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Posts tagged with "democracy"

End of Dynamic Europäer- Fin de la dynamique fédéraliste européenne - End of the dynamics of the federalist's ideas

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  • Les leaders politiques et les administrations ne sont le plus souvent que la traduction de leur opinion publique. Les sondages sur l'Europe montrent l'érosion du sentiment européen et des attentes envers l'Europe. Les Pays-Bas ont rejoint la cohorte des pays eurosceptiques, Royaume-Uni, pays nordiques, pays de l'Est. L'Italie, après la France, est devenue agnostique. Sur vingt-sept pays membres, seuls la Belgique, le Luxembourg et l'Espagne sont encore pro-européens.
  • Political leaders and governments are often the translation of public opinion. Polls in Europe show the erosion of European sentiment and expectations of Europe. The Netherlands has joined the group of Eurosceptic countries, United Kingdom, Nordic countries, Eastern countries. Italy, after France, became an agnostic. Of twenty-seven member countries, only Belgium, Luxembourg and Spain are still pro-European.
  • Politikern und Regierungen sind oft die Übersetzung der öffentlichen Meinung. Umfragen in Europa zeigen die Erosion der europäischen Gesinnung und Erwartungen an Europa. Die Niederlande haben die Gruppe der euroskeptischen Ländern, Vereinigtes Königreich, Skandinavien, Ost-Ländern verbunden. Italien, nach Frankreich, wurde ein Agnostiker. Der siebenundzwanzig Mitgliedstaaten, nur Belgien, Luxemburg und Spanien sind immer noch pro-europäisch.
  • Pétition
  • To: the peoples of Europe Dear Mr. Klaus, On the 2nd of October 2009, Ireland voted "yes" to the Lisbon treaty after having been forced to vote again after their "no"-vote in 2008. The Lisbon treaty effectively takes away the member states' sovereignity and independence, making them provinces in the EU-state. Both the EU Constitution itself and how it came about, shows the utter disregard that EU and the Eurocrats have for democracy and the people of Europe. However, there is one small thread of hope left that could stop the Lisbon treaty. This hope is you, Vaclav Klaus, the Czech president. You have so far courageously refused to sign the Lisbon treaty, despite intense pressure. If you continue to refuse to sign this treaty, you can delay it from going into effect until the Conservative Party in England wins the next election in the spring of 2010. When they do, the leader of the Conservative Party, David Cameron, will put the Lisbon treaty to a referendum, where it will most likely be voted down by the English. Thus, if you decide not to sign the treaty you will have made it possible for this treaty to be thrown out, once and for all. We realize that you will be under intense pressure from the EU-elite and Eurocrats, but as you have shown great character before, we hope that you will continue on that righteous path. There are millions and millions of Europeans that do not want this treaty, in fact, polls show that a majority of Europeans would vote "no" if they had the chance. If you decide not to sign and ratify this treaty, you will be making history as an extraordinarily courageous statesman who saved Europe, its people and its nations, from the ever more undemocratic European Union. We therefore humbly ask and encourage you to do the right thing and not sign the Lisbon treaty. With all our support. Sincerely, The Undersigned http://www.petitiononline.com/sptklaus/petition.html
  • Pétition
  • Pour: les peuples de l'Europe Cher M. Klaus, Le 2 Octobre 2009, l'Irlande a voté «oui» au traité de Lisbonne après avoir été forcés de voter à nouveau après leur «non» en 2008. Le traité de Lisbonne a dangereusement amoindri la souveraineté des États membres ainsi que leur indépendance, ce qui les a transformé en simples provinces dans l'État fédéral UE. Tant la Constitution de l'UE elle-même que la méthode employée pour la faire approuver, montre le mépris que l'UE et les eurocrates ont pour la démocratie et le peuple de l'Europe. Cependant, il y a un petit filet d'espoir qui pourrait arrêter le traité de Lisbonne. Cet espoir, c'est vous, M. Vaclav Klaus, président tchèque. Vous avez jusqu'à présent courageusement refusé de signer le traité de Lisbonne, malgré la pression intense. Si vous continuez à refuser de signer ce traité, vous pouvez retarder la mise en vigueur du Traité jusqu'à ce que le Parti conservateur en Angleterre remporte la prochaine élection au printemps 2010. Quand cela sera fait, le chef du Parti conservateur, David Cameron, mettra le traité de Lisbonne au vote populaire d'un référendum, où il sera probablement rejeté par les Anglais. Ainsi, si vous décidez de ne pas signer le traité, vous aurez permis à ce traité d'être rejeté, une fois pour toutes. M. Klaus, nous sommes conscients que vous serez sous la pression intense de l'élite de l'UE et des eurocrates, mais comme vous avez fait preuve d'une grande force de caractère auparavant, nous espérons que vous allez continuer sur cette voie juste. Il ya des millions et des millions d'Européens qui ne veulent pas de ce traité, en effet, les sondages montrent qu'une majorité d'Européens voteraient «non» s'ils en avaient la chance. Si vous décidez de ne pas signer et ratifier ce traité, vous allez prendre l'histoire comme un homme d'État extraordinairement courageux qui a sauvé l'Europe, son peuple et ses nations, de l'Union européenne encore plus antidémocratique. Par conséquent, nous demandons humblement et vous encourageons à faire la bonne chose et ne pas signer le traité de Lisbonne. Avec tout notre soutien. Cordialement, Le soussigné http://www.petitiononline.com/sptklaus/petition.html Référendum pour les peuples concernant le Traité de Lisbonnne
    Regardez aussi la vidéo Angst vor Lissabon! Die Bandbreite. dans la rubrique Activisme et non lucratif. En plus ici Toutes les vidéos en ligne gratuites sur Veoh.com

Le Prisonnier par Patrick Mac Goohan

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Un grand créateur visionnaire des dérives anti-démocratiques du monde actuel est décédé, Patrick Mac Goohan, c'est un peu de moi-même qui disparait.






Le ministère de l'Education nationale entend surveiller étroitement les blogs et les forums de discussion sur internet.

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Le ministère de l'Education nationale entend surveiller étroitement les blogs et les forums de discussion sur internet auxquels participent les enseignants français, au grand dam de syndicalistes du secteur.




Le ministère vient de lancer un appel d'offre ayant pour objet "la veille d'opinion" et son cahier des charges, paru au Journal officiel du 4 novembre dernier, est très précis.

Il prévoit que le prestataire retenu devra "identifier les thèmes stratégiques (...), décrypter les sources des débats et leur mode de propagation (...), repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau".

Jean-Marc Vinauger, du syndicat Sud-Education du Loiret, s'est insurgé contre la création de cet outil qui, selon lui, démontre que le gouvernement veut contrôler les opinions contestataires, des mouvements de grève ayant accueilli sa volonté de supprimer 13.500 suppressions de postes en 2009. A la rentrée 2008, 11.200 postes ont déjà été supprimés.

"Le ministre, qui affirme dans la presse que les enseignants adhèrent largement à ses réformes, est si sûr de lui qu'il lance un appel d'offre à des officines privées pour la modique somme de 220.000 euros par an afin de détecter les foyers d'agitation", déclare Jean-Marc Vinauger.

Au cabinet de Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, on dément ces accusations tout en reconnaissant une attention particulière portée à l'opinion des agents.

"Il s'agit d'un appel d'offre renouvelé chaque année depuis 2006", précise-t-on à la délégation communication du ministère.

"Ce qui est nouveau, c'est la place occupée aujourd'hui par les forums et les blogs sur internet. Il est très intéressant pour un ministre de connaître l'opinion de ses agents et en premier lieu des enseignants", explique-t-on au ministère.

"Il n'est pas question d'un esprit de fichage, mais d'une connaissance plus fine de la façon dont les enseignants perçoivent la politique de leur ministre."

Les principaux syndicats d'enseignants des collèges et lycées ont appelé à la grève le 20 novembre contre le projet de budget pour 2009 qui prévoit des réductions d'effectifs, rejoignant ainsi l'appel des enseignants du primaire.

Le modèle chinois

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Un arrêt récent de la Cour européenne de justice a choisi de privilégier la liberté d’entreprendre au détriment du droit de grêve. Sa décision interdit aux syndicats d’agir contre les entreprises qui refusent d’appliquer à leurs salariés détachés dans un autre pays les conventions collectives applicables dans ce pays. Pour Alain Soupiot, « l’Europe réalise les projets constitutionnels de Friedrich Hayek, l’un des pères du fondamentalisme économique : une « démocratie limitée », dans laquelle la répartition du travail et des richesses, de même que la monnaie, seraient soustraites à la décision politique et aux aléas électoraux, » rejoignant ainsi le modèle... chinois.







Alain Soupiot, Le Monde, 24 janvier 2008

La Cour de justice européenne détient une part essentielle du pouvoir législatif dans l’Union. A la différence de nos juridictions, elle statue pour l’avenir par disposition générale et à l’égard de tous, comme la loi elle-même. Par deux arrêts, capitaux pour le devenir de "l’Europe sociale", elle vient de trancher la question de savoir si les syndicats ont le droit d’agir contre des entreprises qui utilisent les libertés économiques garanties par le traité de Rome pour abaisser les salaires ou les conditions de travail.

Dans l’affaire Viking, une compagnie finlandaise de navigation souhaitait faire passer l’un de ses ferrys sous pavillon de complaisance estonien, afin de le soustraire à la convention collective finlandaise. L’affaire Laval concernait une société de construction lettonne, qui employait en Suède des salariés lettons et refusait d’adhérer à la convention collective suédoise. Dans les deux cas, les syndicats avaient recouru à la grève pour obtenir le respect de ces conventions, et la Cour était interrogée sur la licéité de ces grèves.

Le droit de grève étant explicitement exclu du champ des compétences sociales communautaires, un juge européen respectueux de la lettre des traités se serait déclaré incompétent. Mais la Cour juge depuis longtemps que rien en droit interne ne doit échapper à l’empire des libertés économiques dont elle est la gardienne. Elle s’est donc reconnue compétente. L’arrêt Laval interdit aux syndicats d’agir contre les entreprises qui refusent d’appliquer à leurs salariés détachés dans un autre pays les conventions collectives applicables dans ce pays. Au motif qu’une directive de 1996 accorde à ces salariés une protection sociale minimale, la Cour décide qu’une action collective visant à obtenir, non pas seulement le respect de ce minimum, mais l’égalité de traitement avec les travailleurs de cet Etat, constitue une entrave injustifiée à la libre prestation de services.

L’arrêt Viking affirme que le droit de recourir à des pavillons de complaisance procède de la liberté d’établissement garantie par le droit communautaire. Il en déduit que la lutte des syndicats contre ces pavillons est de nature à porter atteinte à cette liberté fondamentale. La Cour reconnaît certes que le droit de grève fait "partie intégrante des principes généraux du droit communautaire". Mais elle interdit de s’en servir pour obliger les entreprises d’un pays A qui opèrent dans un pays B à respecter l’intégralité des lois et conventions collectives de ce pays B. Sauf "raison impérieuse d’intérêt général", dont la Cour se déclare seule juge, les syndicats ne doivent rien faire qui serait "susceptible de rendre moins attrayant, voire plus difficile" le recours aux délocalisations ou aux pavillons de complaisance.

Cette jurisprudence jette une lumière crue sur le cours pris par le droit communautaire. Il échappait déjà à peu près complètement aux citoyens, tant en raison de l’absence de véritable scrutin à l’échelle européenne que de la capacité des Etats à contourner les résistances électorales lorsqu’elles s’expriment dans des référendums nationaux. L’apport des arrêts Laval et Viking est de le mettre également à l’abri de l’action syndicale. A cette fin, les règles du commerce sont déclarées applicables aux syndicats, au mépris du principe de "libre exercice du droit syndical", tel que garanti par la convention 87 de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Le droit de grève et la liberté syndicale sont le propre des vraies démocraties, dans lesquelles l’évolution du droit n’est pas seulement imposée d’en haut, mais vient aussi d’en bas, de la confrontation des intérêts des employeurs et des salariés. Le blocage progressif de tous les mécanismes politiques et sociaux susceptibles de métaboliser les ressources de la violence sociale ne pourra bien sûr engendrer à terme que de la violence, mais ce sont les Etats membres et non les institutions communautaires qui devront y faire face.

L’Europe est ainsi en passe de réaliser les projets constitutionnels de l’un des pères du fondamentalisme économique contemporain : Friedrich Hayek. Hayek a développé dans son oeuvre le projet d’une "démocratie limitée", dans laquelle la répartition du travail et des richesses, de même que la monnaie, seraient soustraites à la décision politique et aux aléas électoraux. Il vouait une véritable haine au syndicalisme et plus généralement à toutes les institutions fondées sur la solidarité, car il y voyait la résurgence de "l’idée atavique de justice distributive", qui ne peut conduire qu’à la ruine de "l’ordre spontané du marché" fondé sur la vérité des prix et la recherche du gain individuel. Ne croyant pas à "l’acteur rationnel" en économie, il se fiait à la sélection naturelle des règles et pratiques, par la mise en concurrence des droits et des cultures à l’échelle internationale. Cette faveur pour le darwinisme normatif et cette défiance pour les solidarités syndicales se retrouvent dans les arrêts Laval et Viking.

Le succès des idées de "démocratie limitée" et de "marché des produits législatifs" doit moins toutefois aux théories économiques, qu’à la conversion de l’Europe de l’Est et de la Chine à l’économie de marché. Avec leur arrogance habituelle, les Occidentaux ont vu dans ces événements, et l’élargissement de l’Union qui en a résulté, la victoire finale de leur modèle de société, alors qu’ils ont donné le jour à ce que les dirigeants chinois appellent aujourd’hui "l’économie communiste de marché".

On aurait tort de ne pas prendre au sérieux cette notion d’allure baroque, car elle éclaire le cours pris par la globalisation. Edifié sur la base de ce que le capitalisme et le communisme avaient en commun (l’économisme et l’universalisme abstrait), ce système hybride emprunte au marché la compétition de tous contre tous, le libre-échange et la maximisation des utilités individuelles, et au communisme la "démocratie limitée", l’instrumentalisation du droit, l’obsession de la quantification et la déconnection totale du sort des dirigeants et des dirigés. Il offre aux classes dirigeantes la possibilité de s’enrichir de façon colossale (ce que ne permettait pas le communisme) tout en se désolidarisant du sort des classes moyennes et populaires (ce que ne permettait pas la démocratie politique ou sociale des Etats-providence). Une nouvelle nomenklatura, qui doit une bonne part de sa fortune soudaine à la privatisation des biens publics, use ainsi de la libéralisation des marchés pour s’exonérer du financement des systèmes de solidarité nationaux.

Cette "sécession des élites" (selon l’heureuse expression de Christopher Lasch) est conduite par un nouveau type de dirigeants (hauts fonctionnaires, anciens responsables communistes, militants maoïstes reconvertis dans les affaires) qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’entrepreneur capitaliste traditionnel. Leur ligne de conduite a été exprimée il y a peu avec beaucoup de franchise et de clarté par l’un d’entre eux : il faut "défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance" [1]. En tête de ce programme figuraient "l’établissement de la démocratie la plus large (...), la liberté de la presse et son indépendance à l’égard des puissances d’argent, (...) l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie, (...) la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant". Rien de tout cela n’est en effet compatible avec l’économie communiste de marché.

Alain Supiot est membre de l’Institut universitaire de France, directeur de l’Institut d’études avancées de Nantes.

Publication originale Le Monde, via Opus Incertum
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