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devloop :: blog

Blog sur la sécurité informatique, la programmation, Linux et le Web

Critiques de film - Octobre 2009

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Attention, ces critiques sont susceptibles de contenir de nombreux spoilers qui pourraient dévoiler tout ou partie de l'intrigue des films cités.

Cineman
Réalisé par Yann Moix
Avec Franck Dubosc, Lucy Gordon, Pierre-François Martin-Laval et Pierre Richard

L'histoire est celle de Régis Deloux, professeur de mathématiques, qui va découvrir que par le biais d'une broche magique il peut voyager dans les films. Dans ces aventures il va devoir sauver Viviane Cook détenue prisonnière dans le film Sissi Impératrice par l'affreux Douglas Craps.

Certes, aller voir un film avec Franck Dubosc en premier rôle c'était risqué. Je me suis sans aucun doute laissé emporter par l'effet "avant-première". De plus le film passait assez tôt... non vous avez raison je n'ai aucune excuse valable :D

Le film est donc à la hauteur... des craintes qu'on pouvait en avoir. Le réalisateur a dû penser qu'en faisant un film avec Franck Dubosc et Pierre Richard on pouvait tout se permettre.
Dubosc s'éloigne cette fois un peu de son personnage d'éternel-ado mégalomane mais le résultat n'est pas meilleur.
Les gags sont navrants de ridicule. La mention "déconseillé aux plus de 12 ans" devrait être marquée au bas de l'affiche.
On nous sert du comique de répétition barbant car pas adapté à l'acteur. Dans ce style, seul le combat avec le léopard m'a fait rire. Il est vrai que voir un acteur de 45 ans déguisé en Tarzan se battre avec un animal en peluche c'est tellement con qu'on en rigole.
Pour le reste on déplore l'utilisation à outrance de bruitages pour un oui ou un non... On a plus l'impression de voir une émission de la BBC pour les enfants qu'un vrai film.
Ajouté aux bruitages, on a aussi des effets visuels qu'on a plus l'habitude de voir dans les pubs Barbie...

Bref, on a l'impression que ce film a été monté avec comme seule base la ressemblance entre Dubosc et le "blondin" de Le Bon, la Brute et le Truand et que seulement après on a cherché un scénario pour raccorder les différents sketchs.

Comme le dit Pierre Richard dans le film, on ne peut pas faire n'importe quoi avec le cinéma. La plus grosse erreur a été d'y faire rentrer Dubosc.


Clones
De Jonathan Mostow (Terminator 3, U-571)
Avec Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike et James Cromwell

On est en 2017. Pour des principes de sécurité, d'esthétique et autres, la société a largement adopté l'utilisation de drones qui les remplacent dans leur vie de tous les jours, pour aller au boulot ou même faire la fête pendant que le corps humain est tranquillement connecté au chaud à la maison.
Tom Greer, agent du FBI, travaille sur un cas d'homicide un peu particulier. Un drone a été dézingué et la personne physique qui le contrôlait... en est morte.
Il part alors à la recherche de l'arme qui a causé ce meurtre mais tout en se frottant au lobby des drones qui n'a pas envie que ce type de cas se sache...

Ce film est un vrai sujet de société. Dès l'introduction, le réalisateur s'est appuyé sur des faits réels, des documents existants pour expliquer l'évolution de la robotique dans la société en prenant les travaux de Hiroshi Ishiguro ou les greffes de main bionique.

Il a ensuite mixé ces évolutions avec l'univers des jeux massivement multijoueurs (Second Life, WoW...) et la dépendance qu'ils peuvent créer.
Au final on nous décrit un monde où plus personne ne sort réellement de chez lui, où chacun peut choisir le physique qu'il souhaite avoir, où l'interraction de fait uniquement par drones interposés, où les gens sont tellement déconnectés de leur vie réelle que leur capacités physiques ont fortement diminuées.

Le réalisateur a aussi eu l'idée géniale d'y intégrer le vol d'identité (quand votre identité est devenue celle de votre drone, il suffit de voler un drone pour se faire passer pour quelqu'un) ainsi que le contrôle de la population par le gouvernement (possibilité de déconnecter un drone en deux temps trois mouvements).

Pour le reste on devine certains éléments du scénario mais il offre tout de même quelques bonnes surprises.
On regrette la quasi-omniprésence de fonds sonores alors qu'un silence aurait fait autant d'effet (sinon plus) sur certaines scènes, le mot "clones" pour la VF alors qu'une traduction littérale de la version originale aurait été mieux adaptée ("surrogate" = substitut) et la bande-annonce qui dévoile trop de passages du film.

A part ça j'ai vraiment apprécié le film, on accroche bien, à aller voir :smile:


District 9
Réalisé par Neill Blomkamp
Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope

Les extra-terrestres débarquent chez nous , garent leur débris en vol stationnaire au dessus de Johannesburg et... rien du tout. Ils ne nous attaquent pas, ne cherchent pas à entrer en communication... c'était bien la peine d'avoir réalisé des milliers de films parlant d'eux :D

Plus sérieusement, on découvre que ces invités imprévus ne peuvent pas repartir chez eux. Comme ils sont un peu bizarres, on les cloisonne au "District 9" qui tourne vite au bidonville.
On finis par en avoir marre qu'ils rodent dans le coin alors on lance un gigantesque chantier pour les transférer plus loin. Après un appel d'offre, c'est la multinationnale MNU qui remporte le contrat.
Or cette société fait aussi dans l'armement et espère bien récupérer quelques technologies aliennes dans l'opération...

La première partie du film est présentée sous la forme d'un film d'entreprise. On nous offre plusieurs interviews d'employés de la MNU qui expliquent le projet, l'historique de l'arrivée des extra-terrestres, les tentatives de communication etc.
On fait rapidement la connaissance de Wikus van der Merwe, un employé un peu simplet qui va chapeauter l'opération de transfert du District 9.
Cette partie du film n'est pas des plus agréable même si ce n'est pas non plus de la caméra au poing, c'est un style assez singulier.

On fait ensuite connaissance avec les "crevettes" (surnom donné aux extraterrestres). Un peu comme pour Bienvenue de les chtis :D on nous les montre d'abord sous des traits plutôt antipathiques (imprévisibles, peuvent être violent en voulant s'amuser, peu intelligents...)
On fait vite le parallèle entre la situation du film et l'apartheid, surtout que le film se passe en Afrique du Sud. La MNU leur fait signer des avis d'expulsion (alors qu'ils sont en grande majorité illéttrés) et échange de boite de nourriture pour chat.
Evidemment ça tourne mal, le personnage principal se fait infecter et se mute peu à peu en un extraterrestre. Poursuivi par le gouvernement et la MNU, il va finalement sympathiser avec un des habitants du district...

Le film est parfois un peu brouillon. Le laboratoire où sont disséqués les extra-terrestres se trouve dans un sous-sol en plein centre ville, la scène d'action finale bourrine au maximum, ça tire dans tous les sens, ça va à une cadence d'enfer, le personnage principal est pour le moins singulier...
Ce qui surprend le plus c'est de voir les extraterrestres de la tête aux pieds, sous tous les angles, alors qu'on a plus l'habitude qu'ils nous soit suggérés ou que l'on en voit seulement certaines parties.

Le pire avec ce film c'est qu'on en sort s'en être capable de dire si c'était bon ou mauvais. C'est original mais trop bourrin par moment et un peu brouillon.


Cashback
Réalisé par Sean Ellis
Avec Sean Biggerstaff, Emilia Fox, Shaun Evans

Cashback raconte l'histoire de Ben, étudiant en arts, suite à sa rupture avec sa copine Suzy. La dépression que cela va provoquer chez lui va lui retirer tout besoin de sommeil.
Pour s'éviter de ressasser les mêmes pensées, il va s'occuper en prenant un boulot de nuit dans une grande surface.

C'est un film magnifique sur les sentiments, l'amour, la rupture, la dépression, l'attirance, l'apprentissage de la sexualité.
C'est aussi un film graphiquement très réussi. Des effets visuels sont utilisés par moment dans le film qui, au lieu de tout gacher, ajoutent à sa beauté et son originalité.

Le film évite d'entrer dans le niannian et prend des directions auxquelles l'on ne s'attend pas, parviens même à nous faire peur.
Les personnages du supermarché sont extravaguants au possible : le casse-cou à la "Jackass", l'obsédé sexuel, le boss fan de Scarface toujours à 200% dans ses trips, Sharon la caissière traumatisée par le temps, l'expert en kung-fu (du moins dans sa tête) et Ben qui se découvre le pouvoir de figer le temps.

Plus qu'un film, c'est un véritable chef d'oeuvre à voir d'urgence. C'est beau, c'est drôle, c'est triste, c'est poétique, c'est terre à terre, c'est musical, c'est visuel... c'est génial !

Tournoi NetHack 2009

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Tout comme l'année précédente, /dev/null organise un tournoi dédié à NetHack qui durera tout le mois de novembre et commence à minuit le jour d'halloween.
On peut jouer seul ou s'enregistrer en équipe, tous les niveaux sont acceptés.

Les pré-inscriptions sont ouvertes, il suffit de passer sur nethack.devnull.net

Démo de Wapiti

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Wapiti SVN - scan with terminal colors

L'occasion pour tester à la fois recordMyDesktop et la plateforme d'hébergement de vidéos Vimeo.
Le résultat est largement satisfaisant. Les vidéos ogg sont légères tout en restant de bonne qualité et le réencodage sur Vimeo ne détériore pas trop la vidéo :smile:

Dans cette vidéo vous pouvez voir Wapiti (dans la version actuelle sur le SVN) lancé sur mes scripts de test perso (ne faites donc pas attention au noms de variables...)
Vous pouvez constater que les messages sont en bonne partie français (internationalisation en fr, es, en) :smile: Je pense en avoir terminé avec l'affichage en mode console (couleurs, niveau de bavardage).
En revanche je vais devoir travailler sur la génération des rapports qui pose problème (on ne peut pas insérer de la même façon certains caractères dans un rapport au format txt et un rapport au format html).

Encore et toujours des modifications à apporter p:

Wapiti 1, MySQL 0

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Le développement de Wapiti continue doucement mais sûrement. J'ai mis en place le système de module dont j'avais parlé, ça commence à avoir de la gueule :smile:
Dans les dernières révisions sur le SVN j'ai pu réimplémenter l'injection SQL en aveugle et la recherche des XSS permanents qui avaient été virés dans les changements.

Aujourd'hui j'ai joué un peu avec Mutillidae (après quelques minutes à modifier le code car pas assez "strict" pour ma config).
Ca a permis de trouver quelques problèmes stupides avec l'injection en aveugle, notemment l'utilisation du mot clé "AND" qui est bien moins efficace qu'un bon "OR" p: et aussi quelques payloads simples que j'ai rajouté.

Sans ces 2/3 payloads simples, Wapiti injectait la fonction SQL "benchmark(10000000,MD5(1))" alors qu'il aurait pu tout aussi bien le faire avec un "sleep()" (si un caractère supplémentaire n'avait pas été présent).
La différence entre ces deux fonctions c'est que la première prend beaucoup de ressources. On voit les requêtes s'entasser sous MySQL ("show processlist;") et le process passe à plus de 95% d'utilisation du CPU... et finalement MySQL semble baisser les bras : le processus tourne encore mais le serveur ne traite plus les requêtes.

Wapiti vainqueur par K.O. p:

Maintenant je compte vérifier la façon dont est géré la verbosité dans les différents modules puis je vous reparlerais prochainement du système de modules et comment en créer de nouveaux ;-)

Pour obtenir la dernière version du SVN :
svn co https://wapiti.svn.sourceforge.net/svnroot/wapiti wapiti

Installez Python sans droits d'administrateur

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Un outil bien pratique que j'ai cherché à une époque sans jamais trouver et sur lequel je suis finalement tombé : Portable Python

Comme son nom l'indique ça permet de disposer d'un environnement "portable" de Python et ça peut s'installer sans disposer de droits d'administrateur (pratique pour se la péter au taff) :cool:

Critiques de film septembre 2009 : blockbusters jetables

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Pour ce billet de critiques, beaucoup de grosses productions...

La légende de Zu
Réalisé par Tsui Hark

Le synopsis sur Allociné est le suivant :

Diverses sectes martiales occupent la région magique de Zu, où les combattants à l'épée viennent perfectionner leur art. Un film sur l'éternité et qui interroge le sens des valeurs, de l'amitié et de l'amour.



Et l'histoire ? Après le passage de la voix off qui nous amène à nous demander à quel genre de film on a à faire (une quête avec des hobbits, un film de Jacky Chan...), c'est Grand Maître Minidoux dans son kimono blanc et son aura Dash 2 en 1 qui prévient du retour du mal...
Les différentes écoles d'arts martiaux de la montagne, avec l'aide d'entitées plus ou moins divines et leurs armes magiques respectives vont alors tout faire pour contrer la force maléfique tout crapoto Insomnia.

On bouffe des images de synthèse à gogo. Le rôles des acteurs consiste à effectuer des gestes ridicules dignes des Bioman... celui des effets spéciaux est de faire passer la pilule.
On a une pensée pour les acteurs (si on peut toutefois les nommer comme tel) qui ont du passer la totalité de leur temps devant des fonds bleus, parfois suspendus en l'air par des fils... ça ne devait pas être évident.
D'ailleurs ça devait être tellement difficile qu'on ne les voit jamais causer et se déplacer en même temps :D

Parce que en dehors des scènes de combat surchargées d'effets spéciaux (au point qu'on a l'impression d'assister à une partie d'ESP Ra. De.), ça cause !
De la philosophie à deux yens sur fond musical qui nous plonge dans un profond sommeil. Résultat : on zappe très vite le semblant d'histoire du film qui est plus une suite incohérente d'évennements et de discours sur... oh et puis on s'en fout !!.

On pensait être déjà dans la Bioman-ia mais on se rend compte qu'on y bien profond au moment de l'arrivée d'une armée de samuraïs des ombres entièrement en CGIs.
Et le pire, c'est que c'est même pas drôle !


Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen, Shia LaBeouf

Le Docteur Jones se retrouve, poussé par des soviétiques, à la recherche de crânes dans une matière mystérieuse très magnétique.

On a entendu beaucoup de critiques de cette épisode... pourtant à bien regarder, tout y est : les décors et l'ambiance sont très bien fait, la composition musicale est à la hauteur d'un Spielberg, on a des énigmes, des acrobaties et des combats en pleines courses-poursuites, des échappées...
Indie se tire de situations extraordinaires (comme toujours avec des résultats embarassants) sans que l'on sache trop s'il est sauvé par la chance ou s'il avait tout planifié p:
Quelques gags par çi par là qui ne s'éternisent pas trop...

Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire un bon Indiana Jones (quoique la dose de blagues sexistes a diminuée). Sans doute que le personnage, tout comme l'acteur, a pris quelques rides.
La fin et le sujet du film ne me choquent pas, on nous laisse présager une éventuelle reprise du flambeau par le personnage de Mutt Williams... Bref je suis loin de l'avoir trouvé mauvais :smile:


Mesrine : L'Instinct de mort
De Jean-Francois Richet
Avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu, Gilles Lellouche.

Ces dernières années auront lancé la mode des films de biographie criminelle... Contre-poids inconscient sur le fait que les séries TVs sur les chaines françaises ne mettent en scène que des policiers ?

Ce premier épisode nous montre le Mesrines qui revient d'Algérie et qui a franchement pas envie de se trouver un boulot sérieux. Alors il plonge dans l'argent et les filles faciles et chope rapidement la grosse tête.
Le film enchaine les scènes avec un personnage noir/blanc pour faire le contraste entre le malheurs qu'il provoque et les plaisirs qu'il s'offre. Sûr de lui, égoïste à l'extrême, raciste, c'est le portrait qui nous est décrit.
Alors qu'il était sur la voie de la réinsertion, il se fait licencier de son travail et replonge puissance 10 dans la criminalité. Mesrines se tape un trip Bonnie & Clyde avec une pute, fuit puis est rattrapé et incarcéré, s'évade, braque des banques...
L'épisode tente d'expliquer le chemin qui a mené le personnage à ce qu'il est devenu... pas grand chose à voir.

Mesrine : L'Ennemi public n°1
Les même avec Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric, Gérard Lanvin

Suite de l'épisode précédent... Mesrines joue la commedia dell'arte, pitreries et arrogance, passages théâtraux avant de foncer en 6ème vitesse dans la testostérone.
Mesrines tombe dans la spirale de la violence, se fait arrêter, s'évade. Très soucieux de son image publique, il convoque la presse, s'invente une image de révolutionnaire... mais n'en a pas les convictions, un pantin ultra violent sans intérêt...

Cette suite est encore plus mauvaise que le premier épisode. Mesrines ou Spaggiari, des adaptations dont on se serait bien passé. En plus il faut supporter Gilles lelouche.


Taken
Réalisé par Pierre Morel
Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen

Bryan est un papa inquiet qui passe le premier quart du film à dire à sa fille que ça va mal finir... et bien sûr ça fini mal.
Cette petite conne insouciante de Kim se fait enlever en France pour un CDI de travailleuse du sexe à temps plein. Papa est pas content du tout (on avait dit médecin ou avocate merde !!) et comme c'est un ancien des services secrets américains il décide de partir en guerre comme la fait Schwarzy dans Commando.
Il remonte le traffic albanais de traite de femmes tout en faisant face aux services français qui lui mettent des batons dans les roues.

Slalom entre les balles, cascades, coups de poing à gogo et poursuite (en audi of course)... Circulez, il n'y a rien à voir.
Enfin il y a tout de même un petit rôle pour Holly Valance (chapiteau ! p: )


X-Men Origins: Wolverine
Réalisé par Gavin Hood
Avec Hugh Jackman, Danny Huston, Liev Schreiber

Un film sans scénario c'est comme [insérez ici votre analogie cinglante].
Déjà que le film finalisé est navrant, je fais mes condoléances à ceux qui se sont jeté sur la version piratée dite "workprint" sans les effets spéciaux pour cache-misère... ça devait être dûr :'(
On a même droit à un super méchant généré de toute pièce pour combattre le héro... Ce n'est que la 100.000ème fois qu'on nous fait le coup.
100 minutes pour détruire un mythique personnage de comic américain.


Harry Potter et le Prince de sang mêlé
Réalisé par David Yates
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson et Michael Gambon

Le film est très bien, il n'y a pas dire. On replonge illico dans l'atmosphère du film, on passe un bon moment.
Seul hic : on est venu pour en savoir plus sur la jeunesse du Seigneur des Ténèbres et là... il y a comme un vide ! Une bonne partie de l'histoire originale a été retirée ce qui fait par exemple que Harry et le professeur Dumbledore se rendent dans une grotte dont on ignore totalement l'origine dans le film :eyes:
Bref c'est du bon mais ça aurait pû être tellement mieux.


L'Incroyable Hulk
Réalisé par Louis Leterrier (Danny the dog, Transporteur 1 et 2)
Avec Edward Norton, Liv Tyler, Tim Roth

L'Incroyable Hulk est une suite : l'histoire se déroule après l'accident qui a transformé le gentil scientifique en géant vert OGM option stéroïdes.
Un résume de l'épisode précédent nous est asséné à coup de scénettes rapides et sans paroles. Plutôt brutal pour commencer un film mais efficace pour se remettre dans le vif du sujet.

Bruce Banner s'est réfugié en amérique latine où il vit incognito et essaye d'apprendre à contrôler ses émotions et son corps.
Malheureusement à cause d'un accident bénin l'armée U.S. va retrouver sa trace et il va devoir fuir à nouveau.

Le film se concentre principalement sur des scènes de poursuites en conservant une tension qui nous tient en haleine. Cela n'aurait normalement pas réussi à nous garder sur nos sièges mais on est tellement impatient de voir débarquer le monstre vert qu'on se laisse prendre au jeu.
Le découpage, la mise en scène et même certains personnages donnent vraiment un aspect comic américain au point qu'on pourrait visualiser dans nos pensées les versions planches de certains passages :smile:

Ensuite le méchant qui veut se transformer en une copie de Hulk par besoin de vengeance et le combat de titans qui va avec ne sont pas ce qu'on a vu de plus original (ce n'était que la 99.999ème fois qu'on nous le fait ;-) )
De même le passage où on ne voit que quelques passages rapides du méchant dans la rue ça fait très Cloverfield (beurk)

On notera le petit clin d'oeil à Iron Man à la fin du film.
Au final un film plutôt surprenant car on reste sur une bonne impression. Norton parle peu mais est plutôt convaincant, le découpage est attractif... Le film est bien mieux que la première adaptation.


La Théorie du Chaos
Réalisé par Marcos Siega
Avec Ryan Reynolds, Emily Mortimer, Stuart Townsend

Franck est procédurier. C'est sa vie, c'est son oeuvre. Son boulot consiste à conseiller des employés sur leurs méthodes d'organisation et d'amélioration de leur rendement.
Il a le reflexe des fiches, noter systématiquement ce qu'il doit faire, ce à quoi il doit penser.
Seulement cette passion de l'organisation, son côté pointilleux, réglé à l'avance, commencent à exaspérer sa femme...

Puis apparait Paula, le chaos personnifié en tailleur et sous-vétements noirs p:
En une nuit, tout bascule et prend par effet boule de neige des proportions incroyables.

Alors qu'il est au plus bas, Franck décide de faire un virage à 180% : désormais le hazard décidera de son sort.

Le film est vraiment drôle. Le principe (très similaire à Yes Man) du type qui se laisse guider par le hazard pendant qu'on compte les coups a de beaux jours devant lui. C'est aussi un beau film.


The Dark Knight
Réalisé par Christopher Nolan
Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart et Gary Oldman

Ce nouvel épisode de Batman nous fait entrer dans un univers sombre où la pègre est organisée, a ses propres banques et où Batman et le commissaire Gordon travaillent ensemble dans le secret pour éviter à la surveillance des ripoux.
Bruce Wayne a troqué le manoir pour son immeuble grand standing "Penthouse" et la BatCave et ses chauves-souris par l'immense sous-sol d'une usine désafectée. Un hangar qui se limite au fonctionnel et au high-tech.

Beaucoup de méchants sont présents. On a d'abord droit à un casse du Joker, l'apparition de Scarecrow (L'Epouvantail), le procureur Harvey Dent qui deviendra bientôt Double-Face et Salvatore Maroni le caïd de la pègre.

Wayne et Batman sont vraiment deux personnages dissociés. Le premier se pose des question quand à son avenir et l'avenir de la ville, le second rentre dans le lard sans se poser de questions.

Puis survient le Joker. Un clown arrogant complètement tordu qui fait ses actions en électron-libre, se débarrasse de ses associés et va provoquer directement la pègre.
Fini les gadgets, les pitreries et les costumes à la boutonnière cracheuse d'eau. Ici on a un véritable tordu qui se marre quand il se prend les coups et qui s'en tire grace à son esprit malade et son génie du crime.

Le scénario, qui fait la part belle au Joker, à Batman et à Gordon, est relativement simple à suivre tout en étant intéressant. Le Joker est génial, le Batman est bon, le Bruce Wayne un peu en retrait. L'ensemble vaut le coup d'oeil.


Bienvenue de les chtis
Réalisé par Dany Boon
Avec Kad Merad, Dany Boon, Zoé Félix

L'histoire d'un employé de la poste qui se fait muter dans une ville du nord comme punition pour s'être fait passer pour un handicapé afin d'obtenir une mutation dans un village au sud près de la mer.

Le film aura fait parler de lui. Succès dans les salles, il était décrit sérieusement comme le film qui cassait les à-priori sur la culture du nord... Il aura finalement causé beaucoup de mal en déclenchant la commercialisation de sonnerie de téléphone ridicules, tshirts à la con et autre marchandising qui vendent une région de la france comme un disney-land de la bof attitude.

Le début du film est navrant de burlesque, surjoué par Kad et son compère Stéphane Freiss, des pitreries désespérantes. On remonte un peu le niveau avec la courte prestation de Galabru. Le début du film a plus sa place dans une salle de théatre...
Puis vient l'arrivée dans le nord. Bienvenue chez les chtis... bienvenue chez les bouseux oui !! La rencontre est volontairement exagérée à l'extrême avec Dany Boon qui campe des grimaces, sort le maximum d'argot par phrase en mangeant ses mots. En fin de compte ce n'est pas le postier qui fait des efforts pour comprendre le chti mais les acteurs qui se mettent à articuler au fur et à mesure du film...

Passé le bon tiers du film c'est déjà moins démago et on a droit à quelques bonnes scènes cultes bien que l'analogie avec le Juste Leblanc du Diner de cons soit facile.
Sur tous les lot de blagues une partie respectueuse fait mouche. A part ça c'est gentil, mignon... mais ça ne méritait sans doute pas une telle médiatisation.

It's fun to play with the D.M.C.A.

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Ca fait quelques mois que mes outils pour lire directement sa musique sur le site Imeem ne fonctionnent plus. On tombe à la place sur une espèce de message de répondeur où quatre voix féminines nous informent qu'il faut passer par le site Internet.

J'avais étudié quelques captures réseau pour comprendre ce qu'il cloche sans jamais voir d'où ça pouvait venir, j'ai essayé différentes clés d'API sans meilleur résultat.
En fin de compte il s'avère que Imeem a quelque peu modifié sa fonction non documentée mediaGetStreamInfo. Auparavant un paramêtre "referrer" était passé et pouvait contenir plusieurs valeurs possibles, celle habituelle étant la chaine de caractères "web".

Ce paramêtre a été modifié : à l'ancienne valeur est maintenant accolé un pipe "|" puis une longue chaine de caractères (118 caractères) formatée (à priori) selon l'algorithme utilisé pour les urls des flux.

D'après le code décompilé, Imeem a rajouté une fonction baptisée "authenticateRequest" qui génère un hash MD5 qui sera envoyé au serveur comme variable de referrer.

Les codes Flash décompilés étant généralement à la limite du compréhensible p: j'ai fait le lien grâce au fait que cette fonction utilise une constante nommée "REFERRER_ENCRYPTION_KEY" de type string et de valeur "faad2ae444233f97367cc35da6de80b51767f182".

Dans le code il reste tout de même deux variables dont l'identité reste mystérieuse... l'une semble liée au temps, l'autre est probablement un caractère de délimitation (voire rien du tout).
On remarque si on joue plusieurs titres à la suite, ce referrer "magique" ne change pas même après 10 minutes passées. On trouve dans le code des références à l'heure courante, ce qui laisse supposer qu'un indicatif d'heure (arondi) est utilisé.
Enfin une autre variable constante fait référence au temps : "REFERRER_TIMESTAMP_THRESHOLD" de valeur 30000 (secondes ?)

Pour le moment je n'ai fait que quelques tests rapides. Il faut tout de même que ces deux variables soient assez longues pour que la forme encodée atteigne 118 octets... L'hypothèse qu'un "vrai" referrer (http://bidule...) soit utilisé n'est donc pas exclue :smile:

En vrac

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Ces derniers temps, pas grand chose à dire... Je me suis mis au même niveau d'activité que l'Internet français au mois d'aout (même les sites d'infos semblent mourir ce mois).

En dehors du fait que j'ai légèrement maltraité mon teint de geek pendant une semaine, j'ai une nouvelle machine : NEVE !
Mon premier laptop, un
Asus X5DIN-SX033C :smile: J'en suis très content puisqu'il satisfait tous mes critères de sélection :
  • Toshiba ou Asus en constructeur
  • Un pad numérique (pour jouer à NetHack)
  • Pas trop grand
  • Pas trop cher
  • nVidia-powered comme Shirley


Ca semblait mission impossible mais c'est réussi. En plus la carte WiFi a un chipset Atheros reconnu sur les kernels Linux récents :smile:
La config de la belle est ici :wink:

Pour le moment j'ai décidé de laisser sa chance au Windows Vista préinstallé, surtout que si j'ai bien compris j'ai une offre pour passer à 7... au moins histoire d'essayer.
Et comme on me l'a déjà demandé, non je n'ai pas perdu la tête... J'ai installé VirtualBox et j'y fais tourner un FreeBSD 7 ainsi qu'un OpenSolaris :D

Mes lectures de vacances se sont composées de beaucoup de ça, de pas mal de ça et aussi de ça (pdf) et j'ai appris pas mal de choses :smile:

Deux vidéos à voir. Vive le rock'n'roll (attention NOFX, la relève arrive :headbang: :lol: )

Accélérer Bash sous openSUSE : désactiver la complétion sur les commandes inexistantes

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Vous avez peut-être remarqué que lorsque vous tapez une mauvaise commande sous Bash (commande inexistante, introuvable...), il se passe un temps anormalement long avant que le message "command not found" soit affiché :clown:
Par exemple si je tape "kpdp" (qui n'existe pas) ou "sar" (non-installé sur mon système), j'obtiens les temps d'attente suivant :
> time kpdp
bash: kpdp: command not found

real    0m0.755s
user    0m0.596s
sys     0m0.096s
> time sar

The program 'sar' can be found in the following package:
  * sysstat [ path: /usr/bin/sar, repository: zypp (repo-oss) ]

Try installing with: sudo zypper install sysstat

bash: sar: command not found

real    0m0.807s
user    0m0.584s
sys     0m0.112s

Ce délais d'attente est dû à la présence de scripts de complétement avancés qui s'exécutent si la commande n'a pas été trouvée.
La complétion est très utile et omniprésente sous Bash. On peut obtenir une liste des complétements effectués avec la commande suivante :
complete -p

On verra par exemple "complete -u su" qui indique à Bash de proposer des noms d'utilisateurs en argument de la commande su.
On peut aussi trouver "complete -o filenames -d -X '.[^./]*' -F _exp_ bunzip2" qui indique d'appeller une fonction baptisée _exp_ définie dans le fichier /etc/profile.d/complete.bash pour générer une liste d'arguments à bunzip2 (la fonction _exp_ liste les fichiers en fonction de leur extension, les fichiers .bz2 sont renvoyés si la commande appelante est bunzip2)
Pour plus détails, aller sur la page de manuel de bash(1) et sur la section concernant complete.

Dans notre cas, ce qui pose problème c'est les lignes suivantes (ici en gras) dans le fichier /etc/bash.bashrc :
# Expert mode: if we find $HOME/.bash.expert we skip our settings
# used for interactive completion and read in the expert file.
#
if test "$is" = "bash" -a -r $HOME/.bash.expert ; then
  . $HOME/.bash.expert
elif test "$is" = "bash" ; then
  # Complete builtin of the bash 2.0 and higher
  case "$BASH_VERSION" in
  [2-9].*)
    (...)
    for s in /etc/bash_completion.d/*.sh ; do
      test -r $s && . $s
    done
    if test -f /etc/bash_command_not_found ; then
      . /etc/bash_command_not_found
    fi
  ;;

Le fichier /etc/bash_command_not_found contient une fonction qui appelle un script python qui fouille dans les bases rpm pour essayer de trouver à quel package correspond la commande tapée.
Pour empêcher cela, une solution propre est de créer un fichier vide .bash.expert dans son dossier personnel (home directory).
L'appel de commandes inexistantes est alors bien plus rapide :
> time kpdp
bash: kpdp: command not found

real    0m0.001s
user    0m0.000s
sys     0m0.004s
> time sar
bash: sar: command not found

real    0m0.001s
user    0m0.000s
sys     0m0.000s

PS: on peut aussi supprimer le paquet command-not-found depuis zypper ou rpm ce qui est encore mieux :smile:

Python : Chargement dynamique de modules - un système d'extensions

, , ,

Je cherchais une méthode pour mettre en place un vrai système "modulaire" de modules en Python, comme un système de plugins où les extensions seraient chargées dynamiquement sans que les informations concernant ces modules soient "hardcodées" dans le programme.
On pourrait ainsi rajouter directement les modules dans un répertoire sans avoir à les déclarer à un autre endroit dans le code. Bien sûr ça suppose que chaque module soit créé sur un même modèle car il faut tout de même savoir à quoi on souhaite accèder p:

Finalement j'ai trouvé l'astuce suivante qui peut vous intéresser ;-)
Soit l'arborescence suivante :
.
|-- launcher.py
`-- modules
    |-- __init__.py
    |-- abcd.py
    |-- plop.py
    `-- truc.py

Le répertoire modules est le dossier qui contient les extensions. Le fichier __init__.py contient uniquement une ligne qui définit les modules présents dans le dossier (pour se simplifier la tâche) :
__all__ = ["plop", "abcd", "truc"]

Les fichiers abcd.py, plop.py et truc.py contiennent chacun une classe dont le nom correspond au fichier avec un constructeur et une méthode run().
La classe plop a la particularité de contenir une fonction special(). Pour l'exemple, le contenu du fichier plop.py est le suivant :
class plop:
  def __init__(self):
    print "Constructeur de plop"

  def run(self):
    print "run() de plop"

  def special(self):
    print "Fonction special() de plop"

Enfin, le contenu du fichier launcher.py qui a pour rôle de charger dynamiquement ces modules en aveugle est le suivant :
#!/usr/bin/env python
import modules
for mod_name in modules.__all__:
  mod = __import__ ("modules." + mod_name, fromlist=modules.__all__) # on charge le module
  mod_instance = getattr(mod, mod_name)() # on appelle le constructeur
  mod_instance.run()
  if hasattr(mod_instance, "special"):
    mod_instance.special()

Son lancement provoque la sortie suivante :
Constructeur de plop
run() de plop
Fonction special() de plop
Constructeur de abcd
run() de abcd
Constructeur de truc
run() de truc

On pourrait s'affranchir encore plus du code en lisant le contenu du répertoire modules pour obtenir le nom des fichiers (par glob par exemple).
On pourrait aussi mettre dans chaque classe un attribut définissant sa priorité de lancement pour effectuer un système de chargement dans le même style que init.d :smile: