composantes essentielle d'Aldebert. Bien sûr, l'humour est trés présent dans cet album. Les textes sont parfois inégaux, je dirais un peu moins cohérents que sur les albums précédents, mais la qualité de l'album est bonne. Et surtout, le public visé y trouve son compte. La présence de nombreux invités vient réhausser la couleur de l'album. On trouve péle-mèle Renan Luce, Clarika, Élodie Frégé, Riké, Amélie-les-Crayons, Vincent Baguian, Maxime Le Forestier, Steve Waring et même les Ogres de Barback !

Reste donc à voir ce que va donner la prestation scènique liée, mais je n'ai aucun doute sur le fait que nous allons passer un trés bon moment.

Portrait à Shibuya

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Durant ce dernier voyage, j'ai passé pas mal de temps à Shibuya, notamment dans les petites rues que je ne connaissais pas (merci David) et j'ai pu faire quelques portraits dans la rue. En voici un .

Agence Vosges Presse. Un peu d'histoire des sciences

Les grands ratés de la technique.

On sait tous que les Perses sont une grande civilisation et qu’ils ont posés des bases solides pour nos civilisations. Leur langue, le farsi, permit de passer le savoir aux générations et de diffuser sur une large zone couvrant l’actuelle Asie-Mineure et notamment l’actuel Iran avec des influences parfois bien plus lointaines.

Parmi toutes les connaissances maitrisées par ce peuple, on peut noter les prémices de la robotique et de l’intelligence artificielle. Une des plus grande réussite de l’université d’Ispahan fut de mettre au point une machine capable de répondre oralement à des questions simples énoncées en farsi. Ce, dés le 18éme siècle. Malheureusement, cette incroyable invention, présentée tardivement à la foire exposition internationale de Paris en 1889 fut un échec retentissant. Tout cela à cause d’un nom mal choisi. La machine fut présentée sous la dénomination d’ « Automate Farsi »

C’est ballot.

Contradiction ? Même plus tellement on s'habitue

Quand Nicolas Sarkozy pardon Notre Leader Minimo déclare aujourd'hui que la création du lycée par Napoléon 1er "est un geste qui signifiait, très concrètement, la fin des privilèges de la naissance", et que dans le même temps, son fils de 23 ans, qui ne dispose que d'un BAC va accéder au statut de Président de la zone d'affaire la plus grande d'Europe, il y a vraiment de quoi s'amuser. C'est du népotisme caractérisé. Tous les pays voisins s'amusent de cette nouvelle, et même en Chine cette histoire fait la une des journaux télévisés. En Inde, les journaux se moquent de nos "démocraties" soit-disant modernes et exemplaires.

Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais.


Pour en savoir plus : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20091013.OBS4442/lycee__sarkozy_pere_vante_la_fin_des_privileges_de_la_n.html

Yokoso Furansu

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Retour en France ce matin trés tôt. Retour à la réalité aussi d'ailleurs. Les coups de fils qui permettent de se remettre aussitôt dans le bain. Avant de partir du Japon nous sommes allés à Fuji et Fujinomya, au pied du Fuji-San espérant voir celui que nous appellons Fujiyama mais que lesJaponais vénèrent trop pour l'appeller ainsi. Je me suis d'ailleurs fait reprendre par un Japonais lors d'une discussion tenue dans le quartier d'Asakusa à Tokyo.

Autant nous l'avons bien vu depuis le train en approchant, autant une fois dans ces deux villes, il se masquait derrière d'épais nuages. Nous savions que c'était une chance sur deux mais comme nous avions le temps, il fallait tenter. Et celà nous a permis un safari photo dans les ruelles de Fujinomya.

Ci-dessous, une photo faite à Shibyua. Quartier extravagant et dont les passages piétons marquent, par leurs rythmes, le pouls de la mégapole.

Au pays des sushis

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Quand on pense Japon, on pense immédiatement sushis. Ce serait aller un peu vite en besogne pour résumer la gastronomie de ce pays. En fait, depuis que nous sommes arrivés il y a 13 jours, nous n'avions mangé qu'une fois des sushis, et c'était à Tsukiji. Entre temps, nous avons pu gouter les tempuras, les tonkatsu, les yakitoris, les takoyakis, les soupes de udon, de sobas, les okonomyakis, les curry aussi, etc etc... En fait, bien que mangeant toujours localement, pas un repas n'a ressemblé à l'autre.

Toutefois hier, nous avons été dans un resto de sushis, où les assiettes (1€ l'assiette) défilent sous notre nez. Ca permet de gouter toute sortes de sushis et ça ne coute vraiment pas cher. Le Japon n'est pas trés onéreux à condition de manger à la japonaise, sans fioritures et de savoir faire l'impasse sur la viande.

PS : Le typhon est passé cette nuit, pas de dégats apparents à Kyoto et le beau temps est revenu. Youpi !

Fin de journée humide

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Toute la journée nous avons trainé dans Kyoto. Nous commençons à bien connaitre la ville. J'en profite pour faire des photos au compact, sans nécessairement sortir la grosse artillerie (le 20D). C'est assez sympa à utiliser, le résultat est souvent flatteur sur l'écran arrière mais il faut rester vigilant. Hier j'ai fait cette photo dans les rues de Nara.