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Concertitude

Des concerts et des mots.

Yael Naïm. Goto l'Autre Canal.

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Yael Naïm, née à Paris, passe toute son enfance en Israël et revient en France en 2000. La jeune chanteuse construit sa jeune carrière à grand coups de doutes, d’embuches et de rencontres. Dans cette dernière catégorie, elle fabrique, elle ciselle, avec David Donatien, musicien aux nombreux talents, le premier album éponyme "Yael Naïm". Encore avec ce même musicien, elle produit son nouvel album "She was a boy". Album qu’elle présente lors de cette tournée. Yael Naïm se produisait, samedi 12 février 2011, en concert pour la deuxième fois à L’Autre Canal à Nancy.



Même si la scène est décorée par la demoiselle, même si on sent dès son entrée qu’elle y est à l’aise, un peu comme dans une extension de son "chez elle", elle nous parle de son exil artistique dans la belle ville de Paris, loin de ses proches et de sa famille. Et c’est ainsi qu’elle entame son spectacle, avec la chanson "Come Home", comme une supplique que lui adresse régulièrement ses parents à chaque nouvelle date de la tournée.


Yael Naïm aime son pays, aime les voyages et les rencontres. Elle s’exprime en français, en anglais et en hébreu. D’ailleurs, la seule chanson qu’elle a chantée en hébreu lui permet encore d’exprimer son éloignement par rapport à Israël qui l’a vu grandir. On s’amuse avec la belle quand elle nous joue un remake de "Lost in translation" grâce à la chanson "The game is over for mon cœur" dans laquelle chaque phrase commence en anglais et se termine en français. Et même si on n’y croit pas vraiment, on l’écoute nous dire sur le ton de la plaisanterie "C’en est fini des chansons tristes pour ce soir", avant d’entamer l’enjoué nouveau single "Go to the river".

Pour qui connaît les disques de Yael Naïm, l’artiste surprend quand on la découvre sur scène. Les mélodies sont de jolies ballades folk ou prennent carrément une tournure rock ou parfois blues. La chanteuse et ses musiciens explorent les styles et surprennent leur propre public avec un concert qui ne transpire jamais la mélancolie. D’ailleurs, la reprise pendant les rappels de "A new soul" avec des instruments hétéroclites tels qu’un piano jouet, un xylophone et un yueqin apporte une joyeuse touche d’autodérision à ce concert. Indubitablement, Yael Naïm est une artiste à découvrir en concert.

L'article sur 7minutes.tv : http://www.7minutes.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=2646&Itemid=9

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