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Posts tagged with "Français"

End of Dynamic Europäer- Fin de la dynamique fédéraliste européenne - End of the dynamics of the federalist's ideas

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  • Les leaders politiques et les administrations ne sont le plus souvent que la traduction de leur opinion publique. Les sondages sur l'Europe montrent l'érosion du sentiment européen et des attentes envers l'Europe. Les Pays-Bas ont rejoint la cohorte des pays eurosceptiques, Royaume-Uni, pays nordiques, pays de l'Est. L'Italie, après la France, est devenue agnostique. Sur vingt-sept pays membres, seuls la Belgique, le Luxembourg et l'Espagne sont encore pro-européens.
  • Political leaders and governments are often the translation of public opinion. Polls in Europe show the erosion of European sentiment and expectations of Europe. The Netherlands has joined the group of Eurosceptic countries, United Kingdom, Nordic countries, Eastern countries. Italy, after France, became an agnostic. Of twenty-seven member countries, only Belgium, Luxembourg and Spain are still pro-European.
  • Politikern und Regierungen sind oft die Übersetzung der öffentlichen Meinung. Umfragen in Europa zeigen die Erosion der europäischen Gesinnung und Erwartungen an Europa. Die Niederlande haben die Gruppe der euroskeptischen Ländern, Vereinigtes Königreich, Skandinavien, Ost-Ländern verbunden. Italien, nach Frankreich, wurde ein Agnostiker. Der siebenundzwanzig Mitgliedstaaten, nur Belgien, Luxemburg und Spanien sind immer noch pro-europäisch.
  • Pétition
  • To: the peoples of Europe Dear Mr. Klaus, On the 2nd of October 2009, Ireland voted "yes" to the Lisbon treaty after having been forced to vote again after their "no"-vote in 2008. The Lisbon treaty effectively takes away the member states' sovereignity and independence, making them provinces in the EU-state. Both the EU Constitution itself and how it came about, shows the utter disregard that EU and the Eurocrats have for democracy and the people of Europe. However, there is one small thread of hope left that could stop the Lisbon treaty. This hope is you, Vaclav Klaus, the Czech president. You have so far courageously refused to sign the Lisbon treaty, despite intense pressure. If you continue to refuse to sign this treaty, you can delay it from going into effect until the Conservative Party in England wins the next election in the spring of 2010. When they do, the leader of the Conservative Party, David Cameron, will put the Lisbon treaty to a referendum, where it will most likely be voted down by the English. Thus, if you decide not to sign the treaty you will have made it possible for this treaty to be thrown out, once and for all. We realize that you will be under intense pressure from the EU-elite and Eurocrats, but as you have shown great character before, we hope that you will continue on that righteous path. There are millions and millions of Europeans that do not want this treaty, in fact, polls show that a majority of Europeans would vote "no" if they had the chance. If you decide not to sign and ratify this treaty, you will be making history as an extraordinarily courageous statesman who saved Europe, its people and its nations, from the ever more undemocratic European Union. We therefore humbly ask and encourage you to do the right thing and not sign the Lisbon treaty. With all our support. Sincerely, The Undersigned http://www.petitiononline.com/sptklaus/petition.html
  • Pétition
  • Pour: les peuples de l'Europe Cher M. Klaus, Le 2 Octobre 2009, l'Irlande a voté «oui» au traité de Lisbonne après avoir été forcés de voter à nouveau après leur «non» en 2008. Le traité de Lisbonne a dangereusement amoindri la souveraineté des États membres ainsi que leur indépendance, ce qui les a transformé en simples provinces dans l'État fédéral UE. Tant la Constitution de l'UE elle-même que la méthode employée pour la faire approuver, montre le mépris que l'UE et les eurocrates ont pour la démocratie et le peuple de l'Europe. Cependant, il y a un petit filet d'espoir qui pourrait arrêter le traité de Lisbonne. Cet espoir, c'est vous, M. Vaclav Klaus, président tchèque. Vous avez jusqu'à présent courageusement refusé de signer le traité de Lisbonne, malgré la pression intense. Si vous continuez à refuser de signer ce traité, vous pouvez retarder la mise en vigueur du Traité jusqu'à ce que le Parti conservateur en Angleterre remporte la prochaine élection au printemps 2010. Quand cela sera fait, le chef du Parti conservateur, David Cameron, mettra le traité de Lisbonne au vote populaire d'un référendum, où il sera probablement rejeté par les Anglais. Ainsi, si vous décidez de ne pas signer le traité, vous aurez permis à ce traité d'être rejeté, une fois pour toutes. M. Klaus, nous sommes conscients que vous serez sous la pression intense de l'élite de l'UE et des eurocrates, mais comme vous avez fait preuve d'une grande force de caractère auparavant, nous espérons que vous allez continuer sur cette voie juste. Il ya des millions et des millions d'Européens qui ne veulent pas de ce traité, en effet, les sondages montrent qu'une majorité d'Européens voteraient «non» s'ils en avaient la chance. Si vous décidez de ne pas signer et ratifier ce traité, vous allez prendre l'histoire comme un homme d'État extraordinairement courageux qui a sauvé l'Europe, son peuple et ses nations, de l'Union européenne encore plus antidémocratique. Par conséquent, nous demandons humblement et vous encourageons à faire la bonne chose et ne pas signer le traité de Lisbonne. Avec tout notre soutien. Cordialement, Le soussigné http://www.petitiononline.com/sptklaus/petition.html Référendum pour les peuples concernant le Traité de Lisbonnne
    Regardez aussi la vidéo Angst vor Lissabon! Die Bandbreite. dans la rubrique Activisme et non lucratif. En plus ici Toutes les vidéos en ligne gratuites sur Veoh.com

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    The Ogg free file format with Mac OS X operating system - Le format libre audio Ogg avec système d'exploitation Mac OS X

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    Bilingual French-English Fourth version - Quatrième version bilingue français-anglais -

    Play Ogg

    A) Pourquoi le format libre Ogg ou Ogg Vorbis ? - A) Why free audio Ogg or Ogg Vorbis ? -
    C'est un format de logiciel libre et gratuit de compression des données audio développé par la fondation Xiph.org. Il donne de meilleurs résultats acoustiques que le MP3 grâce à un algorithme plus performant. Les détails techniques approfondis sont fournis par l'encyclopédie wikipedia ici :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vorbis

    It is a format of free software compression audio data developed by the foundation Xiph.org. It gives better results than MP3 sound through an algorithm more efficient. Technical details depth are provided by the encyclopedia wikipedia here:
    http://en.wikipedia.org/wiki/Vorbis



    B) Comment écouter les fichiers audio au format Ogg, une aide mise à jour avec Wikipédia : - How to listen to Ogg audio files, aid updated with Wikipedia:


    Nos amis de Windows peuvent lire facilement ces fichiers audio Ogg avec VLC.
    Nos amis de Linux peuvent entre autres utiliser VLC, Amarok, Songbird, XMMS.
    Avec Mac OS X, il y a au moins 3 solutions, soit VLC sûrement plus simple, soit le couple Ogg Drop X - XiphQT.component qui permet d'écouter des ogg avec QuickTime et iTunes : ou Max pour encoder et Cog pour écouter.

    Our Windows's friends can easily read these Ogg audio files with VLC.
    Our Linux's friends can use VLC, Amarok, Songbird, XMMS, Totem.
    With Mac OS X, there are at least 3 solutions, VLC is definitely easier, or the couple Ogg Drop X - XiphQT.component which allows to listen ogg files with QuickTime, iTunes or Max to encode and Cog to listen.

    All explanations in English about VLC are here:

    Les explications et la description en français du logiciel VLC sont ici :


    Je vais décrire ci-dessous la solution du couple Max pour encoder et Cog pour écouter.
    I will describe below the solution Max to encode (rip) and Cog to listen.

    C) Comment utiliser le format Ogg ? - How to use Ogg format ?
    1) L'encodage au format Ogg avec la solution Max - Rip CD's into Ogg files with Max

    Il est possible d'encoder, c'est à dire de mettre au format Libre audio Ogg, les fichiers aiff des disques compacts. Ceci avec le logiciel libre et gratuit Max.
    It is possible to rip, ie to transform AIFF CDs files to free audio format Ogg files on your Hard Disk. This with the free software Max.

    La page d'accueil du logiciel est ici : - Max software homepage is here :
    http://sbooth.org/Max/

    Une fois téléchargé le fichier tar.gz dans une session d'utilisateur ordinaire, et décompressé dans une session d'administrateur root (créé avec le gestionnaire NetInfo - /Applications/Utilitaires/Gestionnaire NetInfo -), vous pouvez maintenant encoder en toute tranquillité vos fichiers audio de CD.
    Once downloaded the tar.gz file in a user session, and unpacked in a session root administrator (created with the NetInfo Manager - / Applications / Utilities / NetInfo Manager -), you can now rip your CD in peace.



    2) L'écoute des fichiers audio format Ogg avec la solution Cog - Listen audio Ogg files with Cog

    La page d'accueil du logiciel est ici : - Cog software homepage is here :
    http://cogx.org/



    Savourez la musique !
    Enjoy the music !



    Angela Merkel Le nouveau visage de l'Allemagne - Das neue Gesicht der Bundesrepublik Deutschland - The new face of Germany

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    Moi cela me donne envie de ... construire l'Europe !

    Coût de la guerre en Irak pour les États-Unis d'Amérique

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    Stiglitz estime le coût total de cette guerre à 3 000 milliards pour les USA auxquels s’ajoutent 3 000 milliards pour le reste du monde. Ce total avoisine la moitié du PIB des USA. « Les Etats-Unis - et le monde - auront à en payer le prix pour les décennies à venir, » avertit le lauréat du Prix Nobel d’économie 2001.





    Joseph Stiglitz, Toronto Star, 12 mars 2008

    A l’approche de la date du 20 Mars, qui marque le cinquième anniversaire de l’invasion de l’Irak par les États-Unis, le temps est venu d’établir un bilan de ces évènements.

    Dans notre nouveau livre The Three Trillion Dollar War, Linda Bilmes, qui enseigne à Harvard, et moi-même, avons établi une estimation prudente du coût économique de la guerre pour les États-Unis à 3 000 milliards de dollars, et de ces coûts pour le reste du monde à trois autres milliers de milliards - ce qui est bien supérieur aux estimations de l’administration Bush avant la guerre.

    L’équipe Bush a non seulement abusé l’opinion sur les coûts éventuels de la guerre, mais elle a également cherché à les occulter durant le déroulement de celle-ci.

    Cela n’est guère surprenant. Après tout, l’administration Bush a menti sur tout le reste, depuis les armes de destruction massive de Saddam Hussein jusqu’à son lien supposé avec Al-Qaida. De fait, c’est uniquement après l’invasion que l’Irak est devenu un terrain de prédilection pour les terroristes.

    L’administration Bush affirmait que la guerre coûterait 50 milliards de dollars. Les États-Unis consacrent désormais cette somme à la guerre d’Irak tous les trois mois.

    Voici ce que représente ce chiffre : pour un sixième du coût de la guerre, les États-Unis pourraient assurer à leur système de sécurité sociale des fondements solides pour plus de cinquante ans, sans réduire les prestations ni augmenter les cotisations.

    Par ailleurs, l’administration Bush a réduit les impôts pour les plus riches au moment même où elle s’engageait dans ces hostilités, et ce malgré le déficit budgétaire. En conséquence, elle a dû faire appel au crédit - souvent financé depuis l’étranger - pour payer cette guerre.

    C’est la première fois dans l’histoire américaine où une guerre n’a pas exigé certains sacrifices de la part des citoyens par le biais de taxes plus élevées. Cette fois, la totalité des coûts a été transférée sur les générations futures.

    A moins que les choses ne changent, la dette nationale des États-Unis - qui était de 5 700 milliards de dollars quand Bush est devenu président - sera augmentée de 2 milliards de dollars en raison de la guerre (qui viendront s’ajouter aux 800 milliards de dollars de déficit de l’administration Bush avant la guerre).

    S’agit-il d’incompétence ou de malhonnêteté ?

    Les deux sans doute.

    La comptabilité de trésorerie pratiquée par l’administration Bush a mis l’accent sur les coûts présents, et non pas les coûts futurs, y compris les handicaps et les soins de santé pour les anciens combattants.

    C’est seulement au bout de plusieurs années après le début de la guerre, que l’administration a décidé de construire les véhicules blindés qui auraient sauvé la vie des nombreux soldats victimes des explosifs placés au bord des routes.

    Le gouvernement ne voulant pas réintroduire la conscription, et l’armée rencontrant des difficultés à recruter pour une guerre impopulaire, les troupes ont été obligées d’assurer deux, trois voire quatre tours de missions très stressants.

    L’administration a tenté de dissimuler les coûts de la guerre à l’opinion publique américaine. Des groupes d’anciens combattants ont du utiliser le Freedom of Information Act [1] pour découvrir le nombre total de blessés - égal à 15 fois le nombre de morts.

    Aujourd’hui, ce sont 52 000 anciens combattants qui ont été diagnostiqués souffrants de troubles post-traumatiques. Le gouvernement américain devra payer une pension d’invalidité à environ 40% des 1,65 million de soldats qui ont déjà été déployés.

    Bien évidemment, cette hémorragie se poursuivra aussi longtemps que la guerre durera, avec une facture de soins de santé et d’invalidité s’élevant à plus de 600 milliards de dollars (en valeur actuelle).

    L’idéologie et l’affairisme ont également joué un rôle dans l’augmentation des coûts de la guerre. L’Amérique a fait appel à des entreprises privées, plus onéreuses.

    Un garde de sécurité employé par Blackwater peut coûter plus de 1000 dollars par jour, sans compter l’assurance pour invalidité et l’assurance-vie, qui sont payés par le gouvernement.

    Lorsque le taux de chômage en Irak a bondi à 60%, l’embauche d’Irakiens aurait été logique, mais les entreprises ont préféré importer de la main-d’œuvre bon marché en provenance du Népal, des Philippines et d’autres pays.

    Cette guerre n’a eu que deux vainqueurs : les compagnies pétrolières et celles du secteur de la défense. Le cours des actions d’Halliburton, la société que dirigeait le vice-président Dick Cheney, est monté en flèche. Mais au moment même où le gouvernement faisait de plus en plus appel aux entrepreneurs privés, il réduisait aussi ses contrôles.

    Le prix le plus élevé de cette guerre mal conduite a été payé par l’Irak. La moitié de ses médecins ont été tués ou ont quitté le pays, le taux de chômage s’élève à 25% et, cinq ans après le début de la guerre, Bagdad a encore moins de huit heures d’électricité par jour.

    Sur une population totale d’environ 28 millions, 4 millions de personnes sont déplacées et 2 millions ont fui le pays.

    Les milliers de morts violentes ont accoutumé la plupart des occidentaux à ce qui se déroule en Irak : Un attentat à la bombe qui tue 25 personnes ne soulève plus d’intérêt.

    Mais des études statistiques des taux de mortalité avant et après l’invasion révèlent une sombre réalité. Ils suggèrent que le nombre de décès supplémentaires serait compris entre un minimum de 450 000 dans les 40 premiers mois de la guerre (dont 150 000 morts violentes) et s’éleverait jusqu’à 600 000.

    Avec tant de personnes en Irak qui souffrent tant et de tant de façons, il peut sembler cynique de discuter des coûts économiques.

    Et il peut sembler particulièrement égocentrique de mettre l’accent sur le coût économique supporté par les USA, qui se sont engagés dans cette guerre en violation du droit international. Mais les coûts économiques sont énormes, et ils vont bien au-delà de dépenses budgétaires.

    Les Américains utilisent souvent l’expression selon laquelle « il n’existe pas de repas gratuit ». Il n’existe pas non plus de guerre gratuite. Les Etats-Unis - et le monde - auront à en payer le prix pour les décennies à venir.

    Joseph Stiglitz, lauréat 2001 du prix Nobel d’Economie, est professeur d’économie à l’Université de Columbia et co-auteur, avec Linda Bilmes, de "The Three Trillion Dollar War : The True Costs of the Iraq Conflict".

    Union Européenne = Empire

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    L'Union Européenne est le nouveau système soviétique.
    Vidéo envoyée par thesavoisien du site dailymotion.

    L'Union Européenne est le nouveau système soviétique par Boukovsky, entretien en anglais sous-titré en français.

    http://www.dailymotion.com/playlist/xhq0s_gilles_c_union-europeenne

    Police en France avec la politique néo-libérale

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    Colombie: Disparition d’un dirigeant syndical

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    Bruxelles, le 25 avril 2008: La CSI exprime sa profonde indignation et dénonce énergiquement la disparition de Guillermo Rivera Fuquene, Président du Syndicat des fonctionnaires de Bogotá (SINSRVPUB), de la CTC Colombia et fonctionnaire de l’Inspection des Finances de Colombie. Cet événement vient s’ajouter à la longue liste des violations quotidiennes des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses de Colombie.

    M. Rivera Fuquene a disparu le 22 avril à 6h30 du matin, dans le quartier « El Tunal » au moment où il sortait de chez lui pour déposer sa fille à l’école. Sa disparition, qui s’est produite dans un climat de harcèlement, de menaces et d’agressions à l’encontre des dirigeants syndicaux, vient démentir de manière catégorique les affirmations du gouvernement du Président Uribe selon lesquelles la situation s’améliore en Colombie pour la classe ouvrière et pour les syndicalistes.

    Dans une lettre adressée au Président Uribe (disponible uniquement en espagnol), la Confédération syndicale internationale (CSI) se joint à ses organisations affiliées colombiennes pour exprimer leur réprobation et leur indignation devant cet événement. La CSI exige des autorités qu’elles ouvrent sans délai les enquêtes nécessaires afin d’élucider ces faits et de retrouver le plus vite possible, sain et sauf, ce dirigeant syndical dont la vie court un grave danger.

    « Il est nécessaire de mettre fin à ce climat de violence constante », a déclaré M. Guy Ryder, Secrétaire général de la CSI. « Les travailleurs et travailleuses de Colombie réclament que soient respectés leurs droits les plus élémentaires, consacrés par les Conventions fondamentales de l’OIT, qui ont été ratifiées par la Colombie ».

    L’ ONU demande à la Colombie de protéger ses syndicalistes, dont 21 membres ont été assassinés cette année.

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    Trois experts des Nations Unies en matière de droits humains ont fait appel mercredi au gouvernement colombien pour améliorer la sécurité des dirigeants syndicaux et de la société civile de ce pays.

    « Tout au long des premiers mois de 2008, on a perpétré 21 meurtres de syndicalistes et chefs de la société civile, ainsi que des dizaines de menaces de mort contre des activistes et des défenseurs de tous les secteurs, lesquels ont été hypothétiquement menés à bien par des groupes armés en marge de la loi », ont indiqué les experts dans un communiqué.

    Ils ont souligné spécialement les menaces contre les organisateurs et les participants de la marche du 6 mars, qui a eu lieu pour rendre hommage aux victimes de la violence des groupes paramilitaires et en protestation contre les crimes d’État.

    Hina Jilani, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Philip Alston, expert en exécutions extrajudiciaires, et Leandro Despouy, avocat spécialiste dans l’indépendance des magistrats, ont incité « le Gouvernement (de Colombie) pour qu’il adopte des mesures effectives et concrètes pour mettre fin à l’impunité endémique en ce qui concerne les crimes et les violations commis contre les défenseurs des droits humains ».

    « Nous croyons fermement que la réponse politique à la situation actuelle en Colombie est extrèmement importante. Nous incitons le Gouvernement pour qu’il entreprenne des actions concrètes visant à la reconnaissance publique du travail des défenseurs des droits humains », ont déclaré les experts.

    Un total de 62 politiciens, la majorité appartenant aux partis du président colombien Alvaro Uribe, sont impliqué à différents degrés pour avoir eu des liens avec les groupes d’extrême droite. Parmi eux, 32 congressistes ou ex congressistes sont déjà en prison.

    TeleSUR - Afp/av - AV

    Le modèle chinois

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    Un arrêt récent de la Cour européenne de justice a choisi de privilégier la liberté d’entreprendre au détriment du droit de grêve. Sa décision interdit aux syndicats d’agir contre les entreprises qui refusent d’appliquer à leurs salariés détachés dans un autre pays les conventions collectives applicables dans ce pays. Pour Alain Soupiot, « l’Europe réalise les projets constitutionnels de Friedrich Hayek, l’un des pères du fondamentalisme économique : une « démocratie limitée », dans laquelle la répartition du travail et des richesses, de même que la monnaie, seraient soustraites à la décision politique et aux aléas électoraux, » rejoignant ainsi le modèle... chinois.







    Alain Soupiot, Le Monde, 24 janvier 2008

    La Cour de justice européenne détient une part essentielle du pouvoir législatif dans l’Union. A la différence de nos juridictions, elle statue pour l’avenir par disposition générale et à l’égard de tous, comme la loi elle-même. Par deux arrêts, capitaux pour le devenir de "l’Europe sociale", elle vient de trancher la question de savoir si les syndicats ont le droit d’agir contre des entreprises qui utilisent les libertés économiques garanties par le traité de Rome pour abaisser les salaires ou les conditions de travail.

    Dans l’affaire Viking, une compagnie finlandaise de navigation souhaitait faire passer l’un de ses ferrys sous pavillon de complaisance estonien, afin de le soustraire à la convention collective finlandaise. L’affaire Laval concernait une société de construction lettonne, qui employait en Suède des salariés lettons et refusait d’adhérer à la convention collective suédoise. Dans les deux cas, les syndicats avaient recouru à la grève pour obtenir le respect de ces conventions, et la Cour était interrogée sur la licéité de ces grèves.

    Le droit de grève étant explicitement exclu du champ des compétences sociales communautaires, un juge européen respectueux de la lettre des traités se serait déclaré incompétent. Mais la Cour juge depuis longtemps que rien en droit interne ne doit échapper à l’empire des libertés économiques dont elle est la gardienne. Elle s’est donc reconnue compétente. L’arrêt Laval interdit aux syndicats d’agir contre les entreprises qui refusent d’appliquer à leurs salariés détachés dans un autre pays les conventions collectives applicables dans ce pays. Au motif qu’une directive de 1996 accorde à ces salariés une protection sociale minimale, la Cour décide qu’une action collective visant à obtenir, non pas seulement le respect de ce minimum, mais l’égalité de traitement avec les travailleurs de cet Etat, constitue une entrave injustifiée à la libre prestation de services.

    L’arrêt Viking affirme que le droit de recourir à des pavillons de complaisance procède de la liberté d’établissement garantie par le droit communautaire. Il en déduit que la lutte des syndicats contre ces pavillons est de nature à porter atteinte à cette liberté fondamentale. La Cour reconnaît certes que le droit de grève fait "partie intégrante des principes généraux du droit communautaire". Mais elle interdit de s’en servir pour obliger les entreprises d’un pays A qui opèrent dans un pays B à respecter l’intégralité des lois et conventions collectives de ce pays B. Sauf "raison impérieuse d’intérêt général", dont la Cour se déclare seule juge, les syndicats ne doivent rien faire qui serait "susceptible de rendre moins attrayant, voire plus difficile" le recours aux délocalisations ou aux pavillons de complaisance.

    Cette jurisprudence jette une lumière crue sur le cours pris par le droit communautaire. Il échappait déjà à peu près complètement aux citoyens, tant en raison de l’absence de véritable scrutin à l’échelle européenne que de la capacité des Etats à contourner les résistances électorales lorsqu’elles s’expriment dans des référendums nationaux. L’apport des arrêts Laval et Viking est de le mettre également à l’abri de l’action syndicale. A cette fin, les règles du commerce sont déclarées applicables aux syndicats, au mépris du principe de "libre exercice du droit syndical", tel que garanti par la convention 87 de l’Organisation internationale du travail (OIT).

    Le droit de grève et la liberté syndicale sont le propre des vraies démocraties, dans lesquelles l’évolution du droit n’est pas seulement imposée d’en haut, mais vient aussi d’en bas, de la confrontation des intérêts des employeurs et des salariés. Le blocage progressif de tous les mécanismes politiques et sociaux susceptibles de métaboliser les ressources de la violence sociale ne pourra bien sûr engendrer à terme que de la violence, mais ce sont les Etats membres et non les institutions communautaires qui devront y faire face.

    L’Europe est ainsi en passe de réaliser les projets constitutionnels de l’un des pères du fondamentalisme économique contemporain : Friedrich Hayek. Hayek a développé dans son oeuvre le projet d’une "démocratie limitée", dans laquelle la répartition du travail et des richesses, de même que la monnaie, seraient soustraites à la décision politique et aux aléas électoraux. Il vouait une véritable haine au syndicalisme et plus généralement à toutes les institutions fondées sur la solidarité, car il y voyait la résurgence de "l’idée atavique de justice distributive", qui ne peut conduire qu’à la ruine de "l’ordre spontané du marché" fondé sur la vérité des prix et la recherche du gain individuel. Ne croyant pas à "l’acteur rationnel" en économie, il se fiait à la sélection naturelle des règles et pratiques, par la mise en concurrence des droits et des cultures à l’échelle internationale. Cette faveur pour le darwinisme normatif et cette défiance pour les solidarités syndicales se retrouvent dans les arrêts Laval et Viking.

    Le succès des idées de "démocratie limitée" et de "marché des produits législatifs" doit moins toutefois aux théories économiques, qu’à la conversion de l’Europe de l’Est et de la Chine à l’économie de marché. Avec leur arrogance habituelle, les Occidentaux ont vu dans ces événements, et l’élargissement de l’Union qui en a résulté, la victoire finale de leur modèle de société, alors qu’ils ont donné le jour à ce que les dirigeants chinois appellent aujourd’hui "l’économie communiste de marché".

    On aurait tort de ne pas prendre au sérieux cette notion d’allure baroque, car elle éclaire le cours pris par la globalisation. Edifié sur la base de ce que le capitalisme et le communisme avaient en commun (l’économisme et l’universalisme abstrait), ce système hybride emprunte au marché la compétition de tous contre tous, le libre-échange et la maximisation des utilités individuelles, et au communisme la "démocratie limitée", l’instrumentalisation du droit, l’obsession de la quantification et la déconnection totale du sort des dirigeants et des dirigés. Il offre aux classes dirigeantes la possibilité de s’enrichir de façon colossale (ce que ne permettait pas le communisme) tout en se désolidarisant du sort des classes moyennes et populaires (ce que ne permettait pas la démocratie politique ou sociale des Etats-providence). Une nouvelle nomenklatura, qui doit une bonne part de sa fortune soudaine à la privatisation des biens publics, use ainsi de la libéralisation des marchés pour s’exonérer du financement des systèmes de solidarité nationaux.

    Cette "sécession des élites" (selon l’heureuse expression de Christopher Lasch) est conduite par un nouveau type de dirigeants (hauts fonctionnaires, anciens responsables communistes, militants maoïstes reconvertis dans les affaires) qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’entrepreneur capitaliste traditionnel. Leur ligne de conduite a été exprimée il y a peu avec beaucoup de franchise et de clarté par l’un d’entre eux : il faut "défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance" [1]. En tête de ce programme figuraient "l’établissement de la démocratie la plus large (...), la liberté de la presse et son indépendance à l’égard des puissances d’argent, (...) l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie, (...) la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant". Rien de tout cela n’est en effet compatible avec l’économie communiste de marché.

    Alain Supiot est membre de l’Institut universitaire de France, directeur de l’Institut d’études avancées de Nantes.

    Publication originale Le Monde, via Opus Incertum
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