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Posts tagged with "France"

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    The Ogg free file format with Mac OS X operating system - Le format libre audio Ogg avec système d'exploitation Mac OS X

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    Bilingual French-English Fourth version - Quatrième version bilingue français-anglais -

    Play Ogg

    A) Pourquoi le format libre Ogg ou Ogg Vorbis ? - A) Why free audio Ogg or Ogg Vorbis ? -
    C'est un format de logiciel libre et gratuit de compression des données audio développé par la fondation Xiph.org. Il donne de meilleurs résultats acoustiques que le MP3 grâce à un algorithme plus performant. Les détails techniques approfondis sont fournis par l'encyclopédie wikipedia ici :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vorbis

    It is a format of free software compression audio data developed by the foundation Xiph.org. It gives better results than MP3 sound through an algorithm more efficient. Technical details depth are provided by the encyclopedia wikipedia here:
    http://en.wikipedia.org/wiki/Vorbis



    B) Comment écouter les fichiers audio au format Ogg, une aide mise à jour avec Wikipédia : - How to listen to Ogg audio files, aid updated with Wikipedia:


    Nos amis de Windows peuvent lire facilement ces fichiers audio Ogg avec VLC.
    Nos amis de Linux peuvent entre autres utiliser VLC, Amarok, Songbird, XMMS.
    Avec Mac OS X, il y a au moins 3 solutions, soit VLC sûrement plus simple, soit le couple Ogg Drop X - XiphQT.component qui permet d'écouter des ogg avec QuickTime et iTunes : ou Max pour encoder et Cog pour écouter.

    Our Windows's friends can easily read these Ogg audio files with VLC.
    Our Linux's friends can use VLC, Amarok, Songbird, XMMS, Totem.
    With Mac OS X, there are at least 3 solutions, VLC is definitely easier, or the couple Ogg Drop X - XiphQT.component which allows to listen ogg files with QuickTime, iTunes or Max to encode and Cog to listen.

    All explanations in English about VLC are here:

    Les explications et la description en français du logiciel VLC sont ici :


    Je vais décrire ci-dessous la solution du couple Max pour encoder et Cog pour écouter.
    I will describe below the solution Max to encode (rip) and Cog to listen.

    C) Comment utiliser le format Ogg ? - How to use Ogg format ?
    1) L'encodage au format Ogg avec la solution Max - Rip CD's into Ogg files with Max

    Il est possible d'encoder, c'est à dire de mettre au format Libre audio Ogg, les fichiers aiff des disques compacts. Ceci avec le logiciel libre et gratuit Max.
    It is possible to rip, ie to transform AIFF CDs files to free audio format Ogg files on your Hard Disk. This with the free software Max.

    La page d'accueil du logiciel est ici : - Max software homepage is here :
    http://sbooth.org/Max/

    Une fois téléchargé le fichier tar.gz dans une session d'utilisateur ordinaire, et décompressé dans une session d'administrateur root (créé avec le gestionnaire NetInfo - /Applications/Utilitaires/Gestionnaire NetInfo -), vous pouvez maintenant encoder en toute tranquillité vos fichiers audio de CD.
    Once downloaded the tar.gz file in a user session, and unpacked in a session root administrator (created with the NetInfo Manager - / Applications / Utilities / NetInfo Manager -), you can now rip your CD in peace.



    2) L'écoute des fichiers audio format Ogg avec la solution Cog - Listen audio Ogg files with Cog

    La page d'accueil du logiciel est ici : - Cog software homepage is here :
    http://cogx.org/



    Savourez la musique !
    Enjoy the music !



    Angela Merkel Le nouveau visage de l'Allemagne - Das neue Gesicht der Bundesrepublik Deutschland - The new face of Germany

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    Moi cela me donne envie de ... construire l'Europe !

    Désormais, avoir une Opinion en France est un crime II - Now have an opinion in France is a crime.

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    Désormais, avoir une Opinion en France est un crime


    Dans le blog
    Le genre qui ne se laisse pas faire [url]http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/2008/09/edvige-20-menti.html Alain Piriou analyse le projet de nouveau décret.



    Les reculs de la Ministre de l'Intérieur sont certes déjà considérables. La bataille n'en est pas pour autant terminée. Le fichier EDVIRSP (exploitation documentaire et valorisation de l'information relative à la sécurité publique) n'est pas acceptable. Le fichage des mineurs, le fichage de l'origine ethnique des individus, le fichage des opinions politiques,syndicales,religieuses ne sont pas abandonnés. Seules les données concernant la santé et la vie sexuelle sont abandonnées dans ce nouveau projet.

    Pourquoi ficher des personnes qui simplement ont des responsabilités dans les mouvements politiques, syndicaux et religieux sans jamais avoir commis le moindre délit ?

    Pas un seul fichier de plus.


    Now have an opinion in France is a crime.

    The setbacks of the Minister of the Interior French are already considerable. The battle is still not complete. The file EDVIRSP (documentary exploitation and utilization of information on public safety) is not acceptable. The registration of minors, the filing of the ethnic origin of individuals, the registration of political opinions , trade union, religious are not abandoned. Only data on health and sex life are abandoned in this new project.

    Why roster of people who simply have responsibilities in political movements, trade union and religious without ever having committed any offense?

    Not a single file over.

    Désormais, avoir une Opinion en France est un crime

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    A) Le fichier EDVIGE est inutile pour lutter contre la délinquance contrairement aux arguments invoqués par ses partisans. Pourquoi ?


    Pour confondre les personnes déjà condamnées, il existe déjà de nombreux fichiers dont :

    1) Le casier judiciaire national

    http://www.justice.gouv.fr/cjn/fichier.htm


    2) Le fichier national automatisé des empreintes génétiques

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier_national_automatis%C3%A9_des_empreintes_g%C3%A9n%C3%A9tiques

    qui a été vendu à l'opinion publique pour pouvoir lutter contre les infractions à caractères sexuels mais qui a été étendu de manière abusive.

    « Aujourd'hui, les trois quarts des affaires traitées dans les tribunaux peuvent entraîner un fichage génétique, à l'exception notable de la délinquance financière, ou encore de l'alcoolisme au volant » a précisé Ollivier Joulin, du Syndicat de la magistrature, à un journaliste du journal Le Monde, concluant que « l'exception devient la norme »


    3) Le fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier_judiciaire_automatis%C3%A9_des_auteurs_d'infractions_sexuelles



    B) D'autre part, parce qu'il s'applique contrairement à la présomption d'innocence, à des personnes qui simplement ont des responsabilités dans les mouvements politiques, syndicaux et religieux sans jamais avoir commis le moindre délit, le fichier EDVIGE est dangereux pour la liberté d'expression et la démocratie.

    Ne laissons pas instaurer un fichier inutile et dangereux. Si les adversaires de la démocratie ont peut être besoin d'EDVIGE, tous les autres vivront mieux sans. Pas un fichier judiciaire de plus.

    Union Européenne = Empire

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    L'Union Européenne est le nouveau système soviétique.
    Vidéo envoyée par thesavoisien du site dailymotion.

    L'Union Européenne est le nouveau système soviétique par Boukovsky, entretien en anglais sous-titré en français.

    http://www.dailymotion.com/playlist/xhq0s_gilles_c_union-europeenne

    Police en France avec la politique néo-libérale

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    Colombie: Disparition d’un dirigeant syndical

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    Bruxelles, le 25 avril 2008: La CSI exprime sa profonde indignation et dénonce énergiquement la disparition de Guillermo Rivera Fuquene, Président du Syndicat des fonctionnaires de Bogotá (SINSRVPUB), de la CTC Colombia et fonctionnaire de l’Inspection des Finances de Colombie. Cet événement vient s’ajouter à la longue liste des violations quotidiennes des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses de Colombie.

    M. Rivera Fuquene a disparu le 22 avril à 6h30 du matin, dans le quartier « El Tunal » au moment où il sortait de chez lui pour déposer sa fille à l’école. Sa disparition, qui s’est produite dans un climat de harcèlement, de menaces et d’agressions à l’encontre des dirigeants syndicaux, vient démentir de manière catégorique les affirmations du gouvernement du Président Uribe selon lesquelles la situation s’améliore en Colombie pour la classe ouvrière et pour les syndicalistes.

    Dans une lettre adressée au Président Uribe (disponible uniquement en espagnol), la Confédération syndicale internationale (CSI) se joint à ses organisations affiliées colombiennes pour exprimer leur réprobation et leur indignation devant cet événement. La CSI exige des autorités qu’elles ouvrent sans délai les enquêtes nécessaires afin d’élucider ces faits et de retrouver le plus vite possible, sain et sauf, ce dirigeant syndical dont la vie court un grave danger.

    « Il est nécessaire de mettre fin à ce climat de violence constante », a déclaré M. Guy Ryder, Secrétaire général de la CSI. « Les travailleurs et travailleuses de Colombie réclament que soient respectés leurs droits les plus élémentaires, consacrés par les Conventions fondamentales de l’OIT, qui ont été ratifiées par la Colombie ».

    L’ ONU demande à la Colombie de protéger ses syndicalistes, dont 21 membres ont été assassinés cette année.

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    Trois experts des Nations Unies en matière de droits humains ont fait appel mercredi au gouvernement colombien pour améliorer la sécurité des dirigeants syndicaux et de la société civile de ce pays.

    « Tout au long des premiers mois de 2008, on a perpétré 21 meurtres de syndicalistes et chefs de la société civile, ainsi que des dizaines de menaces de mort contre des activistes et des défenseurs de tous les secteurs, lesquels ont été hypothétiquement menés à bien par des groupes armés en marge de la loi », ont indiqué les experts dans un communiqué.

    Ils ont souligné spécialement les menaces contre les organisateurs et les participants de la marche du 6 mars, qui a eu lieu pour rendre hommage aux victimes de la violence des groupes paramilitaires et en protestation contre les crimes d’État.

    Hina Jilani, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Philip Alston, expert en exécutions extrajudiciaires, et Leandro Despouy, avocat spécialiste dans l’indépendance des magistrats, ont incité « le Gouvernement (de Colombie) pour qu’il adopte des mesures effectives et concrètes pour mettre fin à l’impunité endémique en ce qui concerne les crimes et les violations commis contre les défenseurs des droits humains ».

    « Nous croyons fermement que la réponse politique à la situation actuelle en Colombie est extrèmement importante. Nous incitons le Gouvernement pour qu’il entreprenne des actions concrètes visant à la reconnaissance publique du travail des défenseurs des droits humains », ont déclaré les experts.

    Un total de 62 politiciens, la majorité appartenant aux partis du président colombien Alvaro Uribe, sont impliqué à différents degrés pour avoir eu des liens avec les groupes d’extrême droite. Parmi eux, 32 congressistes ou ex congressistes sont déjà en prison.

    TeleSUR - Afp/av - AV

    Le modèle chinois

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    Un arrêt récent de la Cour européenne de justice a choisi de privilégier la liberté d’entreprendre au détriment du droit de grêve. Sa décision interdit aux syndicats d’agir contre les entreprises qui refusent d’appliquer à leurs salariés détachés dans un autre pays les conventions collectives applicables dans ce pays. Pour Alain Soupiot, « l’Europe réalise les projets constitutionnels de Friedrich Hayek, l’un des pères du fondamentalisme économique : une « démocratie limitée », dans laquelle la répartition du travail et des richesses, de même que la monnaie, seraient soustraites à la décision politique et aux aléas électoraux, » rejoignant ainsi le modèle... chinois.







    Alain Soupiot, Le Monde, 24 janvier 2008

    La Cour de justice européenne détient une part essentielle du pouvoir législatif dans l’Union. A la différence de nos juridictions, elle statue pour l’avenir par disposition générale et à l’égard de tous, comme la loi elle-même. Par deux arrêts, capitaux pour le devenir de "l’Europe sociale", elle vient de trancher la question de savoir si les syndicats ont le droit d’agir contre des entreprises qui utilisent les libertés économiques garanties par le traité de Rome pour abaisser les salaires ou les conditions de travail.

    Dans l’affaire Viking, une compagnie finlandaise de navigation souhaitait faire passer l’un de ses ferrys sous pavillon de complaisance estonien, afin de le soustraire à la convention collective finlandaise. L’affaire Laval concernait une société de construction lettonne, qui employait en Suède des salariés lettons et refusait d’adhérer à la convention collective suédoise. Dans les deux cas, les syndicats avaient recouru à la grève pour obtenir le respect de ces conventions, et la Cour était interrogée sur la licéité de ces grèves.

    Le droit de grève étant explicitement exclu du champ des compétences sociales communautaires, un juge européen respectueux de la lettre des traités se serait déclaré incompétent. Mais la Cour juge depuis longtemps que rien en droit interne ne doit échapper à l’empire des libertés économiques dont elle est la gardienne. Elle s’est donc reconnue compétente. L’arrêt Laval interdit aux syndicats d’agir contre les entreprises qui refusent d’appliquer à leurs salariés détachés dans un autre pays les conventions collectives applicables dans ce pays. Au motif qu’une directive de 1996 accorde à ces salariés une protection sociale minimale, la Cour décide qu’une action collective visant à obtenir, non pas seulement le respect de ce minimum, mais l’égalité de traitement avec les travailleurs de cet Etat, constitue une entrave injustifiée à la libre prestation de services.

    L’arrêt Viking affirme que le droit de recourir à des pavillons de complaisance procède de la liberté d’établissement garantie par le droit communautaire. Il en déduit que la lutte des syndicats contre ces pavillons est de nature à porter atteinte à cette liberté fondamentale. La Cour reconnaît certes que le droit de grève fait "partie intégrante des principes généraux du droit communautaire". Mais elle interdit de s’en servir pour obliger les entreprises d’un pays A qui opèrent dans un pays B à respecter l’intégralité des lois et conventions collectives de ce pays B. Sauf "raison impérieuse d’intérêt général", dont la Cour se déclare seule juge, les syndicats ne doivent rien faire qui serait "susceptible de rendre moins attrayant, voire plus difficile" le recours aux délocalisations ou aux pavillons de complaisance.

    Cette jurisprudence jette une lumière crue sur le cours pris par le droit communautaire. Il échappait déjà à peu près complètement aux citoyens, tant en raison de l’absence de véritable scrutin à l’échelle européenne que de la capacité des Etats à contourner les résistances électorales lorsqu’elles s’expriment dans des référendums nationaux. L’apport des arrêts Laval et Viking est de le mettre également à l’abri de l’action syndicale. A cette fin, les règles du commerce sont déclarées applicables aux syndicats, au mépris du principe de "libre exercice du droit syndical", tel que garanti par la convention 87 de l’Organisation internationale du travail (OIT).

    Le droit de grève et la liberté syndicale sont le propre des vraies démocraties, dans lesquelles l’évolution du droit n’est pas seulement imposée d’en haut, mais vient aussi d’en bas, de la confrontation des intérêts des employeurs et des salariés. Le blocage progressif de tous les mécanismes politiques et sociaux susceptibles de métaboliser les ressources de la violence sociale ne pourra bien sûr engendrer à terme que de la violence, mais ce sont les Etats membres et non les institutions communautaires qui devront y faire face.

    L’Europe est ainsi en passe de réaliser les projets constitutionnels de l’un des pères du fondamentalisme économique contemporain : Friedrich Hayek. Hayek a développé dans son oeuvre le projet d’une "démocratie limitée", dans laquelle la répartition du travail et des richesses, de même que la monnaie, seraient soustraites à la décision politique et aux aléas électoraux. Il vouait une véritable haine au syndicalisme et plus généralement à toutes les institutions fondées sur la solidarité, car il y voyait la résurgence de "l’idée atavique de justice distributive", qui ne peut conduire qu’à la ruine de "l’ordre spontané du marché" fondé sur la vérité des prix et la recherche du gain individuel. Ne croyant pas à "l’acteur rationnel" en économie, il se fiait à la sélection naturelle des règles et pratiques, par la mise en concurrence des droits et des cultures à l’échelle internationale. Cette faveur pour le darwinisme normatif et cette défiance pour les solidarités syndicales se retrouvent dans les arrêts Laval et Viking.

    Le succès des idées de "démocratie limitée" et de "marché des produits législatifs" doit moins toutefois aux théories économiques, qu’à la conversion de l’Europe de l’Est et de la Chine à l’économie de marché. Avec leur arrogance habituelle, les Occidentaux ont vu dans ces événements, et l’élargissement de l’Union qui en a résulté, la victoire finale de leur modèle de société, alors qu’ils ont donné le jour à ce que les dirigeants chinois appellent aujourd’hui "l’économie communiste de marché".

    On aurait tort de ne pas prendre au sérieux cette notion d’allure baroque, car elle éclaire le cours pris par la globalisation. Edifié sur la base de ce que le capitalisme et le communisme avaient en commun (l’économisme et l’universalisme abstrait), ce système hybride emprunte au marché la compétition de tous contre tous, le libre-échange et la maximisation des utilités individuelles, et au communisme la "démocratie limitée", l’instrumentalisation du droit, l’obsession de la quantification et la déconnection totale du sort des dirigeants et des dirigés. Il offre aux classes dirigeantes la possibilité de s’enrichir de façon colossale (ce que ne permettait pas le communisme) tout en se désolidarisant du sort des classes moyennes et populaires (ce que ne permettait pas la démocratie politique ou sociale des Etats-providence). Une nouvelle nomenklatura, qui doit une bonne part de sa fortune soudaine à la privatisation des biens publics, use ainsi de la libéralisation des marchés pour s’exonérer du financement des systèmes de solidarité nationaux.

    Cette "sécession des élites" (selon l’heureuse expression de Christopher Lasch) est conduite par un nouveau type de dirigeants (hauts fonctionnaires, anciens responsables communistes, militants maoïstes reconvertis dans les affaires) qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’entrepreneur capitaliste traditionnel. Leur ligne de conduite a été exprimée il y a peu avec beaucoup de franchise et de clarté par l’un d’entre eux : il faut "défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance" [1]. En tête de ce programme figuraient "l’établissement de la démocratie la plus large (...), la liberté de la presse et son indépendance à l’égard des puissances d’argent, (...) l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie, (...) la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant". Rien de tout cela n’est en effet compatible avec l’économie communiste de marché.

    Alain Supiot est membre de l’Institut universitaire de France, directeur de l’Institut d’études avancées de Nantes.

    Publication originale Le Monde, via Opus Incertum
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