journal d'un miroir

par Zak Michigan

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Ray Manzarek kaput

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Ray Manzarek, co-fondateur avec Jim Morrison du band The Doors, décédé à l'âge de 74 ans.



R.I.P.

Pink Floyd

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il me prend parfois des moods de musique qui peuvent durer de quelques jours à une ou deux semaines et durant lesquels je n'écoute qu'un seul artiste ou qu'un seul genre de musique, classique, rock, blues,
pour le moment, mon mood, c'est Flink Poyd, pardon, Pink Floyd, en particulier la guitare de David Gilmour,
ah! son jeu de guitare, à Gilmour! il a composé, ce mec, quelques-uns des plus beaux solos de toute l'histoire du rock,
en 1994, quand le band a visité Winnipeg, concert auquel j'ai assisté, leur jeu de lumières, aussi extravagant fut-il, ne m'intéressait pas le moins du monde, j'avais déjà vu tout ça sur l'acide du temps que j'étais pétulant et immortel, on mettait Ummagumma sur le pick-up et on partait pour la gloire, quatre adolescents qui tripaient dur dans le sous-sol chenous à Montréal-Nord,
non, le spectacle illuminé d'un concert de Floyd ne m'impressionnait pas, ce que je voulais voir c'était Gilmour jouer de sa guitare, je voulais regarder ses doigts danser sur l'instrument et faire surgir ces notes merveilleuses,
alors, voici voilà, parce que je suis dans un mood Pink Floyd, cinq vidéos tirées du concert Pulse, de la tournée The Division Bell, enregistré en 1994 à Earls Court, Londres,
et comme les cartels monolithiques ont la mauvaise habitude de bloquer les vidéos à cause qu'y sont "protégés" par les ayants droit, -- les protéger contre quoi, vous demandez? contre la liberté, je vous réponds, -- je vais insérer les liens YouTube sous chaque vidéo au cas où...

One Of These Days, de l'album Meddle
(I'm going to cut you into little pieces)
qui fait écho à Careful With That Axe, Eugene, de l'album Ummagumma
note: pour les impatients, les paniqués (qu'est-ce qu'y a mon système, ousqu'yé l' son?), les perdus, le son ne part qu'à 46 secondes,



https://www.youtube.com/watch?v=_1v1KP9deGQ

High Hopes, de l'album The Division Bell



https://www.youtube.com/watch?v=HX_du6Gcp1w

Sorrow, de l'album A Momentary Lapse Of Reason



https://www.youtube.com/watch?v=LKSWj07aP3k

Comfortably Numb, de l'album The Wall



à partir de 4 minutes 55, ben, j'en ai l'âme qui gonfle comme notre univers en expension tellement la guitare est sublime

https://www.youtube.com/watch?v=iJZYG5qwHHI

Run Like Hell, de l'album The Wall



https://www.youtube.com/watch?v=WF1xiXpl9I0

Alvin Lee kaput

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Décès d'Alvin Lee, chanteur et guitariste du band Ten Years After, à l'âge de 68 ans.



Un de grands guitaristes de blues et de rock des années 60 et 70.



le site officiel:
http://www.alvinlee.com/

C'est-y pas crisse!

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Harper annonce la création du Bureau de la liberté de religion

Tabarnak! Yé fou, l'osti! Et pourquoi pas un Ministère de la Religion, tant qu'à faire? Ou un Ministère de la Vérité comme dans le roman 1984 de George Orwell?
Comme si la Charte des droits et libertés ne couvrait pas déjà la liberté de religion.
Le Bureau sera voué, selon les dires de Harper, "à la promotion de la liberté de croyance et de religion dans le monde (...)" Yeah, right! Plutôt à la promotion du Créationisme, qui veut que le monde ait été créé il y a 6000 ans.
Qu'est-ce qu'on a à aller se mêler des affaires des autres, je vous le demande? Comme si le monde at large ne s'en foutait pas, du gouvernement canadien à la Harper et de son infatuation. Avec Harper et sa gang d'arrogants le Canada a perdu le respect et l'admiration de la communauté internationale, aussi simple.
Bref, vivement mai 2015 qu'on puisse se débarasser de ce gouvernement une bonne fois pour toutes.

Tiens, mon message personnel à Harper:

Yves Boisvert 1950 - 2012 R.I.P.

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Yves Boisvert, poète, mon pote du temps que nous fréquentions l'université du Québec à Trois-Rivières, a tiré sa révérence.




L'âme du bétonnier

Autrefois mes yeux, librement,
semblables aux courants des rivières
s'élançaient vers les ciels étoilés
c'est pour dire
chaque instant de rêve nous emporte à la terre
parmi les guerriers.

Compagnons du sable, apprenez-moi la nage
dans le béton armé
et que ce corps chargé de sueurs s'ébroue
au soir des fleuves.
Que sa vie ne soit plus qu'une éclaboussure
de mer et de soleil
dans l'ordonnance verte des marées.

in Capitale de la poésie, Écrits des Forges, 1995

poème inséré dans la sculpture intitulée Le nageur de Jean-Pierre Gaudreault

Huw Lloyd Langton 1951 - 2012 R.I.P

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http://www.hawkwind.com/

Un grand guitariste. Le voici au travail du temps qu'il faisait partie du groupe Hawkwind.







rock & roll, baby, rock & roll

eh oui, toulmonde le sait

Leonard Cohen, Everybody Knows (live in London 2008)



Chanson écrite par Leonard Cohen et Sharon Robinson.
Parue sur l'albunm I'm Your Man, 1988

Everybody knows that the dice are loaded
Everybody rolls with their fingers crossed
Everybody knows that the war is over
Everybody knows the good guys lost
Everybody knows the fight was fixed
The poor stay poor, the rich get rich
Thats how it goes
Everybody knows

Everybody knows that the boat is leaking
Everybody knows that the captain lied
Everybody got this broken feeling
Like their father or their dog just died

Everybody talking to their pockets
Everybody wants a box of chocolates
And a long stem rose
Everybody knows

Everybody knows that you love me baby
Everybody knows that you really do
Everybody knows that you've been faithful
Ah give or take a night or two
Everybody knows you've been discreet
But there were so many people you just had to meet
Without your clothes
And everybody knows

Everybody knows, everybody knows
Thats how it goes
Everybody knows

Everybody knows, everybody knows
Thats how it goes
Everybody knows

And everybody knows that it's now or never
Everybody knows that it's me or you
And everybody knows that you live forever
Ah when you've done a line or two
Everybody knows the deal is rotten
Old black Joe's still pickin cotton
For your ribbons and bows
And everybody knows

And everybody knows that the plague is coming
Everybody knows that it's moving fast
Everybody knows that the naked man and woman
Are just a shining artifact of the past
Everybody knows the scene is dead
But there's gonna be a meter on your bed
That will disclose
What everybody knows

And everybody knows that you're in trouble
Everybody knows what you've been through
From the bloody cross on top of Calvary
To the beach of Malibu
Everybody knows it's coming apart
Take one last look at this sacred heart
Before it blows
And everybody knows

Everybody knows, everybody knows
Thats how it goes
Everybody knows

Oh everybody knows, everybody knows
Thats how it goes
Everybody knows



Concrete Blonde
Bande sonore du film Pump Up The Volume, 1990

en proie au devenir

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Je rêve a Rio devant ma radio.
J'habite un p'tit haut dans l'est sur Viau.
C'est pas chaud, chaud, chaud.
J'me baigne en photos dans les p'tits journaux.
Je vois les vedettes qui paient pas leurs dettes
Se pousser du frette avec la palette.
Moi j'mange mon spaguette.
J'ai l'cœur en mille miettes, gros comme Lise Payette.
C'est pas pour moi, tout ça, tout ça,
C'est pour les rois, là-bas, là-bas.
J'suis qu'un pauvr'homme qui chôme, qui chôme
Au royaume du calcium.

Robert Charlebois, Je rêve à Rio.


moi je rêve à Montréal en écoutant de la music sur mon Quod Libet,
j'habite au troisième d'un building adossé à la rivière Assiniboine à Winnipeg, où, ciboère, y s'est mis à neiger, câlisse, de la neige mouillée dégueulasse larguée par un vent du nord pas amical, c'est bien chauffé, mon appartement, peux pas me plaindre, quand même, de la neige début octobre alors qu'il y a pas cinq jours le mercure grimpait jusqu'à 27,
moi aussi je regarde les riches qui se préparent à flyer vers le sud avec les canards et je me dis, bon ben, tant mieux pour eux autres,
pis moi aussi je mange du spaghetti, sauce tomate à l'ail et aux panchignons, pardon, champignons, que j'appelle aussi les moshrons, de l'anglais mushrooms pour les ceusses et les celles qui se demanderaient,
contrairement à Robert cependant j'ai pas le coeur en mille miettes, je l'ai plutôt qui soupire après Ville-Marie, ma ville à moé, j'y parle toutes les langues en français,
ici, à Winnipeg, je parle toutes les langues en anglais, c'est pas que j'ai de quoi contre la langue anglaise, ben sûr que non, mais quand je reviendrai à Montréal, pas dans un grand Boeing bleu de mer et pas nécessairement pour revoir l'hiver, ça m'aura fait un quart de siècle en anglais et ça fera,

j'écris l'ange, une fée qui danse dans les rues drabes de Winnipeg, elle tombe aussi, une sorcière sans malice qui perce le coeur des hommes sans le faire exprès, pense-t-elle, une gypsy extravagante qui voudrait bien des fois se fondre dans le milieu rassurant des choses et ne plus paraître, elle connaît trop bien les extrêmes pour ne pas les craindre,
le narrateur, lui, ben, un poète qui ne voit plus clair dans ses lunettes,
j'écris des bouts du fermier, une farandole filosofic pleine de lumière même la nuit, musicale et bruyante au possible,
je pense constamment à l'exotrip, faut dire, au risque de me répéter: j'ai toujours eu l'imaginaire galaxic et pas question d'en revenir,
je m'emballe pour Charlotte, vous ai-je parlé de Charlotte? elle est winnipégoise, née à Saint-Boniface, parfaite bilingue, elle a 12 ou 13 ans, elle fait partie de la génération connectée, au moment du récit elle vit avec son grand-frère dans l'Exchange District, il est détective privé, bilingue lui aussi, son demi-frère en fait, d'une vingtaine d'année son aîné, il travaille des heures impossibles, souvent parti pendant des jours, des fois hors de la ville ou même de la province, et d'où qu'il soit il ne manque jamais de contacter Charlotte aux 24 heures, 36 top, des fois un message bref, tout va bien, d'autres fois plus longs, com de ne pas oublier de faire ses devoirs, Charlotte est habituée, elle se débrouille,
mais voilà, il est parti il y trois jours et il ne l'a pas encore contactée, elle s'inquiète, elle était plus agitée que d'habitude à l'école aujourd'hui, en fouillant dans l'ordinateur à son frère elle tombe sur un début de piste et Les aventures de Charlotte prennent leur envol,
thus start The Adventures of Charlotte,
bon, je verrai pour le titre,
j'ai une idée pour pour le noeud du récit, mais je vous dirai pas, tout ce que je vous dirai c'est que ça tient dans un bout de code de logiciel,
je veux en faire un feuilleton dromadaire, non, hebdomadaire en ligne, bilingue, des épisodes de 600 à 700 mots, les deux versions com des oeufs au miroir, écrites normal'man, avec les majuscules et le point à la ligne, pour les jeunes ados de la génération connectée,
com j'aime les enfants, l'avenir, même si je les trouve bien tannants, ça sera le fun à écrire,




c'est Jimi Hendrix, là, qui joue

conversation subventionnée

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Ubuntu 12.04, bureau Unity

Le monde: Comme ça t'as flaubé toute ta subvention? T'as plus d'argent?
Moi: Ben, flaubé, pu d'argent, pas vraiment, mais quasiment, tsé?
Le monde: Explique!
Moi: Bon, y faut savoir que dès que j'ai reçu ma subvention, j'ai ouvert un compte de banque séparé dans lequel j'ai déposé la somme couvrant un an de loyers. Parce que j'ai déménagé, pis ça m'a coûté de l'argent, ça, déménager.
Le monde: Pourquoi t'es pas resté où t'étais? Tu vivais dans un logement subventionné, si je ne me trompe?
Moi: Ouin. Chu pas resté parce qu'avec le montant de la subvention, le double de ce que je touchais annuellement su' l' welfed, mon loyer aurait doublé en conséquence. As-tu déjà vécu dans un logement subventionné, toé?
Le monde: Non.
Moi: Ben, m'a t' dire, si t'avais, tu comprendrais que tant qu'à payer autant, aussi ben de faire affaire avec une agence privée.
Le monde: Okay, t'as déménagé, ensuite?
Moi: Bon, com j'ai dit, j'ai déposé les loyers d'un an dans un compte séparé, pis compte tenu du montant de ma subvention, c'est déjà presque la moitié de celle-ci de partie.
Le monde: Oui. Bien. Ensuite?
Moi: Me suis meublé un tant soit peu. Ce que j'avais commençait à tomber en morceaux. Pis y faut qu' tu comprennes que j'avais ni set de salon, ni set de cuisine. On vivait dans du dépareillé dans l'autre appartement, si tu veux que j' te dise.
Le monde: Qui ça, on?
Moi: Ma fashionista de onze ans, bientôt douze, qui vit avec moi. Et à ce propos, justement, le montant de la subvention, prévu pour une personne, ben il me sert à moi pour deux personnes.
Le monde: Bien. Ensuite?
Moi: Je nous ai habillés. Je nous ai actualisé côté ordinateurs. Je me suis mis à jour côté dictionnaires, y compris le logiciel Druide Antidote. Pourrais plus m'en passer, de ce logiciel. Pis j'ai été très généreux avec mes flos. J'en ai quatre, trois adultes et ma fashionista. Je leur ai fait chacun don d'un joli petit magot.
Le monde: Hum. T'aurais peut-être dû faire gaffe de ce côté-là et te montrer moins charitable.
Moi: No way hoosay! Ce sont mes flos et y z'ont autant droit que moi à des petites douceurs, sinon plus. Pis j'ai aussi fait un don à la mère de ma fashionista. Je lui devais bien ça.
Le monde: Ah misère! Ça reçoit un peu d'argent et ça se met à le distribuer d'un bord à l'autre comme s'il n'y avait pas de lendemain.
Moi: Ben oui. Or donc, si tu comptes tout ça, plus les bills mensuels et la nourriture, ben, la subvention, a l'a fondu pas mal vite.
Le monde: Et j'imagine que t'en as profité pour sortir aussi?
Moi: Ouais, mais sans exagérer. C'est pas ça qui m'a fait le plus de mal. Pis de toute façon je ne bois pas. Quelques bières me suffisent pour toute une soirée. Non, si tu veux que j' te dise, ce qui m'a achevé, c'est mon voyage au Québec.
Le monde: Ah! Parce que tu t'es permis un voyage au Québec en plus.
Moi: Ouais! Un voyage de deux semaines, avec ma fashionista, en avion. Je tenais à ce qu'elle rencontre ma famille, qu'elle ne connaissait pas encore. Pis m'a t' dire, ce voyage, qui fut superbe, ben, y m'a coûté beaucoup, beaucoup plus que ce que j'avais anticipé.
Le monde: T'aurais pu, je sais pas, ne partir que pour une semaine, non? Et prendre l'autobus plutôt que l'avion?
Moi: Et tout faire à la course? Non, deux semaines, et c'était pas de trop. Ma fashionista a finalement connu sa grand-mère, ses tantes, son oncle, ses cousins et ses cousines. Et comme tout ce beau monde vit un peu éparpillé dans la province, ça fait des déplacements qui reviennent chers.
Le monde: M'ouin.
Moi: Et on tenait, ma fashionista et moi, à passer quelques jours toué deux tuseuls à explorer Montréal, ma ville à moé. On s'est loué une chambre pour quelques jours dans une auberge et on a visité la ville. Pis je vais te dire, ma fashionista en est littéralement tombé amoureuse, de Montréal. Elle ne voulait plus revenir à Winnipeg. Encore y a deux jours, en faisant nos commissions sur Osborne, on se disait à quel point on aurait voulu être à Montréal plutôt qu'ici à Winnipeg.
Le monde: M'ouin.
Moi: C'est tout ce que t'as à dire, m'ouin?
Le monde: M'ouin.
Moi: Okay. Ah, et puis j'ai fait deux petites rencontres intéressantes au Québec. Un jeudi soir qu'on remontait la rue Saint-Denis, qui c'est, tu penses, qu'on a croisé? Han?
Le monde: Je l' sais-tu, moi?
Moi: Dany Laferrière. Ben oui. Je l'ai reconnu drèt là. Il était accompagné d'une dame. Je lui ai dit, "Bonsoir, monsieur Laferrière." Il m'a dit, avec un beau grand sourire "Bonsoir monsieur." Puis, s'adressant à ma fashionista, il a dit, "Bonsoir, mademoiselle." Un gentil bonhomme, ce Dany Laferrière. Savais-tu que je l'ai déjà rencontré, oh, ça fait longtemps. J'étais sur la rue Saint-Laurent, y s'est mis à pleuvoir à boire debout, je me suis réfugié dans l'entrée d'un magasin. Un grand noir m'a suivi tout de suite après. On s'est mis à placoter. Il venait de débarquer au Québec. Il rêvait d'écrire un roman. Il avait déjà le titre, Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer. Il l'a écrit. Moi j'ai continué de rêver.
Le monde: Ah oui! Et l'autre rencontre?
Moi: Plume Latraverse. Dans les Laurentides. Un dimanche matin. Parti de chez ma mère je descendais au village m'acheter des cigarettes, à pied, tu comprends bien, j'ai pas de voiture, et je me suis perdu dans les montagnes. J'accoste un grand bonhomme qui avait l'air de faire sa promenade matinale. Je le reconnais. "Hey, t'es Plume Latraverse, toé?" Il me dit que non. "Ben oui qu' t'es Plume, fais-moé pas chier avec ça. Bon, tu veux pas t' faire achaler, okay, mais là chu perdu pis j' veux m' rend' au village. Comment j' fais?" Y m'a expliqué le chemin.
Le monde: C'est quasiment intéressant.
Moi: Ben oui.
Le monde: Donc, en résumé, t'es cassé.
Moi: Ben oui.
Le monde: Qu'est-ce que tu vas faire? T'as un enfant avec toi.
Moi: Ben oui.
Le monde: ...
Moi: Ben quoi! J' vais m' débrouiller.
Le monde: Comment?
Moi: Ben, des contrats de traduction et de révision de textes ici et là. Peut-être me trouver une job d'enseignant. Je l' sais pas. On verra.
Le monde: C'est pas très responsable comme attitude.
Moi: Responsable? Moi? Jamais! Tout ce que je veux faire c'est écrire. Rien d'autre. À part comme de raison élever ma fashionista. Je veux même pas de blonde à temps plein. Juste une madame consentante de temps en temps, histoire de faire le changement d'huile. J'ai deux romans d'une trilogie de publiés, chu t'en train de pondre le troisème, qui se trouve être le deuxième tome de la trilogie. En même temps je tiens deux sites d'écriture sur la toile, pis deux blogs. C'est ce que je fais, j'écris. Moins je bosse pour de l'argent et plus j'écris, mieux chu.
Le monde: M'ouin.
Moi: J'attends un miracle.
Le monde: Un miracle! T'en as de bonnes! Un miracle! Et puis quoi encore?
Moi: Et puis quoi encore? Un deuxième miracle, pardieu!
Le monde: Bon, allez, c'est bien beau, tout ça, mais j'ai pas que ça à faire. C'est que je suis responsable, moi. Bonne chance quand même. Un miracle! Ce qu'il faut pas entendre!
Moi: À la prochaine.


Ubuntu 12.04, bureau Unity

retours

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retours


bureau Unity - Ubuntu 12.04
l'irremplaçable Calvin

ben oui, retour à Winnipeg, c'est pas qu'on voulait quitter Montréal, ma fille et moi, alors là pas du tout, mais que voulez-vous, on peut pas être partout à la fois, han?


bureau Unity - Ubuntu 12.04
Montréal - le sud-est, vu du Mont-Royal

et retour full pin sur Ubuntu, dans l'entrée précédente j'affirmais préférer le bureau Cinnamon au bureau Unity, trouvant celui-ci trop bebelle, ben j'ai changé d'avis, maintenant je préfère Unity à Cinnamon, que voulez-vous, on peut pas tout préférer, han?


bureau Unity - Ubuntu 12.04
sur fond de dame en bleu


bureau Unity - Ubuntu 12.04
le tableau de bord, avec les loupes


bureau Unity - Ubuntu 12.04
les espaces de travail

nouvelles sans grand intérêt

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que fais-je ces temps-ci? à quoi occupai-je mes heures?
ben, j'élève ma fille comme de raison, un père aimant un peu sauté, cé moé, ça,
je travaille à mon écriture, faire ôtreman serait une trahison, je travaille sur "l'ange", enfin, j'y ai pas touché ces derniers temps, quand même, ça mijote dans mon coco, je travaille sur "le fermier de la noosfère", roman qui me met de bonne humeur parce qu'il traite de la jeunesse insouciante, libre, pleine d'elle-même et qui ne craint rien ni personne,
côté ordinateur j'ai installé Ubuntu 12.04 sur une machine récente*, je voulais y installer Mint 13 Cinnamon, mais le système a rencontré des problèmes avec la carte graphique, une carte ATI, faut dire que les cartes ATI ne font pas bon ménage avec Linux, contrairement aux cartes NVIDIA, plus coopératives, enfin, on se débrouille a'c c'qu'on a, s'pas?
toujours est-il que je m'y suis pris par trois fois avec Mint 13, sans résultat, le système une fois installé fonctionnait, certes, tout était opérationnel comme on dit, sauf la vidéo, qu'a l'était choppy, les trois fois j'ai essayé avec le pilote libre, puis avec le pilote propriétaire, niet! alors je me suis fâché et j'ai inséré le disc Ubuntu 12.04, ça s'est installé sans problème, ça m'a téléchargé et configuré le pilote propriétaire comme un grand et la vidéo, ben, a l'est au poil,
ce qui est un peu étrange vu que Mint est basé sur Ubuntu, m'enfin,
cependant je ne suis pas fan du bureau Unity qui vient avec Ubuntu, je l'haïs pas, là, mais ça fait trop bebelle à mon goût, joujou, bling bling, je lui préfère, et de loin, le bureau Cinnamon de Mint, plus sobre, plus élégant, pas de problème, quelques clics du côté des gestionnaires de logiciels et hop! je roule depuis tout fier sur une Ubuntu habillée Cinnamon à saveur Minty,
mais encor, que fais-je de mes heures?
ben, je sors plus souvent qu'avant, dans le sens d'aller boire quelques bières, parce qu'autrement je sors pour les commissions, mais c'est pas pareil, je ne sors qu'un soir par semaine, en général le samedi, c'est ma trempette sociale hebdomadaire, ça me suffit, pour le moment, hé hé,
mais encore? je pense toujours me partir un site "commercial", quelque chose du genre annonces des activités artistiques à Winnipeg, une sorte de compte-rendu hebdomadaire de ce qui se passe en ville côté arts (musique, cinéma, littérature, photographie, peinture, théâtre), offrant le plus gros du site aux commerçants locaux pour y déployer leurs bannières, j'y travaille, à temps perdu il faut le dire, et je n'entreprendrai rien de concret avant fin juillet, début août, pouquoi? ben parce que je m'en vais visiter la familia au Québec avec ma fillette durant le mois de juillet,
voilà, c'est ce que je fais-je ces temps-ci...


* HP AMD Phenom II à 6 coeurs, carte graphique ATI Radeon HD 6670, 10 G de mémoire, un DD de 1,5 T, toute une machine, je l'appelle mon Phenom(énal)


Ubuntu 12.04 Cinnamon Minty

mort du coureur des bois

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mon père, Luc, est décédé le 13 avril 2012 à l'âge de 83 ans, le vieux coureur des bois s'en est allé dans le fin fond de la forêt enfin libéré du poids du monde,

à sa mémoire, une des plus belles chansons de John Lennon



http://www.centrefuneraireyveshoule.com/fr/0/avisdeces/1912/Luc-Chicoine.aspx

repose en paix, mon père rip

liens: récapitulatif

en aparté, là, en toute synkronicité

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approchez, approchez, j'ai une histoire à vous raconter, une histoire de synkronicité, ça sera pas long, approchez, là, je vous mangerai pas, bon, pour commencer, pour les ceusses et les celles que ça intéresse, et ossi pour ceux et celles que ça n'intéresse pas, le narrateur du fermier, j'ai mis le lien en bas, le narrateur du fermier part sur un trip d'acide avec sa compagne Suzanne, bon, ça c'est un aspect de la synkronicité, le côté pile du monde, disons, l'ôtre côté, la face du monde, l'ôtre aspect de la synkronicité c'est que sur les entrefaites une copine m'a demandé si je pouvais lui trouver de l'acide pour un pote à elle, okay, m'en vais voir ce que je peux faire, j'en ai trouvé, j'ai livré la marchandise, moins un tab que je me suis dit pourquoi pas et que j'ai gobé, histoire de me reconnecter live aux impressions de mon narrateur, vous m'écoutez toujours? okay, bon, ça, c'est l'aspect synkrone de ma petite histoire, deux événements partis d'horizons différents, l'un mon narrateur, l'ôtre ma copine, qui se rencontrent..., pardon? qui se rencontrent où? ben dans ma tête, c' t'affaire! deux replis de l'espace-temps qui se transmettent des photons..., où en étais-je? ah oui! bon, approchez, approchez, écoutez, parce qu'y a ossi une optic comic à l'histoire, j'ai donc gobé le tab d'acide, tant qu'à faire, han? je m'attendais pas à grand-chose, même si on m'avait assuré que c'était de la super bonne acide, m'ouin, c'est qu' chu t'un vieux d' la vieille, j'en ai vu passer, mais enfin, toujours est-il qu'au bout de deux heures j'ai pouffé de rire, ça, de l'acide? laissez-moi rigoler, des bonbons pour collégiens, oui, j'en mangerais cinq d'un coup que ça commencerait juste à ressembler aux envolées de mon jeune temps, bon, c'est-tu parce qu'à mon âge y a pu rien là? que mes vieux neurones en vont d'ôtres? c'est-tu parce que j'ai si bien internalisé mes trips d'acide quand j'étais jeune et immortel que je suis resté connecté en permanence depuis? en passant, pour qui ça intéresse, pis toué z'ôt ossi, je vais en parler, dans le fermier, de ça, de l'internalisation de l'acide, ou ça serait-tu que l'acide d'aujourd'hui est moins forte? plus diluée? pas coupée par exemple, non, le tab était pur, mais faible, ah! j'en ris encor de ne pas me voir me déformer dans mon miroir! ..., excusez-là, bon, y a ben eu des frissons d'électricité, pis ossi des montées de chaleur com des montées de lait, vraiment? des montées de lait? d'ousqu'a sort, celle-là? bon, passons, un down d'acide, c'est ce que cela fut, finalement, un voyage en basse altitude qu'a pas duré longtemps, ma foi pas un voyage déplaisant, mais c'était com d'être sur la batterie plutôt que plogué direct dans l' 220, ça manquait d' jus, ah ben! que voulez-vous! bon, okay, c'est tout, j'ai fini mon histoire, vous pouvez partir maintenant, allez! dégagez! moi je vais continuer de rire de l'acide d'aujourd'hui, ouh ah!



http://jeanchicoine.blogspot.com/

bloguer sur Blogger

je me suis parti deux blogs sur la plateforme Blogger, l'un, le fermier de la noosfère, il y a quelques mois, l'autre, fractales, fissures & ôtres fragments, au tout début de l'année:

http://jeanchicoine.blogspot.com/

http://zakmichigan.blogspot.com/

j'avais déjà posté tout ou partie de ces textes ici, dans le journal d'un miroir, et sur deviantART, mais je désirais les regrouper sur une plateforme en quelque sorte uniforme où ils seraient plus visibles et surtout plus accessibles,

le fermier de la noosfère, c'est un roman en cours d'écriture à raison de trois entrées par mois, les dix entrées déjà postées et la onzième qui suivra étaient déjà écrites, à partir de la douzième, ben, ça sera du pondu tout neuf,

fractales, fissures & ôtres fragments, tout est déjà écrit, et pour plusieurs de ces textes depuis des années, j'ai commencé les fractales dans la dernière moitié de la dernière décennie du siècle dernier, hé hé, les textes les plus récents, ceux des fissures et des fragments, remontent au début du siècle actuel,
comme l'ensemble de ces textes ne demande qu'une révision cursive, je les posterai à un rythme plus rapide que ceux du fermier,

et pourquoi Blogger, me demanderez-vous? pourquoi pas WordPress? ça fait plus professionnel, WordPress, non? oui, vous répondrai-je, ça fait plus professionnel, mais ça, voyez-vous, je m'en balance complètement, je cherchais une plateforme, comment dire, ludic et bourrée de paramètres à portée de clics, et de toutes celles que j'ai visitées, que j'ai essayées en démo, dont j'ai lu ce qu'on en disait sur la toile, autant l'opinion des "experts" que les commentaires des utilisateurs, j'en suis venu à la conclusion que Blogger répondait le mieux à (presque) toutes mes aspirations de bloguiste,
ça c'est une raison, une autre c'est que j'avais déjà le fermier sur Blogger et comme je voulais publier les fractales, les fissures et les fragments en des touts cohérents, j'avais pensé leur consacrer chacun son blog et pourquoi pas chacun sur sa plateforme propre, puis je me suis dit que non, là je vais m'éparpiller et ça sera le bordel, bref, après moult brassage de jarnigouenne, yé mé souis décidé pour toutt régrouper en oune seul blog chez Blogger, si si, yé mé dit qué cé plouss pratic é qué cé sourtout plousse loudic,

cela dit, le mot blog en langue française, qu'on écrit alors blogue, c'est un mot débile, mais c'est entré dans l'usage, que voulez-vous, je blogue, tu blogues, il/elle blogue, nous bloguons, vous bloguez, ils/elles bloguent, j'écris un blogue, y é souis oune bloguiste, et blogue la galère, j'aime mieux journal, d'où mon journal d'un miroir, ou carnet, à la rigueur journal ou carnet web, pis là encore y a web, que moi j'appelle la toile, mais journal ou carnet sur la toile, ça flanche, journal ou carnet internet, ouais, peut-être, et si l'usage formel veut qu'on écrive Internet, avec la majuscule, comme un nom propre, ben too bad, je penche vers l'usage courant qui est d'aller sur l'internet et non sur Internet,
qu'à cela ne tienne, blog ou blogue, journal ou carnet, web ou internet, who cares finalement, je les utiliserai l'un et l'autre selon le contexte et au gré des marées,

alors tu t'embrayes les babouches virtuelles, mon ami(e), et tu viens me visiter sur la toile, oui?

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