Ses questions
Saturday, 20. December 2008, 13:24:23
Il y a cette habitude, qui serait typiquement française, de demander autour de soi, après une pièce de théâtre, un film, la lecture d'un livre, une exposition, ce qu'il faut en penser: la peur de ne pas être de la majorité, trop de modestie et de manque de confiance dans son propre jugement.
Mais elle, et je n'avais jamais vu ça auparavant, va plus loin encore. Elle est celle qui me demande en plein film, ce qui s'y passe et si c'est bien tourné. Elle est celle qui me chuchote des questions sur le réalisme de la relation entre le bellâtre et la demoiselle, qui commence à peine à fleurir sur la scène de l'amphithéâtre. Elle est celle qui s'interrompt à la page 78 pour demander si c'est un bon écrivain. Plus seulement une atrophie du jugement, mais comme une forme de fatigue, un espoir de raccourci. J'en suis ravalé au rôle servant de facilitateur, non d'un sens critique, mais de sensations élémentaires et d'actes basiques: lire, regarder, sentir - prémâchage. Non pas un arbitre du bon goût, mais un appareil d'électroménager culturel. De quoi me sentir, à chacune des naïves saillies, complètement interloqué, avec cette pointe d'agacement: comme à une blague médiocre, qui éveille le soupçon d'une moquerie cachée, à se répéter trop souvent.
Mais elle, et je n'avais jamais vu ça auparavant, va plus loin encore. Elle est celle qui me demande en plein film, ce qui s'y passe et si c'est bien tourné. Elle est celle qui me chuchote des questions sur le réalisme de la relation entre le bellâtre et la demoiselle, qui commence à peine à fleurir sur la scène de l'amphithéâtre. Elle est celle qui s'interrompt à la page 78 pour demander si c'est un bon écrivain. Plus seulement une atrophie du jugement, mais comme une forme de fatigue, un espoir de raccourci. J'en suis ravalé au rôle servant de facilitateur, non d'un sens critique, mais de sensations élémentaires et d'actes basiques: lire, regarder, sentir - prémâchage. Non pas un arbitre du bon goût, mais un appareil d'électroménager culturel. De quoi me sentir, à chacune des naïves saillies, complètement interloqué, avec cette pointe d'agacement: comme à une blague médiocre, qui éveille le soupçon d'une moquerie cachée, à se répéter trop souvent.












myfrenchopera # 20. December 2008, 14:12
ste-ven # 20. December 2008, 14:38
c'est une opinion contraire a la tienne
Tibere # 22. December 2008, 08:31
ste-ven -> d'ici, je ne peux pas lire les vidéos, désolé...
myfrenchopera # 22. December 2008, 10:08
ste-ven # 22. December 2008, 13:48
répondre
joyeux noel mes enfants
gilmayer # 25. December 2008, 21:49