Tuesday, 11. November 2008, 13:30:59
politique, democracy, news, freedom
...
Le ministère de l'Education nationale entend surveiller étroitement les blogs et les forums de discussion sur internet auxquels participent les enseignants français, au grand dam de syndicalistes du secteur.
Le ministère vient de lancer un appel d'offre ayant pour objet "la veille d'opinion" et son cahier des charges, paru au Journal officiel du 4 novembre dernier, est très précis.
Il prévoit que le prestataire retenu devra "identifier les thèmes stratégiques (...), décrypter les sources des débats et leur mode de propagation (...), repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau".
Jean-Marc Vinauger, du syndicat Sud-Education du Loiret, s'est insurgé contre la création de cet outil qui, selon lui, démontre que le gouvernement veut contrôler les opinions contestataires, des mouvements de grève ayant accueilli sa volonté de supprimer 13.500 suppressions de postes en 2009. A la rentrée 2008, 11.200 postes ont déjà été supprimés.
"Le ministre, qui affirme dans la presse que les enseignants adhèrent largement à ses réformes, est si sûr de lui qu'il lance un appel d'offre à des officines privées pour la modique somme de 220.000 euros par an afin de détecter les foyers d'agitation", déclare Jean-Marc Vinauger.
Au cabinet de Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, on dément ces accusations tout en reconnaissant une attention particulière portée à l'opinion des agents.
"Il s'agit d'un appel d'offre renouvelé chaque année depuis 2006", précise-t-on à la délégation communication du ministère.
"Ce qui est nouveau, c'est la place occupée aujourd'hui par les forums et les blogs sur internet. Il est très intéressant pour un ministre de connaître l'opinion de ses agents et en premier lieu des enseignants", explique-t-on au ministère.
"Il n'est pas question d'un esprit de fichage, mais d'une connaissance plus fine de la façon dont les enseignants perçoivent la politique de leur ministre."
Les principaux syndicats d'enseignants des collèges et lycées ont appelé à la grève le 20 novembre contre le projet de budget pour 2009 qui prévoit des réductions d'effectifs, rejoignant ainsi l'appel des enseignants du primaire.
Friday, 2. May 2008, 15:51:17
colombie, Français, freedom, France
...
Bruxelles, le 25 avril 2008: La CSI exprime sa profonde indignation et dénonce énergiquement la disparition de Guillermo Rivera Fuquene, Président du Syndicat des fonctionnaires de Bogotá (SINSRVPUB), de la CTC Colombia et fonctionnaire de l’Inspection des Finances de Colombie. Cet événement vient s’ajouter à la longue liste des violations quotidiennes des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses de Colombie.
M. Rivera Fuquene a disparu le 22 avril à 6h30 du matin, dans le quartier « El Tunal » au moment où il sortait de chez lui pour déposer sa fille à l’école. Sa disparition, qui s’est produite dans un climat de harcèlement, de menaces et d’agressions à l’encontre des dirigeants syndicaux, vient démentir de manière catégorique les affirmations du gouvernement du Président Uribe selon lesquelles la situation s’améliore en Colombie pour la classe ouvrière et pour les syndicalistes.
Dans une lettre adressée au Président Uribe (disponible uniquement en espagnol), la Confédération syndicale internationale (CSI) se joint à ses organisations affiliées colombiennes pour exprimer leur réprobation et leur indignation devant cet événement. La CSI exige des autorités qu’elles ouvrent sans délai les enquêtes nécessaires afin d’élucider ces faits et de retrouver le plus vite possible, sain et sauf, ce dirigeant syndical dont la vie court un grave danger.
« Il est nécessaire de mettre fin à ce climat de violence constante », a déclaré M. Guy Ryder, Secrétaire général de la CSI. « Les travailleurs et travailleuses de Colombie réclament que soient respectés leurs droits les plus élémentaires, consacrés par les Conventions fondamentales de l’OIT, qui ont été ratifiées par la Colombie ».
Friday, 2. May 2008, 12:46:52
United Nations, colombie, human rights, droits de l'homme
...
Trois experts des Nations Unies en matière de droits humains ont fait appel mercredi au gouvernement colombien pour améliorer la sécurité des dirigeants syndicaux et de la société civile de ce pays.
« Tout au long des premiers mois de 2008, on a perpétré 21 meurtres de syndicalistes et chefs de la société civile, ainsi que des dizaines de menaces de mort contre des activistes et des défenseurs de tous les secteurs, lesquels ont été hypothétiquement menés à bien par des groupes armés en marge de la loi », ont indiqué les experts dans un communiqué.
Ils ont souligné spécialement les menaces contre les organisateurs et les participants de la marche du 6 mars, qui a eu lieu pour rendre hommage aux victimes de la violence des groupes paramilitaires et en protestation contre les crimes d’État.
Hina Jilani, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Philip Alston, expert en exécutions extrajudiciaires, et Leandro Despouy, avocat spécialiste dans l’indépendance des magistrats, ont incité « le Gouvernement (de Colombie) pour qu’il adopte des mesures effectives et concrètes pour mettre fin à l’impunité endémique en ce qui concerne les crimes et les violations commis contre les défenseurs des droits humains ».
« Nous croyons fermement que la réponse politique à la situation actuelle en Colombie est extrèmement importante. Nous incitons le Gouvernement pour qu’il entreprenne des actions concrètes visant à la reconnaissance publique du travail des défenseurs des droits humains », ont déclaré les experts.
Un total de 62 politiciens, la majorité appartenant aux partis du président colombien Alvaro Uribe, sont impliqué à différents degrés pour avoir eu des liens avec les groupes d’extrême droite. Parmi eux, 32 congressistes ou ex congressistes sont déjà en prison.
TeleSUR - Afp/av - AV