journal d'un miroir

par Zak Michigan

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Posts tagged with "fractales"

la forêt du langage (extrait 5)

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raisons du monde

flanché

les notes plaintives d’un saxofone serpentaient dans la nuit, accentuant le sentiment que j’avais, au moment où je traçais ces lignes, d’être assommé par une solide dépression nerveuse, sérieuse et penduleuse,
les raisons du monde empoisonnaient mon âme, raisons qui nous soustraient à la conscience de soi, raisons qui n’ont de raisonnable que le nom, raisons minables excitées par l’appât du gain, raisons difficiles à parer, elles suintent malodorantes de nos murs, elles nous vicient l’esprit, nous vident le cœur, nous paralysent le corps,
raisons dommageables à l’assaut desquelles je résistais tant bien que mal en écrivant mes textes pas d’allure, me posant mutin dans les écrans magics pour en dévoiler la fausseté, me plantant à rebours des projections filtrées pour en exposer le mensonge,
continuités, corridors, calvaires,
murmures inaudibles, paroles angoissées,
poèmes frêles qui glissent précairement,
j’aurai écrit toute ma vie, après je pourrai mourir, mais comment mourir quand on n’a pas vécu ? quand on n’a fait que semblant de vivre ? on ne meurt pas, on fait semblant seulement, on devient un fantôme, notre monde grouille d’âmes en peine impuissantes à mourir pour de bon, comment en effet quitter un monde qu’on n’a pas vraiment habité ? comment ne plus être si on n’a pas été ? si on n’a fait que semblant d’être ? on se retrouve piégé dans les limbes de l’irréalisé, on n’était pas réellement vivant, on n’est pas vraiment mort et c’est peut-être ça, la ré, ré, résurrection des morts, quand l’humanité aura atteint un développement spirituel tel qu’elle sera en mesure de redonner leur vie, par conséquent leur mort, aux mille milliards de mille sabords d’âmes en détresse éparpillées dans la noosfère,
j’aurai écrit même flanché par les raisons du monde et com quand mon frère pognait les nerfs après quelqu’un, « m’a t’ flancher, mon sacraman ! » j’aurai écrit jusqu’en bordure de la Voie Lactée, où j’ai figé, sidéré par les gouffres cosmics, et d’où j’ai assisté à la lévitation du genre humain dans l’horizon du Big Bang com un retour du pareil au même,
que pourrais-je bien vous écrire d’ôtre ? alazram tripartiel que voulez-tu les voici ?
bref, j’avais déménagé, me retrouvant avec la garde légale des deux jeunes, garde d’un an, tel que convenu entre l’ex et moi, mais non seulement je ne respecterais pas notre entente et ne lui remettrais pas les flos l’été suivant, com s’il s’agissait de paquets qu’on se garrocherait par la tête au gré de nos désaccords, mais en plus je lui ravirais la grande,
je nous avais déniché un appartement spacieux au deuxième étage d’un immeuble négligé en plein cœur du village, pas cher, au poêle à gaz, avec un balcon profond pas d’aplomb en avant, en fait en arrière vu que le devant du building se trouvait sur l’avenue Stradbrook et que notre appartement donnait sur la ruelle en arrière, notre devant à nous ôtres, il s’agissait d’un building bicéfale joint par le derrière du crâne, nos fenêtres donnaient toutes sur l’est et sur le nord de sorte qu’il n’entrait pas beaucoup de lumière, déjà bloquée par l’immeuble voisin, mais on s’en foutait, on était chenous, il y avait même une imposante toile d’araignée entre les vitres de la grande fenêtre du salon qu’on avait laissée en place pour le plus grand plaisir morbide de toulmonde,

Jean Chicoine, la forêt du langage
Éditions du Blé, 2010, Collection Rouge, pp. 27 - 29
http://www.livres-disques.ca/editions_ble/products/product_detail.cfm?id=6869
Toute reproduction interdite sans autorisation.

fractales 1.39 + Dr No

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le fluorescent fluorhydric flûté

ah! voilà le poète qui gigue de peur! :: film
qui sautille et qui aime à crédit :: surfondu
qui se prolifère en implacables créatures inventées :: représenté
et qui évoque la sublimation :: atone
des enfants meurtris arrachés :: turbulence
aux franges mammaires, puis enterrés :: à la remorque
au bord des descriptions cryosculptées :: d'échines

au ciel! au ciel! :: émoi
sinon sec com un roseau! :: diligent
que d'eau! que d'eau! :: fontaine
hauts plateaux naguère oasis! :: impondérable

poli, le poète reconduit :: d'où s'ébauche
le transplant digital, le simili teknocrate :: la fin du jour
et la vulve abusive plus qu'à son tour expansive :: lubies d' UV
vers la friable indifférence des orgies :: et où finissent
à l'alerte des clitoris luxuriants :: les affamés
lié qu'il est à une contredanse enfouie profonde :: remuants

un compromis de morts qui grafigne :: applique
les libertés tronquées, les espoirs :: d'excitations
de vies neuves, les passions déroulées d'office :: galeries

com un bras ostentatoire que les régions calfatent :: héros démentelé
com des bras d'enfants hystérics d'étiquettes :: au bilan sombre

le biocrate de l'insupportable naufrage :: devant le visiflex
indélébile élastic éperdument préhistoric :: de tritons
exige des comptes sur l'installation des réels :: déjà brûlés

fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Troisième partie: fixé, or la blanche dérive des métafores
XXXIX - le fluorescent fluorhydric flûté

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.


Bond à la table de jeux.

Dr No

Le cinéma substitue à nos regards un monde qui s'accorde à nos désirs.
André BAZIN

durant la dernière année de mes études secondaires je m'étais inscrit dans un cour d'introduction à la cinématographie, le premier jour, comme entrée en matière, le professeur demanda à la classe, composée d'une vingtaine de garçons et de filles de 15 à 17 ans, quel film chacun de nous avait vu récemment, tous et toutes y allèrent des "grands" films, Le septième sceau et Les fraises sauvages de Bergman, Psycho et Les oiseaux de Hitchcock, À bout de souffle de Godard, etc., films que j'avais moi aussi vus, cependant, le vendredi précédent, au cinéma Régal, moi j'avais été voir Rustabout avec Elvis Presley, donc, quand vint mon tour et que je dis "Rustabout, avec Elvis Presley", on me dévisagea comme si je venais de lancer une connerie, mais qu'est-ce que je foutais dans ce cours, semblait-on me reprocher, si je n'avais rien de mieux à apporter que la référence à un film si médiocre?
je compris deux choses ce jour-là: certains de mes compagnons et compagnes de classe avaient menti, y allant de ces grands films pour bien paraître plutôt que d'annoncer en toute candeur le film qu'ils avaient réellement vu récemment, d'une part et, d'autre part, on oubliait que si le cinéma peut être affaire d'art avec un grand A, c'est aussi et plus souvent qu'autrement affaire de divertissement,
quelques années plus tard j'étais assis à une table avec des copains et des copines, on buvait de la bière et on placotait ferme, on se mit à parler de films, chacun et chacune y alla encore une fois avec les grands réalisateurs, j'étais bien d'accord, je les appréciais moi aussi, j'avais vu tous leurs films, mais il s'adonnait que quelques jours auparavant j'avais assisté, toujours au cinéma Régal, à une soirée thriller avec trois films à l'affiche, je ne me souviens plus du premier, un film policier américain, mais je me rappelle très bien des deux suivants: Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution, de Jean-Luc Godard, film que j'avais déjà vu, film que j'aimais, et Dr No, que je n'avais jamais vu et qui me conquit net fret sec drèt là,
on se moqua de moi, va pour Alphaville, disait-on, mais Dr No? c'est pas du cinéma sérieux, ça!
en effet, c'est pas du cinéma sérieux, et c'en est justement le charme, surtout quand on pense que ce film a donné naissance à une des séries cinématographiques les plus populaires de toute l'histoire du cinéma, une série qui dure encore après 40 ans de (pas toujours) bons et loyaux services,
tout cela pour dire que qui n'a pas frémi de plaisir quand Sean Connery, allumant une cigarette, cool as a cucumber, annonce, à la table de jeu, en réponse à Sylvia Trench, avec le thème musical maintenant si connu de Monty Norman, qu'il est "Bond. James Bond." qui, dis-je, n'a pas frémi d'excitation durant cette scène ne connait rien au cinéma, là! et quelle introduction dans l'imaginaire cinématographique pour un acteur à cette époque encore peu connu!
on affirme quelque part, me souviens plus où, qu'on aime le Bond de notre adolescence, pour les vieux comme moi c'est Sean Connery, pour les adolescents de la génération suivante c'est Roger Moore, pour ceux qui ont connu Bond dans les années 1990 c'est Pierce Brosnan, et j'imagine que pour les ti-culs d'asteur ça sera Daniel Craig, n'empêche, Sean Connery reste le modèle auquel sont comparés tous les acteurs reprenant le rôle, l'humour exagéré chez Moore, la dureté si bien rendue par Timothy Dalton, le calme froid de Brosnan, même la brutalité d'un Craig, Sean Connery a manié ces ingrédients avec charisme et intelligence, il a apposé sur le rôle le sceau indélébile de sa prestance,
Dr No n'est pas le meilleur de la série, s'il en est un des mieux réussis, mais il jette les bases de ce qui deviendra une recette gagnante: l'action, les Bond girls, la musique entraînante, le vilain mégalomaniaque, pas beaucoup de gadgets encore, mais ça viendra, les lieux exotiques, les escapades, les one-liners, etc.,
c'est dans ce film que sont introduits les personnages récurrents de la série: "M" (Bernard Lee), le chef de MI6; Miss Moneypenny (Lois Maxwell), et j'imagine qu'aux jours d'aujourd'hui les échanges entre Bond et Moneypenny seraient considérées comme harassement sexuel; le Major Boothroyd (Peter Burton), l'armurier du service, qu'on présentera dans le film suivant sous son nom de code, Q, magistralement interprété par Desmond Llewelyn; Felix Leiter, l'agent de la CIA, joué ici par Jack Lord, lequel se verra offrir par après le rôle pincipal dans la série télévisée Hawaii Five-0 et les autres acolytes de Bond, en particulier Quarrel (John Kitzmiller); le vilain, ici le Dr. Julius No, interprété par l'acteur canadien Joseph Wiseman, cruel, méthodique et impassible, et ses méchants de service, en l'occurence le professeur Dent (Anthony Dawson); et les Bond girls; il y en a trois dans Dr No (deux étant le minimum requis dans tout film de Bond):
- Honeychile Ryder (Ursula Andress), bien sûr, sculpturale, sa sortie de l'eau alors qu'elle cueille des coquillages est un classique, à noter que ce n'est pas la voix de l'actrice qu'on entend, mais celle d'une doublure, miss Andress avait un trop fort accent au goût des producteurs;
- Miss Taro (Zena Marshall), au service du Dr No;
- et la toute première Bond girl à percer l'écran, Sylvia Trench (Eunice Gayson), qui reprendra le rôle dans le film suivant;
il y a des irritants dans ce film, par exemple les pneus qui crissent comme sur du bitume alors que la poursuite est menée à train d'enfer sur des routes de terre, ou les effets spéciaux rudimentaires, qui pâlissent lorsque comparés à ceux d'aujourd'hui, mais étant le premier de la série Dr No est un classique, qui a imposé une formule qui a fait genre,
bref, un film que je ne me lasse jamais de revoir...


Bond et Honey

fractales - 1.38 + Bond, James Bond

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le décibel dénonciateur

rêve os rêveur
mythe sang miteux

body limitrof
unité qui bondit
se détache mosaïc
puzzle crachat

body persiennes
scène krome illico
à date d'hui
bloc sous limpide

body esquive
de ses éclaircies
sinon que mourant
se perçoit nuances

body effluves
tableau fascinant
masque intime
de tout le disponible

body parié
langueur seule
com asfalte au soleil
rareté échevelé

body passiflore
frein tubulaire
vibratile et coloré
relié en propriétaire

un pavé défasé
une litote de garnottes
une bouche d'égout
un éclair d'astre

supposé contigu
un ovni, jeu réel
constat qui tisse
un lascis de brume

body absorbé
accroc projeté
direct dans la
nuit du monde

body fixatif
investi portatif
nombre foison
des sèmes vecteurs

body inédit
voyage fraction
éco décodé
proxima galax

body vieilli
à soi par ailes
body confins
par soi neurotransmis

fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Troisième partie: fixé, or la blanche dérive des métafores
XXXVIII - le décibel dénonciateur

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.





Bond, James Bond

"Do you expect me to talk, Goldfinger?"
"No, mister Bond, I expect you to die1"

je me suis téléchargé la filmographie james bondienne entière, bon Dieu de bon Dieu, les 22 films officiels, de Dr No à Quantum Of Solace, plus les deux livraisons hors-série, le spoof Casino Royale, tourné en 1967, et Never Say Never Again, c'est que chu autant un Bond freak qu'un Trekkie inconditionnel,
cependant, si j'ai totalement aimé la direction prise par le nouveau Star Trek (2009), autant au niveau de l'histoire qu'à celui des jeunes acteurs reprenant les rôles de Kirk et compagnie, je reste comme qui dirait sur la clôture en ce qui concerne les deux plus récents épisodes de Bond, James Bond, soit les films Casino Royale (2006) et Quantum Of Solace (2008), avec Daniel Craig,
en un mot comme en cent, on a voulu effacer 40 ans d'une mythologie cinématographique et tout recommencer sur le mode "réaliste", en restant plus près de l'oeuvre littéraire, grosse erreur, on a oublié que depuis Dr. No le personnage littéraire et le personnage cinématographique ont chacun emprunté des voies différentes,
le Bond du cinéma est un mythe, une impossibilité, un cartoon pour adultes et en voulant en faire un sujet "réel" on en a détruit l'esprit, on a rayé de la carte la branche Q, Miss Moneypenny, l'humour, le sadisme, la sensualité, les gadgets, les "one liners", tout ce qui faisait d'un film de James Bond, les meilleurs comme les moins réussis, une expérience cinématographique qui ne se prenait pas au sérieux, qui pendant deux heures nous entraînait tongue-in-cheek dans un monde fantaisiste où le super espion se défait du super vilain avec panache, intelligence et créativité,
on nous donne maintenant un Bond qui n'est plus que force brute, sans finesse, sans gouaillerie, un athète sur stéroïdes qui ne tue même pas lui-même le super vilain à la fin, un Bond torturé par ses démons intérieurs, mais on s'en fout, de ses démons intérieurs, c'est pas un drame psychologique qu'on s'en va voir, non mais quand même,
on nous donne un Bond qui tombe en amour et qui démissionne des Services Secrets, mais on se moque de qui, là? Bond n'est tombé en amour qu'une fois, dans On Her Majesty's Secret Services, un Bond interprété par George Lazenby, convenable, quoiqu'un peu trop carré, qui s'éprend de Tracy Di Vicenzo, jouée magnifiquement par Diana Rigg, une des premières Bond girls qui n'était pas qu'une bimbo, qu'une décoration, mais un personnage dynamique et intelligent, et on comprend qu'un homme comme Bond se soit épris d'une telle femme, elle est assassiné à la fin du film, c'est fait, c'est dit, on n'en remet plus, finito,
parce que Bond ne tombe pas en amour, il baise les femmes comme il élimine les méchants chemin faisant, il est capable de tendresse comme le Bond de Timothy Dalton envers Kara Milovy, une contrebassiste interprétée avec beaucoup de finesse par Maryam d'Abo dans The Living Daylights, ou ce court moment d'affection où le Bond de Pierce Brosnan dans The World Is Not Enough se penche sur le corps inerte d'Elektra King, la très belle Sophie Marceau, qui lui avait lancé quelques secondes plus tôt, à demi folle et sur un air de défi: "You'll miss me, James!" et qu'il vient de tuer d'une balle au coeur, "I never miss!" dit-il, en lui caressant doucement le front, ce Bond aime les femmes, mais il ne tombe pas en amour, ce Bond ne traiterait jamais une femme de "bitch" comme le fait le Bond de Daniel Craig dans Casino Royale à propos de Vesper Lynd, la froide et sensuelle Eva Green,
on nous donne, ah misère! un Bond, à la question de savoir s'il veut son martini "shaken or stirred", qui répond "Do I look like I give a damn?" sacrilège! péché mortel!
on nous donne un Bond qui n'a en tout et pour tout dans sa Aston Martin qu'un défibrillateur! un défibrillateur!?! c'est une blague, oui? mais non, c'est pas une blague, c'est la réalité, pas de rockets dans les ailes, pas de siège éjectable, pas de gizmos géo-positionnels, rien, juste un défibrillateur comme on en trouverait j'imagine dans l'auto de tout octogénaire millionaire,
un Bond qui joue au poker, pas au baccarat, ah la la!
un Bond qui se fait péter les testicules par le méchant, jamais les autres Bond se seraient retrouvés dans une situation aussi humiliante et je dirais "shocking", les fesses à l'air en quelque sorte,
bref, on nous livre un Bond dénaturé, un tueur sans charme, un prédateur sans grâce et sans raffinement, on en a fait un héro "normal" qui ne se tape même plus la fille à la fin du film!?! on en a fait un "homme", mais c'est pas un homme, Bond, c'est un mythe, une légende, un plus grand que nature, une fantaisie, de la bande dessinée,
on nous donne, avec Casino Royale et Quantum Of Solace, deux films d'action ni meilleurs ni pires que n'importe quel autres films d'action récents et tout autant que ceux-ci salis par le placement commercial, Sony, Omega et Ford en l'occurence, deux films qui ne portent plus de James Bond que le nom,
m'enfin, que voulez-vous,
et comme j'ai décidé de me taper toute la filmographie en ordre chronologique, petits bouts par petits bouts selon que j'ai une demi-heure ou une heure de libre, là chu rendu à Goldfinger, je m'en vas vous en faire un compte rendu intempestif dans mes prochains blogs, en commençant of course avec Dr No pour terminer 24 blogs plus tard avec Quantum Of Solace,

"I admire your courage, Miss...?"
"Sylvia Trench. I admire your luck, Mr...?"
"Bond. James Bond."

fractales - 1.37 + mort du village Osborne

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buildings (traces)

derrière les connaissances, hors
d'ordinaires sédiments
et de films fustigés tirés
chatoient les arcades visuelles tel
que le seraient des enfants héroïnomanes

bruits naturels sur coques électrics
des pieds
du dos
des poings
du crâne
lève et hâle, livide
l'astronef capsule, le voyageur tardif
poursuivi par une idée d'astronaute

l'opiniâtre biologue et le fantôme infrarouge
altèrent et changent les substances chimics
le rayonnement des émules thermics
toute factualité, toute probabilité, tout assemblage
en densités de périodes com une rare interaction des gaz

repère le sang, le parle
remanie l'extase, l'expulse
engendre les appartenances
sexe en urge de redécouverte
borne plutonium, alarme qui sonne le retour
inespéré des chansons

ensorcellement des nuques, seins métaforisés
parallaxe des forêts déviergées dans l'amer tunnel du flagrant délit
appréhension par l'acier du même
l'abandon des soeurs liftées échappées, oeil
détresse surveillée des peaux
com un luxe toxicomane sur bandes magnétics

silos à l'ouest des spires épineuses :: attendre la mort
miradors, forteresses, crevasses et l'atoll :: mais n'entendre que
motifs empiristes d'options cosmopolites :: le fracas des mateaux-piqueurs

fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Troisième partie: fixé, or la blanche dérive des métafores
XXXVII - buildings (traces)

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.


Ida Lupino

mort du village Osborne

Plastic people
Oh baby, now
You're such a drag

Frank Zappa, Plastic People


ça y est, le village Osborne est mort, la commercialisation l'a étouffé, en a chassé ceux et celles qui lui insufflaient sa vitalité, son esprit rebelle, son anticonformisme, qui lui prêtaient ses couleurs et ses saveurs,
les punks, les goths, les métallisés, les tatoués, les percés, les misfits, les rock & roll, partis, disparus, évaporés,
entrent les Ken et les Barbie, les Plastic People comme le faisait remarquer mon chum Doug l'ôt jour, le village s'est transformé en un Disneyland pour jeunes professionels branchés,
American Apparel killed The Die Machine, la mafia suivra,
alors moi je m'en vais, je sors, je quitte le village, je n'y suis plus chez moi, je ne m'y reconnais plus, j'emporte ce qu'il fut dans mes bagages et je déménage,
bye bye, je reviendrai visiter les dimanches en touriste bien élevé, sti

fractales - 1.36

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Ah ! si les hommes voulaient s'aider !
Ah si les femmes voulaient céder.
Frédéric Dard (San Antonio)
http://www.pensees-ecrites.net/dictionnaire-de-citations/pensee,1374/


buildings (façades)

fleurs de tête
fleurs de terres
fleurs tempêtes
dans le puits égoïste
des élans engourdis
peur des mers
peur des quêtes
peur salpêtre


le temps semblelune s'emboîte :: clair planétaire
coextensif et rhéomètre :: séisme satellite
un coin rêvé pour oublier :: qui commence à peine
l'indisposition de l'amincissement :: de résulter
distribuée d'irrécupérable :: à l'emporte-pièce

l'onirisme pronominal mélope :: l'alfa
un reste corrosif de déclarations tailladées :: fou
d'os et de chairs sur trônes :: rechute

la tragic porosité de l'oubli :: insolite outil
agglutiné en jargons d'idiomes :: des sentiments armés
l'innombrable froid catalogué :: levier unicorne
le désespoir haleté en smog psychic :: à travers les magiciens

piano, dentelle au cul :: les dermes
rose sur sexe, poil art :: et les teintes
l'éjaculé coule :: la carnation
dans l'artère fidèle d'elle :: des nuits oasis


de lents rétroviseurs pliés :: arrière-plan
en cités radiales livrent une pneumoguerre :: de rocs et de ruines
à l'amas des crimes, un conflit d'une lancinante :: et de métal
intensité à la frontière chatronic des mythes :: qui pleut

fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Troisième partie: fixé, or la blanche dérive des métafores
XXXVI - buildings (façades)

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.


Mon desktop du moment, la délicieuse, talentueuse, voluptueuse, effilocheuse Mylène Farmer, pis c'est tout à fait par hasard, sinon par synchronicité que la capture a été prise le 16 à 16:16 lol

fractales - 1.35

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l'androïde androgyne
à Manon Duval

diversité des interventions, jeu des perceptions
lilas
aux solitaires terriens l'orange regard
approvision d'évasions, réalités démesurées

la métafysic se dénoue stridulente
rouleuse nucléaire olografe et tangentielle,
métal
mobile ciel complexifié, s'annelle à l'acide aurore

nous soms fonctions sans définitive
autogestées aiguës et pleinement récursives
ovule nova
en route vers une base auxiliaire logotone
com du pigment d'indices de croyances, souvent

L A M I N - retrousse ses cuisses ... retire
U T E S U - simultanée son t-shirt
I V A N T - ses plastoseins m'arc-boutent
E P R O G - mes liaisons décollent
R A M M E - d'entre mes occurences
L A M I N
U T E P R - miroir femelle
E C E D E - communication rayée
N T E

elle s'extirpait, déchirure
lévitait, éraflure
hors l'exosfère or la noosfère
rétroverse et lyric

sur d'ôtres planètes, érudite et fière
elle s'orgasmait sur végétaux sociétaires
constructions qui erraient en marge, qui flânaient
et où par traces passait le sang convulsif

transigée sur déplacement supraluminic
son aura blessée bleue
son ove blessée blême
elle s'orientait sur le jaune orient nuageux


fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Troisième partie: fixé, or la blanche dérive des métafores
XXXV - l'androïde androgyne

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.


Drunk Kid Shelleen (Lee Marvin), the drunkest gunfighter in the west, on his drunk horse.
From the movie Cat Ballou.

fractales - 1.34

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aboulé, l'abécédaire arbitraire abrégé
à Marie-Noëlle, Youri, Mylène et Juliette

enfants zigzags, saules sous pluie
qu'on abîme aux lèvres des mères
enfants ysopets, retours sur clarinette
qu'on bousille selon le contexte
enfants xérus, colorés éminents
qu'on claustrofobe dans des raisonnements
enfants weekends, feuilles d'automne
qu'on dissipe dans de l'avenir désuet
enfants vagues, mousses sur océan
qu'on s'esquinte à lire sans lumière
enfants uranium, prologues de continuum
qu'on flagelle avec du vent glacé
enfants titans, échoués ramifiés
qu'on galère à l'endos des pères
enfants secrets, brèches et boîtes noires
qu'on hache sur vidéos partouzes
enfants récits, noeuds de royaumes
qu'on isole dans d'exprès préfabs
enfants quotidiens, dare-dare jour et nuit
qu'on juche à la pointe de totems acérés
enfants pèlerins, hublots, périscopes
qu'on kyste d'une genèse à l'ôtre
enfants oignons, fusées sur fusées
qu'on leucémise d'ivrogne mazout
enfants nombrils, splendeurs sur coussins
qu'on métafyse à qui mieux mieux
enfants morfèmes, ping-pong pioupious
qu'on normalise par compost d'arkétypes
enfants lézards, paresse vive, sable dru
qu'on onanise avec tous les moyens du bord
enfants kiosques, juste assez, comic strips
qu'on poignarde, mais avec quelle vigueur!
enfants jongleurs, surplombs de réseaux
qu'on quadrille de décors écriteaux
enfants inassouvis, touchés par la neige
qu'on refuse, rapport au coût de la vie
enfants héros, coeurs clones clowns
qu'on saigne et qu'on saigne encor
enfants glisseurs, luges sur nuages
qu'on tétanise par bourrées de simagrées
enfants feux, bazars de surréel
qu'on usage com de vieilles bagnoles
enfants enzymes, rumeurs déshabillées
qu'on verge, phallus, crin de mitraille
enfants déclics, en quête d'ogres à vaincre
qu'on warrante toutes marchandises confondues
enfants caravanes, cargos sur poussière
qu'on xylografe sur tables de lois
enfants boutades, brises de mouettes
qu'on yole sur rivières contaminées
enfants archives, avers de chuchotis
qu'on zoopsie en parterres cadenassés


fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Troisième partie: fixé, or la blanche dérive des métafores
XXXIV - aboulé, l'abécédaire arbitraire abrégé

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.

fractales - 1.33 + nouvelles imparfaites

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rivages du monde
(reliefs)


esquisse au grand jour de halls de miroirs
la mère s'infiltre dans la forte anxiété
du flash anonyme et l'avise des meurtres crédibles
tous les siècles sans ôcune virginité

longs traits de cosmos, d'attractions futures
chute assimilée des mirages supervisés
com des semblants de filles vaporeuses

rumeurs de rues, hurlements d'avenues
crachats dressés sur poutres vicieuses
scandale des emblêmes figés d'horreur
com une avalanche d'enfants empoisonnés
beuveries de bains de sang
la face tordue du monde s'amuse, l'ami

silence! les électrons sont à l'oeuvre!
marginaux dans les colères renflouées
fuzzy barbouillage, naufrage des palais autistes
troublures en bordure du néant ventouse
festures d'énigmes continuellement, même tard

de finales armadas nécromancisent les destins
roue cassée des vérités, limites mentales
dans quoi hiberne l'écriture finement concassée
com une délicate filature de la totalité

la dissemblance se rencadre à visage découvert
absolument, par emprise des dénonciations
là où ôtrui planche mortel par crêtes
sur un fotomur et sur des notes plaintives

saisis choqués nous passons en hyperespace
nourris d'hypothèses débitées par bribes
lancés d'aventures anciennes
et vite les autonymes au risque de vivre
dans le courant des monts dispersés

veillées extravagantes les soirs de pollution
en réintégrant ossi sec nos prisons natales
substantifs déjoués par la gravité du coeur
com une séduction collective éprise de sa mère

fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Deuxième partie: arqué, par le mécanisme mauve des mandalas
XXXIII - rivages du monde (reliefs)

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.



+ nouvelles imparfaites

Les miroirs feraient bien mieux de réfléchir avant de renvoyer les images.
Jean COCTEAU, Essai de critique indirecte.


1) en direct des éditions du Blé: mon deuxième roman, la forêt du langage, qui se trouve être le dernier de la trilogie commencée avec les galaxies nos voisines, chu t'en train d' pondre le numéro 2, l'ange, mon roman, donc, est imprimé, le lancement est prévu pour le 28 avril, ouh ah!

2) en direct d'entre ma chaise et mon écran d'ordinateur: plus j'avance dans l'ange, plus j'ai des idées pour mon quatrième roman, un roman de SF celui-là, l'exotrip, roman que je traîne en moi depuis... hm... attendez une minute que j' compte, là... 123 ans et 321 jours, osti que l' temps passe vite!

3) en direct du coeur même de notre fiction sociale: j'ai créé le mot exotrip à partir du préfixe exo, qui signifie à l'extérieur, et du mot anglais trip, qui veut dire voyage, donc, dans l'esprit du roman l'exotrip, voyage dans les régions inexplorées de la Voie Lactée, ben oui,

4) en direct de la valve droite du coeur même de notre fiction sociale: le personnage central du roman, un exotriper, transite à vélocité supraluminic -- "pourquoi t'écris pas plus vite qu' la lumière à place, me semble qu' ça s'rait plus compréhensible que vélocité supraluminic, non? pis pourquoi transite? pourquoi t'écris pas voyage comme toulmonde?" "veux-tu ben m' câlisser patience, toé? j' pas d'mandé ton avis, osti! non mais!" "ben oui, mais t'écris a'c des mots longs d' même qu' personne comprend, crisse!" "vas donc chier!" -- vers le centre de la Voie Lactée, où on dit qu'il y a un trou noir qui nous regarde comme un troisième oeil au front de l'humanité, -- "han?!? j' comprends pas, moé là, là, ça veut dire quoi, ça, un trou noir comme un troisième oeil qu'on aurait dans l' front? tu capotes ou quoi?" "ah, écoute, toé, tu commences à m' taper su' l' nerf en sacraman, farme-la, crisse!" "m'a t'en faire, toé, farme-la, cé moé qui va t' la farmer, mon osti!" ...

5) en direct ... attendez ... oui, on m'apprend à l'instant que les deux faces du miroir en sont venues aux coups ... donc, en direct du miroir: LES DEUX FACES S'AFFRONTENT! et on me dit que la confusion grandit dans le monde des reflets et des reliefs ... ayayaille!

6) - ah dis donc, ça cogne en crisse! awoèyez, les gâs, 100$ su' 'a face droite!
- ton 100$, pis un 100 d' plus su' 'a droite moé si!
- ah ben, r'garde la gauche aller, toé!
BANG! PAF!
- ouh, ç'a dû faire mal, ça!
- allez, j'en mets 200 s' 'a gauche!
- pourquoi tu prends pour la gauche, toé? t'as toujors été à droite!
- non, cé pas vrai, j'ai pas toujours été à droite, pis d'ailleurs chu comme Iznogoud, moé, chu prêt' à passer du côté gauche du miroir pour dev'nir calife à ' place du calife, ça fait qu' 200 s' 'a face gauche,
- que cé qu' tu racontes là a'c té z'affaires d'Iznogoud pis d' calife, toé?
- hey, lé gâs, chèckez ça, chèckez ça!
BLAM! KAPOW!
- oh, là a vient d'en manger une méchante,
- oui mais r'garde-la, toé, a se r'lève tusuite, osti!
- pas grave, j'accote son 200, pis j'en mets 100 d' plus su' 'a droite,
- moé si, j'accote, toute su' 'a droite,
- han, han, moé j' reste s' 'a gauche, pis j'en rajoute 100, pis toé, t'as rien dit encore, tu gages pour qui?
- la gauche, comme toé, v'là 500, pis j'en mets 200 d' plus,
- osti, tu parles pas souvent, toé, mais quand tu parles, tu dis pas dé niaiseries, okay, j'accote ton 700,
- idem icitte, pis osti, r'garde-les aller, toé,
- ça commence à saigner pour de vrai, m'a t' dire, moé,

7) suite au prochain numéro

fractales - 1.32 + le Thin White Duke

, ,

le satellite fragmé
(échos)


hurle le sang
gémis les terres
craque l'os fragile

arrache les peaux
lambeaux d'enfants
reviens à l'embryon

fréquente les gorges
sonde les regards
touche les torses
sans briser l'os

crie le temps
frémis l'aire
traque l'idée gracile

tranche les chairs
écrie les terres
décrie les misères

ramasse les races
repère les songes
les solitudes aberrées

fuis la peur
la retire de l'index
renifle le sang
vibre l'océan

froisse les épaules
écarte les cuisses
les courbes dociles
sans snaper l'os

et frappe les buildings
d'exceptions émotives


fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Deuxième partie: arqué, par le mécanisme mauve des mandalas
XXXII - le satellite fragmé (échos)

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.

+ le Thin White Duke

le talent, l'élégance, la classe, l'amour et le respect de son public, une des plus belles voix du rock, à côté de ça, Lady Gaga, c'est gougoune





fractales - 1.31

, ,

l'entêté textuel
à Claude B.
une nuit, à Trois-Rivières


avides et naturelles fonctions pragmatics
qui connectent (visible étude, oeuvre incessante)
le documentaire et l'expression explicite
l'immolation touffue qui se marre, minette
l'inscription prépondérante et propitiatoire

à la portée de l'indéfini et du dur équivoque
et qui explore le domaine invoqué
(gammes parfumées), le pronom et le rôle
le transfert, le débat des cas difficiles
et qui galope d'une allure fiévreuse et brève

je revois ne rien faire sa longue
chevelure nébuleuse diffuse
sur la plaine galaxic de son dos
sous l'ultra touche de sa caresse mohair
mon flanc tressaillait d'un frisson eidétic
ma main retrace encor, seuil, trouée
l'anxieux sentier de sa chair
de l'indivis de son épaule
à la plante covalente de son pied
brûle dans la lave de son sexe
effleure encor
ses seins bossés de cancer
qu'elle éludait

désir, sauvage motivation, jouissance givrée
dans quoi se mirait l'indissoluble
d'un soir fotométric gravant le grave
de l'implausible implosion de la ville

nuit dialogic, musicale et de relents
telle un voile démarreur retiré, si peu
de devant le profond mystère d'ôtrui
qui orbe

elle, finalement sans indigo malgré
une situation (en son âme) hélicoïde
morose du redéploiment jour à jour élaboré
se protégeait d'emblée référée, éperdument
romantic et lucide, ma soeur jumelle

corps arènes sur balcons bigarrés
elle et moi entrelacés
par droit d'asile
austèrement
par enténèbrement du concret
filions judicieusement

fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Deuxième partie: arqué, par le mécanisme mauve des mandalas
XXXI - l'entêté textuel


American Museum of Natural History
http://www.amnh.org/news/2009/12/the-known-universe/

fractales - 1.30

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le sujet tricheur
(le visage à deux faces)


ah! l'indéniable réalité trompeuse d'ôtrui
de séjour en séjour sur sifflement de réacteurs
et de pudeurs qui rôdent dans les matins blêmes
traces de flingueurs fardés, matière vaporeuse en frappe
de bitume, inlassable com un strip esseulé!

oh! un bulbe gris fendu en plein milieu
double sinuosité sur profil d'embrasure
et trigonome du clitoris pour le rituel des jouissances
à bout, le faufilement des relations sociales surgelées!

hum! les sexes ubics restent innovateurs d'emphases
s'ouvrent la chair à grands coups de générations
les veines giclent dépucelées d'avenir, l'ardu stéréotype
prématuré exécute les mages rarement devinés
torrides griseries entremêlées d'étonnantes érotomanies!

hi! des nymfes étrangères se livrent dénudées
au furieux rythme des mères délicates
obsédées par les synkronies et les zones érogènes
en dépit de détestables arianes de cadavres!

fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Deuxième partie: arqué, par le mécanisme mauve des mandalas
XXX - le sujet tricheur (le visage à deux faces)

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.






fractales - 1.29

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tel quel, lieu-rêve
à Pierre Robert

la nuit devient
inexprimable
nie
argumente
de l'âpre désir
onirie

(sitôt que s'abreuvent les fermions
tiges océanes par brutal refroidissement
(eurent) par trempe ultra rapide
(d'accroître (feuilles migrées))
à l'interface, certes
par éradication des terres sous-jacentes)


un banc de sable progresse indubitable
s'oublie (l'houle, s' départ)
dans un crépuscule oblong (écoute astrale)
un virage démesuré où l'hyperbuse abole


fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Deuxième partie: arqué, par le mécanisme mauve des mandalas
XXIX - tel quel, lieu-rêve

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.



fractales 1.28 + divagations de mec

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la transbahutation des opacs
(l'ôtre, la fam et l'hom)


on approuve, on approuve
fourvoyé en sa propre cour
on s'abandonne dans son corps écourté
on se raconte l'histoire du jardin défunt
suspendu au mur oblic des passions
l'étrange récit du désert vif
déroulé au plat comptoir des tourments
on se musèle, on s'avère lisière
pleurant les ans qui nous hantent
barrières depuis qu'on s'habite
on accroche des fleurs et des bannières
à la tour penchée des émotions,
on se languit, lanternes, soupirs
lesté de sa pure volonté, piètre pouvoir
on longe la galerie des textes délignés
les couloirs de la romance désécrite
on reboise l'épile clairière des sentiments
puis on saute, oui, saute malgré soi
dans la vivide arène des souffrances

d'un kyste à l'ôtre, dans l'escalade
spiralée des espaces mentaux

fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Deuxième partie: arqué, par le mécanisme mauve des mandalas
XXVIII - la transbahutation des opacs (l'ôtre, la fam et l'hom)

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.





+ divagations de mec

alors voilà, il y a deux semaines exactement, mardi le 9 février dernier, j'ai signé aux éditions du Blé un deuxième contrat, celui-ci pour la publication de mon roman la forêt du langage, l'affaire est dans le sac comme on dit, la date du lancement n'a pas encore été arrêtée, mais mon éditrice, ou plutôt son équipe, travaille actuellement sur les pages couvertures, alors ça ne devrait pas tarder,
autrement qu'y a -t-il de nouveau dans ma vie? hum ... pas grand-chose, en effet, du moins côté amour, toujours la même complainte de l'esseulé, moi qui ai toujours été sexuellement très actif, me voilà bien pris maintenant que ça fait presque trois ans que j'ai pas touché à une femme, je ne perds cependant pas espoir, bien au contraire, chu trop optimiste pour ça, mais quand même ...
le problème, c'est que j'ai pas envie de m'embarquer avec n'importe qui juste pour le sexe, quoique une petite saucette de temps en temps ça ferait du bien, ce que les angliches appellent un "one night stand", je veux bien une blonde, mais je n'ai pas du tout l'intention de m'embarquer dans un roller-coaster de tergiversations émotionnelles, ou je me trouve une femme indépendante, artistique si possible, créative, imaginative, qui a de l'humour, qui sait ce qu'elle veut, qui se connait émotionnellement et qui est à l'aise dans son corps, ça doit bien exister, une femme de cet acabit, ou ... ben, rien ...
cela dit, ma fashionista de 9 ans se porte très bien, vive, rieuse, colorée comme un arc-en-ciel et bourrée d'idées, c'est un plaisir, que dis-je, une joie que de la voir aller, ma connexion directe avec l'énergie du monde et une ouverture sur le monde à venir,
les J.O. maintenant, si vous saviez comme je m'en crisse, des J.O., boooring! cé-tu fini, là? on est le 23 février, ça va-tu finir par finir, osti? ça dure quoi, deux semaines? tss!
la seule et unique fois que les J.O. m'ont accroché c'était au début des années 80, les J.O. d'été, et seulement la natation, et seulement une nageuse, une grande Suédoise belle à mourir, le corps d'un déesse, elle n'a rien gagné, sinon nos regards admiratifs et concupiscents à un chum et à moi, un chum d'université qui venait chez moi pour la voir, on n'a manqué aucune de ses prestations, aucune, collés à la tv comme des ti-culs boostés aux hormones, ensuite on éteignait la tv pour embrayer sur le système de son, avec table tournante dans ce temps-là,
parlant musique, j'ai récemment ajouté Blondie, David Bowie et Marc Bolan & T. Rex à ma collection, j'ai à ce jour, dans ma machine Linux: B B King, Beatles, Blondie, Bob Dylan, Concrete Blonde, David Bowie, Doors, Hawkwind, Headless Chickens, Jane's Addiction, Jimi Hendrix, Kate Bush, Led Zeppelin, Les Rita Mitsouko, Marc Bolan & T. Rex, Mylène Farmer, Ofra Haza, Patricia Kaas, Pink Floyd, Porno For Pyros, Renaud, Rolling Stones, Velvet Underground, pas si pire, han? et y en aura d'autres comme de raison, y me manque encore Robert Charlebois, Dalida, John Lennon, Lou Reed, pour ne nommer que ceux-là,
pour le classique j'écoute Radio Swiss Classic, mais je vais un moment donné me télécharger du J.S. Bach, du Beethoven et du Handel, plus quelques cantatrices, Cecilia Bartoli en particulier, Kiri Te Kanawa aussi,

bon, ça suffit, à la chropaine, pardon, prochaine cool

fractales - 1.27

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rêve d'identité

les arkétypes oscillent :: flamboyants trapèzes
viennent et sont prêtés :: filtres et filiformes
où nichent les tueries concressibles :: com une révision
de ce fait hydrargyres :: des fantasmes, des livres et des clés

là, le rapport des hyménoptères dépend de quelques cloaques
en attente des interventions droites
lesquelles se contractent jusqu'à l'infini, jusqu'à l'asymptotic
et qui ne citent ni n'indiquent ôcun âge

parsemées de pseudo valeurs d'équité
de singulières divergences, de tensions homéomorfes
et dont les fonctions sont par nature comobiles

l'univers par l'esprit :: ciné distribution
l'univers par la chair :: des fictions sociales
toute survie même plastifiée :: subtiles improductives
parfois, parfois libère l'humain :: et mises à l'épreuve

fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Deuxième partie: arqué, par le mécanisme mauve des mandalas
XXVII - rêve d'identité

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.

fractales - 1.26

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centrales nucléaires
(les nuages de Magellan)


examine et note :: stries sinistres
polythéisme :: tentacules
des sectes rues :: de bric et de broc

d'incalculables souvenirs frémissent, miroitement déchaussé
dans la conséquence dernière des fresques et des fentes
fins et préludes, faims, feintes narrations
des abysses et des charniers, cyclones de temps, profétic'man

particularités!
tonnage métric et pont
aire des senseurs, unités
vitesse de croisière
et d'urgence
ascenseurs, containers
de profil et de face

les transporteurs et couloirs d'abord
environnent l'entrée principale des machineries
en flottaison
branchements, branchies d'assiduité
reconsidération des cargos hydroponics

une voûte diafane à toute condition
se narcissise les encodeurs sur terrasses protactiles
puis se dématérialise en piles magnatomics
orage de bruit le long des terres amères séculaires

oléoformes :: clameurs et cris
d'où ivres :: du calcaire trop
s'interpellent :: empressé
les transistors :: en regard de

fractales poésie désossée
Livre 1 – l'oeil
Deuxième partie: arqué, par le mécanisme mauve des mandalas
XXVI - centrales nucléaires (les nuages de Magellan)

(c) 2009 Jean Chicoine
Toute reproduction interdite sans autorisation.


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