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Étienne Chouard « Sortir de l' union européenne partie 2 »

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Leurre identitaire : une identité sans souveraineté ?

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Loin de répondre à un seul objectif électoral de court terme, le débat qu’a lancé le gouvernement sur l’«identité nationale» vise à confondre cette notion, floue et ambiguë, avec le concept politique de souveraineté, au moment même où cette dernière est plus que jamais menacée par le dit traité de Lisbonne. Cela s’inscrit en outre dans le contexte de la promotion idéologique du couple identité/diversité, qui tente d’occulter voire de disqualifier les luttes sociales au profit de leurres sociétaux.


13 décembre 2007, le Président Sarkozy signe le traité constitutionnel bis à Lisbonne, malgré le non français lors du référendum de 2005.
13 décembre 2007, le Président Sarkozy signe le traité constitutionnel bis à Lisbonne, malgré le non français lors du référendum de 2005.


Le débat sur l'identité nationale vise à masquer les abandons de souveraineté.

par Laurent Dauré


Le « grand débat sur l'identité nationale » lancé le 2 novembre par le ministre de l’immigration, Éric Besson, a déjà suscité de nombreux commentaires. Organisé au pas de charge, il devrait durer jusqu'au 29 janvier prochain et se conclure le 4 février par un « grand colloque de synthèse » dirigé par le ministre en personne – gageons que de « grandes mesures » seront alors prises... Ouverts « à l'ensemble des forces vives de la Nation », les échanges ont déjà commencé sur le site Internet officiel (1). Pour leur part, préfets et sous-préfets sont tenus d'organiser au moins une réunion dans chaque département et arrondissement. Le thème a également été débattu à l'Assemblée nationale le 8 décembre.

Selon les termes du communiqué ministériel envoyé le 2 novembre, les « réunions seront animées par le corps préfectoral, ainsi que par les parlementaires nationaux et européens qui le souhaitent ». Pourront y participer tous ceux qui le désirent. Deux questions sont censées structurer le débat : « pour vous, qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui ? » et « comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers ? ». Les objectifs de l'opération sont d'ores et déjà fixés : il s'agira de « favoriser la construction d'une vision mieux partagée de ce qu'est l'identité nationale aujourd'hui » et de « faire émerger […] des actions permettant de conforter notre identité nationale, et de réaffirmer les valeurs républicaines et la fierté d'être Français ».

Comme l'ont noté de nombreux commentateurs, il est fort probable que ce « débat » ne soit pas exempt d’une manœuvre électorale visant à siphonner une fois encore des voix au Front national lors des élections régionales de mars 2010. Cependant, au-delà de cet objectif opportuniste, réel mais de court terme, les initiateurs de cet événement ont sans doute quelques préoccupations plus fondamentales.

Bref retour en arrière : le 4 février 2008, une très large majorité de parlementaires ratifie le dit traité de Lisbonne. Ce faisant, ils annulent le verdict des citoyens exprimé lors du référendum de mai 2005, piétinant de fait la souveraineté du peuple qui figure pourtant en tête du bloc constitutionnel national. Dans le même temps, ils préparent la voie à la mise en œuvre d’un texte qui, notamment, étend considérablement les domaines dans lesquels les décisions européennes sont censées s’imposer, fût-ce contre la volonté nationale.

Dès lors, voir le monde politico-médiatique s'interroger sur « l'identité nationale » relève pour le moins du paradoxe – en tout cas en apparence. La tradition politique d’indépendance de la France ne constituerait donc pas un pan essentiel de cette « identité » ? Ceux-là même qui, dans leurs actes, font bon marché de cet héritage discourent sur l’urgence de le préserver. Sans doute ne souhaitent-ils en réalité retenir que les aspects qui leur conviennent. Lorsqu’ils insistent sur le drapeau ou l’hymne, ils révèlent la vision étriquée et folklorique qu’ils se font du patriotisme. Ils voudraient en somme que les Français aiment et soutiennent leur pays à la manière des supporters de foot avec leur équipe préférée. Ainsi, pour le président des députés UMP, Jean-François Copé, « le débat sur l’identité nationale, c’est ce qui doit nous permettre de retrouver notre mental, comme on dit en sport » (2). Il juge par ailleurs que l'identité nationale sera « un thème structurant pour les dix années à venir » (3).

Or la « fierté d’être Français » ne se décrète pas. Tout se passe comme si le débat sur « l’identité française » avait été conçu comme un point de fixation, afin de détourner l’attention des sujets fâcheux comme la crise, le renflouement des banques, les délocalisations, le chômage, etc. La France politique se voit amputée de ses libertés les plus essentielles par l’intégration européenne, la nation est dépossédée de son patrimoine (services publics, industries nationales, etc.), et l’État de sa capacité d’intervention – mais, rassurons-nous, nous avons une « identité » à « valoriser »…

Dans la vidéo de présentation du débat (1), M. Besson plaide ainsi pour « valoriser notre identité nationale » et « valoriser la fierté d'être Français » ; il affirme également que la nation française doit « concili[er] compétitivité et solidarité ». Bref, il évoque l'identité française comme s'il s'agissait d'un produit dont nous aurions intérêt à assurer la promotion. Lorsque le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, lance un appel vibrant à la « défense de notre modèle culturel et de la "Douce France" chantée par Charles Trenet » (26 octobre), il tente de séduire grossièrement une certaine partie de l’électorat ; surtout, avec cette vision de carte postale, il propose une France dépolitisée, neutralisée et soumise. Une France pour les touristes.

L'attachement émotionnel à sa patrie n'est pas condamnable a priori, mais s’il s’agit d’une nostalgie fruste, sans souci d’indépendance politique et de progrès social, c’est un vain passe-temps. Plus exactement, les parrains du débat entendent faire fonctionner cet attachement comme un leurre : tenter de compenser une perte de liberté bien réelle par une démonstration indécente de fierté. Car faire de l’exhibitionnisme avec l’« identité nationale » ne permettra pas de recouvrer une once de souveraineté. De la même façon que les célébrations aussi vagues qu'enthousiastes de la « diversité » et du « métissage » relèvent d'une conception ethniciste de la société, les élans animés par une nostalgie qui n’engage à rien sont dangereux en ce sens qu’ils brouillent les cartes.


Accompagnement de la mondialisation

On peut du reste s’interroger : pourquoi les concepts de « diversité » et d’ « identité » envahissent-ils ainsi les discours ? Un auteur rationnel s’est frotté à ce sujet. Dans son ouvrage La diversité contre l'égalité (4), Walter Benn Michaels analyse l'incroyable escroquerie politique et intellectuelle que représente ce que l’on pourrait appeler l'idéologie (et l’imagerie) de la diversité. Michaels montre bien que l'obsession contemporaine pour ces conceptions ethnico-cuturelles n'est ni anodine ni innocente. Si les dirigeants politiques, économiques et médiatiques font de la diversité un « programme de justice sociale », comme il l’écrit, c'est pour que l'ordre néolibéral soit maintenu coûte que coûte. Nous avons affaire à une idéologie d’accompagnement de la mondialisation.

Selon Michaels, « à mesure que la question de l'identité nationale affermit son emprise sur la vie intellectuelle française – qu'on la promeuve (le président de la République) ou qu'on la combatte (les "Indigènes" [de la République]) – on s'aperçoit que sa fonction principale consiste à faciliter, en le masquant, l'accroissement des inégalités qui caractérise le néolibéralisme à travers le monde. » En somme, selon les « diversitaires » de droite comme de gauche, il faut que tout change pour que rien ne change. La Diversité contre l'égalité entend montrer que l'idéologie de la diversité, copieusement relayée par les médias et les forces du marché, sert à diviser les citoyens (par la concurrence des « identités ») et à faire diversion afin que les véritables luttes sociales soient étouffées sous les revendications « sociétales ». En effet, il vaut mieux prêcher la « diversité » – inoffensive économiquement, voire lucrative – que l'égalité ou une meilleure répartition des richesses.

Ce qu’il est convenu de nommer la classe politique, toutes tendances confondues, maîtrise parfaitement l'art de poser des questions dont les réponses sont déterminées à l’avance. Comme sur bien d'autres sujets, on fait mine de s’interroger (« quelle Europe voulons-nous ? », « qu'est-ce que l'identité nationale ? », etc.), on organise des parodies de débat, comme s'il y avait vraiment une intention de débattre de quoi que ce soit, a fortiori de prendre en compte la volonté populaire. La négation du vote du 29 mai 2005 a donné la mesure de cet esprit d’ouverture démocratique.

Le « grand débat » risque bien de s’avérer un théâtre d’ombres : tout et son contraire sera dit, pendant que les processus réels en cours se poursuivront hors des feux de l’actualité. Ce que l’on pourrait qualifier de système post-démocratique multiplie ainsi ce type de mises en scène pour entretenir l’illusion de « démocratie participative ». S’interroger sur l’identité ne coûte rien, l’ordre établi pourrait même en sortir consolidé : les médias et les partis installés font de l’éducation au fatalisme – notamment sur la mondialisation – pendant que les puissances d’argent accroissent leur influence aux dépens des droits politiques et sociaux légitimes des citoyens.

L’opportunisme et la duplicité semblent donc devoir constituer le fil rouge de cette consultation en trompe l’œil. Quitte à débattre d’identité, politique cette fois, pourquoi ne pas envisager l’opportunité d’une sortie de l’Union européenne ?


Femmes communistes en tee-shirt noir pour la tenue d'un référendum

LD


(1) www.debatidentitenationale.fr.
(2) Lors d’une conférence de presse, le 3 novembre.
(3) Sur le site Internet consacré au débat, le 3 novembre.
(4) Publié aux éditions Raisons d’Agir en 2009. Walter Benn Michaels est professeur de littérature à l'université de l'Illinois à Chicago.

Publication originale : La lettre de BRN n°46, 1 décembre 2009

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Dans le souci d'une amélioration constante de la qualité du réseau Internet, si vous constatez la présence de ce message d'avertissement sur l'écran d'un tiers, relation, ami, collègue de travail ou membre de votre famille, nous vous remercions de faire acte de civisme en le signalant sans tarder au Ministère de la Délation.

The Ogg free file format with Mac OS X operating system - Le format libre audio Ogg avec système d'exploitation Mac OS X

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Bilingual French-English Fourth version - Sixième version bilingue français-anglais - mise à jour le 10 février 2011- Update February 2011

Play Ogg

A) Pourquoi le format libre Ogg ou Ogg Vorbis ? - A) Why free audio Ogg or Ogg Vorbis ? -
C'est un format de logiciel libre et gratuit de compression des données audio développé par la fondation Xiph.org. Il donne de meilleurs résultats acoustiques que le MP3 grâce à un algorithme plus performant. Les détails techniques approfondis sont fournis par l'encyclopédie wikipedia ici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vorbis

It is a format of free software compression audio data developed by the foundation Xiph.org. It gives better results than MP3 sound through an algorithm more efficient. Technical details depth are provided by the encyclopedia wikipedia here:
http://en.wikipedia.org/wiki/Vorbis



B) Comment écouter les fichiers audio au format Ogg, une aide mise à jour avec Wikipédia : - How to listen to Ogg audio files, aid updated with Wikipedia:




    [COLOR=darkblue]Nos amis de Windows peuvent lire facilement ces fichiers audio Ogg avec [B]VLC[/B]. Nos amis de Linux peuvent entre autres utiliser VLC, Amarok, Songbird, XMMS. Avec Mac OS X, il y a au moins 2 solutions, soit [B]VLC[/B] sûrement plus simple, soit XiphQT.component qui permet d'écouter des ogg avec QuickTime et iTunes : [/color][COLOR=darkblue][LIST]
  • http://my.opera.com/anamorphose/blog/the-ogg-free-file-format-le-format-libre-audio-ogg
    • [/color]Nos amis de Windows peuvent lire facilement ces fichiers audio Ogg avec VLC. Nos amis de Linux peut utiliser VLC, Amarok, Songbird, XMMS, Totem. Avec Mac OS X, il y avait au moins 3 solutions, VLC est certainement plus facile, ou XiphQT.component qui permettait d'écouter des fichiers ogg avec QuickTime et iTunes, mais cette solution ne marche plus pour écouter des flux audio à partir de Mac 10.5 ou Max pour encoder et Cog pour écouter.

      Our Windows's friends can easily read these Ogg audio files with VLC.
      Our Linux's friends can use VLC, Amarok, Songbird, XMMS, Totem.
      With Mac OS X, there was at least 3 solutions, VLC is definitely easier, or XiphQT.component which allowed to listen ogg files with QuickTime and iTunes, but this solution doesn't work for streaming since Mac 10.5, or Max to encode and Cog to listen.

      All explanations in English about VLC are here:
    • http://www.videolan.org/
      • [/COLOR]
        Les explications et la description en français du logiciel VLC sont ici :
      • http://www.framasoft.net/article1138.html
        • [/COLOR]




          Je vais décrire ci-dessous la solution du couple Max pour encoder et Cog pour écouter.
          I will describe below the solution Max to encode (rip) and Cog to listen.

        • C) Comment utiliser le format Ogg ?[/COLOR] - How to use Ogg format ?
            [/COLOR][/SIZE]
            1) L'encodage au format Ogg avec la solution Max - Rip CD's into Ogg files with Max

            Il est possible d'encoder, c'est à dire de mettre au format Libre audio Ogg, les fichiers aiff des disques compacts. Ceci avec le logiciel libre et gratuit Max.
            It is possible to rip, ie to transform AIFF CDs files to free audio format Ogg files on your Hard Disk. This with the free software Max.

            La page d'accueil du logiciel est ici : - Max software homepage is here :
            http://sbooth.org/Max/

            Une fois téléchargé le fichier tar.gz dans une session d'utilisateur ordinaire, et décompressé dans une session d'administrateur root ( pour plus de détails sur la session d'administrateur root voir ici), vous pouvez maintenant encoder en toute tranquillité vos fichiers audio de CD.

            Once downloaded the tar.gz file in a user session, and unpacked in a session root administrator ( for more details on a root session see here), you can now rip your CD in peace.



            2) L'écoute des fichiers audio format Ogg avec la solution Cog - Listen audio Ogg files with Cog

            • La page d'accueil du logiciel est ici :
            http://cogx.org/
            Savourez la musique !


            • Cog software homepage is here :
            http://cogx.org/
            Enjoy the music !









            Le ministère de l'Education nationale entend surveiller étroitement les blogs et les forums de discussion sur internet.

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            Le ministère de l'Education nationale entend surveiller étroitement les blogs et les forums de discussion sur internet auxquels participent les enseignants français, au grand dam de syndicalistes du secteur.




            Le ministère vient de lancer un appel d'offre ayant pour objet "la veille d'opinion" et son cahier des charges, paru au Journal officiel du 4 novembre dernier, est très précis.

            Il prévoit que le prestataire retenu devra "identifier les thèmes stratégiques (...), décrypter les sources des débats et leur mode de propagation (...), repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau".

            Jean-Marc Vinauger, du syndicat Sud-Education du Loiret, s'est insurgé contre la création de cet outil qui, selon lui, démontre que le gouvernement veut contrôler les opinions contestataires, des mouvements de grève ayant accueilli sa volonté de supprimer 13.500 suppressions de postes en 2009. A la rentrée 2008, 11.200 postes ont déjà été supprimés.

            "Le ministre, qui affirme dans la presse que les enseignants adhèrent largement à ses réformes, est si sûr de lui qu'il lance un appel d'offre à des officines privées pour la modique somme de 220.000 euros par an afin de détecter les foyers d'agitation", déclare Jean-Marc Vinauger.

            Au cabinet de Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, on dément ces accusations tout en reconnaissant une attention particulière portée à l'opinion des agents.

            "Il s'agit d'un appel d'offre renouvelé chaque année depuis 2006", précise-t-on à la délégation communication du ministère.

            "Ce qui est nouveau, c'est la place occupée aujourd'hui par les forums et les blogs sur internet. Il est très intéressant pour un ministre de connaître l'opinion de ses agents et en premier lieu des enseignants", explique-t-on au ministère.

            "Il n'est pas question d'un esprit de fichage, mais d'une connaissance plus fine de la façon dont les enseignants perçoivent la politique de leur ministre."

            Les principaux syndicats d'enseignants des collèges et lycées ont appelé à la grève le 20 novembre contre le projet de budget pour 2009 qui prévoit des réductions d'effectifs, rejoignant ainsi l'appel des enseignants du primaire.

            L'informatique de confiance = Trusted computing

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            Coût de la guerre en Irak pour les États-Unis d'Amérique

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            Stiglitz estime le coût total de cette guerre à 3 000 milliards pour les USA auxquels s’ajoutent 3 000 milliards pour le reste du monde. Ce total avoisine la moitié du PIB des USA. « Les Etats-Unis - et le monde - auront à en payer le prix pour les décennies à venir, » avertit le lauréat du Prix Nobel d’économie 2001.





            Joseph Stiglitz, Toronto Star, 12 mars 2008

            A l’approche de la date du 20 Mars, qui marque le cinquième anniversaire de l’invasion de l’Irak par les États-Unis, le temps est venu d’établir un bilan de ces évènements.

            Dans notre nouveau livre The Three Trillion Dollar War, Linda Bilmes, qui enseigne à Harvard, et moi-même, avons établi une estimation prudente du coût économique de la guerre pour les États-Unis à 3 000 milliards de dollars, et de ces coûts pour le reste du monde à trois autres milliers de milliards - ce qui est bien supérieur aux estimations de l’administration Bush avant la guerre.

            L’équipe Bush a non seulement abusé l’opinion sur les coûts éventuels de la guerre, mais elle a également cherché à les occulter durant le déroulement de celle-ci.

            Cela n’est guère surprenant. Après tout, l’administration Bush a menti sur tout le reste, depuis les armes de destruction massive de Saddam Hussein jusqu’à son lien supposé avec Al-Qaida. De fait, c’est uniquement après l’invasion que l’Irak est devenu un terrain de prédilection pour les terroristes.

            L’administration Bush affirmait que la guerre coûterait 50 milliards de dollars. Les États-Unis consacrent désormais cette somme à la guerre d’Irak tous les trois mois.

            Voici ce que représente ce chiffre : pour un sixième du coût de la guerre, les États-Unis pourraient assurer à leur système de sécurité sociale des fondements solides pour plus de cinquante ans, sans réduire les prestations ni augmenter les cotisations.

            Par ailleurs, l’administration Bush a réduit les impôts pour les plus riches au moment même où elle s’engageait dans ces hostilités, et ce malgré le déficit budgétaire. En conséquence, elle a dû faire appel au crédit - souvent financé depuis l’étranger - pour payer cette guerre.

            C’est la première fois dans l’histoire américaine où une guerre n’a pas exigé certains sacrifices de la part des citoyens par le biais de taxes plus élevées. Cette fois, la totalité des coûts a été transférée sur les générations futures.

            A moins que les choses ne changent, la dette nationale des États-Unis - qui était de 5 700 milliards de dollars quand Bush est devenu président - sera augmentée de 2 milliards de dollars en raison de la guerre (qui viendront s’ajouter aux 800 milliards de dollars de déficit de l’administration Bush avant la guerre).

            S’agit-il d’incompétence ou de malhonnêteté ?

            Les deux sans doute.

            La comptabilité de trésorerie pratiquée par l’administration Bush a mis l’accent sur les coûts présents, et non pas les coûts futurs, y compris les handicaps et les soins de santé pour les anciens combattants.

            C’est seulement au bout de plusieurs années après le début de la guerre, que l’administration a décidé de construire les véhicules blindés qui auraient sauvé la vie des nombreux soldats victimes des explosifs placés au bord des routes.

            Le gouvernement ne voulant pas réintroduire la conscription, et l’armée rencontrant des difficultés à recruter pour une guerre impopulaire, les troupes ont été obligées d’assurer deux, trois voire quatre tours de missions très stressants.

            L’administration a tenté de dissimuler les coûts de la guerre à l’opinion publique américaine. Des groupes d’anciens combattants ont du utiliser le Freedom of Information Act [1] pour découvrir le nombre total de blessés - égal à 15 fois le nombre de morts.

            Aujourd’hui, ce sont 52 000 anciens combattants qui ont été diagnostiqués souffrants de troubles post-traumatiques. Le gouvernement américain devra payer une pension d’invalidité à environ 40% des 1,65 million de soldats qui ont déjà été déployés.

            Bien évidemment, cette hémorragie se poursuivra aussi longtemps que la guerre durera, avec une facture de soins de santé et d’invalidité s’élevant à plus de 600 milliards de dollars (en valeur actuelle).

            L’idéologie et l’affairisme ont également joué un rôle dans l’augmentation des coûts de la guerre. L’Amérique a fait appel à des entreprises privées, plus onéreuses.

            Un garde de sécurité employé par Blackwater peut coûter plus de 1000 dollars par jour, sans compter l’assurance pour invalidité et l’assurance-vie, qui sont payés par le gouvernement.

            Lorsque le taux de chômage en Irak a bondi à 60%, l’embauche d’Irakiens aurait été logique, mais les entreprises ont préféré importer de la main-d’œuvre bon marché en provenance du Népal, des Philippines et d’autres pays.

            Cette guerre n’a eu que deux vainqueurs : les compagnies pétrolières et celles du secteur de la défense. Le cours des actions d’Halliburton, la société que dirigeait le vice-président Dick Cheney, est monté en flèche. Mais au moment même où le gouvernement faisait de plus en plus appel aux entrepreneurs privés, il réduisait aussi ses contrôles.

            Le prix le plus élevé de cette guerre mal conduite a été payé par l’Irak. La moitié de ses médecins ont été tués ou ont quitté le pays, le taux de chômage s’élève à 25% et, cinq ans après le début de la guerre, Bagdad a encore moins de huit heures d’électricité par jour.

            Sur une population totale d’environ 28 millions, 4 millions de personnes sont déplacées et 2 millions ont fui le pays.

            Les milliers de morts violentes ont accoutumé la plupart des occidentaux à ce qui se déroule en Irak : Un attentat à la bombe qui tue 25 personnes ne soulève plus d’intérêt.

            Mais des études statistiques des taux de mortalité avant et après l’invasion révèlent une sombre réalité. Ils suggèrent que le nombre de décès supplémentaires serait compris entre un minimum de 450 000 dans les 40 premiers mois de la guerre (dont 150 000 morts violentes) et s’éleverait jusqu’à 600 000.

            Avec tant de personnes en Irak qui souffrent tant et de tant de façons, il peut sembler cynique de discuter des coûts économiques.

            Et il peut sembler particulièrement égocentrique de mettre l’accent sur le coût économique supporté par les USA, qui se sont engagés dans cette guerre en violation du droit international. Mais les coûts économiques sont énormes, et ils vont bien au-delà de dépenses budgétaires.

            Les Américains utilisent souvent l’expression selon laquelle « il n’existe pas de repas gratuit ». Il n’existe pas non plus de guerre gratuite. Les Etats-Unis - et le monde - auront à en payer le prix pour les décennies à venir.

            Joseph Stiglitz, lauréat 2001 du prix Nobel d’Economie, est professeur d’économie à l’Université de Columbia et co-auteur, avec Linda Bilmes, de "The Three Trillion Dollar War : The True Costs of the Iraq Conflict".

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            Créer une archive et la compresser avec Peazip, de Windows vers des formats compatibles Linux et Mac.

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            - A) Créer une archive constituée de plusieurs fichiers avec TAR

            - 1 Ouvrir "Peazip"

            - 2 Ouvrir "Tools" -> "Options" -> "Create archive"

            - 3 Cocher la case "TAR" pour grouper plusieurs fichiers

            - 4 Ouvrir "File" -> "Create archive"

            - 5 "Add file" pour ajouter un fichier à l'archive de type TAR

            - 6 Répéter l'opération "Add file" tant que l'on veut ajouter des fichiers à l'archive

            - 7 Créer l'archive avec Create .tar

            - 8 Regarder le résultat si c'est : "Job successfully completed!", c'est que c'est bon.

            - 9 "Open output path" pour situer où est l'archive. ( Ouvre le répertoire où est située l'archive)


            - B) Compresser la même archive avec par exemple "BZip2" mais c'est la même démarche avec les autres formats


            - 10 Ouvrir "Peazip"

            - 11 Ouvrir "Tools" -> "Options" -> "Create archive"

            - 12 Cocher la case "BZip2" pour compresser au format BZip2

            - 13 Ouvrir "File" -> "Create archive"

            - 14 "Add file" pour selectionner le fichier de type .tar créé précédemment

            - 15 Créer l'archive avec Create .bz2

            - 16 Regarder le résultat si c'est : "Job successfully completed!", c'est que c'est bon.

            - 17 "Open output path" pour situer où est l'archive. ( Ouvre le répertoire où est située l'archive)





            Un logiciel de compression-décompression libre et gratuit pour Linux et Windows

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            Vous pouvez essayer et tester le logiciel libre et gratuit Peazip, qui compresse et décompresse les fichiers utilisés par Windows et aussi ceux provenus du monde Linux.

            Explications en français ici :

            http://www.framasoft.net/article4487.html

            Site de l'éditeur du logiciel Peazip pour le téléchargement de l'installateur pour Windows :
            (peazip-1.9.3.bin.WINDOWS.exe) 1.9.3 à la date de l'article, a évolué bien sûr !

            http://peazip.sourceforge.net/


            Téléchargez-le dans le dossier "Program Files" et installez-le à cet endroit.
            Cochez tous les formats de compression et décompression compatibles dans le premier écran de configuration.

            Paramètrez le menu disponible avec le clic droit dans le deuxième écran de configuration.

            Afin de bien gérer l'endroit où va se trouver le ou les fichiers décompressés, une fois Peazip configuré, rendez-vous dans le menu "Options", puis dans "Default Options". Sous l'onglet "Peazip", cochez "Always ask for output path". Ce qui signifie :
            "Toujours demander le lieu de l'extraction".

            Par la même occasion, choisissez le format de compression que vous préfèrez dans la section "Default format".

            Je l'utilise avec bonheur !

            Sources :
            D'après le N° 10 d'OpenSource septembre-octobre 2007 (papier)
            article de Jean-Christophe Bonalair
            http://www.magazine-avosmac.com/opensource/
            June 2013
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