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Veille et prie sans cesse

Prie le Seigneur

Je te cherche en toute chose, ô mon Dieu

, ,


Je sais que tu n'es rien de ce qui est ;
mais tout ce qui est me parle de toi.
C'est ta face, ô mon Dieu,
que je cherche dans les visages façonnés à ton image et
jusqu'au fond de moi qui suis ta ressemblance.

C'est ta voix, ô mon Dieu,
que je cherche,
quand je prête l'oreille à ce qui parle en moi et
qui me dit d'aller au désert sans parole.

C'est ta grâce, ô mon Dieu,
que je cherche,
même à travers tant de péchés inévités,
quand le cœur se déplie au geste du pardon.

C'est ton jour, ô mon Dieu,
que je cherche en marchant sous ta nuit
porteuse de lumière,
en acceptant ma mort pour accepter de naître.

C'est ta joie, ô mon Dieu,
que je cherche,
quand j'ose consentir à la vie que tu me donnes,
quand je me laisse aimer comme ton propre Fils.

C'est ta paix, ô mon Dieu,
que je cherche,
la paix que tu es seul à pouvoir mettre au monde,
toi qui es avec nous au plus fort du combat.

C'est toi-même, ô mon Dieu,
que je cherche en tout ce que tu fais exister par amour,
en tout ce qui arrive et
par quoi tu nous viens.

C'est ta gloire, ô mon Dieu,
que je cherche !
Fais-moi porter du fruit dans le corps de ton Verbe
et demeurer en lui au rang de serviteur.

Graine

, , ,

En nous, Seigneur, comme une graine,
tu déposes chaque jour l'espérance qui nous fait discerner
dans les turbulences des événements les signes du monde
à venir.

En nous, comme une graine,
tu déposes chaque jour l'amour qui nous fait travailler
avec persévérance pour que la joie soit distribuée
sans compter autour de nous.

En nous, comme une graine,
tu déposes chaque jour la foi qui allume des lueurs obstinées
dans notre existence et qui nous permet d'entrevoir
les traits discrets de ton existence.
Alors même que tout crie ton absence et que nous sommes
tentés de tout abandonner.

En nous comme une graine,
tu déposes tes dons, nous sommes venus ensemble, Seigneur,
te remercier pour cette graine semée.

Mais elle reste si petite, cette graine !
Et quand viennent les grands vents de la vie, elle a du mal,
la graine déposée, à s'élever et à résister à tous les courants
contraires qui tentent de l'étouffer.
C'est pourquoi, Seigneur, nous sommes venus ensemble te prier:
augmente en nous l'espérance,
augmente en nous l'amour,
augmente en nous la foi !


Sois bénie

, ,



Marie,
tu le connaissais l’Esprit
qui t’avait effleurée jadis de son ombre éblouissante.
Tu savais sa douceur et sa force
et son intimité féconde.
Tu avais vu son feu,
lumière et brûlure,
dans les yeux de ton enfant,
quand Jésus annonçait,
quand il pardonnait,
quand il dérangeait,
quand il aimait.
Quand Jésus faisait naître à grande douleur,
à grande ferveur, le peuple nouveau.
Tu L’avais reconnu au cinquantième jour,
quand le vent n’était encore que souffle.
Tu frémissais encore de pressentir l’innombrable naissance.
Sois bénie de l’avoir accueilli, l’Esprit qui fait naître Dieu.


Jusqu'au bout !

, ,

Seigneur Jésus,
toi dont les entrailles ont frémi devant la détresse des malades,
donne-moi l'assurance que tu es là, en moi,
hôte discret de mon corps souffrant.

Tu n'as pas connu, il est vrai,
l'épreuve d'une longue maladie.
Tu n'as pas vu tes capacités physiques
diminuer rapidement au long des jours.
Tu n'as pas expérimenté la dépendance,
toujours plus forte, envers l'entourage.
Tu n'as pas vécu l'ennui des journées douloureuses,
longues et monotones.
Tu n'as pas… Que sais-je encore, Seigneur ?
Mais, par cela-même,
tu me signifies que tu as vraiment partagé
les limites de la condition humaine,
en toutes choses, excepté le péché.

Et puis, Seigneur, je le sais :
tu as vécu de terrifiants tourments,
lors de ta passion !
Tu as hurlé de douleur sur la croix.
Tu as vu ta mère et quelques proches,
accablés de souffrance, impuissants,
devant ton corps supplicié.
Tu as été assailli de questions jusqu'à crier :
"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?"

Pourtant, Seigneur,
tu ne t'es laissé submerger par la détresse.
Tu as aimé jusqu'au bout,
te souciant de ta mère, de l'apôtre bien-aimé,
de tes compagnons de supplice et
même de tes bourreaux.
Tu as cru et espéré jusqu'au bout ;
jusqu'à murmurer dans un dernier souffle :
"Père, je remets mon esprit entre tes mains".

Seigneur, pour tant de foi,
d'espérance et d'amour, sois béni !
Et quand la maladie m'accable trop,
quand elle fait monter en moi un sentiment de gâchis,
donne-moi, par ton Esprit,
d'oser, comme toi, croire, espérer et aimer !

Te voir dans les malades

, ,


Seigneur,
aide-moi à te voir chaque jour
dans la personne de tes malades, et,
en les soignant,
je te servirai.

Si tu te caches sous le déguisement du coléreux,
du mécontent,
de l’arrogant,
fais que je te reconnaisse en disant :
«Jésus souffrant,
comme il est doux de te servir.»

Seigneur, donne-moi cette foi clairvoyante,
et jamais mon travail ne sera monotone ;
toujours la joie jaillira de répondre
aux désirs ou aux caprices de tous les pauvres qui souffrent.

O cher malade,
tu m’es plus cher encore,
puisque tu représentes le Christ.
Quelle chance est la mienne de pouvoir te soigner !

Seigneur,
fais-moi comprendre la grandeur de ma responsabilité.
Ne me laisse pas y être infidèle
en me laissant aller à la froideur,
à la sécheresse ou à l’impatience.

O Dieu,
puisque tu es Jésus souffrant,
daigne aussi être pour moi un Jésus patient,
indulgent pour mes fautes et
tiens compte de mon intention,
car elle est de t’aimer et
de te servir en chacun de tes enfants qui souffrent.

Seigneur, augmente ma foi,
bénis mes efforts maintenant et à jamais.

Ô Dieu

, ,

Ô Dieu, toi dont l'Amour est la source
de toute paternité et de toute maternité,
charnelle et spirituelle,
que ton Esprit créateur renouvelle notre désir
de vivre pour féconder l'avenir,
et d'être des "accoucheurs de vie".

Que ton Esprit créateur
soit le courage de tous ceux qui, inlassablement,
dans les douleurs et les joies de l'enfantement,
aident les pauvres, les exclus et les exploités
à "renaître" dans la conscience de leur dignité.

Que ton Esprit créateur
habite chacune de nos relations,
afin que nos regards, nos paroles et nos silences
soient pour les autres sources de croissance,
et fassent de nos rencontres des "visitations"
où renaissent l'amour et l'espérance.

Que ton Esprit créateur
fasse de nous d'humbles collaborateurs
de l'immense enfantement spirituel
des cieux nouveaux et de la Terre nouvelle.
Qu'il inspire nos engagements et nos prières.


A l'Esprit de gratuité

, ,

Esprit Saint,
toi qui es l'amour du Père pour le Fils,
et du Fils pour le Père,
tu es présent dans l'amour des époux,
du mari pour sa femme,
et de la femme pour son mari.
C'est toi qui leur souffles
qu'ils doivent être le Christ l'un pour l'autre.
Grâce à toi,
ils savent que l'absolu est sous leurs yeux,
et non dans les abstractions délirantes.
Leur fugue à deux voix crée l'absolu chaque jour,
et cet absolu au quotidien leur donne force et joie.

L'infini, c'est la lumière infinie des visages
qui s'aiment d'un amour généreux et durable.
Le pouvoir, c'est d'un mot,
d'un geste, d'éclairer, d'illuminer un visage,
et non de faire ramper devant soi les gens.

Esprit Saint,
tu es l'esprit de profusion,
secret des atomes, des cellules, des galaxies.
C'est toi qui unis,
dans la confiance partagée,
les époux, les parents et les enfants.
Grâce à toi brille le diamant de la gratuité,
cœur de l'univers,
âme du monde.

La vierge sans piédestal

, ,


Moi, Marie, je suis votre soeur.
J'ai le même Père que vous qui m'a créée du néant.
J'ai le même Seigneur que vous qui m'a sauvée du péché.
Je marche dans le même chemin que vous,
portée par la même foi.
Alors, je ne veux pas de piédestal,
ni de bronze, ni de paroles.
Ma place est au ras du sol,
avec vous.

C'est là que je vous attends, que je vous comprends,
que je vous aime.
Moi, Marie, je suis votre Mère.
Et la place d'une mère, c'est d'être tout proche
pour aider ses enfants à venir au monde,
pour leur apprendre à accueillir la vie.

Ainsi, je veux vous servir
en vous montrant mon Fils qui est la Vie
et en vous apprenant à l'accueillir.
Je veux être présente à vous
pour vous apprendre à être présents à Dieu.
Et pour cela, je n'ai pas besoin de piédestal,
mais de votre coeur .


Marie, apprends-nous à écouter !

,



Vierge Marie, tu fais partie des « grands appelés » !
Avant toi, il y a eu Abraham et tous les prophètes.
Après toi, il y a eu tous les appelés à la sainteté,
à l'amour reçu et donné.

Tu as su écouter l'appel discret de Dieu
quand son Esprit te couvrait de son ombre !
Tu t'es ouverte à la surprise de cet appel
dans l'humilité et la joie de ton cœur.
Tu t'es laissée bouleverser par cet appel
t'invitant à « porter Jésus » pour le donner au monde.

Marie, apprends-nous à écouter, à ouvrir nos cœurs,
quand Dieu nous appelle dans la vie des hommes !
Apprends-nous à accueillir ce qui est surprenant
quand Dieu nous fait signe
dans la rencontre de nos frères et sœurs.

Apprends-nous à nous laisser bouleverser par ces appels,
nous invitant à « faire le plein » de l'amour de ton Fils
pour renouveler le monde !

Nos chemins de réponse seront divers :
mais aide-nous à en faire toujours
des chemins d'amour et de sainteté,
des chemins de vie et de nouveauté !


Rendez-vous doux…

, ,

Pas étonnant, dit Dieu,
que notre histoire soit tissée
de rendez-vous manqués!

Vous m’attendez
dans la toute-puissance
et je vous espère
dans la fragilité d’une naissance!

Vous me cherchez
dans les étoiles du ciel
et je vous rencontre
dans les visages qui peuplent la terre!

Vous me voulez
comme réponse
et je me tiens
dans le bruissement de vos questions!

Vous m’espérez comme pain
et je creuse en vous la faim!

Vous me façonnez
à votre image
et je vous surprends
dans le dénuement d’un regard d’enfant!

Mais, dit Dieu,
sous les pavés de vos errances,
un Avent de tendresse se prépare
où je vous attends
comme la nuit attend le jour…

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