Erasmus in Bratislava

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Arbeit Macht Frei.


La fin de notre périple polonais vaut bien un article à elle toute seule. Après la visite de la mine de sel, nous prenons la direction d’Oswiecim, nom d’une ville polonaise dont la version germanisée nous est tristement familière : Auschwitz.

Nous arrivons assez tard, vers 15h et prenons des billets pour une visite guidée qui débutera à 16h. Nous apprenons que nous sommes dans le camp numéro un, le premier construit ici, et dont les bâtiments de briques furent construits avant la guerre. Il s’agit du plus petit des trois camps en activités autour de la ville pendant la Seconde Guerre Mondiale.

La visite commence par un petit film sur Auschwitz. Le but du film est assez simple, il est de montrer ce que fut Auschwitz, c’est-à-dire, un lieu de mort. Les images sont assez dures, mais il faut avouer que le matraquage télévisuel et scolaire sur le sujet fait que nous sommes quelque peu trop habitués à voir ces horreurs…



Ensuite, on nous invite à prendre un bus qui nous emmène au camp numéro 2, Auschwitz-Birkenau, le plus grand de tous les camps nazis, ou quelques 1 300 000 personnes trouvèrent la mort. Nous faisons la connaissance de notre guide, qui à notre grande surprise, n’a que nous en charge. Nous pouvions donc poser toutes les questions que nous voulions et elle y répondait toujours avec précision, ce fut un très bon échange.



Sincèrement, je crois qu’Auschwitz est l’endroit qui met le plus mal à l’aise au monde, le camp est juste maintenu en l’état dans lequel les soviétiques le trouvèrent en 1945. On entre par le porche sous lequel passaient les convois de déportés. Devant nous, 1 km de rails, au-delà, de chaque côté, les emplacements des deux chambres à gaz, détruites par les Nazis pour effacer les preuves, et pour lesquels 75% des convois avaient un aller-simple. De chaque côté de la voix ferrée, des zones entourées de barbelés où quelques baraques sont encore debout. Au loin, une forêt de cheminée en brique, vestiges d’une partie des innombrables baraques du camp incendiées ou détruites juste après la guerre. On visite ensuite une baraque où l’on y découvre les lits en bois à 3 niveaux où s’entassaient jusqu’à 10 personnes par étage, obligées de dormir sur le côté. C’est terrifiant d’inhumanité. Ironie cruelle de la chose, on nous explique que le système de chauffage n’était pas d’une grande utilité quand on voit tous les jours dans ces constructions de bois rudimentaires.



Ensuite, le bus nous a remmenés à Auschwitz-1, qui sert désormais de musée. On entre dans le camp par le portail surmonté de la terrible inscription « Arbeit Macht Frei », « le travail rend libre » et on visite ensuite quelques baraques avec des expositions excessivement bien faites. Il y a toujours très peu de choses à voir dans chaque pièce, mais c’est toujours choquant : une galerie entière contenant 4 tonnes de cheveux retrouvées après la guerre, des tas de valises vides, une galerie des portraits avec les dates d’entrée et de « sorties » du camp. On ne peut s’empêcher de jouer au jeu morbide de parcourir la galerie et de trouver le séjour le plus cours, 1 an, 8 mois, 7 mois, 2 mois, 3 semaines, 10 jours, 2 jours… Écœurant. Dans ces baraques, les informations de notre guide étaient des plus importantes et nous permettaient de vraiment nous rendre compte de l’horreur de la chose. Et puis, l’ambiance aussi y faisait beaucoup : nous avons fini la visite vers 18h, il faisait alors nuit, et terriblement glacial. Et là encore, on repense à ce qu’on nous a dit. Les prisonniers étaient simplement vêtus de la tunique en coton noire et blanche et de misérable chaussures ou sabots de bois. J’avais 4 épaisseurs sur mon torse, et des chaussettes, et j’étais gelé. Eux devaient marcher ainsi vêtus pour parcourir 5 km matins et soirs, quelque soit le temps, tout ça pour aller travailler pendant 14 heures...

Auschwitz est un endroit terrifiant, mais c'est sans nul doute un endroit où il faut aller, ne serait-ce que pour essayer de comprendre l'étendue de la barbarie du XXe siècle.

Destination Pologne


Il y a deux semaines, profitant du pont de la Toussaint pour fuir notre bienaimée Slovaquie, Frédéric, Max, et Dominik, un ami allemand et moi avons décidé de nous rendre en Pologne, plus précisément à Cracovie. Et pour rajouter un peu d’ail dans le haluski, nous décidons de louer une magnifique Skoda Fabia pour une somme maigrelette. Je précise ici que le choix de la destination, le choix du mode de transport, la réservation de la voiture et de l’hotel s’est faite le vendredi après-midi, pour un départ prévu le samedi matin…

Nous récupérons notre Skoda Fabia et partons de Bratislava vers 9h15, direction Nord-est pour Trencin, avant de bifurquer vers le Nord et le début des Tatras pour passer la frontière. Rien à signaler, l’autoroute est bonne, le temps clément. On arrive dans les montagnes, un petit détour en République Tchèque pendant quelques minutes fautes d’indications… contraire. On prend le chemin de la vallée qui doit nous mener à la frontière polonaise, et là, on se retrouve soudainement à bord du véhicule lunaire. La situation rappelle le triste spectacle de la route des Alpes fermée tout l’hiver pour enneigement et de son misérable revêtement percé, fendu, emporté par l’hiver. Sauf que là, l’hiver se trouve 11 mois derrière nous… Ca n’empêche pas notre bolide tchèque de nous mener à la frontière et de nous retrouver sur une magnifique route polonaise. Premier virage, voie rapide, nous suivons deux voitures et des policiers nous arrêtent, nous prennent nos papiers et retournent dans leur véhicule stationné quelques mètres plus bas. Le temps passe, les trois policiers sont dans leur voiture et semblent nous avoir oubliés. Ce fut l’occasion d’échafauder les plus sérieuses théories quant aux raisons de notre arrestation : excès de vitesse, contrôle de routine, problème technique sur la voiture, signalement d’Interpol, voiture volée, soupçon d’espionnage, loi anti-Erasmus, trafic d’armes, caméra cachée ? En fin de compte, on nous rapporte nos papiers et on repart, on ne sut donc jamais le fond de l’histoire.





Nous allions vite comprendre que ce week-end était placé sous le signe de la chance… N’ayant pas de carte de Cracovie, il nous fallait néanmoins trouver l’hôtel qui apparut soudainement juste à côté de nous, comme par miracle ! On pose nos bagages et on repart en ville, il fait déjà nuit, et le froid est intense. On marche vite, la ville est propre, éclairée, on prend de jolies photos de la place principale de l’église. On file vers le château où un statut de dragon a failli me donner une attaque, car ce dragon crache vraiment du feu, mais ne prévient pas vraiment. La balade s’est poursuivie vers un bout de quartier juif où nous nous sommes arrêtés dans une taverne polonaise pour un dîner bien mérité. Je commande un plat à base de viande de bœuf avec une envie certaine, et l’espoir intense d’avoir un bon plat… La viande de bœuf était hachée, bouillie et panée… une horreur. La soirée s’est finie dans une boîte de nuit et un retour au très petit matin à l’hôtel. Le lendemain, nous avons fait un grand tour en ville en commençant par le quartier juif.

Je ne pensais pas dire ça un jour, mais je crois que les habitants de Cracovie sont encore plus catholiques que le Pape lui-même. Je vous invite à regarder une carte de Cracovie pour vous rendre compte de la densité du réseau d’églises de la ville… Elles forment un maillage assez incroyable. C’est donc peut-être par esprit de contradiction que nous avons commencé notre deuxième journée de visite par le quartier juif… pour y visiter un cimetière, apercevoir quelques synagogues et bien sûr, visiter deux églises. Ensuite, nous sommes montés dans le château d’où nous avions une belle vue sur la ville. Le problème est que dans un pays aussi catholique que la Pologne, trouver un truc ouvert le dimanche de la Toussaint n’est pas vraiment aisé. Quentin, mon petit frère, sera assez fier de moi quand il apprendra que j’ai trouvé un billet par terre, d’une monnaie étrange en alphabet cyrillique. Après un petit passage dans un casino, nous avons dîné puis sommes rentrés nous coucher assez tôt car nous avions décidé de quitter Cracovie tôt le lendemain matin pour nous rendre dans une mine de sel. Petit fait amusant à propos de Cracovie, nos horaires d’Erasmus sont si étranges que la prochaine fois que j’irai à Cracovie, j’essayerai de voir la place principale de jour…



La mine de sel était un lieu assez curieux, nous nous attendions à une mine sale, tout droit sortie de Germinal, avec ses petits chariots crasseux, ses boyaux noirâtres, et ses lointains bruits creux, derniers murmures de l’écho d’un coup de grisou d’un autre siècle. L’ensemble des galeries étaient aménagées en de larges couloirs aux parois boisées et peintes en blanches, bien éclairées par des néons pour nous autres touristes. Je n’ai jamais ressenti de sentiment oppressant. La visite était guidée et plus le temps passait plus nous descendions pour atteindre finalement 130 mètres sous terre. Ce qui était curieux, c’est que l’exploitation de cette mine s’est déroulée sur plusieurs siècles, et les générations de mineurs ont littéralement aménagées la mine. Ainsi, on y trouve des chapelles, des réfectoires, des écuries directement taillées dans la roche. Indéniablement, la salle la plus impressionnante est une immense église souterraine surplombée de deux lustres dont les perles étaient faites de cristaux de sel parfaitement transparents. Au final, c’était un peu attrape-touriste mais ca valait quand même le coup d’œil.



NDLR : il s’avère, après vérifications, que le billet trouvé est un billet russe de 10 roubles, soit un trophée d’un montant de 23 centimes d’euro.

AuPark et les non-courses


C'est plein d'entrain et de projets que Fred, Max et moi sommes partis cet après-midi en direction de AuPark. AuPark, c'est LE centre commercial de Bratislava, ultra moderne, d'immenses couloirs aux vitrines scintillantes, on y trouve tout, c'est très pratique. Après avoir remplis quelques uns de nos objectifs : renseignement sur les horaires d'une séance de cinéma, achat d'un câble internet, d'un casque pour ordinateur, etc... nous nous dirigeons vers notre dernière étape : la grande surface d'AuPark pour quelques courses alimentaires bien nécessaires.

Nous prenons un caddie, et commençons les achats. Très vite, les maigres courses que nous voulions faire se transforment en de grosses courses. Le caddie se remplit inexorablement. Nous parcourons chaque allée deux fois pour être sûrs que rien ne nous échappe. Nous achetons même de la viande de bœuf à la boucherie en parvenant à nous faire comprendre, de la salade verte, des tomates, du camembert Président, du fromage de chèvre, de la mozzarella... Nos yeux scintillent avec l'espoir grandissant des repas qui suivront. Nos glandes salivaires s'agitent, nos sens se réveillent, notre caddie est plein, et bientôt, nos panses le seront aussi!

Quelques mètres encore, la caisse, et l'épreuve de l'attente évoquée ci-dessous, mais qu'importe, nous avons passés une heure à remplir ce caddie, et son contenu sera comme notre trésor! Là, un employé arrive vers nous :

-"phrase bizarre en slovaque"
-"Sorry, we don't speak slovak"
-"phrase bizarre en slovaque avec les sons omb et ôp"
-"Euuuuuh" exprimant notre incompréhension
-"phrase toujours aussi étrange en slovaque mais comprenant clairement les mots BOMBE et AUPARK" accompagnée d'un signe nous invitant à nous diriger vers les caisses.

Déconcertés, je manœuvre le charriot tout en laissant ma conscience penser intérieurement :
-"Ce doit être un exercice d'évacuation... Certes, les gens se dirigent vers la sortie, mais personne ne court, pas de cri... le sang froid des slovaques est remarquable... Ooooh, que vois-je, quel professionnalisme... les caissières continuent de faire leur travail pour les derniers clients... nous aurons notre chance et notre caddie... La bombe attendra bien quelques minutes, on n'abandonnera pas notre fromage comme ça. Plutôt mourir."

Je vois les volets métalliques des différentes enseignes se fermer un à un, et un autre employé saisit notre caddie et nous pousse vers la sortie. J'ai le cœur brisé, car au fond, je sais que je ne te reverrai pas, caddie chéris... De l'autre côté du rideau, j'attends béat, je jette un dernier regard à mon carrosse à roulettes. J'en suis sûr, mon camembert fond en larme, ma salade se fane, mon lait tourne...

Nous prenons notre temps pour sortir du bâtiment, aucune alarme n'a retenti jusqu'ici, peut-être pour ne pas affoler les clients... Nous passons le sas de verre de l'entrée et nous retournons. Dehors, mis à parts les deux camions de pompiers, l'ambulance et les quelques policiers, la vie semble normale, les gens parlent, circulent juste devant le bâtiment. Si c'était vraiment grave, il y aurait un périmètre de sécurité, les policiers seraient en train de courir, les démineurs et l'armée arriveraient en hélicoptère, un vrai film hollywoodien. Nous en serions les spectateurs, aux premières loges s'il vous plaît! Mais l'ambiance est au calme fixe...

Enfin, le bandeau marqué police se déroule et dessine bientôt un périmètre de sécurité d'une dizaine de mètres autour de l'entrée principale. Chose amusante, dans les films américains, le bandeau jaune et noire et parfaitement déroulé et on peut lire en moyenne POLICE sur 45 mètres de long, ici, le ruban est enroulé sur lui-même, ca ressemble plus à l'arrivée d'une course amateur... Et puis, ce périmètre semble dérisoire quand on sait qu'AuPark est un bâtiment tout en verre, et que le souffle d'une bombe risquerait de gratifier les slovaques rassemblés et toujours aussi peu alertes d'une petite averse bien cinglante...

Le temps passe, et un subtil mélange de stupidité consciente et de désir de vengeance se fait sentir. Stupidité consciente, car malgré le danger et amusé par le stoïcisme ambiant au sein des slovaques, nous restons à regarder la scène. Et voir finalement exploser ce bâtiment, en plus d'offrir un sacré feu d'artifice, nous offrirait une vengeance légitime pour notre caddie encore prisonnier!

L'avantage de la structure en verre c'est qu'on voit tout ce qui s'y passe : comment certaines personnes, encore 20 minutes après notre évacuation, continuent à se balader dans les étages supérieurs, comme insensibles à la menace, comment d'autres remontent pour chercher ce qu'ils ont oublié... rien de tout cela ne semble très sérieux, et lassé par ce spectacle prometteur qui ne vient pas, nous décidons de rentrer.

Slow-vakia


Non, non, ne vous fourvoyez pas, quand je parle de Slow-vakia, je ne fais point référence à la danse romantique de nos premières booms, où les pâlots petits carrés de lumière émanant de la boule à facettes venaient éclairer nos visages d'adolescents acnéiques et encore bouffis par les hormones qui tardaient à agir. Je veux bel et bien aborder le problème général de la lenteur dans ce pays.

Mettons-nous en situation, c'est votre premier soir en Slovaquie, vous êtes au restaurant, vous vous asseyez et commandez un plat sans trop réfléchir. Vous attendez 15 minutes, et vous voilà servis. 15 minutes, pas terrible, mais pas de quoi en faire tout un fromage (si seulement on faisait des fromages comme ça...) me direz-vous... Mauvais soir, mauvaise heure, mauvais serveur, ca ira mieux la prochaine fois...

Le lendemain, vous revenez, vous avez très faim, et soucieux de vous adapter à la culture locale, vous commandez une bière et le plat le plus traditionnel qui soit, un haluski au hasard, plat qu'un client sur deux doit choisir chaque soir... Et là, 20 minutes plus tard votre plat arrive... et, comme vous l'avez déjà lu dans les autres articles, ce plat n'ayant décidément pas une place de prédilection dans mon cœur, les 20 minutes d'attente se transforment en 40 minutes dans votre récit.

Le surlendemain, plein d'espoir et encore plus affamés par les maigres repas que vous ingérez, vous décidez de tenter la pizzeria en bas de la résidence. Vous commandez une margherita, la pizza qui arrive en 6 minutes dans votre assiette en Italie, vos amis ont commandé des pâtes à la bolognaise. Et là, c'est le drame, 50 minutes plus tard, votre pizza et les pâtes arrivent. Comment font-ils donc ? Le temps d'aller acheter les pâtes est-il à prendre en compte ?

Et là, vous allez me dire que je ne pense qu'avec mon estomac et que ma gourmandise et mon goût des bons petits plats me font délirer sur les temps d'attente... Mais non, allez à Tesco, l'immense supermarché local. Situé en plein centre ville, c'est le temple de la consommation de masse pour nos amis slovaques encore fraîchement évangélisés par St Ronald Mac Donald. Faîtes quelques courses, commencez à faire la queue. Globalement, ca marche comme en France, sauf qu'il vaut mieux être équipé d'une gameboy, d'un baladeur, d'un livre entier de mots croisés niveau 5. Vous êtes rentrés dans le magasin à 15h, vous sortez à 18h, il fait nuit, vous avez dépensé 5 euros, vous êtes chargé comme un âne et quelque peu énervé...

Et je vous assure que ce portrait n'est que très peu emphasé... Plus sérieusement, j'en suis à émettre l'hypothèse que les slovaques ont tellement été marqués par les lenteurs du système soviétique et par les files interminables qu'ils devaient braver par moment pour accéder aux denrées les plus élémentaires, qu'aujourd'hui, l'attente, fait partie intégrante de leur culture, comme un sport national...

Praha & Brno !


Ce week-end, nous étions à Prague pour une autre sortie Erasmus, ce fut une nouvelle fois un excellent week-end comme on les aime et j’ai le plaisir de vous en faire le récit, bien sûr !

Jeudi dernier, Katka, la présidente des Buddies nous envoie un mail à Fred, Max et moi, dans lequel, quelque peu gênée, elle nous demande si l’on serait prêt à assurer le rôle d’encadrants pour les 60 Erasmus participants au week-end ; elle et Matus, le vice président pour faire simple, ayant une grippe carabinée. Et nous, ne pouvant refuser ce service à nos buddies adorés, nous acceptons avec enthousiasme. C’était sans compter sur les qualités intrinsèques de nos buddies, ou plutôt, devrais-je dire, sur leur nature paranormale. En effet, depuis quelques temps, nous les soupçonnons de venir d’une planète lointaine où la résistance à l’alcool et son assimilation son le premier critère de la sélection naturelle. On a pu les voir frais et totalement aptes, après une soirée plus qu'arrosée et une seule heure de sommeil. En un mot, ils sont fantastiques. Sans mentir, je pense que Katka mettrait une rouste à beaucoup de mecs en matière d’alcool. Matus (prononcer Matouche) a fini par se décider à venir, mais nous imputant la simple tâche de faire boire les gens pendant le trajet… malheur à nous :-D

Après une demi heure de trajet, les hostilités commencent, et Fred, Max et moi, armés de bouteilles de vodka et de hruska (l’alcool de poire) parcourons le bus en large et en travers pour faire couler l’alcool à flot. Rapidement, l’ambiance s’intensifie, la température monte, et l’esprit Erasmus, quelque peu contenu cette semaine, explose comme un feu d’artifice d’amour dans le firmament ! Après la pause pipi règlementaire, nous voilà repartis, dans une ambiance qui se calme au fur et à mesure que la ville de Prague approche.

Vers 20h30, nous voilà à l’hôtel. Vu le prix du week-end : 60€ pour 2 nuits, 2 dîners, 2 petits déjeuners, et le transport, nous nous attendions à un hôtel vraiment miteux, et nous avons été très agréablement surpris par notre logis, certes excentré, mais moderne, avec piscine, sauna, bar et bornes internet compris ! Les chambrées de 6 ou 8, propres, bien chauffées, confortables. Une équipe jeune, dynamique et parfaitement anglophone.

Aussi, un brin de toilettes et nous voilà partis pour dîner. Je saute le plat principal qui ne mérite aucun détail, mais j’aimerai vous décrire le dessert. Déjà, le fait d’avoir un dessert est surprenant en soi, car les Slovaques ne concluent jamais leur repas par notre sacrosainte note de sucré. Mais l’arrivée du dessert freina rapidement notre élan de gourmandise. Je crois qu’en moins de 10 secondes, j’ai entendu autour de mois tous les vocables d’un chant lexical que nous tenons particulièrement à cœur, parmi lesquels : « couilles, burnes, balls, testicles ». Nous avions dans nos assiettes deux véritables roubignoles blanc-cassé. Courageux, je saisis ma première roubignole, et c’est avec surprise que je vois sourdre des terribles morsures infligées par ma fourchette un liquide rouge, visqueux, dont l’odeur chaude, sucrée, veloutée, enivrante me révéla bientôt qu’il s’agissait de coulis de fraise. Je croque dans la boule, le coulis est encore chaud, tout comme la pâte l’entourant... une sorte de pâte à mi chemin entre la pâte à crêpe et la pâte à beignets, mais bien sûr, à peine cuite. Il en résulte donc un plâtre dentaire incroyable, s’infiltrant dans des recoins insoupçonnés de notre dentition. La deuxième roubignole fut encore plus difficile à ingérer, ce n’est pas tant le goût qui me gênait car celui-ci n’était pas déplaisant, mais c’était la texture, j’avais comme avalé un verre complet de Smecta concentré. J’ai vu ma vie défiler avant de parvenir à assimiler l'ensemble et il m'a fallu boire un demi-litre d’eau après pour m’en sortir.



Le repas terminé, nous prenons le chemin du centre-ville ou notre car nous dépose le long d’un axe important. Après quelques minutes à essayer de nous repérer sur un plan, nous trouvons notre chemin et nous découvrons les abords de la ville, qui s’annonce déjà magnifique. Nous rentrons dans un premier bar, donc la particularité et d’être muni de tireuses surmontées de compteurs, permettant de voir, et de payer, sa consommation de bière. C’est marrant, mais ca ne garantit pas la bonne ambiance du bar, que nous avons assez rapidement quitté pour nous rendre dans une boîte, autrement plus jolie et accueillante. La soirée fut bien arrosée et le DJ, assez sympa, passait volontiers les hymnes des étudiants Erasmus de Bratislava, à savoir I Got a Feelings, et la chanson de Pitbull dont les paroles ont été transformées en « We are Erasmus students ». Vers 4h30, nous voilà chassés de la boîte pour cause de fermeture, et nous marchons dans la ville, joyeux et à l’affût de la moindre connerie à faire, la petite marche fut des plus divertissantes. Après un court passage à MacDo et la découverte du métro praguois, nous arrivons à l’hôtel, il est alors 6h30, et nous nous effondrons sur nos lits. Deux heures plus tard, je suis réveillé par mon alarme, je réveille Fred, et nous nous préparons pour nous rendre à la visite guidée de Prague. La journée sera longue…



Nous arrivons en ville et sommes pris en charge par petits groupes par des guides bénévoles. Le nôtre est un écossais à l’accent prononcé, mais ne tarissant jamais d’éloges sur ce pays dont il a épousé une des filles, et surtout, jamais à court d’anecdotes et légendes morbides comme je les aime. Au programme, défenestration, golem, re-défenestration (très à la mode à Prague), noyade forcée, arrachage de bras par la Sainte Vierge (Moignon Moignon), le tout saupoudré de Nazisme et Soviétisme. Un délice ! La visite s’est prolongée jusqu’en début d’après-midi. Nous avons alors quitté le groupe avec Fred et nous sommes aventurés sur l’autre rive de la ville, que la visite ne nous avait pas montrée, faute de temps. Ce fut un enchantement ! Pour tout vous dire, j’ai adoré cette ville pour d’innombrables raisons : sa diversité, sa beauté, ses couleurs, son atmosphère, ses ruelles, ses monuments, son histoire foisonnante ! C’est sur cette autre rive que se trouve le château de Prague d’où l’on a un panorama merveilleux sur la ville, et chanceux que nous fûmes, le temps fut clément et j’ai pris des photos merveilleuses de la ville. Je ne peux pas faire plus que de vous laisser admirer les photos de Prague!





Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel pour une bonne sieste d’une heure et demi avant le dîner, rapidement expédié. Et nous voilà repartis pour une autre soirée Erasmus, en plus petit comité : une douzaine de personnes. Comme le soir précédent, un bar pour commencer, suivi d’une boîte un peu plus underground où un DJ venu d’Allemagne faisait de son mieux avec ses platines… Pas fameux, mais avec quelques bières, et une bonne ambiance, on s’en est contenté ! Retour en pleine nuit à coup de taxi pour une nuit un peu plus longue que la précédente.



Dimanche, nous sommes partis de Prague vers 11h, nous avons fait une courte pause à Brno, une autre ville de République Tchèque, avant de rentrer à Bratislava.

Agathe et Rémi in Vienna


Mercredi dernier, deux événements ont changé le cours de mon existence (Ni plus, ni moins). D’une part, Agathe arrivait pour passer une semaine avec moi entre Vienne et Bratislava. De l’autre, Bratislava et Vienne subissaient la première vague de froid de l'hiver mais j’y reviendrai.

Vers 11h, je retrouvai Agathe avec plaisir. Il faut dire que, contrairement à beaucoup de gens ce matin, elle était la seule qui semblait contente d’arriver à Vienne et qui arborait un sourire radieux, malgré le temps peu clément. De l’aéroport, nous avons suivi la feuille de route qui devait nous mener à l’appartement de mon cousin Romain et de sa tendre Teresa, qui nous ont gentiment hébergés pendant ces quelques jours à Vienne. Nous avons retrouvé mon cousin sans difficulté, et après un petit repas sur le Naschmarkt, marché turc très appétissant de Vienne, et un petit tour du propriétaire, nous sommes repartis découvrir la ville de Vienne en milieu d'après-midi.


Le musée d'Histoire de l'Art

On a tous à l’esprit la même image de Vienne, avec ses palais, ses rues pavées, son temps sec, Mozart et Beethoven, les croissants, les cafés. Tout cela est on ne peut plus vrai mais je dois avouer que ce ne fut pas ma première impression. Si je devais décrire mon ressenti à la sortie du métro, je vous dirais de fermer les yeux et vous imaginer sur une plage bretonne, en février, avec une petite tempête de force 6 en préparation, et les embruns qui vont avec. Un froid glacial, humide, pénétrant au rythme saccadé de terribles rafales de vents nous vissait le cou dans les épaules et nous poussait à adopter une marche rapide ! Nous avons donc pris la direction du centre ville, découvert la cathédrale Stephans Dom et son joli toit colorés. Puis nous avons suivi un itinéraire des principaux monuments du centre ville. Le bas ciel gris et la nuit tombante ne mettaient guère la ville en valeur, et nous dûmes nous réfugier à maintes reprises dans des églises et monuments pour recevoir un peu de chaleur ! Enfin, nous fîmes une halte chez Aïda, une chaîne typiquement viennoise de café-pâtisseries ou nous savourâmes (ce mot est extrêmement laid) un strudel fort bon. Le soir, nous avons retrouvé Teresa et Romain à l’appartement et ils nous emmenés dans un restaurant pour une soirée très sympathique !


Un détail de la toiture de Stephans Dom

Le jeudi, Agathe et moi avons pris le chemin du Hofburg (ndlr : sous la pluie et la neige), immense palais impérial au cœur de Vienne. Les bâtiments sont nombreux, d’époques et de styles différents, mais l’ensemble reste tout aussi grandiose que le Palais du Louvre. Le froid toujours à nos trousses, nous avons visité deux des nombreuses expositions possibles. La première s’appelle le Trésor et regroupe une très grande quantité d’objets uniques : couronnes impériales, sceptres, chasubles de couronnement, robes et vêtements des empereurs et impératrices, bijoux. Une exposition remarquable, chaque pièce est incroyable par ses couleurs, ses finitions, et bien sûr, la charge d’histoire qu’elle véhicule. Je suis toujours sensible aux vêtements d’autres siècles parfaitement conservés ! Ensuite, nous avons visité une autre aile du Hofburg qui regroupe trois expositions. La première est une impressionnante collection de vaisselle qui donnait à Agathe l’envie d’enfiler une robe de Sissi et de jouer à la dînette avec la famille impériale, et qui me donnait plutôt l’envie de m’adonner à une partie de jokari géante, bien sûr en l’honneur de Gaston Lagaffe. Les collections étaient néanmoins impressionnantes, j’ai ainsi découvert des moules à kouglof aux formes insoupçonnées, des casseroles destinées à cuire à peu près tout ce qui existe sur terre, et de petits services d’argenterie d’environ 50 couverts… La seconde exposition est consacrée à la vie de Sissi, et là, on tombe un peu dans le cliché très hollywoodien, nous avons donc très vite passé notre chemin pour découvrir les appartements royaux, beaucoup plus intéressants. Le soir, nous avons retrouvés Teresa et Romain ainsi que plusieurs de leurs amis viennois pour un dîner dans un restaurant Thaï, délicieux.


Une des bâtiments du Hofburg

Le vendredi fut consacré à deux choses. Le matin, nous sommes allés découvrir le Palais de Schönbrunn, le Versailles viennois. Les photos parleront d’elles-mêmes pour les jardins et la Gloriette, un belvédère situé au bout du parc, sur une colline, endroit charmant pour admirer le palais et découvrir, avec effroi, qu’il peut faire encore plus froid que ce que l’on imaginait.


Arrêt de métro du Palais de Schönbrunn

Le Palais

La Gloriette

En redescendant de la Gloriette, nous avons bifurqué dans des sous-bois à l’abri du vent et sommes tombés « nez à museaux » avec une horde d’écureuils (pas bioniques du tout) fort appliqués à constituer leurs provisions pour l’hiver. Je n’avais jamais vu auparavant une telle concentration d’écureuils. Toutes les nuances de roux étaient représentées, le roux fauve, le roux braisé, le roux sombre… Et ces petits rongeurs affairés n’hésitaient pas à venir à quelques centimètres de mois me demander si je n’avais pas un petit bout de noix à leur donner. Hélas, ayant marché toute la matinée, et la bise avait appelé en renfort sa sœur bourrasque, j’étais donc au dépourvu et dus me contenter de prendre en photo ces créatures aux déplacements furtifs et espiègles.


Un des résidents du parc de Schönbrunn

Ensuite, nous avons visité l'intérieur du château, c'est une merveille de détails et un guide audio très bien fait. La décoration est tantôt épurée dans les salles réaménagées au XIXe, tantôt extrêmement chargé quand la mode était au rococo. Mais sans aucun doute, c'est à voir !

L’après-midi, nous avons refait un grand tour de la vielle ville, sous un temps plus dégagé que le premier jour. La ville est vraiment très belle et colorée, et il faut savoir s’y perdre pour découvrir de petits recoins authentiques. Le soir, nous avons dîné dans une grande taverne viennoise installée dans une ancienne cave aux voûtes gothiques avant de rentrer chez Romain et Teresa qui étaient partis à Paris pour le week-end.

Samedi, nous avons fait nos valises, puis un petit tour sur le marché turc avant de prendre la direction de la gare et d’entrapercevoir au passage le Belvédère, autre monument viennois, qui m’obligera à revenir ici ! Puis nous voilà dans le train pour Bratislava !

Merci Teresa et Romain pour votre accueil!

Pour voir toute nos photos de Vienne : http://picasaweb.google.fr/remi.duflos/Oct1420VienneBratislavaAvecAgathe?authkey=Gv1sRgCKDa396qidSLJQ#.

Epreuve de dissertation de culture générale - Sujet 1 : "L'Archipel du Goulash"


La gastronomie, comme tradition socio-culturelle, est souvent au coeur des rites initiatiques qui vont avec la découverte d'une culture étrangère. Pour nous autres Français, gastronomes héréditaires, l'Europe centrale et orientale est un immense amalgame principalement fait de choux et de pommes de terre, communément et improprement rassemblés sous le vocable de Goulash. Quelles vérités ce fameux Goulash cache-t-il?
Nous développerons dans cet essai deux manières d'interpréter notre sujet : "L'Archipel du Goulash". Dans un premier temps, nous nous efforcerons de montrer que le goulash est bien isolé, tel l'unique fer de lance encore rutilant d'une armée décimée, seul représentant d'une cuisine inconnue. Par la suite, nous aborderons l'idée implicite que la cuisine slovaque est une prison dont il est impossible de s'évader.

Le mot archipel semble indiquer une idée d'isolement du goulash, comme si c'était l'unique tradition slovaque. Il est vrai que l'arrivée en Slovaquie et la découverte de sa cuisine passent par deux plats, le Haluski, déjà mentionné précédemment, et le fameux goulash. Pour les non-initiés, le goulash est une sorte de soupe relevée, avec des pommes de terres et de la viande de porc, de boeuf, et parfois même de mouton. Le goulash arbore une couleur de rouille et est généralement servi dans un bol avec quelques tranches de pain. C'est un plat savoureux, mais il faut admettre qu'en dehors de lui et du haluski, les menus slovaques sont peu bavards et encore moins incitants à la découverte. Se confronter à la cuisine slovaque, c'est donc comme se retrouver au milieu des Cyclades et chercher un coin sans touriste, seul l'habitué, c'est-à-dire l'autochtone, s'y repère. Enfin, il faut aussi avouer que ce goulash n'a pas grand chose à envier à notre boeuf bourguignon, si ce n'est un cuisinier avec une main un peu lourde avec les épices.

Nous avons vu que le Goulash est très emblématique de la cuisine slovaque, cela étant dit, nous devons également nous interroger sur la vraie cuisine slovaque, celles qui nourrit les slovaques tous les jours, celle qui leur apporte leur énergie, celle qui n'est autre que leur moteur. Et en ce qui concerne les moteurs, dans le pays d'Europe qui produit le plus de voitures, la norme est le GPL : Gras, Pâteux, Liquide. Déjà, les habitudes culinaires d'ici sont différentes : jamais d'entrée ou de desserts. Quand on déjeune au self, à la cantine, ou au restaurant, la norme est : une soupe et un plat principal. En ce qui concerne les soupes, elles sont généralement bonnes, mais bien sûr, pas autant que celles de ma chère maman. Pour exagérer un petit peu, je dirai que pour trouver la soupe slovaque, il faut regarder sous le gras du bouillon qui surnage... La soupe est bonne, certes, mais ce n'est pas ça qui nourrit un homme. Venons-en au démon dont je veux vous parler depuis le début, notre fameux GPL, la terreur de l'étranger. Le plat slovaque typique est le suivant : un énooorme morceau de poulet, frit ou pané, encore bien imbibé et suintant, le reste de l'assiette rempli de riz, et le tout noyé sous 2 ou 3 louches d'une sauce épaissie par je ne sais quels ingrédients diaboliques! Il existe bien sûr des variantes, parfois le poulet disparaît et est remplacé par une 4ème louche de sauce contenant 3 lamelles de boeuf ou de porcs, le riz quant à lui est souvent remplacé par des pommes de terre à l'eau, farineuses, c'est mieux! Et c'est comme ça tous les jours.

Enfin, en guise de troisièmement, je voudrai simplement insister sur une chose, ce n'est pas vraiment pas dégoût que je suis si assassin avec la cuisine locale, mais plus par lassitude. Les plats ne sont pas mauvais, certains sont mêmes très bons, la soupe à l'ail par exemple, dans son bol de pain, est délicieuse. Mais bien souvent les plats slovaques sont juste trop lourds, trop copieux, trop semblables. On aimerait plus souvent croiser des légumes, de la légèreté, d'autres saveurs. Cela fait trois jours de suite que je mange du poulet avec des pommes de terre le midi, et à chaque fois, le nom du plat était différent! Fais-toi ta tambouille me direz-vous, mais que faire quand on a une cuisine pour 40 personnes, avec 2 misérables plaques électriques, pas de four, et aucun ustensile?

Marion : t'es sûre que c'est pire en Espagne ? smile

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High Tatras


Ce week-end avait lieu le welcome week-end des nouveaux étudiants en échange Erasmus à Bratislava. Ce sont donc pas moins de 100 étudiants et une dizaine de buddies slovaques qui sont partis vendredi matin pour le versant sud de la chaîne de montagne située au Nord-Est de la Slovaquie, les Hauts Tatras. Les Slovaques ont pour habitude de qualifier les Hauts Tatras de plus petite des chaînes de hautes montagnes en Europe, avec un point culminant à 2655 mètres.

Je m'attarderai principalement sur deux des activités qu'on a eu l'occasion de faire : la visite du Château de Spiš et la randonnée dans les montagnes.

Samedi matin, après une soirée Erasmus "plus ou moins" comme les autres et un réveil un peu difficile, nous sommes repartis en bus en direction du fameux Château de Spiš.






Comme vous le voyez, il s'agit d'une imposante forteresse, agrandie, détruite, assiégée, reconstruite siècles après siècles, pierres après pierres, au gré des divers occupants qui s'y sont succédés : romains, celtes, hongrois... L'endroit est exceptionnel, il s'agit d'un piton rocheux assez à pic sur certaines faces, au pied des Hauts Tatras. Du haut de la plus haute tour, on a une vue panoramique à plusieurs kilomètres à la ronde, et on comprend aisément l'intérêt stratégique qu'offrait l'endroit. Malheureusement, le château en lui-même n'est pas dans un très bon état. Après la visite et un repas typiquement slovaque dans un restaurant local, nous nous sommes rendus dans un immense complexe avec des piscines, toboggans, saunas pour nous détendre!

Dimanche matin, le réveil fut d'autant plus dur que la nuit courte. 10 minutes de bus, nous voilà à faire la queue pour un funiculaire qui doit nous mener plus haut sur le flan d'une montagne locale dont je n'ai jamais eu le nom. Arrivés au bout du funiculaire, nous avons marché pendant une petite heure jusqu'à une jolie cascade où nous nous sommes reposés et avons pris des photos avant de repartir de déjeuner. C'est dans ces endroits sauvages et campagnards qu'on se rend compte à quel point l'air de la ville est irrespirable.





Enfin, pour redescendre de cette montagne, comme le funiculaire était bondé, les buddies ont proposé à certains d'entre nous de nous essayer à de la trottinette tout terrain. Ce sont des trottinettes équipées de grosses roues et de suspensions, et de freins sur le guidon. Le vent soufflait fort et ajoutait à la poussée d'adrénaline que procurait les virages serrés de la descente. Pour faire simple, des sensations de vitesses géniales, quelques bonnes frayeurs dans les virages et pour le chien que j'ai failli transformer en ratatouille.



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Désolé pour le doigt