Friday, 21. January 2005, 09:07:26
Un pote me parle au téléphone d'un hommage rendu à
outfoxed hier sur Arte vers les 22H00. Pas de bol, il a du se planter car il n'y avait rien de tel. Bref je me suis retrouvé à matter l'année du dragon en VO sur la 5 en attendant, et là je ne sais pas si c'est le recul de l'âge (je devais avoir 14-15 ans quand je l'avais vu) ou bien juste l'effet magique de voix qui tiennent la route (je ne voudrai pas généraliser mais souvent les voix off françaises sont A CHIER), mais l'aspect polard du film m'a semblé être de toute évidence qu'un simple pretexte.
Le thème central ? L'integration des minorité ethniques au sein d'un pays qui se prend volontier pour un exemple réussi de melting pot : le heros flic est d'origine polonaise (son adjoint est hispanique) et après le quartiers noirs du bronx il se retrouve à chinatown...
Le flic tire son idéalisme de sa croyance qu'il est authentiquement "américain" (même si on lui relache régulièrement ses origines à la gueule, et même si des fois il les revendique de lui même). A ce titre son idée force est logique : sur le sol américain, c'est la loi américaine qui prime. En effet, la culture chinoise (et donc les triades) est vivante à chinatown, logique puisque ce quartier est un ghetto ethnique où aucune intégration à la société américaine n'est effective.
De toute façon, les chinois le disent eux même, ils sont là "pour prospérer non pour changer les choses" : pas grave si on leur donne des dés pipés en main, il feront avec ! Et ils le font, avec l'argent (illégale) qu'ils se procurent, ils corrompent les décideurs, à defaut de s'attirer leur estime. Ils usent des règlent du jeu qu'on leur a ennoncé.
De plus chinatown se relève être une attraction touristique dont la ville tire profit, tout le monde semble être content.
Au final peu de wasps (homme blanc anglo saxon) dans ce film. La raison ? Et bien ni le bronx, ni chinatown, ni par déduction/allusion le quartier italien ou porto ricain n'est au final un sol américain. Le sol américain, on le retrouve chez les wasps justement, ce n'est pas là où se trouve la violence, ce n'est pas là où on a besoin d'un super flic.
La paradoxe (et qui va couter la vie à la quasi totalité de l'entourage du héros au final) repose sur le fait que la loi americaine ne peut être respectée que si le citoyen est intégré à la société américaine qui l'a édictée. Hors le heros refuse de faire cet effort de compréhension : il s'en tient à la géographie plutot qu'au social.
Ce qui, au final, fait que tout le monde perd.