Cul-de-poule
Friday, 12. September 2008, 09:17:38
Dîner en tête-à-tête avec Élise dans mon petit rade préféré.
Toute ravigotée par le pécule de son travail estival, comme promis elle m'offre le repas. Les quelques petits avantages de l'égalité des sexes!
Sa première expérience dans la restauration semble lui avoir plu, malgré ses yeux encore très cernés qui trahissent le sept-jours-sur-sept - "c'est mon premier jour de récupération depuis juin!", dit-elle sur un soupir.
Elle a gardé l'assez irritante habitude de donner plusieurs versions contradictoires sans trop s'en rendre compte, ainsi que celle de parler un ton trop fort: l'homme penché sur des papiers que je distinguais derrière ses épaules, en soupirait parfois. Le repas était néanmoins agréable; volubile, elle abondait en anecdotes de restauration.
Je retiens que les récipients en alu où je prépare et sers les salades ne sont pas des saladiers comme je le croyais (qui eux sont en verre) mais s'appellent en fait des culs-de-poule - ce qui donne quand même un autre goût aux feuilles de mâche ou de cresson, uûûrk.
Également, leur seule histoire de repas non payé: deux adorables petits vieux, tendres entre eux et très polis, et qui avaient réussi magistralement à s'éclipser après avoir consommé le menu le plus cher, à cinquante Euros. J'ai rêvé tout un temps à cet étrange et presque poétique couple d'escrocs octogénaires démodés, écumant brasseries et cafés de France, tout en se tapotant gentiment leurs mains ridées, amoureux comme au premier jour.
Toute ravigotée par le pécule de son travail estival, comme promis elle m'offre le repas. Les quelques petits avantages de l'égalité des sexes!
Sa première expérience dans la restauration semble lui avoir plu, malgré ses yeux encore très cernés qui trahissent le sept-jours-sur-sept - "c'est mon premier jour de récupération depuis juin!", dit-elle sur un soupir.
Elle a gardé l'assez irritante habitude de donner plusieurs versions contradictoires sans trop s'en rendre compte, ainsi que celle de parler un ton trop fort: l'homme penché sur des papiers que je distinguais derrière ses épaules, en soupirait parfois. Le repas était néanmoins agréable; volubile, elle abondait en anecdotes de restauration.
Je retiens que les récipients en alu où je prépare et sers les salades ne sont pas des saladiers comme je le croyais (qui eux sont en verre) mais s'appellent en fait des culs-de-poule - ce qui donne quand même un autre goût aux feuilles de mâche ou de cresson, uûûrk.
Également, leur seule histoire de repas non payé: deux adorables petits vieux, tendres entre eux et très polis, et qui avaient réussi magistralement à s'éclipser après avoir consommé le menu le plus cher, à cinquante Euros. J'ai rêvé tout un temps à cet étrange et presque poétique couple d'escrocs octogénaires démodés, écumant brasseries et cafés de France, tout en se tapotant gentiment leurs mains ridées, amoureux comme au premier jour.












steven # 19. September 2008, 17:58
ton..cul
mais oui, mon père qui est un spécialiste
(amateur) prépare tout sort de repas y compris
le cul de poule ou de coq
mais tu écris très bien, ..c'est quelque temps que j'ai lu
de la littérature en français la dernière fois. Et ça sonne très bien
Tibere # 3. October 2008, 06:30
Je crois que je ne vais pas te demander la recette de ton père...