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Concertitude

Des concerts et des mots.

USA : Les bienfaits de l'alternance

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Avoir raison trop tôt n'est pas avoir raison. Et pourtant, lorsqu'Obama fut élu en 2008, je faisais parti des rares sceptiques qui pensaient que ça n'allait rien changer à ce que seraient les états-unis d'Amérique. Certes, il incarnait un Président plus fréquentable que Bush Junior ou encore Mc Cain. Mais l'enthousiasme déclenché par son arrivée au pouvoir me laissait perplexe et surtout me semblait totalement démesuré.

Maintenant que l'attrait de la nouveauté est retombé, que les élections des midterms sont venues sanctionner un progressisme social voulu par Obama, les analystes s'accordent pour dire que le Président n'a pas trouvé son public. Le progrès social voulu par ce nouveau Président, avait été oublié par ses électeurs. Or, en deux ans, ils ont compris qu'un peu de solidarité dans un pays ça a un coût pour tous. Chose qui semble irréaliste dans un pays à l'histoire aussi libérale.

Cependant, cette défaite qui va obliger Obama à collaborer avec les républicains, va peut-être faire son jeu. Ainsi il pourra mettre en suspens les réformes impopulaires pendant deux années au prétexte d'un immobilisme généré par cette cohabitation. Au bout de deux ans, la popularité revenue, il n'est pas exclu que le grand orateur qu'il est réusssisse à nouveau à séduire l'électorat pour reprendre les affaires là où il les avait laissé.

A suivre donc...

Des spams plein la boite aux lettresJ'aime bien le saumon

Comments

Unregistered user Saturday, November 6, 2010 9:43:20 AM

David (35) writes: Eh oui tu avais vu juste, comme souvent (pour ne pas dire tout le temps), l'enthousiasme est retombé (ah si en France il existait de telles élections à mi-mandat, il est fort à parier que l'exécutif actuel l'aurait également senti passé, lol) Toutefois, sans lui chercher d'excuses, je pense qu'il faut relativiser l'impuissance d'Obama, avec les possibilités qui sont les siennes, avec le lourd héritage des années Bush, pouvait-il vraiment plus? Je suis persuadé qu'il est loin d'avoir les coudées franches pour faire réellement changer les choses, et qu'à ce stade il demeure l'homme de la situation. Aux US comme dans tous les démocraties occidentales, les véritables décideurs ne sont pas ceux que le peuple contribue à élire.

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