Skip navigation.

devloop :: blog

Blog sur la sécurité informatique, la programmation, Linux et le Web

Posts tagged with "cinéma"

Critiques de film - Octobre 2009

, , , ...

Attention, ces critiques sont susceptibles de contenir de nombreux spoilers qui pourraient dévoiler tout ou partie de l'intrigue des films cités.

Cineman
Réalisé par Yann Moix
Avec Franck Dubosc, Lucy Gordon, Pierre-François Martin-Laval et Pierre Richard

L'histoire est celle de Régis Deloux, professeur de mathématiques, qui va découvrir que par le biais d'une broche magique il peut voyager dans les films. Dans ces aventures il va devoir sauver Viviane Cook détenue prisonnière dans le film Sissi Impératrice par l'affreux Douglas Craps.

Certes, aller voir un film avec Franck Dubosc en premier rôle c'était risqué. Je me suis sans aucun doute laissé emporter par l'effet "avant-première". De plus le film passait assez tôt... non vous avez raison je n'ai aucune excuse valable :D

Le film est donc à la hauteur... des craintes qu'on pouvait en avoir. Le réalisateur a dû penser qu'en faisant un film avec Franck Dubosc et Pierre Richard on pouvait tout se permettre.
Dubosc s'éloigne cette fois un peu de son personnage d'éternel-ado mégalomane mais le résultat n'est pas meilleur.
Les gags sont navrants de ridicule. La mention "déconseillé aux plus de 12 ans" devrait être marquée au bas de l'affiche.
On nous sert du comique de répétition barbant car pas adapté à l'acteur. Dans ce style, seul le combat avec le léopard m'a fait rire. Il est vrai que voir un acteur de 45 ans déguisé en Tarzan se battre avec un animal en peluche c'est tellement con qu'on en rigole.
Pour le reste on déplore l'utilisation à outrance de bruitages pour un oui ou un non... On a plus l'impression de voir une émission de la BBC pour les enfants qu'un vrai film.
Ajouté aux bruitages, on a aussi des effets visuels qu'on a plus l'habitude de voir dans les pubs Barbie...

Bref, on a l'impression que ce film a été monté avec comme seule base la ressemblance entre Dubosc et le "blondin" de Le Bon, la Brute et le Truand et que seulement après on a cherché un scénario pour raccorder les différents sketchs.

Comme le dit Pierre Richard dans le film, on ne peut pas faire n'importe quoi avec le cinéma. La plus grosse erreur a été d'y faire rentrer Dubosc.


Clones
De Jonathan Mostow (Terminator 3, U-571)
Avec Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike et James Cromwell

On est en 2017. Pour des principes de sécurité, d'esthétique et autres, la société a largement adopté l'utilisation de drones qui les remplacent dans leur vie de tous les jours, pour aller au boulot ou même faire la fête pendant que le corps humain est tranquillement connecté au chaud à la maison.
Tom Greer, agent du FBI, travaille sur un cas d'homicide un peu particulier. Un drone a été dézingué et la personne physique qui le contrôlait... en est morte.
Il part alors à la recherche de l'arme qui a causé ce meurtre mais tout en se frottant au lobby des drones qui n'a pas envie que ce type de cas se sache...

Ce film est un vrai sujet de société. Dès l'introduction, le réalisateur s'est appuyé sur des faits réels, des documents existants pour expliquer l'évolution de la robotique dans la société en prenant les travaux de Hiroshi Ishiguro ou les greffes de main bionique.

Il a ensuite mixé ces évolutions avec l'univers des jeux massivement multijoueurs (Second Life, WoW...) et la dépendance qu'ils peuvent créer.
Au final on nous décrit un monde où plus personne ne sort réellement de chez lui, où chacun peut choisir le physique qu'il souhaite avoir, où l'interraction de fait uniquement par drones interposés, où les gens sont tellement déconnectés de leur vie réelle que leur capacités physiques ont fortement diminuées.

Le réalisateur a aussi eu l'idée géniale d'y intégrer le vol d'identité (quand votre identité est devenue celle de votre drone, il suffit de voler un drone pour se faire passer pour quelqu'un) ainsi que le contrôle de la population par le gouvernement (possibilité de déconnecter un drone en deux temps trois mouvements).

Pour le reste on devine certains éléments du scénario mais il offre tout de même quelques bonnes surprises.
On regrette la quasi-omniprésence de fonds sonores alors qu'un silence aurait fait autant d'effet (sinon plus) sur certaines scènes, le mot "clones" pour la VF alors qu'une traduction littérale de la version originale aurait été mieux adaptée ("surrogate" = substitut) et la bande-annonce qui dévoile trop de passages du film.

A part ça j'ai vraiment apprécié le film, on accroche bien, à aller voir :smile:


District 9
Réalisé par Neill Blomkamp
Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope

Les extra-terrestres débarquent chez nous , garent leur débris en vol stationnaire au dessus de Johannesburg et... rien du tout. Ils ne nous attaquent pas, ne cherchent pas à entrer en communication... c'était bien la peine d'avoir réalisé des milliers de films parlant d'eux :D

Plus sérieusement, on découvre que ces invités imprévus ne peuvent pas repartir chez eux. Comme ils sont un peu bizarres, on les cloisonne au "District 9" qui tourne vite au bidonville.
On finis par en avoir marre qu'ils rodent dans le coin alors on lance un gigantesque chantier pour les transférer plus loin. Après un appel d'offre, c'est la multinationnale MNU qui remporte le contrat.
Or cette société fait aussi dans l'armement et espère bien récupérer quelques technologies aliennes dans l'opération...

La première partie du film est présentée sous la forme d'un film d'entreprise. On nous offre plusieurs interviews d'employés de la MNU qui expliquent le projet, l'historique de l'arrivée des extra-terrestres, les tentatives de communication etc.
On fait rapidement la connaissance de Wikus van der Merwe, un employé un peu simplet qui va chapeauter l'opération de transfert du District 9.
Cette partie du film n'est pas des plus agréable même si ce n'est pas non plus de la caméra au poing, c'est un style assez singulier.

On fait ensuite connaissance avec les "crevettes" (surnom donné aux extraterrestres). Un peu comme pour Bienvenue de les chtis :D on nous les montre d'abord sous des traits plutôt antipathiques (imprévisibles, peuvent être violent en voulant s'amuser, peu intelligents...)
On fait vite le parallèle entre la situation du film et l'apartheid, surtout que le film se passe en Afrique du Sud. La MNU leur fait signer des avis d'expulsion (alors qu'ils sont en grande majorité illéttrés) et échange de boite de nourriture pour chat.
Evidemment ça tourne mal, le personnage principal se fait infecter et se mute peu à peu en un extraterrestre. Poursuivi par le gouvernement et la MNU, il va finalement sympathiser avec un des habitants du district...

Le film est parfois un peu brouillon. Le laboratoire où sont disséqués les extra-terrestres se trouve dans un sous-sol en plein centre ville, la scène d'action finale bourrine au maximum, ça tire dans tous les sens, ça va à une cadence d'enfer, le personnage principal est pour le moins singulier...
Ce qui surprend le plus c'est de voir les extraterrestres de la tête aux pieds, sous tous les angles, alors qu'on a plus l'habitude qu'ils nous soit suggérés ou que l'on en voit seulement certaines parties.

Le pire avec ce film c'est qu'on en sort s'en être capable de dire si c'était bon ou mauvais. C'est original mais trop bourrin par moment et un peu brouillon.


Cashback
Réalisé par Sean Ellis
Avec Sean Biggerstaff, Emilia Fox, Shaun Evans

Cashback raconte l'histoire de Ben, étudiant en arts, suite à sa rupture avec sa copine Suzy. La dépression que cela va provoquer chez lui va lui retirer tout besoin de sommeil.
Pour s'éviter de ressasser les mêmes pensées, il va s'occuper en prenant un boulot de nuit dans une grande surface.

C'est un film magnifique sur les sentiments, l'amour, la rupture, la dépression, l'attirance, l'apprentissage de la sexualité.
C'est aussi un film graphiquement très réussi. Des effets visuels sont utilisés par moment dans le film qui, au lieu de tout gacher, ajoutent à sa beauté et son originalité.

Le film évite d'entrer dans le niannian et prend des directions auxquelles l'on ne s'attend pas, parviens même à nous faire peur.
Les personnages du supermarché sont extravaguants au possible : le casse-cou à la "Jackass", l'obsédé sexuel, le boss fan de Scarface toujours à 200% dans ses trips, Sharon la caissière traumatisée par le temps, l'expert en kung-fu (du moins dans sa tête) et Ben qui se découvre le pouvoir de figer le temps.

Plus qu'un film, c'est un véritable chef d'oeuvre à voir d'urgence. C'est beau, c'est drôle, c'est triste, c'est poétique, c'est terre à terre, c'est musical, c'est visuel... c'est génial !

Critiques de film septembre 2009 : blockbusters jetables

, , , ...

Pour ce billet de critiques, beaucoup de grosses productions...

La légende de Zu
Réalisé par Tsui Hark

Le synopsis sur Allociné est le suivant :

Diverses sectes martiales occupent la région magique de Zu, où les combattants à l'épée viennent perfectionner leur art. Un film sur l'éternité et qui interroge le sens des valeurs, de l'amitié et de l'amour.



Et l'histoire ? Après le passage de la voix off qui nous amène à nous demander à quel genre de film on a à faire (une quête avec des hobbits, un film de Jacky Chan...), c'est Grand Maître Minidoux dans son kimono blanc et son aura Dash 2 en 1 qui prévient du retour du mal...
Les différentes écoles d'arts martiaux de la montagne, avec l'aide d'entitées plus ou moins divines et leurs armes magiques respectives vont alors tout faire pour contrer la force maléfique tout crapoto Insomnia.

On bouffe des images de synthèse à gogo. Le rôles des acteurs consiste à effectuer des gestes ridicules dignes des Bioman... celui des effets spéciaux est de faire passer la pilule.
On a une pensée pour les acteurs (si on peut toutefois les nommer comme tel) qui ont du passer la totalité de leur temps devant des fonds bleus, parfois suspendus en l'air par des fils... ça ne devait pas être évident.
D'ailleurs ça devait être tellement difficile qu'on ne les voit jamais causer et se déplacer en même temps :D

Parce que en dehors des scènes de combat surchargées d'effets spéciaux (au point qu'on a l'impression d'assister à une partie d'ESP Ra. De.), ça cause !
De la philosophie à deux yens sur fond musical qui nous plonge dans un profond sommeil. Résultat : on zappe très vite le semblant d'histoire du film qui est plus une suite incohérente d'évennements et de discours sur... oh et puis on s'en fout !!.

On pensait être déjà dans la Bioman-ia mais on se rend compte qu'on y bien profond au moment de l'arrivée d'une armée de samuraïs des ombres entièrement en CGIs.
Et le pire, c'est que c'est même pas drôle !


Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen, Shia LaBeouf

Le Docteur Jones se retrouve, poussé par des soviétiques, à la recherche de crânes dans une matière mystérieuse très magnétique.

On a entendu beaucoup de critiques de cette épisode... pourtant à bien regarder, tout y est : les décors et l'ambiance sont très bien fait, la composition musicale est à la hauteur d'un Spielberg, on a des énigmes, des acrobaties et des combats en pleines courses-poursuites, des échappées...
Indie se tire de situations extraordinaires (comme toujours avec des résultats embarassants) sans que l'on sache trop s'il est sauvé par la chance ou s'il avait tout planifié p:
Quelques gags par çi par là qui ne s'éternisent pas trop...

Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire un bon Indiana Jones (quoique la dose de blagues sexistes a diminuée). Sans doute que le personnage, tout comme l'acteur, a pris quelques rides.
La fin et le sujet du film ne me choquent pas, on nous laisse présager une éventuelle reprise du flambeau par le personnage de Mutt Williams... Bref je suis loin de l'avoir trouvé mauvais :smile:


Mesrine : L'Instinct de mort
De Jean-Francois Richet
Avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu, Gilles Lellouche.

Ces dernières années auront lancé la mode des films de biographie criminelle... Contre-poids inconscient sur le fait que les séries TVs sur les chaines françaises ne mettent en scène que des policiers ?

Ce premier épisode nous montre le Mesrines qui revient d'Algérie et qui a franchement pas envie de se trouver un boulot sérieux. Alors il plonge dans l'argent et les filles faciles et chope rapidement la grosse tête.
Le film enchaine les scènes avec un personnage noir/blanc pour faire le contraste entre le malheurs qu'il provoque et les plaisirs qu'il s'offre. Sûr de lui, égoïste à l'extrême, raciste, c'est le portrait qui nous est décrit.
Alors qu'il était sur la voie de la réinsertion, il se fait licencier de son travail et replonge puissance 10 dans la criminalité. Mesrines se tape un trip Bonnie & Clyde avec une pute, fuit puis est rattrapé et incarcéré, s'évade, braque des banques...
L'épisode tente d'expliquer le chemin qui a mené le personnage à ce qu'il est devenu... pas grand chose à voir.

Mesrine : L'Ennemi public n°1
Les même avec Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric, Gérard Lanvin

Suite de l'épisode précédent... Mesrines joue la commedia dell'arte, pitreries et arrogance, passages théâtraux avant de foncer en 6ème vitesse dans la testostérone.
Mesrines tombe dans la spirale de la violence, se fait arrêter, s'évade. Très soucieux de son image publique, il convoque la presse, s'invente une image de révolutionnaire... mais n'en a pas les convictions, un pantin ultra violent sans intérêt...

Cette suite est encore plus mauvaise que le premier épisode. Mesrines ou Spaggiari, des adaptations dont on se serait bien passé. En plus il faut supporter Gilles lelouche.


Taken
Réalisé par Pierre Morel
Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen

Bryan est un papa inquiet qui passe le premier quart du film à dire à sa fille que ça va mal finir... et bien sûr ça fini mal.
Cette petite conne insouciante de Kim se fait enlever en France pour un CDI de travailleuse du sexe à temps plein. Papa est pas content du tout (on avait dit médecin ou avocate merde !!) et comme c'est un ancien des services secrets américains il décide de partir en guerre comme la fait Schwarzy dans Commando.
Il remonte le traffic albanais de traite de femmes tout en faisant face aux services français qui lui mettent des batons dans les roues.

Slalom entre les balles, cascades, coups de poing à gogo et poursuite (en audi of course)... Circulez, il n'y a rien à voir.
Enfin il y a tout de même un petit rôle pour Holly Valance (chapiteau ! p: )


X-Men Origins: Wolverine
Réalisé par Gavin Hood
Avec Hugh Jackman, Danny Huston, Liev Schreiber

Un film sans scénario c'est comme [insérez ici votre analogie cinglante].
Déjà que le film finalisé est navrant, je fais mes condoléances à ceux qui se sont jeté sur la version piratée dite "workprint" sans les effets spéciaux pour cache-misère... ça devait être dûr :'(
On a même droit à un super méchant généré de toute pièce pour combattre le héro... Ce n'est que la 100.000ème fois qu'on nous fait le coup.
100 minutes pour détruire un mythique personnage de comic américain.


Harry Potter et le Prince de sang mêlé
Réalisé par David Yates
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson et Michael Gambon

Le film est très bien, il n'y a pas dire. On replonge illico dans l'atmosphère du film, on passe un bon moment.
Seul hic : on est venu pour en savoir plus sur la jeunesse du Seigneur des Ténèbres et là... il y a comme un vide ! Une bonne partie de l'histoire originale a été retirée ce qui fait par exemple que Harry et le professeur Dumbledore se rendent dans une grotte dont on ignore totalement l'origine dans le film :eyes:
Bref c'est du bon mais ça aurait pû être tellement mieux.


L'Incroyable Hulk
Réalisé par Louis Leterrier (Danny the dog, Transporteur 1 et 2)
Avec Edward Norton, Liv Tyler, Tim Roth

L'Incroyable Hulk est une suite : l'histoire se déroule après l'accident qui a transformé le gentil scientifique en géant vert OGM option stéroïdes.
Un résume de l'épisode précédent nous est asséné à coup de scénettes rapides et sans paroles. Plutôt brutal pour commencer un film mais efficace pour se remettre dans le vif du sujet.

Bruce Banner s'est réfugié en amérique latine où il vit incognito et essaye d'apprendre à contrôler ses émotions et son corps.
Malheureusement à cause d'un accident bénin l'armée U.S. va retrouver sa trace et il va devoir fuir à nouveau.

Le film se concentre principalement sur des scènes de poursuites en conservant une tension qui nous tient en haleine. Cela n'aurait normalement pas réussi à nous garder sur nos sièges mais on est tellement impatient de voir débarquer le monstre vert qu'on se laisse prendre au jeu.
Le découpage, la mise en scène et même certains personnages donnent vraiment un aspect comic américain au point qu'on pourrait visualiser dans nos pensées les versions planches de certains passages :smile:

Ensuite le méchant qui veut se transformer en une copie de Hulk par besoin de vengeance et le combat de titans qui va avec ne sont pas ce qu'on a vu de plus original (ce n'était que la 99.999ème fois qu'on nous le fait ;-) )
De même le passage où on ne voit que quelques passages rapides du méchant dans la rue ça fait très Cloverfield (beurk)

On notera le petit clin d'oeil à Iron Man à la fin du film.
Au final un film plutôt surprenant car on reste sur une bonne impression. Norton parle peu mais est plutôt convaincant, le découpage est attractif... Le film est bien mieux que la première adaptation.


La Théorie du Chaos
Réalisé par Marcos Siega
Avec Ryan Reynolds, Emily Mortimer, Stuart Townsend

Franck est procédurier. C'est sa vie, c'est son oeuvre. Son boulot consiste à conseiller des employés sur leurs méthodes d'organisation et d'amélioration de leur rendement.
Il a le reflexe des fiches, noter systématiquement ce qu'il doit faire, ce à quoi il doit penser.
Seulement cette passion de l'organisation, son côté pointilleux, réglé à l'avance, commencent à exaspérer sa femme...

Puis apparait Paula, le chaos personnifié en tailleur et sous-vétements noirs p:
En une nuit, tout bascule et prend par effet boule de neige des proportions incroyables.

Alors qu'il est au plus bas, Franck décide de faire un virage à 180% : désormais le hazard décidera de son sort.

Le film est vraiment drôle. Le principe (très similaire à Yes Man) du type qui se laisse guider par le hazard pendant qu'on compte les coups a de beaux jours devant lui. C'est aussi un beau film.


The Dark Knight
Réalisé par Christopher Nolan
Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart et Gary Oldman

Ce nouvel épisode de Batman nous fait entrer dans un univers sombre où la pègre est organisée, a ses propres banques et où Batman et le commissaire Gordon travaillent ensemble dans le secret pour éviter à la surveillance des ripoux.
Bruce Wayne a troqué le manoir pour son immeuble grand standing "Penthouse" et la BatCave et ses chauves-souris par l'immense sous-sol d'une usine désafectée. Un hangar qui se limite au fonctionnel et au high-tech.

Beaucoup de méchants sont présents. On a d'abord droit à un casse du Joker, l'apparition de Scarecrow (L'Epouvantail), le procureur Harvey Dent qui deviendra bientôt Double-Face et Salvatore Maroni le caïd de la pègre.

Wayne et Batman sont vraiment deux personnages dissociés. Le premier se pose des question quand à son avenir et l'avenir de la ville, le second rentre dans le lard sans se poser de questions.

Puis survient le Joker. Un clown arrogant complètement tordu qui fait ses actions en électron-libre, se débarrasse de ses associés et va provoquer directement la pègre.
Fini les gadgets, les pitreries et les costumes à la boutonnière cracheuse d'eau. Ici on a un véritable tordu qui se marre quand il se prend les coups et qui s'en tire grace à son esprit malade et son génie du crime.

Le scénario, qui fait la part belle au Joker, à Batman et à Gordon, est relativement simple à suivre tout en étant intéressant. Le Joker est génial, le Batman est bon, le Bruce Wayne un peu en retrait. L'ensemble vaut le coup d'oeil.


Bienvenue de les chtis
Réalisé par Dany Boon
Avec Kad Merad, Dany Boon, Zoé Félix

L'histoire d'un employé de la poste qui se fait muter dans une ville du nord comme punition pour s'être fait passer pour un handicapé afin d'obtenir une mutation dans un village au sud près de la mer.

Le film aura fait parler de lui. Succès dans les salles, il était décrit sérieusement comme le film qui cassait les à-priori sur la culture du nord... Il aura finalement causé beaucoup de mal en déclenchant la commercialisation de sonnerie de téléphone ridicules, tshirts à la con et autre marchandising qui vendent une région de la france comme un disney-land de la bof attitude.

Le début du film est navrant de burlesque, surjoué par Kad et son compère Stéphane Freiss, des pitreries désespérantes. On remonte un peu le niveau avec la courte prestation de Galabru. Le début du film a plus sa place dans une salle de théatre...
Puis vient l'arrivée dans le nord. Bienvenue chez les chtis... bienvenue chez les bouseux oui !! La rencontre est volontairement exagérée à l'extrême avec Dany Boon qui campe des grimaces, sort le maximum d'argot par phrase en mangeant ses mots. En fin de compte ce n'est pas le postier qui fait des efforts pour comprendre le chti mais les acteurs qui se mettent à articuler au fur et à mesure du film...

Passé le bon tiers du film c'est déjà moins démago et on a droit à quelques bonnes scènes cultes bien que l'analogie avec le Juste Leblanc du Diner de cons soit facile.
Sur tous les lot de blagues une partie respectueuse fait mouche. A part ça c'est gentil, mignon... mais ça ne méritait sans doute pas une telle médiatisation.

Critiques de film juin 2009 : Le bon, les Mauvais, le Moyen

, , , ...

Attention : les critiques peuvent contenir des informations révélant une partie ou l'ensemble du scénario d'un film... Evitez de lire la critique si vous comptez voir le film.

BloodRayne
Réalisé par Uwe Boll
Avec Kristanna Loken, Ben Kingsley, Michael Madsen, Michelle Rodriguez et Matthew Davis

BloodyRain... heu non BloodRayne conte l'histoire d'une jeune femme vampire (mais pas complètement) qui veut se venger de Kagan, son père violeur et assassin de sa mère.
Pour cela elle va se mettre du côté des anti-vampires dont Vladimir (Michael Madsen qui a incarné entre autres Bud dans Kill-Bill) et Katarin (Michelle Rodriguez qui a interprété Ana Lucia dans Lost)
Kagan est joué par Ben Kingsley qu'on a notemment vu dans Slevin (le rôle du Rabin)

Le début du film donne plutôt un aspect film à petit budget avec les figurants qui s'entassent et bougent sans réel but. On a ensuite un premier vampire dézingué, queue de cheval, chemise blanche, veste noire... les salauds ils ont tué Michael Jackson !! :rolleyes:
On nous présente ensuite Rayne, une vampire rouquine, esclave qui sert de bête de foire dans un cirque ambulant avec son rôle de souffre douleur capable de guérir de tout.
On enchaine alors sur le première conversation de l'héroine (d'un niveau !) où celle-ci semble plutôt adopter le mode cause toujours qui s'accorde mal à la situation (elle est esclave, on la maltraite... mais tout roule !! peace !!) :worried:

A sa façon de jouer on se demande si elle n'est pas habituée à des rôles de blondasses catégorie Beverly Hills ou films porno... puis on capte que c'est en réalité elle qui tient le rôle du T-X dans Terminator 3 (qui, c'est sûr ne demandait pas beaucoup d'efforts niveau dialogues et expressions faciales) :D
Un bonne partie du film enchaine les moments où elle se bat en poussant des petits cris p: et ceux où elle est dans le coltar (mais ça ressemble plus à "J'ai mal digéré le Chili con Carne de ce midi" que "J'ai besoin de ma dose d'hémoglobine") :irked:

Le jeu des acteurs, que ce soit les rôles principaux ou secondaires, donne plus l'impression de regarder une série TV du genre Xena la guerrière ou Buffy contre les vampires. C'est surtout les scènes avec des figurants qui sont les plus ridicules. La seule chose qui permet de différencier un figurant vampire des autres est le fait qu'il tire la gueule en permanence.
Pour continuer dans le low-cost on a des scènes où l'on ne serait pas surpris de voir apparaître un elfe ou un hobbit, des décors en mousse, un monstre en latex et des giclés de sang fluo. On aurait préféré de loin des CGIs :faint:
Certains dialogues font peur de conviction ("On ferait mieux de la tuer" dis sur le même ton que "Il est 10h45" ou "Je vais pisser") et parfois on ne sait pas si de l'humour a été volontairement inclus et si c'est le cas si on est sensé en rire :eyes:

Les scènes de combat sont loin d'arranger le cas de ce film. Rayne se montre aussi rigide et gauche qu'un T-X (à croire qu'elle n'est pas sortie de ce rôle) et se bat comme une véritable empôtée.
On ne peut au passage que se révulser sur sa tenue, une espèce de survet' gothique sensé être d'époque, en particulier le pantalon qui lui donne un aspect bouffon du roi :jester: qui ne la met vraiment pas en valeur. C'est dommage le haut reste assez sexy :love:
Pour revenir aux scènes de combat, la grande question est de savoir si on l'a laissé elle même faire les cascades ou si c'est la doublure qui est nulle.

Il y a des passages assez kitch comme la cave à vin des vampires ou des exclaves égorgés sont tenus enchainés... il ne reste plus qu'à poser sa choppe sur leur jugulaire, pratique !! :drunk:

Le meilleur passage du film est de loin la scène hot où elle fait elle même ses cascades... quel gachis, elle a vraiment loupé sa vocation dans le porno :troll: On regrette même que Michelle Rodriguez n'y participe pas aussi puisque les rumeurs ont parlé de relations extra-professionnelles entre les deux actrices p:
Je reviens tout de même à ce pantalon affreux... ça fait sans doute plus sérieux qu'une mini jupe mais ça facilite pas pour lever la jambe dans les combats... et puis dans Xena la jupe passe bien non ?
Et pour terminer sur les accoutrements, il y a ce passage vers la fin ou l'ex Ana Lucia de Lost plonge en débardeur et shorty... sans doute très d'époque.

Le réalisateur a au moins eu la sagesse d'esprit de ne pas terminer sur une happy-end mais a opté pour une fin fastoche à la Conan le Barbare où il ne reste plus que l'héroïne siégant sur le trône qu'elle vient de vider :knight:
En revanche le même réalisateur a eu la mauvaise idée de faire une suite qui cette fois n'est même pas passée par l'étape des salles obscures. Il a choisi une autre actrice pour incarner Rayne... pas sûr que le résultat soit mieux pour autant :confused:
Le premier épisode a été nomminé aux razzies :whistle:
Quitte à voir un film de vampire, il est préférable de se tourner vers Underwold.


WarGames 2 : The Dead Code
Réalisé par Stuart Gillard
Avec Matt Lanter, Amanda Walsh, Gary Reineke

L'histoire n'est grosso-modo qu'une version plus contemporaine, une "update" du Wargames avec Matthew Broderick. C'est un dire un jeune hacker qui en pensant jouer à un jeu normal va se retrouver face à défense nationnale US mais les détails suivent :wink:

Le début du film n'est pas engageant : on est en Afghanistan et une cargaison de trois 4x4 apporte à ce qu'on présume être des terroristes sans barbe (?) de l'alcool et un cheptel du putes d'Europe de l'Est en vison. Manquerait plus qu'ils se montent un barbac' pour faire cuire des côtes de porc. Je passerais sur les bonds que font les 4x4 sur les dunes... Quoiqu'il en soit cette joyeuse fête est intérrompue par l'arrivée d'un Predator RQ-1 qui largue un missile et extermine la totalité des teuffeurs.

Merci qui ? Merci R.I.P.L.E.Y. "RIPLEY" est le super calculateur qui a pris la place du désuet WOPR (War Operation Plan Response) Joshua.
L'un des modules de RIPLEY consiste à mettre en place des honeypots à terroristes p: sous la forme de jeux en ligne où les joueurs se voient proposer des missions d'éradication (l'ancienne Guerre Thermonucléaire Globale ou le nouveau Dead Code) qu'ils doivent gagner pour remporter une mise en argent bien réel.
En fonction de la provenance du joueur (déterminés sur son adresse IP et son historique banquaire), sa faculté à sélectionner les bonnes armes ou les cibles qu'il choisi, RIPLEY décide si elle le met ou non sous surveillance.

Changement de décor pour Philadelphie. Will, le héro hacker et bidouilleur, a tout du jeune américain propre sur lui : le sourire ultrabright, une raie dans les cheveux, une chemise à carreaux et une veste en cuir :rolleyes:
Seulement pour accompagner la jolie Annie au voyage de classe à Montréal, il lui faut du Ca$h.
Direction la plateforme de jeu Ripley Online sur laquel il s'inscrit avec le compte bancaire du voisin de la maison d'à côté dont il désinfecte le PC tout les 4 matins.
Mais même s'il comptait rembourser la mise dans sa totalité, le compte en question est déjà exploité à des fins malicieuses par le frère du voisin qui habite en Syrie et sert de mule pour des traffics pas très net, autant dire que ça fait "tilter" RIPLEY.

Et soudain... tout va très vite. Le voisin se fait arrêter par des fédéraux, la mère de Will est arrêté comme terroriste potentielle car elle est chimiste dans une boite de détergeants, son meilleur ami se fait interviewé par les bleus et Will se retrouve traqué à Montréal.

RIPLEY passe alors à la phase deux. Ce qui n'inquiète pas le constructeur du système qui veut de l'action pour tester et vendre son produit. On entre alors dans de la quasi science-fiction avec RIPLEY qui accède directement à toutes les caméras de surveillance qu'elle souhaite, controle la signalisation, croise les informations qu'elle trouve, analyse les voix humaines pour en comprendre le sens ou lit sur les lèvres depuis des enregistrements vidéos... Pour tout dire on est à deux doigts de L'Oeil du mal à croire que ce dernier a puisé directement ses idées là ce film. Même chose quand RIPLEY s'accorde une indépendance arrogante pour se la jouer HAL 9000 :eyes:

En pleine fuite, Will et Annie seront aidés par le professeur Falken, simulacre de Brill (Gene Hackman) dans Ennemi d'Etat, qui a décidé de passer pour mort depuis le remplacement du gentil Joshua par cette affreuse garce de RIPLEY.

La fin du film est là aussi très ressemblante de WarGames premier du nom : le héros est finalement appelé à la rescousse pour stopper l'ordinateur. Evidemment on est dans une suite donc c'est plus difficile.
Essayez de faire jouer au morpion à RIPLEY et elle choisira d'annihiler son adversaire en lui envoyant un Predator. Après une tentative relativement réussie de faire tomber RIPLEY sous un DDoS, ce sera le jeu de la roulette russe qui l'incitera à mettre fin à la partie.

Les acteurs ne sont pas extraordinaires mais ne sont pas mauvais non plus, chacun ayant fait sa carrière honnêtement dans des séries TV et films variés sans pour autant exploser. Le résultat se laisse regarder, ce qui va bien au delà d'un Traque sur Internet 2.0 :lol:
Le film n'est qu'une actualisation de l'original, c'est dépoque : on y voit des drones volants, de la biométrie, des caméras de surveillance... Facebook. Sur les points forts de l'histoire, le réalisateur ne s'est donc pas foulé mais les ajouts suivent une logique plutôt agréable. Satisfera les amateurs du genre mais est loin du mythe du premier monkey


Elephant
Réalisé par Gus Van Sant
Avec John Robinson, Alex Frost, Elias McConnell et Eric Deulen

L'histoire du film est basée sur le triste massacre du lycée Columbine en 1999. On suit durant une journée la vie étudiante de divers protaginistes jusqu'au moment du drame.

Ce qui choque, dès le début, c'est la façon de filmer. Cette façon de suivre les personnages en restant derrière eux, de manière légèrement survélevé pour la première scène, avec des plans de caméra stable qui glissent sans accoups, ça m'a tout de suite fait penser à la méthode utilisé par Stanley Kubrick dans Shining :idea:
Le réalisateur fait entrer le spectateur dans l'intimité des personnages mais avec du recul, la caméra fait tout pour rester discrète et à aucun moment on ne prend par à l'action.

La ressemblance avec Kubrick s'amplifie avec les scènes prises dans les grands espaces sur des plan-séquences. On se rend compte que c'est très rare de voir autant le ciel dans un film. Même les scènes en intérieur montrent des grands espaces (les lycées à la sauce US) où les personnages semblent ridiculement petits, vulnérables, insignifiants, comme Alice une fois qu'elle a bu une potion faisant rétrécir :wizard:

Le tour d'horizon des protagonistes nous rappelle à quel point l'adolescence est une période difficile. L'age ingrat, pour certains un physique que l'on a pas choisi, les problèmes familiaux, les questions pleins la tête, les démarches mal-assurées qui montrent un mal-être... awww
Les passages en plan rapproché ou ceux dans les couloirs exposent les tensions créés par le regard constant des autres sur soit, le jugement qu'ils nous portent, les défauts mis en évidence... impossible de ne pas être sur ses gardes et on se prend à avoir de l'empathie pour ces personnages.

Surgissent alors Eric et Alex à l'entrée du lycée. Habillés en tenue de commando, sacs sur le dos, l'épaule ainsi qu'à bout de bras :zip: Puis on repart en arrière.

L'un semble être le souffre douleur muet de certains élèves. Mais il semble être passé au delà de la souffrance. Plus rien ne l'atteint, il est passé au stade suivant, animé par sa mélancolie.
Il prend des notes, étudie. Il planifie l'attaque.

Puis on repart sur les personnages précédénts. Le réalisateur nous fait la surprise de nous montrer la même scène à trois fois mais en suivant des élèves différents.
On suit une jeune fille complexée, mal dans sa peau qui n'a pas son physique pour elle. Le moment d'après on suit trois pouffiasses esclaves des apparences, à la conversation futile, qui vont manger trois fois rien à la cantine avant d'aller se faire vomir dans les toilettes. Ces filles ne se respectent même pas entre elles.

Changement de décor. On va chez Eric, bientôt rejoins par Alex. Ils commandent une arme sur Internet, la recoivent. Ils sont assez excités quand ils la sortent de l'emballage pour la tester sans être joyeux pour autant. Ils revoient ensemble leur plan d'attaque et se mettent en route pour le lycée.

Les premières victimes sont celles de la bibliothèque. Les deux jeunes tirent au hazard sur les élèves qu'ils croisent, sans la moindre haine ni sans en ressentir le moindre plaisir, en prenant leur temps. Ce ne sont pas des fous ni des détraqués, il sont parfaitement lucides.
Malgré qu'ils agissent sans la moindre émotion, comme des zombies, il s'agit bien d'une vengeance, mais plus contre un tout que contre des personnalités précises. Certaines discussions font ressortir plus d'animosité contre le directeur ou certaines catégories ("Les plus belles cibles, les sportifs et tous ces cons là.") mais ils ne cherchent pas à traquer leurs cibles.
Ils se réagissent même pas à la violence des balles qui traversent leurs victimes. Ils sont déjà morts.

Le film s'arrête quand Eric a dans sa ligne de mire un jeune couple. Il n'a probablement rien à leur reprocher, par leur amour ils sont sortis du système pour créer leur propre système, sans avoir à rendre de compte à qui que ce soit.

La caméra recule, le film est fini. Vous ne verrez pas de forces de l'ordre, d'ambulances, de familles en pleur ni d'embrassades ou de retrouvailles.
Le film nous laisse là, sur le cul, complétement vidés. On voudrait chercher à comprendre pourquoi mais aucune question ni réponse ne nous vient à l'esprit.

Un film incroyable, qui ne juge pas, sans démagogie :up: Bien plus que l'adaptation cinématographique d'un fait divers, un film monumental sur l'adolescence et ses difficultés.
Je me souviens qu'à mon lycée on nous passait La Haine de Mathieu Kassovitz. Ce film là à aussi ses vertues pédagogiques.


Postal
Réalisé par (et avec) Uwe Boll, Zack Ward, Dave Foley, Chris Coppola, Jackie Tohn et Verne Troyer

Vous avez peut-être déjà eu l'occasion de voir cette vidéo dans laquel des terroristes ayant détourné un avion, s'interrogent sur le nombre de vierges auxquelles ils auront droit une fois arrivés au paradis.
Cette vidéo n'est que la scène d'introduction de Postal.

Dans ce film on suit les galères d'un rouquin au chomdu qui vit avec sa femme obèse (sur laquelle tout le monde est passé) dans une caravane située dans un quartier crado d'une ville qui ne l'est pas moins, étrangement nommé "Paradise".
Ayant besoin d'argent et de quitter Paradise au plus vite (pour échapper aux problèmes et pour respirer un peu), il va accepter de monter une arnarque avec son oncle Dave, gourou d'une secte hippie.
L'objet de leur mission consiste à dérober des "coucougnettes", peluches à l'éfigie d'un héro de dessin animé et qui se vendent très cher.

Postal est aussi un jeu vidéo. Le réalisateur Uwe Boll est un habitué des adaptations cinés de jeux vidéos et on lui doit déjà les films Alone in the dark, The House of the dead, Far Cry ou encore... BloodRayne.
Le film est vulgaire au possible, avec de vrais scènes de nudité (ce qui est tout de même assez rare), ne respecte rien, surtout pas un hypothétique scénario... :whistle:
L'humour rentre-dedans est bien au rendez-vous avec des terroristes idiots au possible, des enfants tués par balle, des bombes sexuelles blondes habillées en nazi, une copie d'Ossama Ben Laden qui fait ses enregistrements vidéos depuis le sous-sol d'une épicerie de quartier US, le rap du "Jihad Killah" ou la scène de fin apocalyptique ou Ossama et Bush se promènent main dans la main.
On retrouve aussi Verne Troyer que l'on avait vu dans Big Movie (beurk)

Un film de merde clairement en dessous de la ceinture qui exploite le filon du cul, du vulgaire et de la violence gratuite avec explosions et raffales de balles à volonté. Preuve que le réalisateur n'a aucune espèce de retenue, il compte faire un Bloodrayne 3.
Quelques scènes font sourire tellement c'est con, c'est toujours bien mieux à mon sens que Big Movie mais (toujours dans sa catégorie) ça ne vaut pas (et de loin) un Hé mec, elle est où ma caisse ? :down:


La Folle Histoire du Monde et La Folle Histoire de l'Espace
Réalisé par Mel Brooks
acteurs : Mel Brooks, Madeline Kahn, Dom DeLuise, Rick Moranis, Bill Pullman, Daphne Zuniga

On aime ou l'on aime pas mais Mel Brooks s'est fait un nom. C'est sans doute le papa des tous les premiers navets et La Folle Hisoire est probablement l'ancêtre de toute une catégorie de films qui persistent.
La Folle Histoire du Monde nous présente les époques marquantes (L'age de pierre, l'ancien testament, l'empire romain :knight:, l'inquisition espagnole, la révolution française :psmurf: ) à la sauce Mel Brooks.
C'est tout juste si deux / trois scènes parviennent à nous tirer un semblant de sourire :clown: Il faut être dans une certaine disposition psychologique (psychotropologique ?) pour apprécier le soit disant humour du film. La quasi totalité du temps c'est juste ennuyeux.

Pour La Folle Histoire de l'Espace c'est encore pire. Une soit disant parodie de Star Wars avec la princesse Vespa, Lord Casque Noir, Yop Solo... Juste un mot : lamentable nervous
Je ne m'étais pas autant ennuyé depuis Big Movie. Il faudra demander aux personnes qui apprécient ce qu'elles prennent :drunk:


Star Wars : The Clone Wars
Film d'animation en images de synthèses réalisé par Dave Filoni

L'histoire : On suit Obi-Wan Kenobi et Anakin Skywalker dans une mission. Ils seront rejoint par Ahsoka Tano, la nouvelle Padawan d'Anakin. Ils auront pour mission de retrouver le fils de Jabba le Hutt qui a été enlevé.

L'introduction du film laisse à désirer, une voix enjouée nous explique la situation en quatrième vitesse. L'intonation est tellement comique qu'on ne serait pas surpris de voir débarquer Buzz l'Eclair :hat:
On se rend compte très vite que le jeu des acteurs (c'est de l'animation) laisse à désirer. Les mouvements sont trop fluides et manquent de naturel. Pour ajouter du dynamisme, les personnages font régulièrement des gestes, parlent avec les mains... mais ça ne suffit pas pour nous convaincre. De même les expressions faciales et les dialogues laissent à désirer :down:
Seul certaines intonations de voix rattrapent le reste en particulier les passages de sarcasmes remontent un peu la pente.
Le fait que l'ensemble du film soit en images de synthèse retire toute la magie qu'offrait la saga, les scènes de combats et les actes de bravoure ne suscitent pas la moindre émotion :zzz: On trouve le temps long, on finis même par s'énerver sur les personnages et on espère arriver rapidement à la fin.

En un mot : FAIL. Un film sans âme, un produit sans saveur craché par les usines Lucas, lancé après une étude de marché pour introduire une série TV, un jeu vidéo, un ensemble de figurines et d'autres produits dérivés. MacDo payera la licence d'exploitation pour remplir ses MagicBox et Georges Lucas remplira les caisses de quoi produire un nouveau film sans intérêt :no:

6 critiques de films

, , , ...

Attention ! Les critiques qui suivent peuvent révéler certaines informations sur des films et gacher l'intrigue dans le cadre d'un visionnage. Pour ne pas risquer de vous gacher un film, le mieux est de ne pas lire la critique correspondante :smile:

Lascars
De Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz avec tout un tas de beau monde en doublage :smile:

L'histoire de plusieurs personnages d'une banlieue française en période de vacances estivales.
On suit principalement les aventures de José Frelate et Tony Merguez pour qui le projet de voyage tombe à l'eau.

Je suis allé voir ce film sans trop en avoir d'échos mais ayant vu simplement quelques épisodes de la série (à l'origine du film) en clair sur Canal+, je savais plus ou moins à quoi m'attendre.
Mais globalement, je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi bon :eyes:
Graphiquement c'est très réussi, plein de couleurs. Les auteurs se sont même permis quelques variantes dans leur style toujours streetart/graffitis :love:
Le scénario est original, délirant, tient la route et surtout nous tient scotché à notre siège.
Les personnages sont attachants, l'humour est au randez vous... bref c'est énorme :yes:
On n'est pas prêt d'oublier Manuella (voix de Frédérique Bel), copine possessive schizo de Tony ou encore Zoran, caïd aux nerfs à vifs qui fait passer Scarface pour un remake des bisounours :lol:
Je n'en dis pas plus... allez le voir !

August Rush
De Kristen Sheridan avec Freddie Highmore, Keri Russell, Jonathan Rhys-Meyers et Robin Williams

"August Rush" est le nom de scène d'Evan, un gosse qui a grandit dans un orphelinat et dont les parents ignorent l'existence. Fils de deux musiciens, il a un don surnaturel pour la musique, de quoi rendre vert de jalousie un Wolfgang Amadeus Mozart. Persuadé qu'il peut communiquer par la musique, il va tenter de l'utiliser pour retrouver ses parents :sing:

Freddie Highmore est le très jeune acteur que l'on a vu dans Charlie et la chocolaterie ou encore Neverland. Un nouveau rôle principal pour un petit surdoué du cinéma :smile:
Le film a un petit côté féérique avec ces momes musiciens vivant dans un théatre abandonnés et gérés par un musicien adulte (incarné par Robin Williams) bien plus intéressé qu'il n'y parait mais ça s'arrête là. Le reste est un film tout public sur le pouvoir de la musique et l'amour.
Ca passe bien à l'écran, c'est émouvant, un plus si vous aimez la musique :wink:

Millénium, le film
Réalisé par Niels Arden Oplev avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace et Lena Endre

Adapté d'un best-seller suédois par un réalisateur danois, le livre nous raconte l'histoire de Mikael Blomkvist, journaliste empêcheur de tourner en rond, qui suite à des problèmes judiciaires se voit débaucher par un célèbre indistriel pour enquêter sur la disparition de sa fille qui remonte à plus de 10 ans !!
Dans cette aventure il va se retrouver aidé par Lisbeth Salander, une jeune femme très vive d'esprit mais tout aussi imprévisible.

En allant voir le film je savais uniquement qu'il s'avait d'une adaptation et qu'il s'agissait d'un thriller. La première surprise a été de voir en s'affichant les noms que le film ne venait pas d'Hollywood... et ce n'est sans doute pas un mal.
Le scénario est super, bien qu'on pourrait regretter que les coupables soient tout trouvés... mais on met du temps avant de découvrir le motif des crimes.
Le film passe par des scènes vraiment très dures avec le personnage de Lisbeth :insane: une femme énigmatique que rien ne semble toucher. Mikael donne le change en affichant tout type d'émotions tout au long du film. Deux personnages complémentaires qui prennent le relais pour soutenir l'intrigue et garder le spectateur captivé.
Un film vraiment bien :up: mais à ne pas mettre devant tous les regards.

Chaos
Réalisé par Tony Giglio, avec Jason Statham, Wesley Snipes et Ryan Phillippe

Vu à la téloche hier p: Sans doute pas le meilleur film de Jason Statham ni le meilleur film de Wesley Snipes. On retrouve Ryan Phillippe que l'on avait entre autres vu dans Antitrust.
L'histoire est celle d'un vol à main armé avec prise d'otages dans une banque. L'accroche est que le plan du méchant se base sur la théorie du chaos consistait à effectuer des actions qui semblent n'avoir aucun sens mais faisant finalement un grand tout... mis à part ça c'est du déjà vu :zzz:
On est tout de même content que le réalisateur ait évité les scènes de courses poursuites (surtout avec Jason Statham on a eu la dose :troll: )
Pour le plaisir des yeux il y a quand même un petit rôle avec Keegan Connor Tracy que j'avais déjà vu dans... Traque sur Internet 2.0. Comme quoi même en jouant dans un film de merde on peu marque des esprits (masculins du moins) Je passerais volontier 40 jours 40 nuits avec elle (elle a aussi joué dedans) :rolleyes:


Push
Par Paul McGuigan avec Dakota Fanning, Camilla Belle et Chris Evans (II)

L'histoire est à peu de choses celle de Jumper : des personnes à travers le monde qui disposent de pouvoirs. Sauf qu'ici ils tiennent ces pouvoirs de leurs ancètres victimes d'expériences faites à l'époque nazie :whistle:
On compte les Watchers qui voient le futur, les Movers qui déplacent les objets par la pensée, les Pushers qui controlent les pensées des gens, les Sniffeurs qui retrouvent la trace de personnes grâce à leur odorat et des espèces de japonais tecktoniktamère qui hurlent en montrant leurs amygdales et dont on se serait fort volontier passé :mad:
Un air de déjà vu en voyant le héro... normal puisqu'il a joué dans Les 4 Fantastiques
Quand à la petite elle a déjà joué dans Le Chat chapeauté et La Guerre des mondes :smile:

On regrette que le principe du film (des personnages avec des pouvoirs) ne soit pas plus exploité comme c'était dans Jumper mais on regrette aussi que ce soit MAL exploité comme les coups de poings à grand coups de chocs lumineux à la fin du film (tiens ! un choc lumineux dans ta gueule !) :irked:
On pensait toucher le fond... c'était sans compter sur une nouvelle intervention des japonais hurleurs. A croire que c'est l'équivalent US de nos Yamakazis :whistle:

Le pire étant sans doute la conclusion du film qui laisse la voie ouverte à une suite... c'est sans doute le moment le plus flippant du film :D Cela dis quand on la vu la suite de Traque sur Internet, on peut voir n'importe quelle suite (psychologiquement on est prêt)
Une fois de plus on nous prouve qu'un film avec des personnages extraodinaires ne fait pas pour autant un film extraordinaire :down:

Terminator Renaissance
Réalisé par McG, avec Christian Bale, Sam Worthington et Anton Yelchin

L'après Jugement Dernier, les survivants s'organisent pour combattre Skynet avec l'aide de John Connor.

Etant un grand fan de la saga mais aussi de Christian Bale (mon chouchou comme diraient certain(e)s depuis L'Empire Du Soleil), j'ai soigneusement évité tout spoileur et autres critiques avant d'aller voir le film pour donner un avis vierge de toute influence même si je suis sans doute difficilement objectif devant ce film :rolleyes:
J'ai aimé le film, le jeu des acteurs ne m'a pas posé de problèmes, l'atmosphère post-apocalyptique du film était bien au rendez vous.
On trouve quelques bonnes idées dans le scénario, bien que celui-ci se concentre sur une seule mission tout au long du film.
L'action est omniprésente, sur le principe c'est comme si on prennait les scènes de combats des précédents films et si on les collait boût à boût. Ca semble logique étant donné que les personnages risquent la mort à chaque sortie à cause de l'omniprésence des machines mais au final on ne voit dans le films que des soldats (fringués façon Unreal Tournament) mais pas le reste de la population et la misère que l'on peut immaginer :worried:
On y voit un John Connor qui est l'évolution du 3ème volet et qui a accepté la responsabilité qui pèse sur ses épaules, bien qu'il n'est pas pour autant le chef des armées de la résistance.

Pour ce qui est de la partie technologique, on pourrait en débattre sans fins car bien que l'histoire nécessite certains impératifs (Connor devra envoyer Kyle dans le passé), le reste est à l'imagination du réalisateur.
On pourrait regretter la présence des Terminator-Harvester qui semblent tous droits sortis de la Guerre des Mondes :ko: , ou des scènes qui semblent avoir été repompés de Matrix (je ne sais plus quand mais ça a fait *bing* dans ma tête à ce moment) ou de Mad Max (la surveillance du QG de Skynet).
Ensuite on peut se demander à quoi bon un Terminator a besoin de doigts si son objectif et de charcuter de la chaire humaine, pourquoi les motos n'ont pas des bêtes béquilles pour se remettre debout ou si à défaut d'imagination les machines copient les humains ou sont capables d'inventer des modèles plus efficaces...

En conclusion même si j'ai passé un bon moment à regarder, je regrette l'aspect très épisodique du film et que l'on y apprend peu de choses sur l'ensemble de l'histoire. Il ne fait qu'introduire le personnage de Marcus Wright :frown:

Critiques de film - avril 2009

, , , ...

Hancock
Avec Will Smith, Charlize Theron et Jason Bateman (alias Bruce Wayne :lol: )

"Hancock" c'est l'histoire (et le nom) d'un superhéro alcoolo :drunk: à qui son rôle ne tient pas vraiment à coeur. Il le fait parce ce qu'il est le seul à pouvoir le faire grace à ses pouvoirs de superhéro mais sans conviction.
Pas regardant sur la qualité de son travail, ses interventions s'avèrent catastrophiques ce qui lui vaut l'antipathie de l'opinion publique qui le traite de trou d'cul. Son cas va intéresser Ray Embrey, spécialiste en relations publiques, personnage optimiste et bien pensant.

Sur l'idée c'est pas mal, ça fait preuve d'une bonne dose d'originalité et on espérait que ce serait bien exploité. Malheureusement la trop grande majorité des gags (qui encombrent la première moitié du film) ne font pas rire. Seul le passage où le héros met en application l'expression "DTC" a son intérêt pour ceux qui aiment le comique vulgaire :whistle:
On regrette aussi la traduction trop littérale de "asshole" en "trou d'cul" alors qu'un "connard" aurait sans doute été plus adapté (heureusement l'original n'utilisait pas "dumbass" car la traduction litérale aurait été ridicule :D ).
Les dialogues (en particulier le texte de Hancock) sont limités à l'extrême. On ne peut pas dire que l'émotion passe dans le film. Le héro pourrait être joué par le Mime Marceau tant sa présence se limite à ses actions et ses grimaces :zip:. Quand aux roles secondaires ils sont trop effacés entre le conseiller en comm' trop bavard et sa femme quasi-inexistante dans la première moitié du film.

Car en effet le film est vraiment découpé en deux parties :chef:
Première partie : l'ascension sociale de Hancock (l'amélioration de son image publique) qui a peut d'intérêt et qui ne nous en apprendra pas plus sur les origines du personnage :zzz:
Dans la seconde partie, Mary Embrey (jouée par Charlize Theron) se révèle être l'ex-compagne de Hancock et explose litéralement l'écran avec un personnage qui passe de Dr Jekyll à Mr Hyde, sorte de X-Men qui sort de nul part ou comme une Geena Davis dans Au revoir, à jamais (pourtant l'amnésique dans l'histoire c'est Hancock).

On apprend alors les origines des deux protagonistes mais ça reste confus. Le surplus d'action du film reprend là où il en était avec ses déluges d'effets spéciaux.
Il faudra attendre les scènes finales, quand le personnage principal lutte pour son existence, pour que le film passe un peu d'émotion avant de terminer sur une conclusion bien nunuche :down:

Cleaner
Avec Samuel L. Jackson, Eva Mendes et Ed Harris

Le film raconte l'histoire d'un ex-flic reconverti dans le nettoyage de scènes de crimes. Un boulot particulier qui consiste à passer après que la police ait fait son enquête pour nettoyer les dégats causés par les crimes (taches de sang, morceaux de cervelles... dans ce genre là).
Un beau jour, Tom (Samuel L. Jackson) va nettoyer l'une de ces scènes où un meurtre à eu lieu. Comme il se rend compte qu'il a oublié de rendre les clés de la maison nettoyée, il y retourne le lendemain et découvre que la propriétaire n'est en rien au courant du crime qui a eu lieu dans son domicile.
Se retrouvant au milieu d'un bon merdier, l'ancien flic décide d'abord de cacher ce qu'il a découvert mais l'affaire le rattrape et tourne à l'enquéte policière et une bonne affaire de ripoux :sherlock:

La mise en scène est plutôt bien foutue. L'introduction se fait à partir d'une voix off qui nous met rapidement dans le bain. Certaines scènes sont des suites de petits plans découpés qui donnent une certaine dynamique à ce qui aurait pu être ennuyeux (scènes sans paroles, de transition).
Les trois personnages ont tous leur intérêt dans le film, le scénario est original et ne bascule pas dans le simpliste. Bref à voir :smile:

Shrooms
Avec Lindsey Haun, Jack Huston, Max Kasch, Alice Greczyn, Robert Hoffman et Maya Hazen.

Les films d'épouvante/horreur, c'est pas ma tasse de thé. Je montre peu de curiosité pour ce type de films et j'éprouve sans doute plus de peur à l'idée de les voir qu'une fois devant :rolleyes:
Mais pour "Shrooms" (raccourci de "Mushrooms", champignon en anglais), la bande annonce avait réussi à attirer ma curiosité pour son principe et son aspect graphique.

C'est donc l'histoire d'une bande d'étudiants (3 garçons, 3 filles) qui partent en voyage pour se taper un trip à base de champignons hallucinogènes dans une forée perdue on ne sait où :psmurf:
Dès l'arrivée dans la forêt, les amis renversent une bestiole (qu'on ne voit jamais bien complétement mais qui ressemble à une chèvre) et rencontrent deux hermites un peu allégés niveau neuronnes qui ne rassurent pas sur la faune des bois :left:
Le film enchaine avec le sujet principal du film : la flore des ces bois, en particulier le champignon recherché par nos cueilleurs dont un cousin très proche (le champignon "tête de mort") est très nocif et réveillerait certaines capacités (voir dans le futur) pour peut que l'on y survive ! :eyes:

Le personnage principal du fim (Tara) survivra ainsi à l'attaque de ce méchant champignon et la troupe finira par se faire son trip, découvrant au petit matin que l'un des garçons a disparu et que la forêt semble habitée par les protagonistes d'un drame atroce qui a eu lieu il y a quelques temps... à moins que ce soit l'effet des champignons... :insane:

Le film joue au maximum sur le principe de l'attente :wait: On sait que quelque chose va leur tomber sur le coin de la gueule mais on ne sait pas exactement à quel moment. Le principe de la surprise est peu utilisé. C'est d'autant plus exploité qu'on voit à l'avance sur qui ça va tomber par les prémonitions de l'héroine (résultat on l'attend deux fois plus).

Les décors du films sont assez diversifiés. La forêt n'a pas été spécialement retouchée pour être inquiétante, le film joue sur la tombée du jour, la brume etc.
Il y a aussi les passages gadouilleux, un marais, un vieil internat en ruines qui donnent des ambiances différentes.

Même si certains points sont assez cliché comme l'accident du début (qui fait penser à la caricature de Scary Movie : "Au mon dieu on a écrasé une botte !!" :D ) et le groupe de personnages stéréotypés (l'héroine qui se la joue Buffy, la quiche-royale (alias "pouffiasse-vulgaris"), la pleurnicharde, le sportif pas très futé, le beau gosse et le mec stone (même dans son état normal)), l'ensemble passe plutôt bien.
Bien que ce soit un classique dans ce type de film, on apprécie aussi les plans de caméras sur la poitrine de l'héroine au moment les plus subtils ("oups je suis poursuivie, j'ai tombée" :D ) On espère la voir plus souvent à l'avenir (je parle de l'actrice, pas forcément de sa poitrine :wink: ).

Dernier bon point, la fin n'est pas forcément attendue. En tout cas moi je me suis laissé porté par ce film et je l'ai bien apprécié :smile:

Astérix aux Jeux Olympiques
Avec Benoît Poelvoorde, Alain Delon, Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Vanessa Hessler, Stéphane Rousseau, Franck Dubosc, José Garcia, Alexandre Astier, Elie Semoun, Jamel Debbouze et plus encore.

Alafolix (Stéphane Rousseau), gaulois du village invincible, s'est amouraché (on ne sait en quelles occasions) de la Princesse Irina (Vanessa Hessler) et décide d'aller à Romes pour voir sa belle.
Seulement, elle est promise à Brutus (Benoît Poelvoorde)... Seule solution pour séparer les deux prétendants : il devront participer aux Jeux Olympiques pour gagner le coeur de la Princesse.
Dans cette aventure, Alafolix est bien évidemment accompagné d'Astérix (Clovis Cornillac) et d'Obélix (Gérard Depardieu).

Comme pour chaque Astérix, on y retrouve une sacré brochette d'acteurs. Pourtant on peine à s'intéresser au film nervous Certains gags restent bien fidèles à la bande déssinée et c'est peut-être ça qui gâche.
Le film est trop tout public, s'adresse à un public jeune et on ne trouve pas le décalage auquel on avait droit avec l'équipe de Les Nuls.
Ils ont quand même essayé d'injecter un brin de décalage avec Alexandre Astier de Camelot, mais personnellement je n'adhère pas :frown:
On a même des passages super-tarte comme les disputes entre Astérix et Obélix ou l'histoire d'amour d'Idéfix... :bomb:

D'ailleurs on serait fort bien passé de la présence des deux personnages qui n'apportent strictement rien au film. A mon sens, tout ce concentre sur les personnages de Brutus et de César (Alain Delon).
Le premier tient le rôle d'une horrible petite-frappe prête à tout pour prendre la place de son père par les moyens les plus brutaux mais aussi les plus lâches.
Le second est mégalomane, narcissique au possible, mais au moins il impose le respect... Bref un tyran qui a réussi :D On apprécie au moins l'autodérision dont fait preuve Alain Delon puisqu'il est souvent représenté par ces caractéristiques dans les Guignols. Francis Lalanne joue aussi la carte de l'autodérision avec un petit rôle de barde p:

Les autres personnages sont quasi inexistants. On peut pas dire que Dubosc marquera les esprit avec ce film (je peux plus le voir dans les films donc ça tombe bien p: ). Pour Semoun et Garcia c'est un peu mieux.

Au final, ça s'éparpille un peu dans tous les sens entre les différents personnages, ça passe lentement et on rit peu :frown:
Je retiens quand même la réplique de Brutus, "ma moussaka d'amour" (à ressortir à l'occasion) et la mort de Dany Brillant qui tient le rôle du gouteur de miroir (ça coute rien et ça fait plaisir :D ).
Le final remonte un peu avec les pitreries de Jamel, on commençais à avoir quelque chose d'un peu plus délirant... mais trop tard :frown:

La Cité de l'Ombre
Par Gil Kenan, avec Bill Murray, Saoirse Ronan et Harry Treadaway

Lina et Doon, deux ados, vivent dans la Cité de l'Ombre, une ville souterraine. Aujourd'hui est un jour important car ils vont prendre leur fonction dans la communauté (que le maire décerne au hazard comme le veut la tradition). Cette entrée dans la vie active leur permet d'en savoir plus sur l'état du générateur qui leur fournit la lumière nécessaire à la survie de la cité. Hors, ce dernier est malheureusement en fin de vie. Bien décidés à améliorer les choses, ils vont en découvrir plus sur le maire et la cité...

L'univers graphique du film est assez réussi et a trouvé un bon compromis pour s'adresser aux adultes commes aux enfants. En décrivant un mode de vie de la cité assez terre à terre et pas bien drôle, le film évite de tomber dans le féérique ou le merveilleux. Par cet aspect, on pourrait le comparer au Labyrinthe de Pan ou à La Cité des Enfants Perdus, mais ce serait une grosse erreur.
D'abord parce que le film est beaucoup moins complexe cow Ensuite parce qu'il ne joue pas autant avec nos nerfs. Et enfin il est moins bien réussi :frown:

On se retrouve donc face à un film d'aventure avec des gosses, un peu comme Les Goonies... mais sans sexe (si si, ya un brin de sexe dans Les Goonies p: ) et avec moins de suspense et moins de vilains :eyes:

Le nombre des personnages est trop limité. La petite fille présente avec les deux personnages principaux a seulement un rôle visuel et pourrait être retirée sans que l'on s'en rende compte. Le reste des personnages ne fait que passer...
La quête des deux personnages principaux est simplifiée à l'extrême. Il n'y a pas de super-méchant. Le rôle du maire joué par Bill Murray est beaucoup trop plat et la cité ressemble plus à une caricature d'une mauvaise entreprise (avec son patron profiteur).

Les quelques énigmes auxquels les héros doivent faire sont résolues en un clin d'oeil... Si Indiana Jones est un Rubik's Cube alors La Cité de l'Ombre est un puzzle à 9 pièces pour enfants en difficultés :irked:

Le réalisateur n'a même pas pensé à exploiter le (trop court) passage où ils se retrouvent dans la pénombre pour tenter de nous faire peur.
La seule bestiole rencontrée dans le film n'a rien de bien imaginaire, il s'agit uniquement d'un condylure étoilé géant, preuve que l'imagination faisait défaut au réalisateur.
La fin du film n'apporte aucune émotion. Comme quoi "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire".
Le film est assez court et passe assez rapidement. Pour une fois on aurait aimé que le réalisateur en rajoute, et il aurait eu de quoi faire Homer: Doh!

Twilight - Chapitre 1 : fascination
Réalisé par Catherine Hardwicke avec Kristen Stewart, Robert Pattinson et Billy Burke

Isabella Swan se retrouve dans un village de ploucs ou il pleut tout le temps. Autant dire qu'elle est pas vraiment jouasse au début mais sa curiotisté va être attirée par une bande de jeunes au bronzage plus blanc que celui d'un geek fan de World of Warcraft... :angel:

Au début du film, avec la voix off, on se dit "Zut ça commence par la fin, on sait d'avance qu'elle va se changer en vampire et ça va nous gacher toute l'histoire...." Finalement non. Du moins pour cet épisode p:
Avant toute chose il ne faut pas voir ce film comme un film d'action. C'est une comédie sentimentale, une histoire d'amour impossible entre un vampire végétarien et son steak bien tendre :rolleyes:
Ici vous n'apprendrez rien sur les vampires, si ils se transforment en chauve-souris, si on les tue avec un pieu, si ils brulent au soleil... oubliez tout ça !

Une fois qu'on a bien compris, le film est agréable à regarder. On rencontre parfois des longueurs, il y a quelques scènes cucul mais pour autant je comprends le buzz autour du film, le côté sensuel (Edward est fortement attiré par "Bella" mais a peur que son instinct de vampire ne prenne le dessus) où tout se fait en retenu et les tensions que cela génère.
Une alternance chaud-froid qui tient le spectateur attentif.

Une pointe d'humour est présente avec la dérision autour du vampire pas franchement doué pour les relations humaines ou la scène du match de baseball. Pour le reste le film ne gagne pas sur les scènes d'actions... pour un peu que ces scènes soient remplacées en comédie musicale :D

Ce premier épisode se termine entre la "happy-end" et le début de drame. L'intrigue est plutôt bonne pour le second épisode mais on craint que ce dernier change d'orientation...
Finalement, une comédie sentimentale originale et sympathique... à suivre.

L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
De Andrew Dominik avec Brad Pitt, Casey Affleck (le frère de Ben), Sam Shepard, Paul Schneider et Sam Rockwell
On retrouve aussi Zooey Deschanel (H2G2, Phénomènes, Yes Man) vers la fin du film.

Quand j'en ai l'occasion, j'essaie de regarder un film deux fois avant de faire une critique, histoire d'être bien sûr de ce que j'ai vu p:
Pour certains films, c'est un plaisir de les retrouver. Pour d'autres on y va plutôt à reculon. C'était le cas pour The Assassination of Jesse James que j'avais vraiment trouvé trop long (le film dure tout de même 2h40 !!) et sur lequel j'avais fini par décrocher :frown:
Pourtant je ne regrette pas de l'avoir vu une seconde fois car je l'ai finalement apprécié à sa juste valeur.

The Assassination of Jesse James n'est pas un film d'action. Ce n'est pas non plus un western comme Hollywood a l'habitude de nous montrer. Il se rapproche plus d'une biographie et flirte avec le style documentaire sans pour autant en être un.

On entre dans le film par le biais de Robert "Bob" Ford. Un jeune homme difficile à cerner et qui ne semble pas avoir les idées bien claires mais qui n'est pas demeuré pour autant.
Il est fasciné par ce que l'on dit sur Jesse James et tente d'entrer dans le clan en usant de ses relations (son frère Charley en fait déjà partie).
Bob idéalise les aventures de Jesse James et se rêve en bandit :bandit: mais n'a pas la carisme pour lui ressembler.

De plus son côté pot de cole déplait fortement à Frank (le frère aîné de James) et on se dit qu'il ne va pas faire long feu... Malgré tout, Jesse accepte la présence de Bob au sein du groupe.
Bob arrivant sur le tard ne vivra jamais vraiment d'aventures avec la bande qui cherche plutôt à se faire oublier pour un bon moment. Mais pris dans un engrenage de paranoïa et de solitude, Jesse James évolue dangereusement au sein de son propre clan.

Le film utilise par moment une voix off avec un effet visuel flou/grand angle comme si on regardait à travers un juda. Les personnages ne sont pas portés au rang de héros, il est quasi-impossible de s'identifier à l'un des personnages. Tout cela contribue à donner un certain recul sur le film.
La voix off n'est pas seulement narrative, elle cherche à clarifier la présence d'esprit ou les tourments des personnages dont la personnalité ainsi que les relations sont extrémement complexes. Un peu comme si les actes des personnages passaient à la moulinette de la psychanalyse :eyes:

Un fond musical calme est parfois utilisé avec la voix off ou sur certains passages pour montrer la monotonie des personnages.
Il faut dire que l'époque dépeinte dans le film est triste de réalisme : l'éclairage électrique n'existait pas, le confort était absent... une époque lugubre où la vie nous semblerait difficilement supportable awww

Le film montre aussi l'incroyable notoriété de Jesse James et l'impact qu'il a eu aux Etats-Unis (une véritable légende), ce que l'on a du mal à concevoir en temps qu'européens :yikes:

Les acteurs sont incroyables, l'ambiance et les décors sont crédibles... Si vous prenez le temps de le regarder vous ne devriez pas être déçus :yes:

Quantum Of Solace
De Marc Forster, avec Daniel Craig, Olga Kurylenko et Mathieu Amalric

On reprend la suite de Casino Royale là ou on l'avait laissé (enfin plus ou moins) avec d'entrée de jeu une scène de course poursuite nous mettant direct dans le bain. De l'action "en veut tu en voilà".
Seulement, de l'action il y en a un peu trop et surtout n'importe comment :mad:

Le seul point intéressant dans le film est le principe d'une organisation omni-présente, infiltrée même au MI6. Mais tout est entièrement gaché par les scènes d'actions incessantes, la rencontre trop tardive avec le méchant, une James-Bond Girl sans grand intérêt... Bref un mauvais épisode de ce qui s'apparente de plus en plus à une série TV :down:

Deux critiques de mauvais films

, , , ...

Attention au spoilers !!

Le Jour où la Terre s'arrêta
De Scott Derrickson
Avec Keanu Reeves, Jennifer Connelly (Requiem for a Dream), Kathy Bates, Jaden Smith, John Cleese (Monty Python), Robert Knepper (Prison Break), James Hong (Blade Runner...)

L'armée US est sur les nerfs car les scientifiques de la NASA ont découvert qu'une espèce d'astéroïde va frapper la terre. Le point d'impact prévu se trouve aux Etats-Unis (ben tiens !), un plein New-York (in-cro-ya-bl !!e) et plus précisemment à Central-Park (bien-sûr !!).
Mais l'impact n'a pas lieu car l'astéroide (qui ressemble plus à un Kinder Surprise) attérit en douceur en plein milieu d'une pluie (d'effets spéciaux).
Tout le monde est subjugué devant l'apparition mais impossible de savoir si l'objet non identifié va se la jouer Rencontres du 3ème type ou Guerre des mondes.
Ca sentait plutôt le chanvre, les pshychotropes et la musique New Age jusqu'à ce qu'un salaud d'américain tire sur l'extraterrestre humanoide :alien: qui voulait faire connaissance.
Résultat les extraterrestres s'énervent version Mars Attacks et un playmobil pas content en métal brossé sort du Kinder Surprise pour montrer que c'est lui le plus fort Homer: Doh!

Pendant ce temps l'extraterrestre qui a été recceuilli pour être étudié découvre l'hospitalité des Etats-Unis et de leur Patriot-Act nervous Il demande à parler à son avocat - aux Nations Unies - et découvre très vite que les immigrés ne sont pas les bienvenus. Comme il est le plus fort il s'échappe en faisant des effets plus forts que Matrix et décide de laisser une seconde chance aux humains sous les conseils de la scientifique qui l'avait examiné.

On apprend alors que les extraterrestres veulent sauver la Terre de nous même et qu'il (Klaatu l'extraterrestre) est notre examinateur qui rendra le "jugement dernier".
Traqué par l'armée US (déjà qu'ils aiment pas GreenPeace, alors là...), la situation est mal partie mais l'extraterrestre finira bien par admettre que bien que l'on soit des gros salauds égoïstes et gaspilleurs, quand on est au bout du gouffre et que notre vie en dépend, on veut bien se secouer l'arrière train pour être un peu raisonnables :whistle:

Le casting est impressionnant (même les seconds roles ont déjà été vus par çi par là) tout comme les effets spéciaux, certains points de l'histoire sont originaux mais dans l'ensemble c'est du déjà vu. Ca ressemble trop à d'autres films apocalyptiques comme La Guerre des Mondes, rien de bien nouveau surtout que l'on n'arrête pas de s'en bouffer ces derniers temps :yuck:

Le réalisateur américain par sa façon de présenter ses concitoyens donne une vision plutôt anti-américaine du film. Bref un film par un américain sur les américains et destiné aux américains... On se sent pour le moins extérieur à tout ça :irked:

Quand à la morale pseudo-écoligique du film on n'y croit même pas une seconde tellement le film est pourri par les annonceurs : et que je te mette une Audi, et un téléphone LG, et une Audi, et du Microsoft, encore une Audi, du Mac Donald et encore une Audi !!
On ne peut pas honnêtement proner l'écologie et vendre des bagnoles. Peut-être suis-je trop attentifs aux détails mais pour moi ça a été un gros facteur de déception :down:
Pour ceux qui n'auraient pas remarqué ce battage publicitaire, le film aura peut-être un effet bénéfique : le film se termine avec une conclusion du style "It's up to you", à chacun de prendre ses responsabilités pour améliorer ce monde. Peut-être cela créera-t-il des vocations ou des révélations...

D'ailleurs j'en entends déjà dire :

Promis je deviens écolo. Cette semaine je revends mon 4x4 et je me prends une voiture propre... je sais pas, une Audi peut-être !


Si ça c'est pas de la force cognitive !! :D


Babylon A.D.
Avec Vin Diesel, Mélanie Thierry, Michelle Yeoh, Charlotte Rampling, Lambert Wilson et Gérard Depardieu

"Toorop" est un mercenaire qui se voit confier une mission que l'on ne refuse pas. L'objectif consiste à convoyer une fille nommée Aurora jusqu'à New-York.

Commencons par le personnage principal du film, Toorop (interprété par Vin Diesel) qui est sans doute ce qu'il se fait pire au cinéma :bomb:
Immaginez une espèce de mix entre un homme des cavernes (pour le QI) monkey , une caricature de jeune de banlieux qui aurait abusé du shit (pour le vocabulaire châtié) et un candidat de la Star Academy (parce que j'aime bien les rabaisser :D ).
Les dialogues sont d'une nullité déconcertante et la voix du personnage ne fait que plonger le film dans la caricature à un point tel que l'on en vient à vérifier si l'on est pas devant un détournement de Mozinor !! :eyes:
Reprenez donc le personnage que vous avez visualisé dans votre esprit avec la précédente description, mettez lui une troisième paire de couilles (pour la voix) et ajoutez l'indispensable regard vide qui ferait passer les personnages de Sylvester Stallone pour des chercheurs agrégés en physique nucléaire.
Si le résultat que vous imaginez est relativement proche de la marionnette de Joey Starr aux Guignols de l'Info alors BRAVO !! Vous touchez au but ! :rolleyes:

Ce qui sert de première partie du film est loin d'être captivant : on y voit notre ersatz de rappeur (à qui il manque décidemment plusieurs cases pour faire un échiquier) tenter de faire fonctionner son briquet... comme quoi l'homme des cavernes n'est pas loin.
Mais Toorop est bien plus fort que les héros traditionnels de films d'action : quand ceux-ci peinent à slalomer entre les balles, Toorop est tellement fort que les méchants ne semblent même pas avoir le courage de lui tirer dessus. Il faut attendre l'arrivé de drones pour avoir un peu d'action p:

On pensait avoir touché le fond du gouffre quand surgissent alors des Yamakasi :ninja: qui... yamakasient à droite, yamakasient à gauche puis en haut, en bas, mais probablement sans destination spécifique ni réel objectif et dont ma fois on se serait bien passé de la présence.

La pauvre Michelle Yeoh (mais qu'allait-elle faire dans cette galère) a juste droit à une minute de combat pour faire valoir sa présence dans le film. Le reste du temps elle est bien présente mais seulement physiquement (et finalement comme l'acteur principal).

Après les scènes de briquet, la scène de combat et les Yamakasi, vous avez fait le plus dur. Le reste est juste une question de patience et/ou de résistance à la douleur :down:

Critiques de films décembre 2008

, , , ...

Seuls Two
Avec Eric et Ramzi
L'histoire d'un policer (Gervais, joué par Eric) et d'un voleur extravaguant (Curtis, joué par Ramzi), deux ennemis jurés qui, par le plus grand des miracles, vont se retrouver dans un Paris désert.

C'est dans le pur style des films d'Eric et Ramzy (La Tour Montparnasse infernale), c'est à dire deux personnages pas très futés (en particulier Gervais) et enfantins dont on suit les aventures abracadabrantes...
Malgré ça les personnages sont des quasi-oposés, avec Curtis, très bling-bling et qui profite au maximum de la disparition de ses concitoyens et Gervais, persuadé pendant un moment que tout le monde se cache et qui va rester un moment cloisonné à son commissariat en essayant d'établir un contact avec d'éventuels parisiens.
Les gags sont assez lourds dans l'ensemble, bien sûr il y a quelques bons passages comiques mais l'intérêt général du film se résume aux scènes répétées de course-poursuite entre deux gosses jouant au gendarme et au voleur dans une capitale innocupée.
Techniquement, rien à redire, c'est bien filmé, le Paris vide est bluffant, les scènes de poursuites sont bien cadrées... mais ça reste un film que l'on regardera une fois pour passer une soirée et dont on sera blasé dès le second visionnage.

Sans arme, ni haine, ni violenceSans arme, ni haine, ni violence
L'histoire du fameux casse de Nices de Albert Spaggiari (interprété par Jean-Paul Rouve)
Avec Alice Taglioni, Gilles Lellouche et Patrick Bosso.

Jean-Paul Rouve a t-il été une erreur de casting ? Sans doute que non, car après tout Spaggiari lui-même a l'air d'une erreur de casting pour un casse p:
Le choix a été fait de suivre le casse à travers le discours de Spaggiari interviewé par un policier sous une couverture de journaliste.
Le film n'est pas passionnant, les coupures entre l'interview et le casse ont tendance à couper l'intérêt que l'on peut porter à l'histoire.
Le personnage du policier est assez effacé, assez brouillon, sa doublure est peu convaincante.
Celui du Spaggiari est grande-gueule, superficiel (mais l'original n'étant sans doute pas loin) voire énervant, celui de la femme de Spaggiari remonte un peu le niveau malgré que le rôle soit secondaire.
Le film est très musical, les fonds sonores sont presque omniprésents. On ne sait pas trop si l'objectif est de dynamiser le film, donner un côté cool-à-la-ocean-eleven (je cite le premier car le second je ne m'en souviens pas et le troisième je me souviens juste qu'il est navrant), ou en rajouter une tonne supplémentaire sur l'aspect cabotin de la personnalité de Spaggiari.
On sent tout de même que c'est en partie volontaire de rendre antipathique le personnage en faisant par moment ressortir ses orientations politiques d'extrême droite pour éviter de faire l'apologie d'un truand tout en exploitant un max le filon (je n'ai pas vu Mesrine mais à ce que j'ai pu lire sur le blog des films de merde, le tableau est à peu près le même)
Au final le film n'est pas captivant, quitte à choisir, mieux vaut regarder Seuls Two.

Apocalypse Now
De Francis Ford Coppola, avec Martin Sheen, Marlon Brando, Frederic Forrest
L'histoire d'un militaire spécialisé dans les opérations spéciales envoyé dans une mission qui consiste à éliminer l'un de ses homologues installé du côté du Cambodge et qui a quelque peu dévié de ce que ses supérieurs attendaient de lui.

Je n'avais jamais vu ce film culte auparavant, alors j'ai décidé de me taper la version "Redux", une version où certaines scènes oubliées ont été remises soit au total 3 heures et quart de vidéo.
Les acteurs jouent bien, les personnages sont complexes, les paysages sont magnifiques, la narration est plutôt bien foutue... par contre ça prend son temps... au boût d'un moment ça devient long. Arrivé à la fin (la rencontre avec Kurtz) j'avais dépassé mon quota de "philosophie de la guerre".
Il faut tout de même avouer qu'il y a des passages marquant comme le début où Sheen reste dans sa chambre d'hotel avant d'exploser un miroir, le surf en plein champ de bataille, la rencontre avec le tigre, le spectable avec les 3 playmates (qui ne pouvait que se terminer mal), le pétage de plomb lors d'un controle de routine, le passage au trou du cul du monde, la rencontre avec les français...
Le film est bien mais bien trop long :zzz: et pour moi il ne vaut pas l'excellent Full Metal Jacket.

Appelez-moi Dave
Avec Eddie Murphy, Elizabeth Banks, Gabrielle Union

Alors que le film se lancait (écran 20th Century Fox etc), je me disais que tout ce que je connaissais de ce film était le souvenir que j'avais de son affiche : un Eddie Murphy en costume avec un sourire gigantesque... Affiche classique du film qui n'a rien a dire, bref c'était plutôt mal parti.
Retenti alors la première musique du film : le genre "fantastique et gentil" et on sait illico à quoi on a affaire : de la SF pour le gosses :hat: ... mais laissons une chance à ce film et continuons.
On enchaine avec le fils unique, sa maman divorcée et l'arrivée d'une minuscule météorite qui rebondit sur les murs... Et là on se dit horreur, un remake de Flubber... mais non en fin de compte :D
Malheureusement la réalité est toute aussi décevante : un Eddie Murphy tombe du ciel, ou plutot un vaisseau à son effigie, orchestré par des petits bonhommes dans des combinaisons de navigateurs spaciaux tellement clichés qu'on se croirait dans un film d'animation ou un dessin animé :irked:
Comme le film s'adresse à des enfants, je passerais sur le fait que les extraterrestres ont exactement notre apparence et qu'ils communiquent et se déplacent comme des robots (malgré qu'ils disposent d'une technologie forcément supérieur à la notre...)
Au final on a plus l'impression de voir un Toy Story où les jouets auraient été remplacés par des acteurs en chair et en os.
Comme si ça ne suffisait pas, les transitions musicales ont été utilisées à l'excès pour un oui ou un non... :bomb: La plupart des gags sont pitoyables (Eric et Ramzy ont encore de beaux jours devant eux) et Eddie Murphy se contente pour la plupart du temps d'effectuer des grimaces. :clown:
On ne pouvait bien sûr pas échapper à la bonne morale familiale de fin comme quoi même si on est différents on éprouve tous des sentiments et bla et blah...
Pour conclure, Eddie Murphy rajoute un navet de plus à son pot-au-feu (à ce stade, il a de quoi inviter tout Hollywood), on espère qu'il lèvera un peu le pied sur les comédies familiales à l'avenir (y'en a marre !!) :furious:

Hellboy II les légions d'or maudites
Avec Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones

Je ne connaissais du Hellboy que certaines illustrations mais je n'ai jamais touché au comic ni au premier film...
C'était donc la totale découverte. L'univers du film, ses races diverses, ce monde parralèle qui vit à côté des humains et la très sexy Selma Blair :rolleyes: , tout ça c'est plutôt agréable.
Le scénario est original mais les dialogues sont plats, les acteurs passables, les personnages peu intéressants, la mort est un mélange de Sybill Trewlaney (Harry Potter) et de Michael Jackson et on parvient même à s'ennuyer sur des scènes d'action.
Bref, à éviter :down:


JCVD
Avec Jean-Claude Van Damme, Karim Belkhadra et François Damiens

Jean-Claude Van Damme dans son propre rôle qui se retrouve bien malgré lui acteur du braquage d'une banque belge.
On pouvait s'attendre au pire. Premièrement parce qu'il y a un côté introspectif qui est plutôt nouveau pour un film de JCVD :lol: et deuxièmement parce qu'il y a eu pas mal de buzz autour du film (et quand on voit le résultat avec Cloverfield on peut avoir peur).
Finalement c'est une bonne surprise. Un film qui sort du lot par les techniques utilisées : les couleurs du film sont pales, voires délavées, pour donner plus de force aux contrastes de lumière. La mise en scène sous deux angles différents en début de film est pas mal trouvée aussi et d'autres idées originales rendent le film différent tout en restant accessible à tous (pour faire une comparaison, Pi est bien plus expérimental).
L'humour est présente dans le film mais reste en seconde teinte. On y voit un JCVD qui galère pour gagner sa croute, qui se fait voler des rôles par Steven Seagal ("Il a même coupé sa queue de cheval") dans des films d'actions.
Le personnage est sympathique (on n'en doutait pas) et le film passe rapidement (il faut dire aussi qu'il dure 1h30).
Une bonne façon de se changer les idées :smile:

Massacre en vue

, , , ...

Je viens de lire que Steven Spielberg compte faire un remake de Old Boy avec Will Smith dans le rôle principal... et malgré tout les excellents films qu'on lui doit je ne peut m'empêcher d'avoir très très peur :no:

Je me dis que des fois il faut savoir s'abstenir nervous

Cinéma en vrac

, , , ...

The Dark Knight est sorti hier (18 juillet) aux U.S.A. et comme prévu, le premier teaser de Terminator Renaissance (titre original : Terminator Salvation) a fait son apparition.
La vidéo étant volontairement saccadée et pleine d'interférences, on n'en apprenda pour le moment pas plus sur le film. Les décors et l'ambiance apocalyptiques donnent toutefois le ton général du film :smile:
La nouvelle concernant ce quatrième épisode est l'arrivée de Helena Bonham Carter dans le film qui jouera le rôle d'une certaine "Serena", personnage inconnue au bataillon. Les rumeurs vont bon train, pour certains elle jouera le rôle d'une méchante, voir même incarnera une "terminatrice" :smile:

Et pour découvrir tout ce que vous vouliez savoir sur Terminator, vous pouvez vous rendre sur l'encyclopédie dédiée sur Wikia.


Wargames: The Dead Code, reprend le principe du premier Wargames (avec Matthew Broderick).
Le film sortira le 29 juillet aux U.S.A., aucune date n'est communiquée pour une éventuelle sortie en France.
Pour le moment on a déjà droit à un premier trailer.


Il va y avoir (encore) une adaptation d'un vieux comic américain nommé "Watchmen". Je ne connais pas l'original, on verra bien ce que ça donne.


Sinon une satire des films de vampires va sortir en salles le 6 aout. C'est français et ça s'appelle Les Dents de la nuit. On y retrouve pas mal de beau monde comme Patrick Mille (99F), Frédérique Bel (la Minute Blonde), Vincent Desagnat (collègue de Michaël Youn), Hélène de Fougerolles et Tchéky Karyo.
Il n'y a plus qu'à espérer que ce soit drôle :D

Quelques critiques de films

, , , ...

Phénomènes
De M. Night Shyamalan (Sixième Sens, Incassable, Signes, Le Village)
avec Mark Wahlberg (La Planète des Singes) et Zooey Deschanel (H2G2).

Des phénomènes étranges se produisent dans des lieux publics. Les personnes touchées ont d'abord un comportement illogique (discours sans sens), se figent comme s'ils étaient "déconnectés" puis meurent. Les premières hypothèses sont celles d'attaques terroristes à l'aide de produits toxiques...

Je ne dévoilerais rien de plus sur ce film qui a très bien sû garder secret son contenu sans pour autant avoir recours à des méthodes exagérées pour faire parler de lui (*caugh*caugh*cloverfield*caugh*).
Un sacré challenge de tenir le spectateur en haleine quand on connait la nature de la menace... et pourtant le challenge est réussit. Quelques scènes bien gores, un passage pour le moins étrange avec une grand-mère folle à lier, ou une rencontre pour demander de l'aide qui se termine très mal, parviennent à entretenir la tension générale du film.

Les acteurs jouent plutôt bien, mais on en retire rien d'exceptionnel de ce côté. Il faut dire que les personnages principaux sont une famille assez atypique dont les relations semblent aussi être un mystère :D
A part ça le scénario est génial, très original, et rien que pour ça, ça vaut le coup de voir le film.

Et pour finir sur le côté "philo" je trouve que par les yeux des personnages, le réalisateur fait se déplacer la responsabilité de la faute sur tel personne, tel groupe, tel élément tout au long du film, comme pour dire que tout le monde est une menace potentielle pour les autres et même pour lui même...

John Rambo
De et avec Sylvester Stallone et Julie Benz (la bonde de la série Dexter)

John Rambo est un philosophe qui s'est retiré dans le nord de la Thaïlande pour vivre une existence pieuse.
Quand une équipe humanitaire lui demande de les amener en Birmanie, il est d'abord un peu réticent, puis reprends du service, bien décidé à prêcher la bonne parole aux autochtones.
Ses méthodes de conviction : machette, mitrailleuse, arrachage de carotide à main nue et vidage de tripe "à chaud" (sans anestésie).
Certes ça gicle dans tous les sens, c'est bourrin au possible et on peut laisser son cerveau au vestiaire... mais une fois de temps en temps ça fait du bien :smile:


Pi
De Darren Aronofsky

Max Cohen est un mathématicien. Pas n'importe lequel, l'un des plus brillants de son époque. Un peu autiste sur les bords, il supporte mal l'interraction avec les gens et suit un traitement pour calmer ses crises.
Le sujet de ses recherches : les séquences. Selon lui tout est mathématique, régit par des équations. Tout suit une séquence. Le support qui lui sert pour ses recherches est la bourse.

Ses recherches intéressent très fortement un cabinet financier ainsi qu'un groupe religieux juif qui étudie la Torah.
Pourquoi cela les intéresse-t-ils tant ? Sur quoi les recherches de Max vont-elles aboutir ?

Malgré que le film soit en noir et blanc, que les images aient un certain "grain" (du "bruit" comme dans les logiciels de retouche photo), et que le tout se passe sur les compos électroniques de Clint Mansell, le film ne souffre pas trop de son look expérimental.
Il faut dire qu'une bonne partie du film se déroule dans l'appartement de Max, et le noir et blanc rajoute une certaine ambiance. Max une sorte de Docteur Frankenstein qui cherche son monstre mathématique. Alors qu'il se rapproche de son but, sa folie et sa paranoïa grandissent.
Le film gagne en dynamique et en intérêt au fûr et à mesure qu'on approche de la fin. Très intéressant, mais pas forcément accessible à tous, on verrait bien Edward Norton y tenir le rôle de la vedette. Si l'intrigue vous intéresse, n'hésitez pas :smile:


Primer
Primer c'est l'histoire de deux chercheurs qui bricolent dans leur garage et déposent des brevets en tout genre pour gagner des sous. Des espèces d'inventeurs assez callés et très sérieux.
Alors qu'ils travaillent sur une machine en relation avec la pesanteur, ils observent des phénomènes pour le moins étranges pour tous scientifiques qui se respectent.
Il semble que la machine qu'ils ont construit ait une incidence sur le temps...

Le film n'est pas un film d'action, presque tout se passe par les dialogues entre les deux personnages principaux. Malgré tout on regrette l'utilisation presque systématique de plans fixes qui ne dynamise pas l'histoire. Les personnages sont très rationnels, peut être trop, ça aurait pû être intéressant de les voir paniquer un peu plus, prendre plus de risques.
En comparaison, si j'étais un professeur qui corrigeait une copie, je mettrais probablement "peut mieux faire" :worried:


Requiem For A Dream
De Darren Aronofsky (encore) avec Jared Leto, Ellen Burstyn, Jennifer Connelly, Marlon Wayans.

Harry est accro. Il n'hésite pas à voler sa mêre pour se payer ses doses. Avec sa copine Marion et son meilleur ami Tyrone, ils pensent se faire de l'argent en revandant de la drogue recoupée.
Un film plutôt déroutant au début, on alterne les scènes autours des 3 jeunes et celles centrées sur la mère qui passe son temps devant la télévision. On se demande où le réalisateur souhaite nous amener... puis on comprends.
Un film très poignant sur les dépendances : drogues, antidépresseurs, sucre, télévision, amour...


Dead or Alive
Que peut-on espérer d'un film se basant sur un jeux vidéo où les combattantes sont des bimbos aux pixels savamment répartis ? Ma foi pas grand chose. En en effet, on n'y trouve pas du bon, par contre il y a du bonnet :D
Le casting aurait pû se limiter à Holly Valance (chapiteau! lol) ça nous aurait suffit, mais il en fallait pour tous les goûts donc on a aussi l'asiatique, la texane etc. Le film est vraiment monté comme un jeu vidéo, avec interludes, classement, logos, le tout à grands renforts de buitages...
Quelques pointes d'humour, malheureusement trop peu nombreuses, remontent un peu le niveau mais c'est loin d'être assez devant le scénario navrant.


35 heures, c'est déjà trop (vo: Office Space)
De Mike Judge (Idiocracy)

Office Space suit les aventures fictives de trois employés de bureau dans une entreprise contemporaine en cours de "dégraissage".
Au début on doute... certes on sait qu'il s'agit d'un film comique... mais à quel point ? Va t'on tomber dans le ringard ? L'excés ? Est-ce vraiment drôle ?
Finalement le réalisateur a trouvé une bonne accroche avec son personnage principal... et justement... on accroche :smile:
Le film fait la critique de la vie au travail, en particulier des entreprises "informatisées", en se moquant de tout ce que l'on peut subir au bureau.
Très sympathique à voir, le film doit prendre toute son ampleur si on le regarde entre collègues de boulot, il y a matière à débattre et rire pendant de bonnes heures p:
A noter la présence de Jennifer Aniston, qui joue plutôt bien dans le film :smile:



Bons Baisers de Bruges
Avec Colin Farrell, Brendan Gleeson et Ralph Fiennes.

C'est l'histoire de deux tueurs à gages qui doivent se mettre au vert quelques temps suite à une grosse bévue. Et où sont-ils envoyés ? Dans cette putain de Bruges !!

Tout à fait hors normes, le film tourne autour d'un humour particulier dont je ne me lasse pas. On oublie carrément les gangsters chiadés des films d'actions US, ceux-çi causent de tout et n'importe quoi et n'hésitent pas à ponctuer leurs phrases avec une savante dose de vocabulaire ordurier :smile:
Ce que l'on aime c'est surtout le décalage du personnage principal, Ray un tueur à gages débutant joué par Farrell, qui se comporte comme un véritable gosse qui tour à tour boude, trépigne et traine des pieds (c'est pas seulement une expression). Sans compter l'exploitation de bons gros clichés sur les différents habitants du globe (les ricains racontent n'importe quoi, les canadiens sont chiants) sans oublier les nains :D Le reste c'est de l'humour noir à gogo.
Le film se termine en changant complètement de cap mais n'en reste pas moins exceptionnel. A voir :smile:


Evan tout-puissant
Avec Steve Carell et Morgan Freeman.

Evan est un politique qui se lance dans la cour des grands. Un peu tendu par les changements dans sa vie, il s'en remet à Dieu à qui il demande de l'aider à changer le monde (son slogan de campagne). Dieu répond à sa demande, mais pas comme il l'espérait, puisqu'il va lui donner pour tâche la construction d'une arche.

Sur le principe c'est moins "nombriliste" que Bruce tout-puissant. Plutôt amusant, n'entre pas dans le vulgaire (on est loin des cacaprout du genre BigMovie), c'est plein de "bonnes attentions"... un film familial "tout public" pour résumer et ma foi on en a vu des biens pires p:


99 francs
De Jan Kounen, d'après le roman de Frédéric Beigbeder, avec Jean Dujardin.

Octave est au sommet de son "art", la publicité. Il travaille dans la plus grosse agance de pub, Ross & Witchcraft. Pris dans un engrenage décadant à base d'argent, femmes et drogues, lui qui était si haut, si sûr de lui et de son rôle dans la société, va finir par sombrer et se dégouter de lui même avant de finalement décider de frapper un grand coup pour tout faire s'écrouler.

Le film est à l'image de son personnage principal : très sophistiqué, chaque scène a l'air d'avoir été étudiée avec un soin tout particulier dans la mise en forme, l'objectif non dissimulé et d'exploiter les méthodes des publicitaires pour mieux les saccager, les exagérer jusqu'au ridicule, transformer des paroles agressives ou vulgaires en slogans commerciaux, ou injecter un élément destructeur dans une pub pronant la solidarité.

Le sommet est atteint avec du yahourt mis en scène comme si c'était une bonne dose de foutre :D
Le réalisateur se fait (et nous fait) plaisir en détruisant la pub bien ringarde d'une barre chocolaté qui n'est pas sans rappeler les fameuses pubs Kinder (vous savez, la fameuse famille à fils unique avec les coiffures d'une mode dépassée, dents blanches, look de bourges mais pas trop, coincés et propres sur eux à qui on donnerait des claques lol) ou encore en salissant un décor paradisiaque avec des paquets d'emballages.

Le film donne aussi un bon tour d'horizon du monde publicitaire, les différents boulots (créateur artistique, rédacteur publicitaire, photographe etc), comment tout ça tourne et donne son point de vue sur ce qui fait la qualité d'un film publicitaire (un côté analytique assez intéressant).

Notez qu'à chaque visionnage du film on peut remarquer certains détails comme le hamster défoncé à la coke qui courre dans un tarré en arrière plan dans sa roue :D
On note aussi la présence de vrais pubs (scène ou Octave roule en BMW, réunions où les gens tournent à Volvic, créateur artistique sous Apple, emballage KFC sur le bureau, caméra numérique Sony...) Comme quoi, pub, anti-pub, ou anti-anti-pub, la morale est que tous les moyens sont permis pour nous faire acheter un produit et qu'on n'y échappera jamais. D'ailleurs peut-on réussir à faire un film sans laisser une marque s'introduire par inadvertance ?

Dans tous les cas, c'est un très bon film, peut-être un peu déroutant au début mais intéressant et très critique tout en restant amusant.


Attention ça va taper :D