Sur la touche
Saturday, 30. August 2008, 09:15:53
Dans ces tout derniers jours de fausses vacances - sans doute rentrerai-je lundi?-, à part me cacher du soleil, ne pas profiter du beau temps et piller la vieille bibliothèque familiale de bouquins que j'ai dû lire il y a au moins quinze ans, je profite du piano de mon père.
Régulièrement, les doigts recommencent à me démanger. Il ne me reste plus que deux morceaux imparfaitement en mémoire, sans compter que j'ai perdu toute agilité et sens du jeu. Et puis je voulais tâter pour une fois du répertoire non classique, ayant observé récemment un autodidacte se tailler un joli succès d'estime après peu d'efforts, en interprétant quelques morceaux simples que chacun reconnaissait, pop ou b.o. de film. L'année dernière, je parlais beaucoup d'acheter mon propre instrument, un simple piano droit au son honnête, qui n'ait pas les tonalités aigrelettes insupportables d'un de ces ressasse-rengaines à cordes assourdies et touches dures: bref, qui ne soit pas le piano typique des vieilles demoiselles, celui qui rend fou tout le voisinage quand la gamine de sept ans reprend pour la n-ième fois la lettre à Elise ou la Marche turque, en s'aidant des battements du métronome. Mais ces pianos-là coûtent déjà une demi-voiture, sans compter que je ne pourrai le caser dans mon appartement de ce vieil immeuble aux murs en papier de cigarette et au fragile plancher vibrant. Pour les arpèges rêvés, il faudra attendre le jour hypothétique de départ d'une nouvelle vie.
Régulièrement, les doigts recommencent à me démanger. Il ne me reste plus que deux morceaux imparfaitement en mémoire, sans compter que j'ai perdu toute agilité et sens du jeu. Et puis je voulais tâter pour une fois du répertoire non classique, ayant observé récemment un autodidacte se tailler un joli succès d'estime après peu d'efforts, en interprétant quelques morceaux simples que chacun reconnaissait, pop ou b.o. de film. L'année dernière, je parlais beaucoup d'acheter mon propre instrument, un simple piano droit au son honnête, qui n'ait pas les tonalités aigrelettes insupportables d'un de ces ressasse-rengaines à cordes assourdies et touches dures: bref, qui ne soit pas le piano typique des vieilles demoiselles, celui qui rend fou tout le voisinage quand la gamine de sept ans reprend pour la n-ième fois la lettre à Elise ou la Marche turque, en s'aidant des battements du métronome. Mais ces pianos-là coûtent déjà une demi-voiture, sans compter que je ne pourrai le caser dans mon appartement de ce vieil immeuble aux murs en papier de cigarette et au fragile plancher vibrant. Pour les arpèges rêvés, il faudra attendre le jour hypothétique de départ d'une nouvelle vie.












