Concertitude

Des concerts et des mots.

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Arno Klarsfeld ou la défense du "Surtout ne changez rien, j'ai peur".

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Je ne connaissais pas bien Arno Klarsfeld. Je ne le connais pas plus d'ailleurs. Simplement, ce matin, je l'ai écouté sur France-Inter pendant qu'il était interviewé par Pascale Clark. Au delà des passes d'armes entre les deux orateurs sur le thème forcément compliqué de l'immigration, la journaliste a posé une question à l'avocat à propos de la Palestine qui va déposer une demande de reconnaissance à l'ONU : "Que pensez-vous qu'il faille voter si vous étiez à la place de Nicolas Sarkozy ?".

La réponse fut d'un courage exemplaire : "Le mieux est de s'abstenir". Et au lieu de se contenter de cette lacheté, l'individu s'enterre un peu plus en développant : "Voter non serait se mettre à dos toute la communauté palestinienne et par extension, le monde arabe, voter oui, serait se brouiller avec Israël alors qu'il a fallut tant d'années pour créer des liens forts".

C'est ça le courage politique ? Mais qu'on est un politique ou qu'on prétend l'être, il faut savoir prendre des décisions qui peuvent heurter une partie de la population, paraître impopulaire pour le bien de l'Histoire avec un grand H. Au lieu de ça, M Klarsfeld nous assène une bétise frileuse et nous enjoint à surtout ne rien changer. J'espère qu'il ne sera pas entendu et que le dossier palestinien avancera.

M Arno Klarsfeld, vous pouvez retourner à vos comptes d'apothicaire concernant l'immigration, mais de grâce, au moins : Fermez-la !

L'invention du jogging

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Ami lecteur, peut-être toi aussi tu t’es demandé un jour qui avait bien pu inventer tel outil ou telle pratique. Qui avait bien pu être assez précurseur pour avoir le premier, l’idée qui sera ensuite reprise par des centaines, des milliers d’êtres humains sur notre planète.

Aujourd’hui nous allons nous intéresser au jogging. Cette pratique qui consiste à courir pour conserver la forme. L’inventeur du jogging est Laura Ingalls. Oui, tu as bien lu : Laura Ingalls. La fillette qui apparait dans la série « La petite maison dans la prairie ».

En fait, si on regarde bien la série, on voit que personne ne court jamais ou presque. Sauf avec une bonne raison : attraper un cheval, sauver sa vie. En tout cas, toujours avec une vraie raison. En revanche, Laura est la seule à courir sans raison. En fait, dés qu’elle apprend quelque chose de contrariant, elle regarde fixement la caméra, fronce les sourcils et se retourne avant d’entamer une course effrénée dans la direction opposée à la caméra.


"Laura va bientôt courir"

C’est ainsi qu’elle a inventé le jogging. Bien sûr l’activité s’est modernisée. On a perdu la caméra et les effets d’acteurs pour ne conserver que la course.

Un mystère résolu, la science progresse

Un poney nommé Daisy.

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L’attaque des poneys morts vivants.


J’ai fait un cauchemar hier. Je ne sais pas si ça vient de ce que nous avons écrit dernièrement sur le blog lors de nos fameuses séances de pourrissage mais j’ai comme l’impression que oui. Ou alors c’est l’esprit de Franpi ou de Garance qui entre en moi pour y accomplir une vengeance digne de ce nom. Que Franpi se venge, je veux bien le comprendre, mais Garance…. Elle n’est pas encore un peu jeune pour se venger de la sorte ?

Dans mon songe, j’étais dans une forêt dense. Une de ces forêts dont on ne voit pas le bout. Qu’on aille dans n’importe qu’elle direction, on n’atteint jamais la lisière. Je ne sais pas quand et comment j’étais arrivé là. Toujours est-il que je courais à perdre haleine droit devant moi, espérant apercevoir la lisière. Mais jamais elle n’apparaissait. Bien au contraire : Plus je courais, plus la végétation s’épaississait. Les arbres, avec leurs hautes statures, empêchaient la lumière de pénétrer sous les frondaisons. La canopée n’était trouée que très sporadiquement et seuls de maigres rais de lumière pouvaient percer de ci et de là. En dessous, là où je me trouvais, la pénombre régnait en maitre. La seule couleur que je parvenais à distinguer c’était les feuilles oranges des massifs de ronces qui me lardaient la peau des mollets lors de mes courses effrénées. Car je courais encore, toujours. Mais jamais je ne voyais le bout. Et chaque fois la végétation m’entourait, comme pour me prendre dans ses bras et m’empêcher de partir. Bien sûr, les blessures infligées par ces arbustes à feuilles orange devenaient à chaque fois plus larges. L’atmosphère n’était pas réjouissante, mais ce n’était rien en comparaison de ce qui allait arriver.

Tout occupé que j’étais à chercher une issue dans cette végétation, je n’avais pas entendu ce qui se tramait derrière moi. Mais alors que les arbustes s’étaient densifiés au point que je ne pouvais plus passer, je me retournai pour partir dans l’autre sens quand je vis l’inimaginable :
Une armée de poneys me faisait face. Eparpillés sous les arbres, les naseaux fumants ils me fixaient. Dans leur regard je voyais le reproche « Pourquoi n’aime tu pas le frijase ? ». Le détail qui m’a interloqué un peu plus c’est qu’ils arboraient tous une queue et une crinière arc-en-ciel qui venaient souligner leurs robes baies. ‘Des poneys arc-en-ciel’ me dis-je avec une lucidité qui m’étonna moi-même. ‘Il ne manquerait plus qu’ils fassent caca des papillons’. Aussitôt dit, aussitôt fait. Les équidés, toujours en me fixant avec un regard lourd de reproches éjectèrent une nuée de papillons multicolores. La forêt se rempli de couleurs. C’était aussi beau qu’un lâcher de montgolfières, mais en plus petit. Cependant, la création de papillons eu pour effet d’alléger les poneys qui se mirent à voler, à dériver autour de moi, toujours en me fixant. Le reproche, marmonné par ces centaines de poneys parvenait toujours à mes oreilles : « Pourquoi n’aimes tu pas le frijase ». C’est à ce moment là que j’ai tenté de me pincer pour me réveiller.


Ca n’a pas du tout eu l’effet que j’avais escompté. Certes, ça m’a fait mal, mais je vis qu’en fait, c’était les arbustes à feuilles orange qui s’étaient approchés de mes chevilles et dont les épines entraient dans ma peau. Je fis un saut en avant pour me dégager. A peine avais-je retrouvé l’équilibre qu’en face de moi les poneys avaient changé de formation de vol. Plus précisément, ils avaient décidés de se poser. Quelques papillons voletaient encore mais s’éloignaient à tire d’ailes. Je me retrouvais seul face à une bande de poneys arc-en-ciel. Comprenant que je ne pouvais fuir à cause de la végétation, je m’apprêtais à en découdre avec eux. Gamin j’avais massacré un Petit Poney en lui mettant des pétards à des endroits que la décence m’interdit de mentionner. J’avais allumé les mèches et regardé avec délectation ainsi que curiosité le résultat. Ma grande sœur de 2 ans mon ainée n’avait pas apprécié. C’était son Petit-Poney. Toutefois, fort de mon expérience en destruction de Petit-Poney, je me faisais fort de massacrer la bande qui se trouvait en face de moi. Et ceux-ci n’appartenait à personne. Du moins, à ma connaissance. Mais les choses ne se passèrent pas comme prévu.

Au lieu de se jeter sur moi, les poneys se déployèrent autour de celui qui semblait être le chef. Il était habillé d’un bombers rouge et en plus de sa crinière, il arborait une magnifique mêche en accroche cœur frisée. De plus il avait une boucle d’oreille en or sur l’oreille gauche. Ce poney pris les commandes du groupe. Il se dressa sur ses deux pattes arrière et commença à chanter en se tenant les testicules avec les sabots. J’étais surpris mais en même temps terriblement impressionné : Chanter en se tenant les testicules avec des sabots, c’est couillu. Les autres poneys l’imitèrent dans la gestuelle. Et tous en chœur ils entonnèrent la chanson ‘Raspoutine’. ‘Mais pourquoi cette chanson’ essayai-je de comprendre, tout à ma surprise. ‘Mais bien sûr’ fis-je, tel un inspecteur Bourrel du surnaturel, c’est la seul chanson que les Poney aiment.

Je ne savais pas comment arrêter cet horrible spectacle. Une bande de poneys se trémoussant en face de moi en chantant d’horribles chansons. Tout ça pour me punir de ne pas aimer le Frijase. Que faire…. Cet alors que les épines des arbustes à feuilles oranges pénétrèrent encore un peu plus profond dans ma chair. Comme pour me dire « Eh Oh… on est là nous, on peut t’aider ». Je tournai la tête, regardai ces arbustes. En regardant de plus prêt je pus me rendre compte que les feuilles étaient en fait des CD orange. J’arrachai le premier venu. C’était un solo d’Anthony Braxton. Je l’accrochai à une branche et le contenu du disque commença à se répandre dans la forêt. C’était un solo de saxophone ténor, plaintif et décousu. Les poneys furent d’abord surpris. Ils arrêtèrent presque immédiatement leurs danses et leurs chants. Puis je vis leurs yeux s’agrandir démesurément. L’effet de la terreur peut-être ? Leurs corps rétrécissaient à vue d’œil. Ils devinrent de plus en plus petits jusqu’à se transformer en papillons de toutes les couleurs. Ils s’envolèrent et disparurent dans la végétation. Je restai seul avec ce disque de Braxton et les chevilles qui me démangeaient.

En me réveillant le matin. Je me promis d’entamer une thérapie. Ca commence à vraiment devenir nécessaire.

La malédiction de l'Ouzbékistan.

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Comme je le disais ici il y a déjà quelques mois, j'envisageais sérieusement de me rendre en Ouzbékistan. Le dernier et récent voyage au Vietnam et Cambodge, en mode 'rien réservé' et tout à l'arrache m'avait d'ailleurs conforté dans mon envie de découvrir l'Asie Mineure sur le même mode.

J'avais même trouvé un billet d'avion pas trop cher pour mai de Zurich à Tachkent. Sauf que.... la malédiction de l'Ouzbékistan continue.

Comme les vols ont été largement perturbés pour se rendre et revenir du Vietnam et comme je m'en suis plains à LOT, la compagnie nationale polonaise, celle-ci nous offre deux billets A/R à moitié prix pour la destination de notre choix pendant un an. Tachkent n'est pas déservi par LOT.

Tant pis, on ira en Malaisie. La vie est dure parfois....

Frijase in Normantagne

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PROLOGUE

Elle ne savait rien de ce qui l’attendait. Depuis quelques années, quelques décennies même, elle dormait dans son étui en velours. Elle avait été posée là après un cours de musique. Le même cours que d’habitude : laborieux, abrégé. C’était donc avec un certain soulagement qu’elle avait vu se rapprocher la valisette qui signifiait pour elle une semaine de repos à l’abri des tortures infligées par son propriétaire.

Ce matin là, un mardi, froid et glacial comme d’habitude dans les Vosges elle avait senti la valisette bouger. Les mardi ont une certaine propension à être froids et glaciaux dans les Vosges. Autant le dire. Loin de ces considérations météorologiques elle savait qu’elle partait pour une journée de brinquebalement, de cours au collège, de cantine, de blagues idiotes et de dragues à coup de « tu peux m’prêter ton blanc steuplé ». Une journée ordinaire de collège quoi. C’est le soir qu’elle était enfin utile. Elle était sortie de son étui, son assemblage ne durait pas plus de deux minutes, le pavillon était déjà solidaire du corps inférieur. Le bocal l’était vis-à-vis du corps supérieur. Il suffisait donc d’assembler ces deux parties, ajouter le bec et elle était prête à jouer son rôle. C’est à se moment là que la torture commençait.

Les lèvres de son propriétaire se posaient sans aucune sensualité sur le bec. Serrant tant bien que mal l’assemblage fait entre celui-ci et l’anche. Peut de temps après un calamiteux pouuuuuetttttt était éjecté hors du corps de l’instrument. Il était le premier d’une longue série qui ne tardait pas à venir. Elle perdait en une demi-seconde tout le raffinement dont elle s’était évertuée à se parer pendant la semaine de repos. Oublié le corps d’ébène luisant de mille soleils, oublié l’étui de velours à la douceur vaporeuse. Ne subsistait que cet horrible amas de sons. Comme une bouse de vache dans un champ de pâquerettes. Le cours n’était qu’un ramassis de sons aussi faux les uns que les autres, éjectés tant bien que mal, comme pour s’en débarrasser. Le seul morceau joué était « Requiem pour un palmipède » sur un tempo allegro presto subito mâtiné de ‘qu’on en finisse’ marmonné par un professeur à bout de nerfs et conscient que les performances de son élève approchaient dangereusement ses propres limites physiologiques. Notamment en ce qui concerne son système auditif.

Après ce cours, elle fut de nouveau démontée, rangée soigneusement. On aurait pu penser que son détenteur avait l’esprit suffisamment vicieux et dérangé pour prendre autant de soin à ranger un objet que pourtant, toutes les semaines il torturait. Hors qu’il n’en était rien. On lui avait simplement dit d’en prendre soin. Peut-être aurait-il fallut aussi lui dire d’en jouer correctement. Un oubli sans doute. Quoiqu’il en soit, elle vit le couvercle se refermer sur ses clés luisantes et entendit le double ‘clac’ des fermetures se refermant et signifiant la fin temporaire de son calvaire. Elle pouvait souffler un peu. Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’elle resterait enfermée ainsi près de vingt-cinq ans.

CATALOGUE

- « Saint-Jean le Thomas, tu connais ? »
- « Euh non. Moi tu sais, à part les Vosges…. »
- « Bon, alors on fera une petite fête pour mon départ à l’Ile de Man là-bas »
- « Ah.. si tu le dis. Il faut un passeport ? »
- « Pour l’Ile de Man, oui bien sûr »
- « Non, pour St Jean le Thomas. C’est que je ne suis jamais allé en Normantagne moi »
- « Ah ! non non, tu viens juste avec un instrument de musique. On va faire un groupe de frijase pour Franpi, ça te dit ? »
- « Euh oui, je vais voir ce dont je peux me munir. Je te redis ça plus tard »

C’est ainsi que débuta l’aventure la plus rocambolesque de ces derniers mois. Sous le prétexte fallacieux de se débarrasser de la p’tite sirène et de bien être sûrs qu’elle s’en aille vers les rivages de la perfide Albion, nous avions convenu avec elle de se retrouver en Normantagne, sorte de no man’s land entre la Normandie et la Bretagne pour
- d’un, lui faire sa fête
- de deux, la jeter à la baille et s’assurer qu’elle parte bien vers l’ouest rejoindre son chéri et l’ile des chats sans queues.

Comme l’occasion était belle pour se revoir tous, nous décidâmes d’en profiter pour gratifier Franpi d’un cadeau à la hauteur de son exigence pour la musique. En plus, c’était une façon de rendre service à Garance en l’acclimatant à la musique ‘live’ et lui montrer que les sons déstructurés ne proviennent pas toujours d’une membrane en papier dans le pire des cas ou en polymère dans le moins pire. Le meilleur des cas étant l’absence de son.

C’est la raison pour laquelle après m’être longuement interrogé, je décidai d’exhumer ma clarinette qui roupillait telle une belle au bois dormant dans son lit de velours. Je déposai un baiser sur son anche et caressai son corps en bois d’ébène afin de la réveiller en douceur. Bien sûr son corps était quelque peu ankylosé et engourdi. Les années d’inactivité avait laissé quelques traces sur son magnifique corps qui reprenait vie sous mes doigts. Elle était mon Pinocchio, j’étais son Geppetto. Je lui insufflai la vie avec la plus grande délicatesse qui soit. C'est-à-dire sans l’aide de ma tronçonneuse : Son anche était sèche comme un discours de Guéant. Je dus la démonter et la laisser tremper dans un peu d’eau puis la faire sécher à nouveau pour espérer pouvoir m’en sortir un son. Une fois toutes ces vérifications faites, toutes les précautions prises (distributions de flyer au voisinage, coupure momentanée de la route jouxtant la maison, pose de bouchons d’oreilles sur les animaux domestiques du voisinage) j’entrepris d’extraire, devrais-je dire ‘pousser’ un son hors de l’instrument. Le retentissant COOOOOOOUAAAAAAAAACCC qui s’exhala hors du cylindre me réconforta et me démontra que je n’avais rien perdu de mes compétences.

Quand la fête arriva, nous nous munîmes tous d’un instrument et quand le moment fut propice, la cohorte d’autoproclamés musiciens que nous sommes se mit en formation. Tous munis d’au moins un instrument, le concert pu commencer. Le concert fut.. comment dire… surprenant. Nous avions osé le mélange d’instruments pour le moins hétéroclites : Un biniou, une clarinette, des tambours tibétains à prière, une perceuse-visseuse et un saxophone alto. Bien sûr, pour respecter le véritable esprit qu’il faut insuffler au frijase nous jouions sans partitions, chacun émettant le son qu’il peut ou qui lui fait plaisir suivant son niveau de technicité.

Le résultat fut à la mesure de se que nous attendions. Un grand moment d’anti-musique. Comme un vaccin inoculé à nos tympans. Après cette performance nos oreilles, celles de Garance et même celles de Franpi et Aurélie étaient prête à entendre tout ce que la vie peut produire comme sons. Nous avions, et j’en suis intimement convaincu, effectué un grand pas pour la musique. Les bases du frijase étaient lancées : n’importe quel instrument, n’importe comment, n’importe quand. Et c’est à St Jean le Thomas, au pied du mont St-Michel que ca s’est produit.

Je me demande si l’office du tourisme a mis une plaque d’ailleurs.

EPILOQUE

Les nouvelles récentes que j’ai prises sur la région m’ont appris qu’on trouve de plus en plus de sanglier morts sur les plages de Normantagne. Je crains que nous n’ayons un peu exagéré. Peut-être que le monde n’est pas encore prêt pour notre musique ?





Merci à Franpi d'avoir mis une photo qui m'a inspiré cette histoire. http://www.franpisunship.com/archives/2011/07/31/21712230.html#comments

Festival de Connes

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Je suis content de partir alors qu'on nous asséne (lupin ?) du 'Cannes' à toutes les sauces. Hier, j'ai allumé la TV pendant 5 minutes chrono. Forcément je suis tombé sur une image mobile d'une bimbo emperlousée des pieds à la tête, tête d'ailleurs cachée par un dépot à la truelle de produits divers et variés destinés à faire penser qu'elle a toujours sa peau de bébé, qui s'adressait à un parterre de poudrés aussi vifs que des betteraves dans un champ picard.

Et cette bimbo qui parlait à ce public transi et condescandant se gaussant avec le rire d'un intervenant de France Culture qui viendrait de faire une vanne sur la myopie supposée de Kandisky semblait heureuse de lui offrir sa culture bien apprise par fiche interposées.

Je hais cet étalage de débiles et d'immatures qui ne pensent qu'à leurs nombrils et qui sont persuadés que le Cinéma (à prononcer avec un accent hautain) est la huitième merveille du monde.

En voyant ça, je ne peux m'empêcher de ne penser qu'à un seul film, fort bon d'ailleurs et pas prétentieux : "Ridicule"

Japon, Maroc .. à qui le tour ?

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Alors que je reviens juste du Maroc, où j'avais pu parler avec des personnes qui m'exprimaient leur incompréhensions vis à vis de certains européens qui craignaient de venir suite au mouvements de révoltes dans le Mahgreb et le Machrek, voilà que justement le Maroc est touché de plein fouet par un attentat. Cet acte a été perpétré dans un endroit qui représente le coeur du tourisme marocain. Quel que soit l'auteur du crime, la cible a été choisie à dessein.

Bien sûr, j'ai une grosse pensée pour toutes ces personnes qui ne demandaient qu'à profiter d'un peu de soleil et de jus d'orange ainsi qu'aux marocains qui travaillaient dans ce restaurant. Malheureusement, je crains que ce pays pourtant si beau et où les gens savent accueillir avec tant de bienveillance, ne subisse un brusque coup d'arrêt sur le tourisme. Ce sera certainement une passe trés dur pour ce royaume.

Comme pour le Japon, j'aime le Maroc, et mon soutien est et restera indéfectible. Inch Allah.

Un petit tour au Maroc

Une pause dans les concerts, le temps d'aller chercher un peu de soleil quelques jours au Maroc. Un voyage basé sur Fez mais avec quelques trajets vers Meknes, Ifrane ou encore Volubilis. Voici quelques photos faites durant ce (trop) court séjour.




Zaz: "Laissons nos âmes transpirer"

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C’est dans la salle de L'Autre Canal à Nancy, chauffée au rouge par le groupe Eté67 qui a offert, jeudi 31 mars 2011, une très bonne prestation en première partie, que Zaz a pris possession de la scène devant un public conquis d’avance et qui l’attendait avec une impatience non dissimulée. Celle qui s’est faite connaître et révélée par la chanson "Je veux", sorte de manifeste anti bling-bling n’a pas déçu son public et, au contraire, a su tisser un lien de complicité et de bonheur avec celui-ci.



Le concert affichait complet depuis quelques jours. Dans la salle, toutes les générations étaient représentées. Un concert de Zaz est un moment fédérateur dans une famille, l’occasion de sortie ensemble. Peu d’artistes peuvent le revendiquer. Au delà ce constat, Zaz est venue aussi pour montrer qu’elle n’est pas qu’un produit des média mais aussi, et surtout, une vraie chanteuse à voix, pleine de charisme. Il faut se rappeler que la jeune chanteuse a déjà une longue carrière derrière elle, un parcours qui l’a menée par toutes les routes de France, de Russie et même du Japon. Elle sait chanter tous les styles musicaux. Sa première prestation en tant que jeune chanteuse débutante était d’ailleurs au sein d’un groupe de Hard Rock.


Durant la soirée Zaz enchaîne rapidement les chansons devant le public nancéien: ‘Les passants’, ‘La fée’ ou encore ‘Langue au Chat’. Mais c’est bien sûr le très attendu ‘Je veux’, qui est acclamé par le public dont certaines franges n’étaient visiblement venus que pour entendre cette chanson. Or même si cette dernière a été couronnée ‘meilleure chanson originale’ aux Victoires de la musique 2011, il serait extrêmement réducteur de résumer le répertoire de Zaz en cette chanson. Zaz sur scène c’est une personnalité généreuse, qui est là pour donner du plaisir à son public et qui ose toucher à tous les styles musicaux avec le professionnalisme d’une (déjà) très grande chanteuse.

Avec un enthousiasme communicatif, accompagnée d’une brochette de musiciens qui s’amusent autant qu’elle, elle a offert au public de la salle de Nancy une soirée qu’il n’est pas prêt d’oublier. Sans nul doute, ce public voudra la revoir pour renouer avec ce moment de générosité.

Ben L’Oncle Soul: "L’Oncle d’Amérique"

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Lundi 7 mars 2011, L'Autre Canal s’offrait un voyage dans le temps. Un voyage vers un passé dans lequel on chantait de la soul, on entendait des standards, on s’habillait de costumes blancs et on portait des lunettes à grosses branches noires. Un passé que n’auraient pas renié les Ray Charles, Otis Redding et autres Percy Sledge. Sauf que la grande différence est que ce soir là, à la salle rouge de Nancy, le chanteur était un jeune surdoué français et le public redécouvrait avec Ben L’Oncle Soul une ambiance qui se révélait être, au final, intemporelle.




NANCY. C’est auréolé d’une toute fraîche Victoire de la Musique 2011 dans la catégorie "Révélation Scène" que Ben l’Oncle Soul fait son entrée sur la scène nancéienne. Le public trépignait d’impatience depuis quelques minutes déjà. Cette Victoire de la Musique, il va vite montrer qu’il la mérite amplement. Dés les premiers morceaux, à savoir la désormais fameuse reprise de "Seven Nation Army" des White Stripes et l’original "Soul Man", l’ambiance monte furieusement dans la salle. Et trés rapidement, Ben l’Oncle Soul présente ses musiciens. Ceux-ci entament alors chacun un solo par lequel ils peuvent montrer l’étendue de leurs talents.


Car Ben l’Oncle Soul, c’est un chanteur passionné de Soul et de Blues, mais c’est aussi une formation musicale constituée de pointures de la scène jazz française. L’ensemble montre un potentiel hors norme pour faire mouvoir une salle dans un délai trés court. Les riffs de cuivre, les solos de basse et les envolées vocales du chanteur sont irrésistibles. Les incroyables choristes danseurs contribuent largement à chauffer la salle. Et comme si ça ne suffisait pas, Ben l’Oncle Soul s’implique personnellement pour faire monter l’ambiance: Il saute de la scène et passe dans le public pour aller danser. On le dit survolté? En fait, il faudrait inventer un nouveau mot pour caractériser son énergie. Ce qui est certain c’est qu’elle est communicative.

Ce concert, personne ne souhaitait qu’il se termine. Bien sûr les spectateurs rappellaient sans cesse pour avoir encore une chanson en plus, mais plus étonnant, c’est Ben l’Oncle Soul lui-même qui revenait au micro dés qu’il le pouvait, attiré par lui comme une phalène par une ampoule. Ça aurait pu durer des heures ainsi mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, la lumière s’est rallumée et le public a du se rendre à l’évidence que le spectacle était désormais terminé. Cependant, la bonne nouvelle pour le public lorrain fut d’apprendre que Ben l’Oncle Soul serait Aux Arènes à Metz le 7 décembre et au Zénith de Nancy le 9 décembre 2011. Il faudra donc être un peu patient avant le prochain voyage dans le temps.

L'article sur 7minutes.tv : http://www.7minutes.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=2670&Itemid=9
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