Skip navigation.

devloop :: blog

Blog sur la sécurité informatique, la programmation, Linux et le Web

Critiques de film septembre 2009 : blockbusters jetables

, , , , , , , , , , , , ,

Pour ce billet de critiques, beaucoup de grosses productions...

La légende de Zu
Réalisé par Tsui Hark

Le synopsis sur Allociné est le suivant :

Diverses sectes martiales occupent la région magique de Zu, où les combattants à l'épée viennent perfectionner leur art. Un film sur l'éternité et qui interroge le sens des valeurs, de l'amitié et de l'amour.



Et l'histoire ? Après le passage de la voix off qui nous amène à nous demander à quel genre de film on a à faire (une quête avec des hobbits, un film de Jacky Chan...), c'est Grand Maître Minidoux dans son kimono blanc et son aura Dash 2 en 1 qui prévient du retour du mal...
Les différentes écoles d'arts martiaux de la montagne, avec l'aide d'entitées plus ou moins divines et leurs armes magiques respectives vont alors tout faire pour contrer la force maléfique tout crapoto Insomnia.

On bouffe des images de synthèse à gogo. Le rôles des acteurs consiste à effectuer des gestes ridicules dignes des Bioman... celui des effets spéciaux est de faire passer la pilule.
On a une pensée pour les acteurs (si on peut toutefois les nommer comme tel) qui ont du passer la totalité de leur temps devant des fonds bleus, parfois suspendus en l'air par des fils... ça ne devait pas être évident.
D'ailleurs ça devait être tellement difficile qu'on ne les voit jamais causer et se déplacer en même temps :D

Parce que en dehors des scènes de combat surchargées d'effets spéciaux (au point qu'on a l'impression d'assister à une partie d'ESP Ra. De.), ça cause !
De la philosophie à deux yens sur fond musical qui nous plonge dans un profond sommeil. Résultat : on zappe très vite le semblant d'histoire du film qui est plus une suite incohérente d'évennements et de discours sur... oh et puis on s'en fout !!.

On pensait être déjà dans la Bioman-ia mais on se rend compte qu'on y bien profond au moment de l'arrivée d'une armée de samuraïs des ombres entièrement en CGIs.
Et le pire, c'est que c'est même pas drôle !


Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen, Shia LaBeouf

Le Docteur Jones se retrouve, poussé par des soviétiques, à la recherche de crânes dans une matière mystérieuse très magnétique.

On a entendu beaucoup de critiques de cette épisode... pourtant à bien regarder, tout y est : les décors et l'ambiance sont très bien fait, la composition musicale est à la hauteur d'un Spielberg, on a des énigmes, des acrobaties et des combats en pleines courses-poursuites, des échappées...
Indie se tire de situations extraordinaires (comme toujours avec des résultats embarassants) sans que l'on sache trop s'il est sauvé par la chance ou s'il avait tout planifié p:
Quelques gags par çi par là qui ne s'éternisent pas trop...

Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire un bon Indiana Jones (quoique la dose de blagues sexistes a diminuée). Sans doute que le personnage, tout comme l'acteur, a pris quelques rides.
La fin et le sujet du film ne me choquent pas, on nous laisse présager une éventuelle reprise du flambeau par le personnage de Mutt Williams... Bref je suis loin de l'avoir trouvé mauvais :smile:


Mesrine : L'Instinct de mort
De Jean-Francois Richet
Avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu, Gilles Lellouche.

Ces dernières années auront lancé la mode des films de biographie criminelle... Contre-poids inconscient sur le fait que les séries TVs sur les chaines françaises ne mettent en scène que des policiers ?

Ce premier épisode nous montre le Mesrines qui revient d'Algérie et qui a franchement pas envie de se trouver un boulot sérieux. Alors il plonge dans l'argent et les filles faciles et chope rapidement la grosse tête.
Le film enchaine les scènes avec un personnage noir/blanc pour faire le contraste entre le malheurs qu'il provoque et les plaisirs qu'il s'offre. Sûr de lui, égoïste à l'extrême, raciste, c'est le portrait qui nous est décrit.
Alors qu'il était sur la voie de la réinsertion, il se fait licencier de son travail et replonge puissance 10 dans la criminalité. Mesrines se tape un trip Bonnie & Clyde avec une pute, fuit puis est rattrapé et incarcéré, s'évade, braque des banques...
L'épisode tente d'expliquer le chemin qui a mené le personnage à ce qu'il est devenu... pas grand chose à voir.

Mesrine : L'Ennemi public n°1
Les même avec Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric, Gérard Lanvin

Suite de l'épisode précédent... Mesrines joue la commedia dell'arte, pitreries et arrogance, passages théâtraux avant de foncer en 6ème vitesse dans la testostérone.
Mesrines tombe dans la spirale de la violence, se fait arrêter, s'évade. Très soucieux de son image publique, il convoque la presse, s'invente une image de révolutionnaire... mais n'en a pas les convictions, un pantin ultra violent sans intérêt...

Cette suite est encore plus mauvaise que le premier épisode. Mesrines ou Spaggiari, des adaptations dont on se serait bien passé. En plus il faut supporter Gilles lelouche.


Taken
Réalisé par Pierre Morel
Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen

Bryan est un papa inquiet qui passe le premier quart du film à dire à sa fille que ça va mal finir... et bien sûr ça fini mal.
Cette petite conne insouciante de Kim se fait enlever en France pour un CDI de travailleuse du sexe à temps plein. Papa est pas content du tout (on avait dit médecin ou avocate merde !!) et comme c'est un ancien des services secrets américains il décide de partir en guerre comme la fait Schwarzy dans Commando.
Il remonte le traffic albanais de traite de femmes tout en faisant face aux services français qui lui mettent des batons dans les roues.

Slalom entre les balles, cascades, coups de poing à gogo et poursuite (en audi of course)... Circulez, il n'y a rien à voir.
Enfin il y a tout de même un petit rôle pour Holly Valance (chapiteau ! p: )


X-Men Origins: Wolverine
Réalisé par Gavin Hood
Avec Hugh Jackman, Danny Huston, Liev Schreiber

Un film sans scénario c'est comme [insérez ici votre analogie cinglante].
Déjà que le film finalisé est navrant, je fais mes condoléances à ceux qui se sont jeté sur la version piratée dite "workprint" sans les effets spéciaux pour cache-misère... ça devait être dûr :'(
On a même droit à un super méchant généré de toute pièce pour combattre le héro... Ce n'est que la 100.000ème fois qu'on nous fait le coup.
100 minutes pour détruire un mythique personnage de comic américain.


Harry Potter et le Prince de sang mêlé
Réalisé par David Yates
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson et Michael Gambon

Le film est très bien, il n'y a pas dire. On replonge illico dans l'atmosphère du film, on passe un bon moment.
Seul hic : on est venu pour en savoir plus sur la jeunesse du Seigneur des Ténèbres et là... il y a comme un vide ! Une bonne partie de l'histoire originale a été retirée ce qui fait par exemple que Harry et le professeur Dumbledore se rendent dans une grotte dont on ignore totalement l'origine dans le film :eyes:
Bref c'est du bon mais ça aurait pû être tellement mieux.


L'Incroyable Hulk
Réalisé par Louis Leterrier (Danny the dog, Transporteur 1 et 2)
Avec Edward Norton, Liv Tyler, Tim Roth

L'Incroyable Hulk est une suite : l'histoire se déroule après l'accident qui a transformé le gentil scientifique en géant vert OGM option stéroïdes.
Un résume de l'épisode précédent nous est asséné à coup de scénettes rapides et sans paroles. Plutôt brutal pour commencer un film mais efficace pour se remettre dans le vif du sujet.

Bruce Banner s'est réfugié en amérique latine où il vit incognito et essaye d'apprendre à contrôler ses émotions et son corps.
Malheureusement à cause d'un accident bénin l'armée U.S. va retrouver sa trace et il va devoir fuir à nouveau.

Le film se concentre principalement sur des scènes de poursuites en conservant une tension qui nous tient en haleine. Cela n'aurait normalement pas réussi à nous garder sur nos sièges mais on est tellement impatient de voir débarquer le monstre vert qu'on se laisse prendre au jeu.
Le découpage, la mise en scène et même certains personnages donnent vraiment un aspect comic américain au point qu'on pourrait visualiser dans nos pensées les versions planches de certains passages :smile:

Ensuite le méchant qui veut se transformer en une copie de Hulk par besoin de vengeance et le combat de titans qui va avec ne sont pas ce qu'on a vu de plus original (ce n'était que la 99.999ème fois qu'on nous le fait ;-) )
De même le passage où on ne voit que quelques passages rapides du méchant dans la rue ça fait très Cloverfield (beurk)

On notera le petit clin d'oeil à Iron Man à la fin du film.
Au final un film plutôt surprenant car on reste sur une bonne impression. Norton parle peu mais est plutôt convaincant, le découpage est attractif... Le film est bien mieux que la première adaptation.


La Théorie du Chaos
Réalisé par Marcos Siega
Avec Ryan Reynolds, Emily Mortimer, Stuart Townsend

Franck est procédurier. C'est sa vie, c'est son oeuvre. Son boulot consiste à conseiller des employés sur leurs méthodes d'organisation et d'amélioration de leur rendement.
Il a le reflexe des fiches, noter systématiquement ce qu'il doit faire, ce à quoi il doit penser.
Seulement cette passion de l'organisation, son côté pointilleux, réglé à l'avance, commencent à exaspérer sa femme...

Puis apparait Paula, le chaos personnifié en tailleur et sous-vétements noirs p:
En une nuit, tout bascule et prend par effet boule de neige des proportions incroyables.

Alors qu'il est au plus bas, Franck décide de faire un virage à 180% : désormais le hazard décidera de son sort.

Le film est vraiment drôle. Le principe (très similaire à Yes Man) du type qui se laisse guider par le hazard pendant qu'on compte les coups a de beaux jours devant lui. C'est aussi un beau film.


The Dark Knight
Réalisé par Christopher Nolan
Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart et Gary Oldman

Ce nouvel épisode de Batman nous fait entrer dans un univers sombre où la pègre est organisée, a ses propres banques et où Batman et le commissaire Gordon travaillent ensemble dans le secret pour éviter à la surveillance des ripoux.
Bruce Wayne a troqué le manoir pour son immeuble grand standing "Penthouse" et la BatCave et ses chauves-souris par l'immense sous-sol d'une usine désafectée. Un hangar qui se limite au fonctionnel et au high-tech.

Beaucoup de méchants sont présents. On a d'abord droit à un casse du Joker, l'apparition de Scarecrow (L'Epouvantail), le procureur Harvey Dent qui deviendra bientôt Double-Face et Salvatore Maroni le caïd de la pègre.

Wayne et Batman sont vraiment deux personnages dissociés. Le premier se pose des question quand à son avenir et l'avenir de la ville, le second rentre dans le lard sans se poser de questions.

Puis survient le Joker. Un clown arrogant complètement tordu qui fait ses actions en électron-libre, se débarrasse de ses associés et va provoquer directement la pègre.
Fini les gadgets, les pitreries et les costumes à la boutonnière cracheuse d'eau. Ici on a un véritable tordu qui se marre quand il se prend les coups et qui s'en tire grace à son esprit malade et son génie du crime.

Le scénario, qui fait la part belle au Joker, à Batman et à Gordon, est relativement simple à suivre tout en étant intéressant. Le Joker est génial, le Batman est bon, le Bruce Wayne un peu en retrait. L'ensemble vaut le coup d'oeil.


Bienvenue de les chtis
Réalisé par Dany Boon
Avec Kad Merad, Dany Boon, Zoé Félix

L'histoire d'un employé de la poste qui se fait muter dans une ville du nord comme punition pour s'être fait passer pour un handicapé afin d'obtenir une mutation dans un village au sud près de la mer.

Le film aura fait parler de lui. Succès dans les salles, il était décrit sérieusement comme le film qui cassait les à-priori sur la culture du nord... Il aura finalement causé beaucoup de mal en déclenchant la commercialisation de sonnerie de téléphone ridicules, tshirts à la con et autre marchandising qui vendent une région de la france comme un disney-land de la bof attitude.

Le début du film est navrant de burlesque, surjoué par Kad et son compère Stéphane Freiss, des pitreries désespérantes. On remonte un peu le niveau avec la courte prestation de Galabru. Le début du film a plus sa place dans une salle de théatre...
Puis vient l'arrivée dans le nord. Bienvenue chez les chtis... bienvenue chez les bouseux oui !! La rencontre est volontairement exagérée à l'extrême avec Dany Boon qui campe des grimaces, sort le maximum d'argot par phrase en mangeant ses mots. En fin de compte ce n'est pas le postier qui fait des efforts pour comprendre le chti mais les acteurs qui se mettent à articuler au fur et à mesure du film...

Passé le bon tiers du film c'est déjà moins démago et on a droit à quelques bonnes scènes cultes bien que l'analogie avec le Juste Leblanc du Diner de cons soit facile.
Sur tous les lot de blagues une partie respectueuse fait mouche. A part ça c'est gentil, mignon... mais ça ne méritait sans doute pas une telle médiatisation.

It's fun to play with the D.M.C.A.Installez Python sans droits d'administrateur

How to use Quote function:

  1. Select some text
  2. Click on the Quote link

Write a comment

Comment
(BBcode and HTML is turned off for anonymous user comments.)

If you can't read the words, press the small reload icon.


Smilies