Délai de grâce pour les emprunteurs immobiliers
Wednesday, 25. March 2009, 22:17:44
Au terme de l'article 1244-1 du Code Civil, le juge civil a, de manière générale, la faculté de reporter ou d'échelonner le paiement des sommes dues par un débiteur, pour une période maximale de deux ans, en tenant compte des circonstances dans lesquelles se trouve celui-ci.
En 2006, le principe du délai de grâce a été repris en matière de crédit immobilier, à l'article L313-12 du Code de la Consommation. En cas de licenciement ou d'un autre imprévu rendant le paiement des échéances impossible, l'emprunteur peut saisir le juge d'instance pour lui demander de suspendre les versements.
Les sommes seront remboursées au terme du délai suivant des modalités que le juge déterminera. Elle ne produisent pas automatiquement d'intérêt.
Le Tribunal d'Instance compétent est normalement celui du ressort du siège de l'organisme de crédit, mais ce peut être également celui du lieu d'exécution du contrat, c'est-à-dire l'endroit où se trouve le bien acheté au moyen de l'emprunt. Cette distinction a son importance pour déposer la demande de délai de grâce auprès d'un Tribunal d'Instance qui n'est pas engorgé.
A l'audience, le juge demandera à se faire communiquer tous les documents pour prendre sa décision : contrat de prêt et échéancier, fiches de paie, courriers à l'agence bancaire ou à l'organisme de crédit demandant une révision du prêt, etc. La demande de suspension doit être motivée : un licenciement imprévu suivi d'une période infructueuse de recherche d'emploi constitue une raison suffisante.
Bien évidemment, il convient d'abord de prendre rendez-vous avec votre agence bancaire, voire le médiateur de l'organisme de crédit si un refus de négocier le prêt ou les échéances vous était opposé. Car il n'est pas rare que de telles situations apparaissent, votre demande d'aménagement de votre prêt restant lettre morte auprès de votre interlocuteur habituel. Sachez que la demande de délai de grâce peut vous aider en dernier recours à sortir d'un très mauvais pas, pendant quelques temps. Il est intéressant de noter que ce dispositif légal de protection du consommateur, relativement simple à mettre en œuvre, ne connaît aucune publicité - à l'exception de l'Association Française des Usagers Bancaires (AFUB).
En cette période de difficultés économiques, l'emprunteur particulier perd de son pouvoir face aux organismes de crédit. Mais lorsque sa situation professionnelle change et devient intenable au point de ne plus pouvoir faire face aux échéances de remboursement, il faut se rappeler que l'article L313-12 existe. Certes, l'emprunteur devra verser les échéances suspendues à l'issue du délai, mais il aura eu une bouffée d'oxygène pour retrouver du travail ou une source de revenus. Sachez saisir cette opportunité avant d'être laissé exsangue par votre emprunt.
En 2006, le principe du délai de grâce a été repris en matière de crédit immobilier, à l'article L313-12 du Code de la Consommation. En cas de licenciement ou d'un autre imprévu rendant le paiement des échéances impossible, l'emprunteur peut saisir le juge d'instance pour lui demander de suspendre les versements.
Les sommes seront remboursées au terme du délai suivant des modalités que le juge déterminera. Elle ne produisent pas automatiquement d'intérêt.
Le Tribunal d'Instance compétent est normalement celui du ressort du siège de l'organisme de crédit, mais ce peut être également celui du lieu d'exécution du contrat, c'est-à-dire l'endroit où se trouve le bien acheté au moyen de l'emprunt. Cette distinction a son importance pour déposer la demande de délai de grâce auprès d'un Tribunal d'Instance qui n'est pas engorgé.
A l'audience, le juge demandera à se faire communiquer tous les documents pour prendre sa décision : contrat de prêt et échéancier, fiches de paie, courriers à l'agence bancaire ou à l'organisme de crédit demandant une révision du prêt, etc. La demande de suspension doit être motivée : un licenciement imprévu suivi d'une période infructueuse de recherche d'emploi constitue une raison suffisante.
Bien évidemment, il convient d'abord de prendre rendez-vous avec votre agence bancaire, voire le médiateur de l'organisme de crédit si un refus de négocier le prêt ou les échéances vous était opposé. Car il n'est pas rare que de telles situations apparaissent, votre demande d'aménagement de votre prêt restant lettre morte auprès de votre interlocuteur habituel. Sachez que la demande de délai de grâce peut vous aider en dernier recours à sortir d'un très mauvais pas, pendant quelques temps. Il est intéressant de noter que ce dispositif légal de protection du consommateur, relativement simple à mettre en œuvre, ne connaît aucune publicité - à l'exception de l'Association Française des Usagers Bancaires (AFUB).
En cette période de difficultés économiques, l'emprunteur particulier perd de son pouvoir face aux organismes de crédit. Mais lorsque sa situation professionnelle change et devient intenable au point de ne plus pouvoir faire face aux échéances de remboursement, il faut se rappeler que l'article L313-12 existe. Certes, l'emprunteur devra verser les échéances suspendues à l'issue du délai, mais il aura eu une bouffée d'oxygène pour retrouver du travail ou une source de revenus. Sachez saisir cette opportunité avant d'être laissé exsangue par votre emprunt.
