Tuesday, January 10, 2012 1:22:39 PM
France, Europe, democracy, Union Européenne
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Les 27 membres du Conseil d'administration d'European Union Inc. ont approuvé le rapport financier 2011 présenté par les dirigeants d'European Central Bank ( la filiale financière consolidée du groupe ) sur les politiques monétaires visant à réduire le coût du travail.
L'année 2011 a été une une année de consolidation et de progression de notre politique visant à asseoir le rôle dominant des marchés sur toute autre considération. La politique de financement des États par le Marché couplé à la monnaie unique et au libre-échange dans une concurrence libre et non-faussée a permis encore plus que dans le passé que les travailleurs européens restent soumis à la discipline exigée par les marchés financiers. Ceci a permis de hauts rendements financiers pour les investisseurs ayant un goût avéré pour la prise de risque.
L'année a été productive sur ce point et nos équipes idéologiques très motivées ont gagné des parts de marché dans la très vive concurrence idéologique mondiale. L'offensive de nos équipes sur la dette publique a été très pugnace et a terrassé nombre de nos concurrents. Il convient quand même de rester prudent sur nos concurrents qui sont affaiblis et dispersés pour le moment, mais qui pourrait être tentés de se regrouper. À ce titre le Conseil approuve l'augmentation du budget « Opérations Spéciales » pour discréditer, affaiblir et semer le zizanie dans les rangs adverses. Dans ce cadre pour l'année 2012, l'opération « Populisme » entrera dans sa phase d'intensité maximale et désignera clairement les concurrents à abattre.
Nous allons continuer à mettre l'accent sur la formation des journalistes et des économistes afin de nous assurer l'exclusivité de notre point de vue sur l'expertise concernant notre domaine d'activité.
Pour 2013, nous avons prévu d'élargir le périmètre du groupe European Union Inc. par l'acquisition-fusion avec Croatie Inc. et de prolonger les négociations d'adhésion à notre convention de groupe avec la Société Islande SAS. La Société Islande SAS devra continuer de respecter les obligations qui lui incombent notamment celles définies par l'autorité de Surveillance AELE dans le cadre de l'accord EEE. Les actions de communication visant à promouvoir un débat éclairé sur les processus d'adhésion à notre convention de groupe ont débuté. Malgré tous les avantages en terme d'économies d'échelle qu'elle apporte, l'adhésion à notre convention de groupe reste un sujet controversé dans la Société Islande SAS. La Conseil d'administration continuera à fournir de l'aide afin d'informer le mieux possible les actionnaires de la Société Islande SAS des avantages pour eux de l'adhésion à notre convention de groupe. En 2013 dans le cadre des accords mutuels qui nous lient avec la Société Turquie Inc. nous intensifierons la coopération et la création de nouveaux joints-ventures avec la Société Turquie Inc.
Mise au point :
Ce rapport, malheureusement pour nous, très crédible par sa langue de bois de suffisante arrogance européiste n’est en fait que l’oeuvre de votre obligé serviteur, auteur de ce blog.
Principales sources d’inspiration : rapports aux actionnaires des sociétés cotées en Bourse et le rapport sur les stratégies d’élargissement et principaux défis 2011 – 2012
http://ec.europa.eu/enlargement/pdf/key_documents/2011/package/strategy_paper_2011_fr.pdf
Friday, October 21, 2011 1:27:47 PM
laws, Union Européenne, human rights, droits de l'homme
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Signez l’Appel des 1 000 : Un référendum pour sortir le traité de Lisbonne de la Constitution française
Si la gauche était majoritaire, le M’PEP appelle à l’organisation d’un référendum pour sortir le Traité de Lisbonne de la Constitution, afin de restaurer la souveraineté populaire et de pouvoir enfin mener de véritables politiques de gauche. Ce référendum devrait intervenir immédiatement après l’élection d’une majorité de gauche. La question posée aux Français serait : « Souhaitez-vous réviser la Constitution française pour en ôter le titre XV (‘‘De l’Union européenne’’) ? ».APPEL DES 1 000 : UN RÉFÉRENDUM POUR SORTIR LE TRAITÉ DE LISBONNE DE LA CONSTITUTION FRANÇAISEPar le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).
Le 4 octobre 2011.
Ce sont près de 1 000 citoyens qui viennent de lancer un « Appel à référendum pour sortir le traité de Lisbonne de la Constitution française ».
Pour voir les premiers signataires cliquez ici.SORTONS LE TRAITÉ DE LISBONNE DE LA CONSTITUTION FRANÇAISE
Signez l’Appel à référendum lancé par le M’PEP !Le 29 mai 2005, lors d’un référendum, le peuple français rejetait à 54,68% le projet de traité constitutionnel européen. Ce traité visait à graver dans le marbre du droit européen la doctrine néolibérale : priorité absolue à la « concurrence libre et non faussée » ; libéralisation des services publics pour les privatiser ; libéralisation du commerce international pour faire du libre-échange un système de mise en concurrence entre les nations, les systèmes sociaux, les peuples et les travailleurs ; libéralisation du « marché » du travail pour organiser la précarité et la soumission du salariat ; libéralisation des marchés financiers pour placer les finances publiques sous la domination de la finance ; monnaie unique placée sous le contrôle d’une Banque centrale européenne « indépendante », retirée des prérogatives de la puissance publique.
Le 4 février 2008, le Congrès réuni à Versailles (députés et sénateurs) votait à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés une révision de la Constitution française, grâce à la plupart des parlementaires socialistes et verts qui ont soutenu la droite. Le titre XV de la Constitution était modifié et stipulait, notamment : « La République […] participe à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne… ».
Voir le texte du titre XV de la Constitution sur le site de l'Assemblée Nationale, ici …
Ce traité avait été signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 entre les vingt-sept États membres de l’Union européenne et entrait en vigueur le 1er décembre 2009. Le traité de Lisbonne a modifié les deux traités fondamentaux de l’Union européenne : le traité instituant la Communauté européenne (traité de Rome, 1957, qui est rebaptisé traité sur le fonctionnement de l’Union européenne), et le traité sur l’Union européenne (traité de Maastricht, 1992).
En réalité, le traité de Lisbonne n’est qu’un résumé du projet de traité constitutionnel européen. Toutes les tares qui avaient été dénoncées au moment du référendum de 2005 se retrouvent dans le traité de Lisbonne. Dans ces conditions, ce traité interdit toute politique de gauche. En effet, un gouvernement de gauche qui voudrait s’opposer, par exemple, à des directives européennes de libéralisation en pratiquant la désobéissance européenne, ne le pourrait pas. La droite saisirait immédiatement le Conseil constitutionnel au motif que refuser d’appliquer une directive européenne n’est pas conforme à la Constitution puisque celle-ci, désormais, a intégré le traité de Lisbonne. Il ne fait aucun doute que le Conseil constitutionnel annulerait de telles décisions prises par une majorité de gauche.
Pour mener des politiques de gauche, il faut donc sortir de l’Union européenne ou pratiquer ce que le M’PEP nomme la « désobéissance européenne » en ôtant de la Constitution française toute référence au droit européen en général et au traité de Lisbonne en particulier.
C’est la raison pour laquelle, si la gauche était majoritaire, le M’PEP appelle à l’organisation d’un référendum pour sortir le Traité de Lisbonne de la Constitution, afin de restaurer la souveraineté populaire et de pouvoir enfin mener de véritables politiques de gauche. Ce référendum devrait intervenir immédiatement après l’élection d’une majorité de gauche. La question posée aux Français serait : « Souhaitez-vous réviser la Constitution française pour en ôter le titre XV (‘‘De l’Union européenne’’) ? ».Pour aller sur le site du M'PEP signer l'Appel à référendum … …
Friday, July 8, 2011 8:36:37 PM
peuple, France, Europe, Mélenchon
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Le rêve brisé
Que veut dire l'idée même de souveraineté populaire quand on est membre de l'Union
européenne ? Pas grand-chose. C'est le premier obstacle au programme de la révolution citoyenne.
Pour la gauche qui avait accroché son projet à cette construction, cette affaire est un drame. C'est mon cas. Je ne dois pas être le seul. L'Europe devait être le moyen de rétablir la souveraineté populaire mise en cause par la mondialisation et la puissance des Etats-Unis d'Amérique. Mais oui ! On peut toujours ricaner mais c'est comme ça que nous pensions. Peut-être tout le monde a-t-il oublié dans quel contexte a été pris ce tournant ?
La gauche était au pouvoir depuis 1981 et nous avions subi quatre dévaluations et un contrôle des
changes. Nos chefs décidèrent de faire le dos rond. Pour garder tout ce qui avait été conquis. Pour le
prochain bond en avant, il fallait un autre cadre. Ils voulaient en faire le « niveau pertinent pour le
changement social ». L'Union européenne, à l'époque, était limitée à 15 membres. Ils pensaient que
plus on avancerait l'intégration économique, plus en résulterait de l'intégration politique, c'est-à-dire
de la démocratie. Un rêve. On connaît la suite. Cette ligne reposait sur une erreur d'évaluation
terrible. Dans son nouvel âge, le capitalisme ne s'intègre plus qu'en démantelant toutes les
régulations. Et d'abord celles que les citoyens avec leurs lois, leurs alternances politiques, peuvent
décider. Nous avons nous-mêmes lâché le monstre dans notre cour ! Il n'en a jamais assez. S'en est
suivie une nouvelle phase. Le capital exige que soient constitutionnalisées les normes interdisant
qu'on le maîtrise. En ce moment, c'est du délire ! Les uns veulent interdire dans la Constitution les
déficits publics, les autres veulent passer des accords européens qui interdisent les augmentations
d'impôts. Pour punir les peuples, on les priverait de droit de vote au Conseil européen, et ainsi de
suite.
Une gargouille globich
Bref, que reste-t-il de notre rêve ? Une pauvre gargouille qui ânonne en globich, l'anglais pour les nuls, les aéroports et les marchands de souvenirs. Des décisions qui font mal à tout le monde.Une haine populaire croissante. Maintenant, quelque chose est clair : c'est justement que l'Europe,ce n'est pas clair. Comment pourrait-il en être autrement ? L Europe a commencé à 6. Comme une bande. Ça pouvait être collectif. On est 27 sur la galère. Euh, non... peut- être 28 ; à moins que ce ne soit 30. Et combien de pays attendent leur tour ? On n'en sait plus rien. À chaque pas, l'imbroglio institutionnel s'aggrave. Il suffit de constater l'état de cette chère Union européenne depuis l'adoption du traité de Lisbonne, qui l'a dotée, comme on nous l'a tant répété, d'« institutions plus fortes et plus lisibles ». Mauvaise blague ! Il y a dorénavant trois têtes pour l'exécutif au lieu de deux, ce qui était déjà beaucoup compte tenu de leur nocivité respective. Premièrement, le président du Conseil des gouvernements, qui continue à changer tous les 6 mois. Vient ensuite le président permanent, qui, lui, change tous les 2 ans. Enfin, le président de la Commission installée pour la durée d'un mandat de l'Assemblée européenne, soit 6 ans ! Fort et lisible ! Ces trois-là se montent sur les pieds en permanence. Leur capharnaüm détruit le peu de lisibilité qu'avait tout ce fatras.Quel contrôle des citoyens est possible dans une telle confusion ? Aucun. C'est étudié pour.
Cette Europe n'est pas la solution,c'est le problème
L'Europe devait être la solution. On nous l'a assez chanté ! C'était la solution pour à peu prèstout. Chemin faisant, la vérité s'avère être exactement inverse. Cette Europe n'est pas la solution.Cette Europe, c'est le problème. D'abord parce qu'elle est une machine à faire reculer le droit démocratique essentiel des citoyens. Là où l'Europe intervient, le citoyen est expulsé. Les gesticulations du Parlement européen, aux attributions atrophiées, ne sont qu'une diversion. Le second, c'est qu'une véritable ponction est faite, sur la richesse produite par notre pays, au profit de cette construction libérale qui détruit notre modèle économique. L'Union européenne abolit notre histoire républicaine et elle nous le fait payer sonnant et trébuchant ! Contributeur net au budget de l'Europe, le peuple français donne généreusement. Vous ne le saviez pas ? En 2009, la France a donné à l'Europe 5 milliards d'euros de plus qu'elle n'en a reçu. La note ne cesse de s'alourdir ! Au point que chaque Français contribue désormais pour 284 euros par an au budget européen, contre seulement 200 euros par Allemand. Les Britanniques, eux, ne paient que 150 euros par habitant. En effet, ils ont obtenu un rabais sur leur cotisation ! Et savez-vous qui paie la plus grosse part de ce rabais ? Ces nuls de « frogs » eux-mêmes, les Frenchies, les grenouilles : nous. De 2005 à 2008, notre pays a ainsi payé 5,6 milliards de plus au budget européen pour permettre aux Britanniques de payer autant en moins. Cette somme, c'est deux fois le budget annuel du ministère de la Culture !
Ou le montant du déficit des retraites en 2008. Pourquoi le supporter plus longtemps ? Quelle est la contrepartie positive de cet effort ? Quel bien ? Quel service ? Quel respect ? Rien. Absolument rien de plus que ce que nous pourrions nous procurer tout seuls. Rien, sinon des maltraitances. Certes, nous n'avons pas souvent le droit de lire dans notre langue les documents qui se discutent à notre sujet. L'anglais est maître des mots partout dans la bureaucratie européenne. On y moque volontiers notre prétendue « exception ». On pointe du doigt notre « arrogance ». Deux attributs « jacobins » bien français. Pour le reste, on abreuve notre pays d'injonctions tatillonnes et destructrices. Elles visent toutes, sans aucune exception, à démembrer tout ce à quoi la France est attachée et qu'elle a mis des générations à construire.Il n'existe pas un seul exemple d'un mieux social quelconque qui soit venu de l'Europe en France. Pas un ! La règle de la concurrence libre et non faussée : voilà la nouvelle table de lois applicable en toutes circonstances sur tous les sujets, jusqu'au grotesque. « Liberté, Egalité,Fraternité » ont été dissoutes dans le Code du commerce.
Ca marche moins bien et c'est plus cher
Il faut voir avec quel acharnement est agressé le système français du service public qui est la base de notre conception égalitaire de la vie en société. Ainsi quand la Commission européenne, pour privatiser les réseaux d'électricité, oblige EDF à vendre à ses propres concurrents de l'électricité au prix de revient alors que ces derniers n'ont aucune obligation d'investissement ni de production. Concurrents qui s'empressent de la revendre au prix de marché en empochant une marge confortable. Imaginez l'inverse ! Nous déciderions que les grandes entreprises privées doivent mettre à disposition de la collectivité ce qu'elles produisent sans encaisser cet impôt privé qu'est le bénéfice. Elles hurleraient : pas d'effort sans contrepartie ! Ah bon ! Et nous ? Quelle contrepartie aux avantages exorbitants offerts aux producteurs privés d'électricité ? Les consommateurs, particuliers et professionnels, bénéficient-ils d'une baisse des tarifs grâce à la divine concurrence ? Au contraire. Ils voient disparaître toutes les protections existantes. Les fameux tarifs dits « réglementés », censés rassurer les opinions publiques, sont supprimés en catimini sous l'impulsion de la Commission européenne. Les consommateurs, autrefois usagers d'un service public, se retrouvent à la merci de la spéculation sur les marchés énergétiques.
Résultat de cette politique aberrante d'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence ?
Les prix de marché de l'électricité — non réglementés, ceux-là — ont bondi de près de 200 % depuis 2004, avec des pics encore plus extravagants. On a vu en effet le cours de l'électricité s'envoler de 1 000 % en quelques heures, en raison de l'imprévision et de l'absence de coordination entre les producteurs.Alors que l'électricité n'est évidemment pas un bien comme les autres, ce sont de dangereux irresponsables qui ont organisé cette anarchie depuis Bruxelles et d'autres qui l'ont transposée en France. Cet exemple souligne ce qu'il faut bien appeler l'illégitimité de cette politique. Car le bilan est le suivant : tout marche moins bien et tout coûte plus cher. La main invisible du marché est bien moins efficace que les salariés d'un monopole public pour fournir les bonnes prestations au bon moment et pour pas cher. Le mieux serait donc de revenir au statut du service public.
L'Europe autoritaire
Tout cela, nous y sommes presque habitués. On finirait par ne plus se méfier. Le traité de Lisbonne a été imposé honteusement aux Français qui n'avaient pas voulu du traité constitutionnel en 2005, dont il est la copie conforme (Le 4 février 2008, l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès votaient à Versailles la révision constitutionnelle permettant la ratification du traité de Lisbonne). Puis les acteurs de ce coup de force sont passés à autre chose, sans honte ni remords d'avoir bafoué une décision démocratique solennelle de deux peuples européens ! Cette forfaiture n'en demeure pas moins tristement fondatrice. Elle a instauré un système de gouvernement. Avant,l'Europe était banalement a-démocratique, considérant que la négociation intergouvernementale tenait lieu de démocratie. Puis on a assisté à l'instauration d'un mode de fonctionnement ouvertement antidémocratique. Quoi que votent les peuples — quand on daigne les consulter —, peu importe. La décision prise dans le secret des négociations ou des réunions de la Commission s'impose par tous les moyens. On se souvient du sort du « non » irlandais. Il existe d'innombrables exemples de cette manière de faire. Je n'en donne qu'un : la Poste. Le Parlement européen,conformément à ce que ressent d'instinct la totalité des peuples d'Europe pour lesquels la Poste est souvent le plus ancien service public, a repoussé la proposition de directives déréglementant ce service. Il est vrai qu'elle instaure l'espace postal le plus dérégulé du monde. La Commission européenne ne s'est pas gênée pour revenir à la charge avec le même texte, à la virgule près, jusqu'à ce que le Parlement finisse par céder et entériner sa décision. Depuis, l'Union européenne a glissé sans résistance vers une séquence autoritaire. C'est l'ère des décisions imposées avec comme condition initiale de ne pouvoir être discutées. C'est le cas des plans de sauvetage des pays européens victimes de la spéculation des banquiers. Alors qu'elle est au bord du gouffre, la Grèce se voit infliger par l'Union européenne une thérapie de choc qui saigne le peuple grec et asphyxie l'économie du pays. Sur proposition d'Angela Merkel, elle est menacée de suspension de ses droits de vote au Conseil des gouvernements et au Parlement européen. Le pistolet sur la tempe, la Grèce se soumet. On croit rêver. On parle à la Grèce comme à un pays occupé.Demain, ce sera le tour de la France ? L'obligation de présenter le budget du pays à la Commission européenne avant que celui-ci soit soumis au Parlement national est un odieux abus de pouvoir. C'est le retour d'un équivalent du droit de veto royal d'Ancien Régime. Une instance, non élue et lointaine, déciderait du sort du budget de la France avant même que les représentants du peuple aient pu s'en saisir. Cette pratique de veto viole l'histoire de notre peuple. Je rappelle que la droite et la gauche sont nées, en France, dans le débat à propos du droit de veto du roi sur toutes les décisions de l'Assemblée. Le 11 septembre 1789, les députés opposés au veto du roi furent priés de se placer à la gauche du président de séance, le roi lui-même, et ceux qui y étaient favorables à sa droite. La gauche l'emporta et avec elle la souveraineté populaire. À même cause, je souhaite même effet.
Le nouveau totalitarisme en Europe
Le nouveau totalitarisme en Europe
Sans résistance de la part des gouvernants nationaux, sans discussion publique possible, des décisions sont adoptées qui touchent à des principes essentiels dans la vie des pays. A-démocratique, antidémocratique, puis autoritaire, nous voici donc rendus à une étape plus violente, plus dangereuse, plus humiliante pour les peuples. L'Europe adopte une pente totalitaire. L'adjectif est pesé. Non contente d'imposer ses décisions de gré ou de force pour la vie publique, l'Union européenne pénètre dorénavant la vie privée pour contrôler, surveiller, normaliser. Mon propos est exagéré ? Hélas, j'ai un exemple, et non des moindres. C'est l'affaire SWIFT (Il s'agit d'un organisme qui coordonne les transactions entre 8 000 établissements financiers — petits et grands — en Europe) . Les gouvernements européens n'ont émis aucune objection pour empêcher que la Commission accorde aux États-Unis d'Amérique un privilège léonin contre les libertés individuelles des Européens. Cela implique des millions de comptes bancaires individuels. Les États-Unis d'Amérique ont le droit d'entrer dans ce réseau pour y surveiller qui ils veulent. Et, incroyablement,la réciproque n'est pas vraie : aucun gouvernement européen ne peut surveiller le compte de quelque Américain que ce soit. Cette mesure inouïe a lâchement été adoptée dans la plus extrême discrétion.Puis elle a été assumée en public, malgré l'opposition du Parlement européen, qui a, une première fois, repoussé cette scandaleuse violation des libertés individuelles. Mais rien n'y fit. La mesure a fini par être adoptée par un Parlement plus servile que jamais à la session de juillet 2010.
Sortir du traité de Lisbonne
Bref... Maints qui étaient les plus attachés au « rêve européen » jettent l'éponge. Et comme je l'étais ! J'ai été fédéraliste tant d'années ! Je l'étais encore tout en faisant campagne contre le traité constitutionnel en 2005, précisément au nom d'un idéal européen avancé. Je l'étais en imaginant une Union européenne où toutes les délégations de souveraineté cédées dans le passé reviendraient au contrôle du Parlement européen et des élus des peuples. C'était là une projection à l'échelle européenne de notre idéal républicain. Mais peut-être l'occasion de faire cette République élargie est-elle passée ? En 2000, Chirac et Jospin se sont mis d'accord pour repousser l'offre allemande d'un Parlement souverain commun à nos deux pays, mise sur la table par Joschka Fischer, alors ministre écologiste du chancelier social-démocrate Gerhard Schroeder. Quel est depuis l'horizon concret de mon fédéralisme républicain ? Quel sens réel peut-il avoir dans le contexte d'une Union à30 membres cadenassée par les nationalismes est-européens, les régionalismes méditerranéens,l'allégeance unanime et enthousiaste à l'atlantisme de tout ce petit monde ? De l'irrealpolitik absolue, je le crains.Alors, pour finir, est-ce que nos rêves, nos ambitions, n'ont pas fait de nous les idiots utiles d'une monstrueuse broyeuse bureaucratique ? Comment ne pas le penser en constatant quel progrès exclusif a été réalisé en Europe : avoir imposé par tous les moyens le libéralisme, surtout là où les gens n'en voulaient pas.Dans ces conditions, pour moi, l'affaire est claire : ça suffit comme ça ! Je dis adieu à mon fédéralisme, puisqu'il est sans objet. Je le range. Prêt à servir si l'occasion historique s'en présente, je l'astiquerai de temps en temps quand je fais le grand ménage des idées. Mais je ne m'engage plus que sur les objectifs concrets, immédiats, liés à la refondation républicaine et sociale de mon pays.
Un nouveau référendum sur l'Europe
Il faut donc travailler au marteau-piqueur pour arracher les racines profondes que le cancer de l'Europe libérale a incrustées dans la chair de notre République. Il faut demander au peuple français son avis sur les questions essentielles qui engagent son identité républicaine. Exemple : doit-on continuer à appliquer le démantèlement des services publics ? Pour moi, c'est clair, il faut demander l'« opt-out » comme disent les Anglais pour suspendre l'application d'une règle communautaire. Eux l'ont obtenu pour l'objectif inverse. Ils voulaient empêcher l'application chez eux de toute législation sociale européenne plus favorable que la leur. Nous, nous appliquerions « l'opt-out » pour sortir les services publics du champ de la concurrence libre et non faussée. « Opt-out » pour permettre à notre banque centrale, la Banque de France, qui existe toujours, de soutenir le pays en prêtant à l'État et aux services publics. « Opt-out » sur la liberté de circulation des capitaux pour que nous puissions enfin mettre un coup d'arrêt à la spéculation. Et ainsi de suite. Bref, il faut sortir du traité de Lisbonne. La méthode doit être conforme au but. Puisqu'il s'agit de rendre le pouvoir aux citoyens,alors il faut les consulter. C'est aussi la façon de respecter nos partenaires. car la signature donnée hier par des gouvernements ne peut pas être récusée sans un ordre formel du peuple. La révolution citoyenne dans ce domaine consistera à proposer par référendum de ne plus appliquer les articles du traité qui sont contraires à l'intérêt général des Français.Pour mettre en œuvre ce tournant, il y a aussi des questions de personne. Que, dans l'ensemble de la structure de l'État et de la représentation de la France, soient renvoyés à d'autres tâches tous ceux qui, de près ou de loin, ont aidé à mettre en place le monstre. Il nous faut des diplomates qui restaureront la parole de la France plutôt que des griots chantant à domicile la messe bruxelloise. Nous n'avons que faire de la baronne Ashton et des 5 000 bureaucrates du service européen des Affaires étrangères (Catherine Ashton est haut représentant de l'Union pour les affaires européennes depuis le 1er décembre 2009). Nous ne nous accommoderons plus de les voir se gorger de moyens tandis que nos ambassades et nos alliances françaises croupiraient. Monsieur Barroso n'est rien pour nous. En tout cas, pas davantage que pour les Portugais qui l'ont expulsé du pouvoir dans leur pays.Et ainsi de suite ! Il faut chasser ces gens de nos vies. Abolir dans notre pays leurs règlements absurdes et leurs normes vicieuses d'égoïsme social généralisé. « Qu'ils s'en aillent tous ! » et que les gardent ailleurs ceux qui les veulent. C'est le prix pour que le peuple retrouve sa souveraineté et, par là, sa citoyenneté en tous lieux et en tous points.
Monday, November 1, 2010 5:17:38 PM
Euopean Union, democracy, libre-échange, free-trade
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J'ai trouvé ce pertinent texte de Frédéric Viale qui finalement décrit mieux que je pourrais le faire les effets des accords de libre-échange sur notre vie
Il est sous ce lien …
Les laboureurs et orpailleurs du net et du pas très net auront peut-être déniché du même Frédéric Viale cette pépite sous forme d'ouvrage disponible dans toutes les bonnes librairies dont voici la première de couverture dont j'ai retaillé la dimension avec l'excellent logiciel libre Inkscape :

(4ème de couverture)
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Monstre politique moderne, l'Union européenne est vécue à la fois comme machinerie absurde, informe et incapable de défendre ses habitants. Mais elle est souvent perçue comme un mal nécessaire. Il est bien regrettable, pense-t-on, qu'elle soit à ce point antidémocratique, tatillonne, braquée sur les seuls intérêts des multinationales, mais, dans le monde actuel, comment s'en passer ? Et les partis politiques, y compris parmi ceux qui se disent progressistes, d'entonner la rengaine et de sauter comme des cabris : "L'Europe ! L'Europe ! L'Europe !"... avant de passer à autre chose.
L'Union européenne est ainsi largement absente des débats politiques. Néanmoins, il ne se trouve pratiquement plus de sujet, y compris de la vie quotidienne, dans lequel l'Union européenne ne fourre son nez. Et pourtant... Démocratie de façade, politiques axées sur des intérêts privés étroits qui ne coïncident pas avec ceux des populations, courte-vue, défense acharnée d'une idéologie unique, celle du néolibéralisme, l'Union européenne promeut une certaine barbarie en politique, mais aussi dans ses relations avec le reste du monde. Au-delà, elle contribue à détruire l'idée même de société, menant avec l'obstination la croisade des néolibéraux rêvant que nous vivions pour être des marchandises, des fantassins combattants pour leur survie, des non-citoyens silencieux, qui consomment, qui produisent ou qui n'existent pas. Et qui surtout se taisent. Le silence qu'elle aime est celui des cimetières.
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Je l'ai commandé à mon libraire préféré, vous pouvez en trouver d'autres, mais d'ores et déjà une critique possible de ce livre est disponible ici… ou là
Tuesday, September 7, 2010 10:34:12 AM
manipulation, intelligence, CIA, propaganda
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Fruit de trois ans de recherches, ce documentaire montre comment les services secrets américains ont manipulé les milieux artistiques et intellectuels européens pendant la guerre froide. Beaucoup d’écrivains travaillèrent ainsi pour la CIA, très probablement à leur insu.- Dans les années de l’après-guerre, les services secrets américains lancent une vaste opération d’infiltration des milieux européens de la culture. Ils lui consacrent plusieurs millions de dollars et s’appuient sur un organisme, le « Congrès pour la liberté de la culture », dont le siège se trouve à Paris. La capitale française est un lieu stratégique pour publier des revues lues jusqu’en Afrique, en Amérique latine et dans les pays arabes. Le Congrès pour la liberté de la culture s’intéresse aux artistes et intellectuels de gauche, qu’il essaie de soustraire à l’influence marxiste et de gagner à la cause américaine. En France, la revue « Preuves » dirigée par Raymond Aron constitue le fer de lance de cette diffusion de la pensée anticommuniste.
- En Allemagne, le „Kongress für kulturelle Freiheit“ naît en juin 1950 à Berlin, en zone d’occupation américaine. La revue Der Monat reçoit les premiers subsides de la CIA vers 1958. Elle compte parmi ses collaborateurs d’éminents journalistes et les principaux représentants des maisons d’édition en Allemagne fédérale. Le Congrès dispose ainsi de relais à Berlin, Munich et Francfort. Il s’établit aussi à Cologne où il développe des relations privilégiées avec les rédactions de la presse écrite et de la télévision. Heinrich Böll, futur Prix Nobel de littérature (en 1972), est approché et travaillera – plusieurs documents le confirment – pendant plus de dix ans pour le Congrès et ses différentes organisations. Sans savoir qu’il oeuvre en fait pour la CIA ? C’est ce que pense Günter Grass, autre cible de l’agence américaine. Au-delà de ces deux personnalités, toute la fine fleur des arts et des lettres a été approchée par les services secrets américains et leur a apporté son soutien, le plus souvent sans le savoir. C’est ce que montre très bien ce documentaire, fruit de trois ans de minutieuses recherches.