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Critiques de film - Octobre 2009

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Attention, ces critiques sont susceptibles de contenir de nombreux spoilers qui pourraient dévoiler tout ou partie de l'intrigue des films cités.

Cineman
Réalisé par Yann Moix
Avec Franck Dubosc, Lucy Gordon, Pierre-François Martin-Laval et Pierre Richard

L'histoire est celle de Régis Deloux, professeur de mathématiques, qui va découvrir que par le biais d'une broche magique il peut voyager dans les films. Dans ces aventures il va devoir sauver Viviane Cook détenue prisonnière dans le film Sissi Impératrice par l'affreux Douglas Craps.

Certes, aller voir un film avec Franck Dubosc en premier rôle c'était risqué. Je me suis sans aucun doute laissé emporter par l'effet "avant-première". De plus le film passait assez tôt... non vous avez raison je n'ai aucune excuse valable :D

Le film est donc à la hauteur... des craintes qu'on pouvait en avoir. Le réalisateur a dû penser qu'en faisant un film avec Franck Dubosc et Pierre Richard on pouvait tout se permettre.
Dubosc s'éloigne cette fois un peu de son personnage d'éternel-ado mégalomane mais le résultat n'est pas meilleur.
Les gags sont navrants de ridicule. La mention "déconseillé aux plus de 12 ans" devrait être marquée au bas de l'affiche.
On nous sert du comique de répétition barbant car pas adapté à l'acteur. Dans ce style, seul le combat avec le léopard m'a fait rire. Il est vrai que voir un acteur de 45 ans déguisé en Tarzan se battre avec un animal en peluche c'est tellement con qu'on en rigole.
Pour le reste on déplore l'utilisation à outrance de bruitages pour un oui ou un non... On a plus l'impression de voir une émission de la BBC pour les enfants qu'un vrai film.
Ajouté aux bruitages, on a aussi des effets visuels qu'on a plus l'habitude de voir dans les pubs Barbie...

Bref, on a l'impression que ce film a été monté avec comme seule base la ressemblance entre Dubosc et le "blondin" de Le Bon, la Brute et le Truand et que seulement après on a cherché un scénario pour raccorder les différents sketchs.

Comme le dit Pierre Richard dans le film, on ne peut pas faire n'importe quoi avec le cinéma. La plus grosse erreur a été d'y faire rentrer Dubosc.


Clones
De Jonathan Mostow (Terminator 3, U-571)
Avec Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike et James Cromwell

On est en 2017. Pour des principes de sécurité, d'esthétique et autres, la société a largement adopté l'utilisation de drones qui les remplacent dans leur vie de tous les jours, pour aller au boulot ou même faire la fête pendant que le corps humain est tranquillement connecté au chaud à la maison.
Tom Greer, agent du FBI, travaille sur un cas d'homicide un peu particulier. Un drone a été dézingué et la personne physique qui le contrôlait... en est morte.
Il part alors à la recherche de l'arme qui a causé ce meurtre mais tout en se frottant au lobby des drones qui n'a pas envie que ce type de cas se sache...

Ce film est un vrai sujet de société. Dès l'introduction, le réalisateur s'est appuyé sur des faits réels, des documents existants pour expliquer l'évolution de la robotique dans la société en prenant les travaux de Hiroshi Ishiguro ou les greffes de main bionique.

Il a ensuite mixé ces évolutions avec l'univers des jeux massivement multijoueurs (Second Life, WoW...) et la dépendance qu'ils peuvent créer.
Au final on nous décrit un monde où plus personne ne sort réellement de chez lui, où chacun peut choisir le physique qu'il souhaite avoir, où l'interraction de fait uniquement par drones interposés, où les gens sont tellement déconnectés de leur vie réelle que leur capacités physiques ont fortement diminuées.

Le réalisateur a aussi eu l'idée géniale d'y intégrer le vol d'identité (quand votre identité est devenue celle de votre drone, il suffit de voler un drone pour se faire passer pour quelqu'un) ainsi que le contrôle de la population par le gouvernement (possibilité de déconnecter un drone en deux temps trois mouvements).

Pour le reste on devine certains éléments du scénario mais il offre tout de même quelques bonnes surprises.
On regrette la quasi-omniprésence de fonds sonores alors qu'un silence aurait fait autant d'effet (sinon plus) sur certaines scènes, le mot "clones" pour la VF alors qu'une traduction littérale de la version originale aurait été mieux adaptée ("surrogate" = substitut) et la bande-annonce qui dévoile trop de passages du film.

A part ça j'ai vraiment apprécié le film, on accroche bien, à aller voir :smile:


District 9
Réalisé par Neill Blomkamp
Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope

Les extra-terrestres débarquent chez nous , garent leur débris en vol stationnaire au dessus de Johannesburg et... rien du tout. Ils ne nous attaquent pas, ne cherchent pas à entrer en communication... c'était bien la peine d'avoir réalisé des milliers de films parlant d'eux :D

Plus sérieusement, on découvre que ces invités imprévus ne peuvent pas repartir chez eux. Comme ils sont un peu bizarres, on les cloisonne au "District 9" qui tourne vite au bidonville.
On finis par en avoir marre qu'ils rodent dans le coin alors on lance un gigantesque chantier pour les transférer plus loin. Après un appel d'offre, c'est la multinationnale MNU qui remporte le contrat.
Or cette société fait aussi dans l'armement et espère bien récupérer quelques technologies aliennes dans l'opération...

La première partie du film est présentée sous la forme d'un film d'entreprise. On nous offre plusieurs interviews d'employés de la MNU qui expliquent le projet, l'historique de l'arrivée des extra-terrestres, les tentatives de communication etc.
On fait rapidement la connaissance de Wikus van der Merwe, un employé un peu simplet qui va chapeauter l'opération de transfert du District 9.
Cette partie du film n'est pas des plus agréable même si ce n'est pas non plus de la caméra au poing, c'est un style assez singulier.

On fait ensuite connaissance avec les "crevettes" (surnom donné aux extraterrestres). Un peu comme pour Bienvenue de les chtis :D on nous les montre d'abord sous des traits plutôt antipathiques (imprévisibles, peuvent être violent en voulant s'amuser, peu intelligents...)
On fait vite le parallèle entre la situation du film et l'apartheid, surtout que le film se passe en Afrique du Sud. La MNU leur fait signer des avis d'expulsion (alors qu'ils sont en grande majorité illéttrés) et échange de boite de nourriture pour chat.
Evidemment ça tourne mal, le personnage principal se fait infecter et se mute peu à peu en un extraterrestre. Poursuivi par le gouvernement et la MNU, il va finalement sympathiser avec un des habitants du district...

Le film est parfois un peu brouillon. Le laboratoire où sont disséqués les extra-terrestres se trouve dans un sous-sol en plein centre ville, la scène d'action finale bourrine au maximum, ça tire dans tous les sens, ça va à une cadence d'enfer, le personnage principal est pour le moins singulier...
Ce qui surprend le plus c'est de voir les extraterrestres de la tête aux pieds, sous tous les angles, alors qu'on a plus l'habitude qu'ils nous soit suggérés ou que l'on en voit seulement certaines parties.

Le pire avec ce film c'est qu'on en sort s'en être capable de dire si c'était bon ou mauvais. C'est original mais trop bourrin par moment et un peu brouillon.


Cashback
Réalisé par Sean Ellis
Avec Sean Biggerstaff, Emilia Fox, Shaun Evans

Cashback raconte l'histoire de Ben, étudiant en arts, suite à sa rupture avec sa copine Suzy. La dépression que cela va provoquer chez lui va lui retirer tout besoin de sommeil.
Pour s'éviter de ressasser les mêmes pensées, il va s'occuper en prenant un boulot de nuit dans une grande surface.

C'est un film magnifique sur les sentiments, l'amour, la rupture, la dépression, l'attirance, l'apprentissage de la sexualité.
C'est aussi un film graphiquement très réussi. Des effets visuels sont utilisés par moment dans le film qui, au lieu de tout gacher, ajoutent à sa beauté et son originalité.

Le film évite d'entrer dans le niannian et prend des directions auxquelles l'on ne s'attend pas, parviens même à nous faire peur.
Les personnages du supermarché sont extravaguants au possible : le casse-cou à la "Jackass", l'obsédé sexuel, le boss fan de Scarface toujours à 200% dans ses trips, Sharon la caissière traumatisée par le temps, l'expert en kung-fu (du moins dans sa tête) et Ben qui se découvre le pouvoir de figer le temps.

Plus qu'un film, c'est un véritable chef d'oeuvre à voir d'urgence. C'est beau, c'est drôle, c'est triste, c'est poétique, c'est terre à terre, c'est musical, c'est visuel... c'est génial !

Critiques de film septembre 2009 : blockbusters jetables

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Pour ce billet de critiques, beaucoup de grosses productions...

La légende de Zu
Réalisé par Tsui Hark

Le synopsis sur Allociné est le suivant :

Diverses sectes martiales occupent la région magique de Zu, où les combattants à l'épée viennent perfectionner leur art. Un film sur l'éternité et qui interroge le sens des valeurs, de l'amitié et de l'amour.



Et l'histoire ? Après le passage de la voix off qui nous amène à nous demander à quel genre de film on a à faire (une quête avec des hobbits, un film de Jacky Chan...), c'est Grand Maître Minidoux dans son kimono blanc et son aura Dash 2 en 1 qui prévient du retour du mal...
Les différentes écoles d'arts martiaux de la montagne, avec l'aide d'entitées plus ou moins divines et leurs armes magiques respectives vont alors tout faire pour contrer la force maléfique tout crapoto Insomnia.

On bouffe des images de synthèse à gogo. Le rôles des acteurs consiste à effectuer des gestes ridicules dignes des Bioman... celui des effets spéciaux est de faire passer la pilule.
On a une pensée pour les acteurs (si on peut toutefois les nommer comme tel) qui ont du passer la totalité de leur temps devant des fonds bleus, parfois suspendus en l'air par des fils... ça ne devait pas être évident.
D'ailleurs ça devait être tellement difficile qu'on ne les voit jamais causer et se déplacer en même temps :D

Parce que en dehors des scènes de combat surchargées d'effets spéciaux (au point qu'on a l'impression d'assister à une partie d'ESP Ra. De.), ça cause !
De la philosophie à deux yens sur fond musical qui nous plonge dans un profond sommeil. Résultat : on zappe très vite le semblant d'histoire du film qui est plus une suite incohérente d'évennements et de discours sur... oh et puis on s'en fout !!.

On pensait être déjà dans la Bioman-ia mais on se rend compte qu'on y bien profond au moment de l'arrivée d'une armée de samuraïs des ombres entièrement en CGIs.
Et le pire, c'est que c'est même pas drôle !


Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen, Shia LaBeouf

Le Docteur Jones se retrouve, poussé par des soviétiques, à la recherche de crânes dans une matière mystérieuse très magnétique.

On a entendu beaucoup de critiques de cette épisode... pourtant à bien regarder, tout y est : les décors et l'ambiance sont très bien fait, la composition musicale est à la hauteur d'un Spielberg, on a des énigmes, des acrobaties et des combats en pleines courses-poursuites, des échappées...
Indie se tire de situations extraordinaires (comme toujours avec des résultats embarassants) sans que l'on sache trop s'il est sauvé par la chance ou s'il avait tout planifié p:
Quelques gags par çi par là qui ne s'éternisent pas trop...

Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire un bon Indiana Jones (quoique la dose de blagues sexistes a diminuée). Sans doute que le personnage, tout comme l'acteur, a pris quelques rides.
La fin et le sujet du film ne me choquent pas, on nous laisse présager une éventuelle reprise du flambeau par le personnage de Mutt Williams... Bref je suis loin de l'avoir trouvé mauvais :smile:


Mesrine : L'Instinct de mort
De Jean-Francois Richet
Avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu, Gilles Lellouche.

Ces dernières années auront lancé la mode des films de biographie criminelle... Contre-poids inconscient sur le fait que les séries TVs sur les chaines françaises ne mettent en scène que des policiers ?

Ce premier épisode nous montre le Mesrines qui revient d'Algérie et qui a franchement pas envie de se trouver un boulot sérieux. Alors il plonge dans l'argent et les filles faciles et chope rapidement la grosse tête.
Le film enchaine les scènes avec un personnage noir/blanc pour faire le contraste entre le malheurs qu'il provoque et les plaisirs qu'il s'offre. Sûr de lui, égoïste à l'extrême, raciste, c'est le portrait qui nous est décrit.
Alors qu'il était sur la voie de la réinsertion, il se fait licencier de son travail et replonge puissance 10 dans la criminalité. Mesrines se tape un trip Bonnie & Clyde avec une pute, fuit puis est rattrapé et incarcéré, s'évade, braque des banques...
L'épisode tente d'expliquer le chemin qui a mené le personnage à ce qu'il est devenu... pas grand chose à voir.

Mesrine : L'Ennemi public n°1
Les même avec Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric, Gérard Lanvin

Suite de l'épisode précédent... Mesrines joue la commedia dell'arte, pitreries et arrogance, passages théâtraux avant de foncer en 6ème vitesse dans la testostérone.
Mesrines tombe dans la spirale de la violence, se fait arrêter, s'évade. Très soucieux de son image publique, il convoque la presse, s'invente une image de révolutionnaire... mais n'en a pas les convictions, un pantin ultra violent sans intérêt...

Cette suite est encore plus mauvaise que le premier épisode. Mesrines ou Spaggiari, des adaptations dont on se serait bien passé. En plus il faut supporter Gilles lelouche.


Taken
Réalisé par Pierre Morel
Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen

Bryan est un papa inquiet qui passe le premier quart du film à dire à sa fille que ça va mal finir... et bien sûr ça fini mal.
Cette petite conne insouciante de Kim se fait enlever en France pour un CDI de travailleuse du sexe à temps plein. Papa est pas content du tout (on avait dit médecin ou avocate merde !!) et comme c'est un ancien des services secrets américains il décide de partir en guerre comme la fait Schwarzy dans Commando.
Il remonte le traffic albanais de traite de femmes tout en faisant face aux services français qui lui mettent des batons dans les roues.

Slalom entre les balles, cascades, coups de poing à gogo et poursuite (en audi of course)... Circulez, il n'y a rien à voir.
Enfin il y a tout de même un petit rôle pour Holly Valance (chapiteau ! p: )


X-Men Origins: Wolverine
Réalisé par Gavin Hood
Avec Hugh Jackman, Danny Huston, Liev Schreiber

Un film sans scénario c'est comme [insérez ici votre analogie cinglante].
Déjà que le film finalisé est navrant, je fais mes condoléances à ceux qui se sont jeté sur la version piratée dite "workprint" sans les effets spéciaux pour cache-misère... ça devait être dûr :'(
On a même droit à un super méchant généré de toute pièce pour combattre le héro... Ce n'est que la 100.000ème fois qu'on nous fait le coup.
100 minutes pour détruire un mythique personnage de comic américain.


Harry Potter et le Prince de sang mêlé
Réalisé par David Yates
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson et Michael Gambon

Le film est très bien, il n'y a pas dire. On replonge illico dans l'atmosphère du film, on passe un bon moment.
Seul hic : on est venu pour en savoir plus sur la jeunesse du Seigneur des Ténèbres et là... il y a comme un vide ! Une bonne partie de l'histoire originale a été retirée ce qui fait par exemple que Harry et le professeur Dumbledore se rendent dans une grotte dont on ignore totalement l'origine dans le film :eyes:
Bref c'est du bon mais ça aurait pû être tellement mieux.


L'Incroyable Hulk
Réalisé par Louis Leterrier (Danny the dog, Transporteur 1 et 2)
Avec Edward Norton, Liv Tyler, Tim Roth

L'Incroyable Hulk est une suite : l'histoire se déroule après l'accident qui a transformé le gentil scientifique en géant vert OGM option stéroïdes.
Un résume de l'épisode précédent nous est asséné à coup de scénettes rapides et sans paroles. Plutôt brutal pour commencer un film mais efficace pour se remettre dans le vif du sujet.

Bruce Banner s'est réfugié en amérique latine où il vit incognito et essaye d'apprendre à contrôler ses émotions et son corps.
Malheureusement à cause d'un accident bénin l'armée U.S. va retrouver sa trace et il va devoir fuir à nouveau.

Le film se concentre principalement sur des scènes de poursuites en conservant une tension qui nous tient en haleine. Cela n'aurait normalement pas réussi à nous garder sur nos sièges mais on est tellement impatient de voir débarquer le monstre vert qu'on se laisse prendre au jeu.
Le découpage, la mise en scène et même certains personnages donnent vraiment un aspect comic américain au point qu'on pourrait visualiser dans nos pensées les versions planches de certains passages :smile:

Ensuite le méchant qui veut se transformer en une copie de Hulk par besoin de vengeance et le combat de titans qui va avec ne sont pas ce qu'on a vu de plus original (ce n'était que la 99.999ème fois qu'on nous le fait ;-) )
De même le passage où on ne voit que quelques passages rapides du méchant dans la rue ça fait très Cloverfield (beurk)

On notera le petit clin d'oeil à Iron Man à la fin du film.
Au final un film plutôt surprenant car on reste sur une bonne impression. Norton parle peu mais est plutôt convaincant, le découpage est attractif... Le film est bien mieux que la première adaptation.


La Théorie du Chaos
Réalisé par Marcos Siega
Avec Ryan Reynolds, Emily Mortimer, Stuart Townsend

Franck est procédurier. C'est sa vie, c'est son oeuvre. Son boulot consiste à conseiller des employés sur leurs méthodes d'organisation et d'amélioration de leur rendement.
Il a le reflexe des fiches, noter systématiquement ce qu'il doit faire, ce à quoi il doit penser.
Seulement cette passion de l'organisation, son côté pointilleux, réglé à l'avance, commencent à exaspérer sa femme...

Puis apparait Paula, le chaos personnifié en tailleur et sous-vétements noirs p:
En une nuit, tout bascule et prend par effet boule de neige des proportions incroyables.

Alors qu'il est au plus bas, Franck décide de faire un virage à 180% : désormais le hazard décidera de son sort.

Le film est vraiment drôle. Le principe (très similaire à Yes Man) du type qui se laisse guider par le hazard pendant qu'on compte les coups a de beaux jours devant lui. C'est aussi un beau film.


The Dark Knight
Réalisé par Christopher Nolan
Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart et Gary Oldman

Ce nouvel épisode de Batman nous fait entrer dans un univers sombre où la pègre est organisée, a ses propres banques et où Batman et le commissaire Gordon travaillent ensemble dans le secret pour éviter à la surveillance des ripoux.
Bruce Wayne a troqué le manoir pour son immeuble grand standing "Penthouse" et la BatCave et ses chauves-souris par l'immense sous-sol d'une usine désafectée. Un hangar qui se limite au fonctionnel et au high-tech.

Beaucoup de méchants sont présents. On a d'abord droit à un casse du Joker, l'apparition de Scarecrow (L'Epouvantail), le procureur Harvey Dent qui deviendra bientôt Double-Face et Salvatore Maroni le caïd de la pègre.

Wayne et Batman sont vraiment deux personnages dissociés. Le premier se pose des question quand à son avenir et l'avenir de la ville, le second rentre dans le lard sans se poser de questions.

Puis survient le Joker. Un clown arrogant complètement tordu qui fait ses actions en électron-libre, se débarrasse de ses associés et va provoquer directement la pègre.
Fini les gadgets, les pitreries et les costumes à la boutonnière cracheuse d'eau. Ici on a un véritable tordu qui se marre quand il se prend les coups et qui s'en tire grace à son esprit malade et son génie du crime.

Le scénario, qui fait la part belle au Joker, à Batman et à Gordon, est relativement simple à suivre tout en étant intéressant. Le Joker est génial, le Batman est bon, le Bruce Wayne un peu en retrait. L'ensemble vaut le coup d'oeil.


Bienvenue de les chtis
Réalisé par Dany Boon
Avec Kad Merad, Dany Boon, Zoé Félix

L'histoire d'un employé de la poste qui se fait muter dans une ville du nord comme punition pour s'être fait passer pour un handicapé afin d'obtenir une mutation dans un village au sud près de la mer.

Le film aura fait parler de lui. Succès dans les salles, il était décrit sérieusement comme le film qui cassait les à-priori sur la culture du nord... Il aura finalement causé beaucoup de mal en déclenchant la commercialisation de sonnerie de téléphone ridicules, tshirts à la con et autre marchandising qui vendent une région de la france comme un disney-land de la bof attitude.

Le début du film est navrant de burlesque, surjoué par Kad et son compère Stéphane Freiss, des pitreries désespérantes. On remonte un peu le niveau avec la courte prestation de Galabru. Le début du film a plus sa place dans une salle de théatre...
Puis vient l'arrivée dans le nord. Bienvenue chez les chtis... bienvenue chez les bouseux oui !! La rencontre est volontairement exagérée à l'extrême avec Dany Boon qui campe des grimaces, sort le maximum d'argot par phrase en mangeant ses mots. En fin de compte ce n'est pas le postier qui fait des efforts pour comprendre le chti mais les acteurs qui se mettent à articuler au fur et à mesure du film...

Passé le bon tiers du film c'est déjà moins démago et on a droit à quelques bonnes scènes cultes bien que l'analogie avec le Juste Leblanc du Diner de cons soit facile.
Sur tous les lot de blagues une partie respectueuse fait mouche. A part ça c'est gentil, mignon... mais ça ne méritait sans doute pas une telle médiatisation.

Critiques de film juin 2009 : Le bon, les Mauvais, le Moyen

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Attention : les critiques peuvent contenir des informations révélant une partie ou l'ensemble du scénario d'un film... Evitez de lire la critique si vous comptez voir le film.

BloodRayne
Réalisé par Uwe Boll
Avec Kristanna Loken, Ben Kingsley, Michael Madsen, Michelle Rodriguez et Matthew Davis

BloodyRain... heu non BloodRayne conte l'histoire d'une jeune femme vampire (mais pas complètement) qui veut se venger de Kagan, son père violeur et assassin de sa mère.
Pour cela elle va se mettre du côté des anti-vampires dont Vladimir (Michael Madsen qui a incarné entre autres Bud dans Kill-Bill) et Katarin (Michelle Rodriguez qui a interprété Ana Lucia dans Lost)
Kagan est joué par Ben Kingsley qu'on a notemment vu dans Slevin (le rôle du Rabin)

Le début du film donne plutôt un aspect film à petit budget avec les figurants qui s'entassent et bougent sans réel but. On a ensuite un premier vampire dézingué, queue de cheval, chemise blanche, veste noire... les salauds ils ont tué Michael Jackson !! :rolleyes:
On nous présente ensuite Rayne, une vampire rouquine, esclave qui sert de bête de foire dans un cirque ambulant avec son rôle de souffre douleur capable de guérir de tout.
On enchaine alors sur le première conversation de l'héroine (d'un niveau !) où celle-ci semble plutôt adopter le mode cause toujours qui s'accorde mal à la situation (elle est esclave, on la maltraite... mais tout roule !! peace !!) :worried:

A sa façon de jouer on se demande si elle n'est pas habituée à des rôles de blondasses catégorie Beverly Hills ou films porno... puis on capte que c'est en réalité elle qui tient le rôle du T-X dans Terminator 3 (qui, c'est sûr ne demandait pas beaucoup d'efforts niveau dialogues et expressions faciales) :D
Un bonne partie du film enchaine les moments où elle se bat en poussant des petits cris p: et ceux où elle est dans le coltar (mais ça ressemble plus à "J'ai mal digéré le Chili con Carne de ce midi" que "J'ai besoin de ma dose d'hémoglobine") :irked:

Le jeu des acteurs, que ce soit les rôles principaux ou secondaires, donne plus l'impression de regarder une série TV du genre Xena la guerrière ou Buffy contre les vampires. C'est surtout les scènes avec des figurants qui sont les plus ridicules. La seule chose qui permet de différencier un figurant vampire des autres est le fait qu'il tire la gueule en permanence.
Pour continuer dans le low-cost on a des scènes où l'on ne serait pas surpris de voir apparaître un elfe ou un hobbit, des décors en mousse, un monstre en latex et des giclés de sang fluo. On aurait préféré de loin des CGIs :faint:
Certains dialogues font peur de conviction ("On ferait mieux de la tuer" dis sur le même ton que "Il est 10h45" ou "Je vais pisser") et parfois on ne sait pas si de l'humour a été volontairement inclus et si c'est le cas si on est sensé en rire :eyes:

Les scènes de combat sont loin d'arranger le cas de ce film. Rayne se montre aussi rigide et gauche qu'un T-X (à croire qu'elle n'est pas sortie de ce rôle) et se bat comme une véritable empôtée.
On ne peut au passage que se révulser sur sa tenue, une espèce de survet' gothique sensé être d'époque, en particulier le pantalon qui lui donne un aspect bouffon du roi :jester: qui ne la met vraiment pas en valeur. C'est dommage le haut reste assez sexy :love:
Pour revenir aux scènes de combat, la grande question est de savoir si on l'a laissé elle même faire les cascades ou si c'est la doublure qui est nulle.

Il y a des passages assez kitch comme la cave à vin des vampires ou des exclaves égorgés sont tenus enchainés... il ne reste plus qu'à poser sa choppe sur leur jugulaire, pratique !! :drunk:

Le meilleur passage du film est de loin la scène hot où elle fait elle même ses cascades... quel gachis, elle a vraiment loupé sa vocation dans le porno :troll: On regrette même que Michelle Rodriguez n'y participe pas aussi puisque les rumeurs ont parlé de relations extra-professionnelles entre les deux actrices p:
Je reviens tout de même à ce pantalon affreux... ça fait sans doute plus sérieux qu'une mini jupe mais ça facilite pas pour lever la jambe dans les combats... et puis dans Xena la jupe passe bien non ?
Et pour terminer sur les accoutrements, il y a ce passage vers la fin ou l'ex Ana Lucia de Lost plonge en débardeur et shorty... sans doute très d'époque.

Le réalisateur a au moins eu la sagesse d'esprit de ne pas terminer sur une happy-end mais a opté pour une fin fastoche à la Conan le Barbare où il ne reste plus que l'héroïne siégant sur le trône qu'elle vient de vider :knight:
En revanche le même réalisateur a eu la mauvaise idée de faire une suite qui cette fois n'est même pas passée par l'étape des salles obscures. Il a choisi une autre actrice pour incarner Rayne... pas sûr que le résultat soit mieux pour autant :confused:
Le premier épisode a été nomminé aux razzies :whistle:
Quitte à voir un film de vampire, il est préférable de se tourner vers Underwold.


WarGames 2 : The Dead Code
Réalisé par Stuart Gillard
Avec Matt Lanter, Amanda Walsh, Gary Reineke

L'histoire n'est grosso-modo qu'une version plus contemporaine, une "update" du Wargames avec Matthew Broderick. C'est un dire un jeune hacker qui en pensant jouer à un jeu normal va se retrouver face à défense nationnale US mais les détails suivent :wink:

Le début du film n'est pas engageant : on est en Afghanistan et une cargaison de trois 4x4 apporte à ce qu'on présume être des terroristes sans barbe (?) de l'alcool et un cheptel du putes d'Europe de l'Est en vison. Manquerait plus qu'ils se montent un barbac' pour faire cuire des côtes de porc. Je passerais sur les bonds que font les 4x4 sur les dunes... Quoiqu'il en soit cette joyeuse fête est intérrompue par l'arrivée d'un Predator RQ-1 qui largue un missile et extermine la totalité des teuffeurs.

Merci qui ? Merci R.I.P.L.E.Y. "RIPLEY" est le super calculateur qui a pris la place du désuet WOPR (War Operation Plan Response) Joshua.
L'un des modules de RIPLEY consiste à mettre en place des honeypots à terroristes p: sous la forme de jeux en ligne où les joueurs se voient proposer des missions d'éradication (l'ancienne Guerre Thermonucléaire Globale ou le nouveau Dead Code) qu'ils doivent gagner pour remporter une mise en argent bien réel.
En fonction de la provenance du joueur (déterminés sur son adresse IP et son historique banquaire), sa faculté à sélectionner les bonnes armes ou les cibles qu'il choisi, RIPLEY décide si elle le met ou non sous surveillance.

Changement de décor pour Philadelphie. Will, le héro hacker et bidouilleur, a tout du jeune américain propre sur lui : le sourire ultrabright, une raie dans les cheveux, une chemise à carreaux et une veste en cuir :rolleyes:
Seulement pour accompagner la jolie Annie au voyage de classe à Montréal, il lui faut du Ca$h.
Direction la plateforme de jeu Ripley Online sur laquel il s'inscrit avec le compte bancaire du voisin de la maison d'à côté dont il désinfecte le PC tout les 4 matins.
Mais même s'il comptait rembourser la mise dans sa totalité, le compte en question est déjà exploité à des fins malicieuses par le frère du voisin qui habite en Syrie et sert de mule pour des traffics pas très net, autant dire que ça fait "tilter" RIPLEY.

Et soudain... tout va très vite. Le voisin se fait arrêter par des fédéraux, la mère de Will est arrêté comme terroriste potentielle car elle est chimiste dans une boite de détergeants, son meilleur ami se fait interviewé par les bleus et Will se retrouve traqué à Montréal.

RIPLEY passe alors à la phase deux. Ce qui n'inquiète pas le constructeur du système qui veut de l'action pour tester et vendre son produit. On entre alors dans de la quasi science-fiction avec RIPLEY qui accède directement à toutes les caméras de surveillance qu'elle souhaite, controle la signalisation, croise les informations qu'elle trouve, analyse les voix humaines pour en comprendre le sens ou lit sur les lèvres depuis des enregistrements vidéos... Pour tout dire on est à deux doigts de L'Oeil du mal à croire que ce dernier a puisé directement ses idées là ce film. Même chose quand RIPLEY s'accorde une indépendance arrogante pour se la jouer HAL 9000 :eyes:

En pleine fuite, Will et Annie seront aidés par le professeur Falken, simulacre de Brill (Gene Hackman) dans Ennemi d'Etat, qui a décidé de passer pour mort depuis le remplacement du gentil Joshua par cette affreuse garce de RIPLEY.

La fin du film est là aussi très ressemblante de WarGames premier du nom : le héros est finalement appelé à la rescousse pour stopper l'ordinateur. Evidemment on est dans une suite donc c'est plus difficile.
Essayez de faire jouer au morpion à RIPLEY et elle choisira d'annihiler son adversaire en lui envoyant un Predator. Après une tentative relativement réussie de faire tomber RIPLEY sous un DDoS, ce sera le jeu de la roulette russe qui l'incitera à mettre fin à la partie.

Les acteurs ne sont pas extraordinaires mais ne sont pas mauvais non plus, chacun ayant fait sa carrière honnêtement dans des séries TV et films variés sans pour autant exploser. Le résultat se laisse regarder, ce qui va bien au delà d'un Traque sur Internet 2.0 :lol:
Le film n'est qu'une actualisation de l'original, c'est dépoque : on y voit des drones volants, de la biométrie, des caméras de surveillance... Facebook. Sur les points forts de l'histoire, le réalisateur ne s'est donc pas foulé mais les ajouts suivent une logique plutôt agréable. Satisfera les amateurs du genre mais est loin du mythe du premier monkey


Elephant
Réalisé par Gus Van Sant
Avec John Robinson, Alex Frost, Elias McConnell et Eric Deulen

L'histoire du film est basée sur le triste massacre du lycée Columbine en 1999. On suit durant une journée la vie étudiante de divers protaginistes jusqu'au moment du drame.

Ce qui choque, dès le début, c'est la façon de filmer. Cette façon de suivre les personnages en restant derrière eux, de manière légèrement survélevé pour la première scène, avec des plans de caméra stable qui glissent sans accoups, ça m'a tout de suite fait penser à la méthode utilisé par Stanley Kubrick dans Shining :idea:
Le réalisateur fait entrer le spectateur dans l'intimité des personnages mais avec du recul, la caméra fait tout pour rester discrète et à aucun moment on ne prend par à l'action.

La ressemblance avec Kubrick s'amplifie avec les scènes prises dans les grands espaces sur des plan-séquences. On se rend compte que c'est très rare de voir autant le ciel dans un film. Même les scènes en intérieur montrent des grands espaces (les lycées à la sauce US) où les personnages semblent ridiculement petits, vulnérables, insignifiants, comme Alice une fois qu'elle a bu une potion faisant rétrécir :wizard:

Le tour d'horizon des protagonistes nous rappelle à quel point l'adolescence est une période difficile. L'age ingrat, pour certains un physique que l'on a pas choisi, les problèmes familiaux, les questions pleins la tête, les démarches mal-assurées qui montrent un mal-être... awww
Les passages en plan rapproché ou ceux dans les couloirs exposent les tensions créés par le regard constant des autres sur soit, le jugement qu'ils nous portent, les défauts mis en évidence... impossible de ne pas être sur ses gardes et on se prend à avoir de l'empathie pour ces personnages.

Surgissent alors Eric et Alex à l'entrée du lycée. Habillés en tenue de commando, sacs sur le dos, l'épaule ainsi qu'à bout de bras :zip: Puis on repart en arrière.

L'un semble être le souffre douleur muet de certains élèves. Mais il semble être passé au delà de la souffrance. Plus rien ne l'atteint, il est passé au stade suivant, animé par sa mélancolie.
Il prend des notes, étudie. Il planifie l'attaque.

Puis on repart sur les personnages précédénts. Le réalisateur nous fait la surprise de nous montrer la même scène à trois fois mais en suivant des élèves différents.
On suit une jeune fille complexée, mal dans sa peau qui n'a pas son physique pour elle. Le moment d'après on suit trois pouffiasses esclaves des apparences, à la conversation futile, qui vont manger trois fois rien à la cantine avant d'aller se faire vomir dans les toilettes. Ces filles ne se respectent même pas entre elles.

Changement de décor. On va chez Eric, bientôt rejoins par Alex. Ils commandent une arme sur Internet, la recoivent. Ils sont assez excités quand ils la sortent de l'emballage pour la tester sans être joyeux pour autant. Ils revoient ensemble leur plan d'attaque et se mettent en route pour le lycée.

Les premières victimes sont celles de la bibliothèque. Les deux jeunes tirent au hazard sur les élèves qu'ils croisent, sans la moindre haine ni sans en ressentir le moindre plaisir, en prenant leur temps. Ce ne sont pas des fous ni des détraqués, il sont parfaitement lucides.
Malgré qu'ils agissent sans la moindre émotion, comme des zombies, il s'agit bien d'une vengeance, mais plus contre un tout que contre des personnalités précises. Certaines discussions font ressortir plus d'animosité contre le directeur ou certaines catégories ("Les plus belles cibles, les sportifs et tous ces cons là.") mais ils ne cherchent pas à traquer leurs cibles.
Ils se réagissent même pas à la violence des balles qui traversent leurs victimes. Ils sont déjà morts.

Le film s'arrête quand Eric a dans sa ligne de mire un jeune couple. Il n'a probablement rien à leur reprocher, par leur amour ils sont sortis du système pour créer leur propre système, sans avoir à rendre de compte à qui que ce soit.

La caméra recule, le film est fini. Vous ne verrez pas de forces de l'ordre, d'ambulances, de familles en pleur ni d'embrassades ou de retrouvailles.
Le film nous laisse là, sur le cul, complétement vidés. On voudrait chercher à comprendre pourquoi mais aucune question ni réponse ne nous vient à l'esprit.

Un film incroyable, qui ne juge pas, sans démagogie :up: Bien plus que l'adaptation cinématographique d'un fait divers, un film monumental sur l'adolescence et ses difficultés.
Je me souviens qu'à mon lycée on nous passait La Haine de Mathieu Kassovitz. Ce film là à aussi ses vertues pédagogiques.


Postal
Réalisé par (et avec) Uwe Boll, Zack Ward, Dave Foley, Chris Coppola, Jackie Tohn et Verne Troyer

Vous avez peut-être déjà eu l'occasion de voir cette vidéo dans laquel des terroristes ayant détourné un avion, s'interrogent sur le nombre de vierges auxquelles ils auront droit une fois arrivés au paradis.
Cette vidéo n'est que la scène d'introduction de Postal.

Dans ce film on suit les galères d'un rouquin au chomdu qui vit avec sa femme obèse (sur laquelle tout le monde est passé) dans une caravane située dans un quartier crado d'une ville qui ne l'est pas moins, étrangement nommé "Paradise".
Ayant besoin d'argent et de quitter Paradise au plus vite (pour échapper aux problèmes et pour respirer un peu), il va accepter de monter une arnarque avec son oncle Dave, gourou d'une secte hippie.
L'objet de leur mission consiste à dérober des "coucougnettes", peluches à l'éfigie d'un héro de dessin animé et qui se vendent très cher.

Postal est aussi un jeu vidéo. Le réalisateur Uwe Boll est un habitué des adaptations cinés de jeux vidéos et on lui doit déjà les films Alone in the dark, The House of the dead, Far Cry ou encore... BloodRayne.
Le film est vulgaire au possible, avec de vrais scènes de nudité (ce qui est tout de même assez rare), ne respecte rien, surtout pas un hypothétique scénario... :whistle:
L'humour rentre-dedans est bien au rendez-vous avec des terroristes idiots au possible, des enfants tués par balle, des bombes sexuelles blondes habillées en nazi, une copie d'Ossama Ben Laden qui fait ses enregistrements vidéos depuis le sous-sol d'une épicerie de quartier US, le rap du "Jihad Killah" ou la scène de fin apocalyptique ou Ossama et Bush se promènent main dans la main.
On retrouve aussi Verne Troyer que l'on avait vu dans Big Movie (beurk)

Un film de merde clairement en dessous de la ceinture qui exploite le filon du cul, du vulgaire et de la violence gratuite avec explosions et raffales de balles à volonté. Preuve que le réalisateur n'a aucune espèce de retenue, il compte faire un Bloodrayne 3.
Quelques scènes font sourire tellement c'est con, c'est toujours bien mieux à mon sens que Big Movie mais (toujours dans sa catégorie) ça ne vaut pas (et de loin) un Hé mec, elle est où ma caisse ? :down:


La Folle Histoire du Monde et La Folle Histoire de l'Espace
Réalisé par Mel Brooks
acteurs : Mel Brooks, Madeline Kahn, Dom DeLuise, Rick Moranis, Bill Pullman, Daphne Zuniga

On aime ou l'on aime pas mais Mel Brooks s'est fait un nom. C'est sans doute le papa des tous les premiers navets et La Folle Hisoire est probablement l'ancêtre de toute une catégorie de films qui persistent.
La Folle Histoire du Monde nous présente les époques marquantes (L'age de pierre, l'ancien testament, l'empire romain :knight:, l'inquisition espagnole, la révolution française :psmurf: ) à la sauce Mel Brooks.
C'est tout juste si deux / trois scènes parviennent à nous tirer un semblant de sourire :clown: Il faut être dans une certaine disposition psychologique (psychotropologique ?) pour apprécier le soit disant humour du film. La quasi totalité du temps c'est juste ennuyeux.

Pour La Folle Histoire de l'Espace c'est encore pire. Une soit disant parodie de Star Wars avec la princesse Vespa, Lord Casque Noir, Yop Solo... Juste un mot : lamentable nervous
Je ne m'étais pas autant ennuyé depuis Big Movie. Il faudra demander aux personnes qui apprécient ce qu'elles prennent :drunk:


Star Wars : The Clone Wars
Film d'animation en images de synthèses réalisé par Dave Filoni

L'histoire : On suit Obi-Wan Kenobi et Anakin Skywalker dans une mission. Ils seront rejoint par Ahsoka Tano, la nouvelle Padawan d'Anakin. Ils auront pour mission de retrouver le fils de Jabba le Hutt qui a été enlevé.

L'introduction du film laisse à désirer, une voix enjouée nous explique la situation en quatrième vitesse. L'intonation est tellement comique qu'on ne serait pas surpris de voir débarquer Buzz l'Eclair :hat:
On se rend compte très vite que le jeu des acteurs (c'est de l'animation) laisse à désirer. Les mouvements sont trop fluides et manquent de naturel. Pour ajouter du dynamisme, les personnages font régulièrement des gestes, parlent avec les mains... mais ça ne suffit pas pour nous convaincre. De même les expressions faciales et les dialogues laissent à désirer :down:
Seul certaines intonations de voix rattrapent le reste en particulier les passages de sarcasmes remontent un peu la pente.
Le fait que l'ensemble du film soit en images de synthèse retire toute la magie qu'offrait la saga, les scènes de combats et les actes de bravoure ne suscitent pas la moindre émotion :zzz: On trouve le temps long, on finis même par s'énerver sur les personnages et on espère arriver rapidement à la fin.

En un mot : FAIL. Un film sans âme, un produit sans saveur craché par les usines Lucas, lancé après une étude de marché pour introduire une série TV, un jeu vidéo, un ensemble de figurines et d'autres produits dérivés. MacDo payera la licence d'exploitation pour remplir ses MagicBox et Georges Lucas remplira les caisses de quoi produire un nouveau film sans intérêt :no:

6 critiques de films

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Attention ! Les critiques qui suivent peuvent révéler certaines informations sur des films et gacher l'intrigue dans le cadre d'un visionnage. Pour ne pas risquer de vous gacher un film, le mieux est de ne pas lire la critique correspondante :smile:

Lascars
De Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz avec tout un tas de beau monde en doublage :smile:

L'histoire de plusieurs personnages d'une banlieue française en période de vacances estivales.
On suit principalement les aventures de José Frelate et Tony Merguez pour qui le projet de voyage tombe à l'eau.

Je suis allé voir ce film sans trop en avoir d'échos mais ayant vu simplement quelques épisodes de la série (à l'origine du film) en clair sur Canal+, je savais plus ou moins à quoi m'attendre.
Mais globalement, je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi bon :eyes:
Graphiquement c'est très réussi, plein de couleurs. Les auteurs se sont même permis quelques variantes dans leur style toujours streetart/graffitis :love:
Le scénario est original, délirant, tient la route et surtout nous tient scotché à notre siège.
Les personnages sont attachants, l'humour est au randez vous... bref c'est énorme :yes:
On n'est pas prêt d'oublier Manuella (voix de Frédérique Bel), copine possessive schizo de Tony ou encore Zoran, caïd aux nerfs à vifs qui fait passer Scarface pour un remake des bisounours :lol:
Je n'en dis pas plus... allez le voir !

August Rush
De Kristen Sheridan avec Freddie Highmore, Keri Russell, Jonathan Rhys-Meyers et Robin Williams

"August Rush" est le nom de scène d'Evan, un gosse qui a grandit dans un orphelinat et dont les parents ignorent l'existence. Fils de deux musiciens, il a un don surnaturel pour la musique, de quoi rendre vert de jalousie un Wolfgang Amadeus Mozart. Persuadé qu'il peut communiquer par la musique, il va tenter de l'utiliser pour retrouver ses parents :sing:

Freddie Highmore est le très jeune acteur que l'on a vu dans Charlie et la chocolaterie ou encore Neverland. Un nouveau rôle principal pour un petit surdoué du cinéma :smile:
Le film a un petit côté féérique avec ces momes musiciens vivant dans un théatre abandonnés et gérés par un musicien adulte (incarné par Robin Williams) bien plus intéressé qu'il n'y parait mais ça s'arrête là. Le reste est un film tout public sur le pouvoir de la musique et l'amour.
Ca passe bien à l'écran, c'est émouvant, un plus si vous aimez la musique :wink:

Millénium, le film
Réalisé par Niels Arden Oplev avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace et Lena Endre

Adapté d'un best-seller suédois par un réalisateur danois, le livre nous raconte l'histoire de Mikael Blomkvist, journaliste empêcheur de tourner en rond, qui suite à des problèmes judiciaires se voit débaucher par un célèbre indistriel pour enquêter sur la disparition de sa fille qui remonte à plus de 10 ans !!
Dans cette aventure il va se retrouver aidé par Lisbeth Salander, une jeune femme très vive d'esprit mais tout aussi imprévisible.

En allant voir le film je savais uniquement qu'il s'avait d'une adaptation et qu'il s'agissait d'un thriller. La première surprise a été de voir en s'affichant les noms que le film ne venait pas d'Hollywood... et ce n'est sans doute pas un mal.
Le scénario est super, bien qu'on pourrait regretter que les coupables soient tout trouvés... mais on met du temps avant de découvrir le motif des crimes.
Le film passe par des scènes vraiment très dures avec le personnage de Lisbeth :insane: une femme énigmatique que rien ne semble toucher. Mikael donne le change en affichant tout type d'émotions tout au long du film. Deux personnages complémentaires qui prennent le relais pour soutenir l'intrigue et garder le spectateur captivé.
Un film vraiment bien :up: mais à ne pas mettre devant tous les regards.

Chaos
Réalisé par Tony Giglio, avec Jason Statham, Wesley Snipes et Ryan Phillippe

Vu à la téloche hier p: Sans doute pas le meilleur film de Jason Statham ni le meilleur film de Wesley Snipes. On retrouve Ryan Phillippe que l'on avait entre autres vu dans Antitrust.
L'histoire est celle d'un vol à main armé avec prise d'otages dans une banque. L'accroche est que le plan du méchant se base sur la théorie du chaos consistait à effectuer des actions qui semblent n'avoir aucun sens mais faisant finalement un grand tout... mis à part ça c'est du déjà vu :zzz:
On est tout de même content que le réalisateur ait évité les scènes de courses poursuites (surtout avec Jason Statham on a eu la dose :troll: )
Pour le plaisir des yeux il y a quand même un petit rôle avec Keegan Connor Tracy que j'avais déjà vu dans... Traque sur Internet 2.0. Comme quoi même en jouant dans un film de merde on peu marque des esprits (masculins du moins) Je passerais volontier 40 jours 40 nuits avec elle (elle a aussi joué dedans) :rolleyes:


Push
Par Paul McGuigan avec Dakota Fanning, Camilla Belle et Chris Evans (II)

L'histoire est à peu de choses celle de Jumper : des personnes à travers le monde qui disposent de pouvoirs. Sauf qu'ici ils tiennent ces pouvoirs de leurs ancètres victimes d'expériences faites à l'époque nazie :whistle:
On compte les Watchers qui voient le futur, les Movers qui déplacent les objets par la pensée, les Pushers qui controlent les pensées des gens, les Sniffeurs qui retrouvent la trace de personnes grâce à leur odorat et des espèces de japonais tecktoniktamère qui hurlent en montrant leurs amygdales et dont on se serait fort volontier passé :mad:
Un air de déjà vu en voyant le héro... normal puisqu'il a joué dans Les 4 Fantastiques
Quand à la petite elle a déjà joué dans Le Chat chapeauté et La Guerre des mondes :smile:

On regrette que le principe du film (des personnages avec des pouvoirs) ne soit pas plus exploité comme c'était dans Jumper mais on regrette aussi que ce soit MAL exploité comme les coups de poings à grand coups de chocs lumineux à la fin du film (tiens ! un choc lumineux dans ta gueule !) :irked:
On pensait toucher le fond... c'était sans compter sur une nouvelle intervention des japonais hurleurs. A croire que c'est l'équivalent US de nos Yamakazis :whistle:

Le pire étant sans doute la conclusion du film qui laisse la voie ouverte à une suite... c'est sans doute le moment le plus flippant du film :D Cela dis quand on la vu la suite de Traque sur Internet, on peut voir n'importe quelle suite (psychologiquement on est prêt)
Une fois de plus on nous prouve qu'un film avec des personnages extraodinaires ne fait pas pour autant un film extraordinaire :down:

Terminator Renaissance
Réalisé par McG, avec Christian Bale, Sam Worthington et Anton Yelchin

L'après Jugement Dernier, les survivants s'organisent pour combattre Skynet avec l'aide de John Connor.

Etant un grand fan de la saga mais aussi de Christian Bale (mon chouchou comme diraient certain(e)s depuis L'Empire Du Soleil), j'ai soigneusement évité tout spoileur et autres critiques avant d'aller voir le film pour donner un avis vierge de toute influence même si je suis sans doute difficilement objectif devant ce film :rolleyes:
J'ai aimé le film, le jeu des acteurs ne m'a pas posé de problèmes, l'atmosphère post-apocalyptique du film était bien au rendez vous.
On trouve quelques bonnes idées dans le scénario, bien que celui-ci se concentre sur une seule mission tout au long du film.
L'action est omniprésente, sur le principe c'est comme si on prennait les scènes de combats des précédents films et si on les collait boût à boût. Ca semble logique étant donné que les personnages risquent la mort à chaque sortie à cause de l'omniprésence des machines mais au final on ne voit dans le films que des soldats (fringués façon Unreal Tournament) mais pas le reste de la population et la misère que l'on peut immaginer :worried:
On y voit un John Connor qui est l'évolution du 3ème volet et qui a accepté la responsabilité qui pèse sur ses épaules, bien qu'il n'est pas pour autant le chef des armées de la résistance.

Pour ce qui est de la partie technologique, on pourrait en débattre sans fins car bien que l'histoire nécessite certains impératifs (Connor devra envoyer Kyle dans le passé), le reste est à l'imagination du réalisateur.
On pourrait regretter la présence des Terminator-Harvester qui semblent tous droits sortis de la Guerre des Mondes :ko: , ou des scènes qui semblent avoir été repompés de Matrix (je ne sais plus quand mais ça a fait *bing* dans ma tête à ce moment) ou de Mad Max (la surveillance du QG de Skynet).
Ensuite on peut se demander à quoi bon un Terminator a besoin de doigts si son objectif et de charcuter de la chaire humaine, pourquoi les motos n'ont pas des bêtes béquilles pour se remettre debout ou si à défaut d'imagination les machines copient les humains ou sont capables d'inventer des modèles plus efficaces...

En conclusion même si j'ai passé un bon moment à regarder, je regrette l'aspect très épisodique du film et que l'on y apprend peu de choses sur l'ensemble de l'histoire. Il ne fait qu'introduire le personnage de Marcus Wright :frown:

Dernières acquisitions

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J'ai la flemme de faire une chronique détaillée pour chacun des albums moi même donc chaque image pointe sur une critique de l'album sur un autre site :smile:





Et j'ai aussi acheté :

pour l'anniversaire d'un copain :smile: