Critiques de film - avril 2009
Saturday, 18. April 2009, 19:00:00
Avec Will Smith, Charlize Theron et Jason Bateman (alias Bruce Wayne
"Hancock" c'est l'histoire (et le nom) d'un superhéro alcoolo
Pas regardant sur la qualité de son travail, ses interventions s'avèrent catastrophiques ce qui lui vaut l'antipathie de l'opinion publique qui le traite de trou d'cul. Son cas va intéresser Ray Embrey, spécialiste en relations publiques, personnage optimiste et bien pensant.
Sur l'idée c'est pas mal, ça fait preuve d'une bonne dose d'originalité et on espérait que ce serait bien exploité. Malheureusement la trop grande majorité des gags (qui encombrent la première moitié du film) ne font pas rire. Seul le passage où le héros met en application l'expression "DTC" a son intérêt pour ceux qui aiment le comique vulgaire
On regrette aussi la traduction trop littérale de "asshole" en "trou d'cul" alors qu'un "connard" aurait sans doute été plus adapté (heureusement l'original n'utilisait pas "dumbass" car la traduction litérale aurait été ridicule
Les dialogues (en particulier le texte de Hancock) sont limités à l'extrême. On ne peut pas dire que l'émotion passe dans le film. Le héro pourrait être joué par le Mime Marceau tant sa présence se limite à ses actions et ses grimaces
Car en effet le film est vraiment découpé en deux parties
Première partie : l'ascension sociale de Hancock (l'amélioration de son image publique) qui a peut d'intérêt et qui ne nous en apprendra pas plus sur les origines du personnage
Dans la seconde partie, Mary Embrey (jouée par Charlize Theron) se révèle être l'ex-compagne de Hancock et explose litéralement l'écran avec un personnage qui passe de Dr Jekyll à Mr Hyde, sorte de X-Men qui sort de nul part ou comme une Geena Davis dans Au revoir, à jamais (pourtant l'amnésique dans l'histoire c'est Hancock).
On apprend alors les origines des deux protagonistes mais ça reste confus. Le surplus d'action du film reprend là où il en était avec ses déluges d'effets spéciaux.
Il faudra attendre les scènes finales, quand le personnage principal lutte pour son existence, pour que le film passe un peu d'émotion avant de terminer sur une conclusion bien nunuche
Cleaner
Avec Samuel L. Jackson, Eva Mendes et Ed Harris
Le film raconte l'histoire d'un ex-flic reconverti dans le nettoyage de scènes de crimes. Un boulot particulier qui consiste à passer après que la police ait fait son enquête pour nettoyer les dégats causés par les crimes (taches de sang, morceaux de cervelles... dans ce genre là).
Un beau jour, Tom (Samuel L. Jackson) va nettoyer l'une de ces scènes où un meurtre à eu lieu. Comme il se rend compte qu'il a oublié de rendre les clés de la maison nettoyée, il y retourne le lendemain et découvre que la propriétaire n'est en rien au courant du crime qui a eu lieu dans son domicile.
Se retrouvant au milieu d'un bon merdier, l'ancien flic décide d'abord de cacher ce qu'il a découvert mais l'affaire le rattrape et tourne à l'enquéte policière et une bonne affaire de ripoux
La mise en scène est plutôt bien foutue. L'introduction se fait à partir d'une voix off qui nous met rapidement dans le bain. Certaines scènes sont des suites de petits plans découpés qui donnent une certaine dynamique à ce qui aurait pu être ennuyeux (scènes sans paroles, de transition).
Les trois personnages ont tous leur intérêt dans le film, le scénario est original et ne bascule pas dans le simpliste. Bref à voir
ShroomsAvec Lindsey Haun, Jack Huston, Max Kasch, Alice Greczyn, Robert Hoffman et Maya Hazen.
Les films d'épouvante/horreur, c'est pas ma tasse de thé. Je montre peu de curiosité pour ce type de films et j'éprouve sans doute plus de peur à l'idée de les voir qu'une fois devant
Mais pour "Shrooms" (raccourci de "Mushrooms", champignon en anglais), la bande annonce avait réussi à attirer ma curiosité pour son principe et son aspect graphique.
C'est donc l'histoire d'une bande d'étudiants (3 garçons, 3 filles) qui partent en voyage pour se taper un trip à base de champignons hallucinogènes dans une forée perdue on ne sait où
Dès l'arrivée dans la forêt, les amis renversent une bestiole (qu'on ne voit jamais bien complétement mais qui ressemble à une chèvre) et rencontrent deux hermites un peu allégés niveau neuronnes qui ne rassurent pas sur la faune des bois
Le film enchaine avec le sujet principal du film : la flore des ces bois, en particulier le champignon recherché par nos cueilleurs dont un cousin très proche (le champignon "tête de mort") est très nocif et réveillerait certaines capacités (voir dans le futur) pour peut que l'on y survive !
Le personnage principal du fim (Tara) survivra ainsi à l'attaque de ce méchant champignon et la troupe finira par se faire son trip, découvrant au petit matin que l'un des garçons a disparu et que la forêt semble habitée par les protagonistes d'un drame atroce qui a eu lieu il y a quelques temps... à moins que ce soit l'effet des champignons...
Le film joue au maximum sur le principe de l'attente
Les décors du films sont assez diversifiés. La forêt n'a pas été spécialement retouchée pour être inquiétante, le film joue sur la tombée du jour, la brume etc.
Il y a aussi les passages gadouilleux, un marais, un vieil internat en ruines qui donnent des ambiances différentes.
Même si certains points sont assez cliché comme l'accident du début (qui fait penser à la caricature de Scary Movie : "Au mon dieu on a écrasé une botte !!"
Bien que ce soit un classique dans ce type de film, on apprécie aussi les plans de caméras sur la poitrine de l'héroine au moment les plus subtils ("oups je suis poursuivie, j'ai tombée"
Dernier bon point, la fin n'est pas forcément attendue. En tout cas moi je me suis laissé porté par ce film et je l'ai bien apprécié
Astérix aux Jeux Olympiques
Avec Benoît Poelvoorde, Alain Delon, Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Vanessa Hessler, Stéphane Rousseau, Franck Dubosc, José Garcia, Alexandre Astier, Elie Semoun, Jamel Debbouze et plus encore.
Alafolix (Stéphane Rousseau), gaulois du village invincible, s'est amouraché (on ne sait en quelles occasions) de la Princesse Irina (Vanessa Hessler) et décide d'aller à Romes pour voir sa belle.
Seulement, elle est promise à Brutus (Benoît Poelvoorde)... Seule solution pour séparer les deux prétendants : il devront participer aux Jeux Olympiques pour gagner le coeur de la Princesse.
Dans cette aventure, Alafolix est bien évidemment accompagné d'Astérix (Clovis Cornillac) et d'Obélix (Gérard Depardieu).
Comme pour chaque Astérix, on y retrouve une sacré brochette d'acteurs. Pourtant on peine à s'intéresser au film
Le film est trop tout public, s'adresse à un public jeune et on ne trouve pas le décalage auquel on avait droit avec l'équipe de Les Nuls.
Ils ont quand même essayé d'injecter un brin de décalage avec Alexandre Astier de Camelot, mais personnellement je n'adhère pas
On a même des passages super-tarte comme les disputes entre Astérix et Obélix ou l'histoire d'amour d'Idéfix...
D'ailleurs on serait fort bien passé de la présence des deux personnages qui n'apportent strictement rien au film. A mon sens, tout ce concentre sur les personnages de Brutus et de César (Alain Delon).
Le premier tient le rôle d'une horrible petite-frappe prête à tout pour prendre la place de son père par les moyens les plus brutaux mais aussi les plus lâches.
Le second est mégalomane, narcissique au possible, mais au moins il impose le respect... Bref un tyran qui a réussi
Les autres personnages sont quasi inexistants. On peut pas dire que Dubosc marquera les esprit avec ce film (je peux plus le voir dans les films donc ça tombe bien
Au final, ça s'éparpille un peu dans tous les sens entre les différents personnages, ça passe lentement et on rit peu
Je retiens quand même la réplique de Brutus, "ma moussaka d'amour" (à ressortir à l'occasion) et la mort de Dany Brillant qui tient le rôle du gouteur de miroir (ça coute rien et ça fait plaisir
Le final remonte un peu avec les pitreries de Jamel, on commençais à avoir quelque chose d'un peu plus délirant... mais trop tard
La Cité de l'Ombre
Par Gil Kenan, avec Bill Murray, Saoirse Ronan et Harry Treadaway
Lina et Doon, deux ados, vivent dans la Cité de l'Ombre, une ville souterraine. Aujourd'hui est un jour important car ils vont prendre leur fonction dans la communauté (que le maire décerne au hazard comme le veut la tradition). Cette entrée dans la vie active leur permet d'en savoir plus sur l'état du générateur qui leur fournit la lumière nécessaire à la survie de la cité. Hors, ce dernier est malheureusement en fin de vie. Bien décidés à améliorer les choses, ils vont en découvrir plus sur le maire et la cité...
L'univers graphique du film est assez réussi et a trouvé un bon compromis pour s'adresser aux adultes commes aux enfants. En décrivant un mode de vie de la cité assez terre à terre et pas bien drôle, le film évite de tomber dans le féérique ou le merveilleux. Par cet aspect, on pourrait le comparer au Labyrinthe de Pan ou à La Cité des Enfants Perdus, mais ce serait une grosse erreur.
D'abord parce que le film est beaucoup moins complexe
On se retrouve donc face à un film d'aventure avec des gosses, un peu comme Les Goonies... mais sans sexe (si si, ya un brin de sexe dans Les Goonies
Le nombre des personnages est trop limité. La petite fille présente avec les deux personnages principaux a seulement un rôle visuel et pourrait être retirée sans que l'on s'en rende compte. Le reste des personnages ne fait que passer...
La quête des deux personnages principaux est simplifiée à l'extrême. Il n'y a pas de super-méchant. Le rôle du maire joué par Bill Murray est beaucoup trop plat et la cité ressemble plus à une caricature d'une mauvaise entreprise (avec son patron profiteur).
Les quelques énigmes auxquels les héros doivent faire sont résolues en un clin d'oeil... Si Indiana Jones est un Rubik's Cube alors La Cité de l'Ombre est un puzzle à 9 pièces pour enfants en difficultés
Le réalisateur n'a même pas pensé à exploiter le (trop court) passage où ils se retrouvent dans la pénombre pour tenter de nous faire peur.
La seule bestiole rencontrée dans le film n'a rien de bien imaginaire, il s'agit uniquement d'un condylure étoilé géant, preuve que l'imagination faisait défaut au réalisateur.
La fin du film n'apporte aucune émotion. Comme quoi "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire".
Le film est assez court et passe assez rapidement. Pour une fois on aurait aimé que le réalisateur en rajoute, et il aurait eu de quoi faire
Twilight - Chapitre 1 : fascination
Réalisé par Catherine Hardwicke avec Kristen Stewart, Robert Pattinson et Billy Burke
Isabella Swan se retrouve dans un village de ploucs ou il pleut tout le temps. Autant dire qu'elle est pas vraiment jouasse au début mais sa curiotisté va être attirée par une bande de jeunes au bronzage plus blanc que celui d'un geek fan de World of Warcraft...
Au début du film, avec la voix off, on se dit "Zut ça commence par la fin, on sait d'avance qu'elle va se changer en vampire et ça va nous gacher toute l'histoire...." Finalement non. Du moins pour cet épisode
Avant toute chose il ne faut pas voir ce film comme un film d'action. C'est une comédie sentimentale, une histoire d'amour impossible entre un vampire végétarien et son steak bien tendre
Ici vous n'apprendrez rien sur les vampires, si ils se transforment en chauve-souris, si on les tue avec un pieu, si ils brulent au soleil... oubliez tout ça !
Une fois qu'on a bien compris, le film est agréable à regarder. On rencontre parfois des longueurs, il y a quelques scènes cucul mais pour autant je comprends le buzz autour du film, le côté sensuel (Edward est fortement attiré par "Bella" mais a peur que son instinct de vampire ne prenne le dessus) où tout se fait en retenu et les tensions que cela génère.
Une alternance chaud-froid qui tient le spectateur attentif.
Une pointe d'humour est présente avec la dérision autour du vampire pas franchement doué pour les relations humaines ou la scène du match de baseball. Pour le reste le film ne gagne pas sur les scènes d'actions... pour un peu que ces scènes soient remplacées en comédie musicale
Ce premier épisode se termine entre la "happy-end" et le début de drame. L'intrigue est plutôt bonne pour le second épisode mais on craint que ce dernier change d'orientation...
Finalement, une comédie sentimentale originale et sympathique... à suivre.
L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert FordDe Andrew Dominik avec Brad Pitt, Casey Affleck (le frère de Ben), Sam Shepard, Paul Schneider et Sam Rockwell
On retrouve aussi Zooey Deschanel (H2G2, Phénomènes, Yes Man) vers la fin du film.
Quand j'en ai l'occasion, j'essaie de regarder un film deux fois avant de faire une critique, histoire d'être bien sûr de ce que j'ai vu
Pour certains films, c'est un plaisir de les retrouver. Pour d'autres on y va plutôt à reculon. C'était le cas pour The Assassination of Jesse James que j'avais vraiment trouvé trop long (le film dure tout de même 2h40 !!) et sur lequel j'avais fini par décrocher
Pourtant je ne regrette pas de l'avoir vu une seconde fois car je l'ai finalement apprécié à sa juste valeur.
The Assassination of Jesse James n'est pas un film d'action. Ce n'est pas non plus un western comme Hollywood a l'habitude de nous montrer. Il se rapproche plus d'une biographie et flirte avec le style documentaire sans pour autant en être un.
On entre dans le film par le biais de Robert "Bob" Ford. Un jeune homme difficile à cerner et qui ne semble pas avoir les idées bien claires mais qui n'est pas demeuré pour autant.
Il est fasciné par ce que l'on dit sur Jesse James et tente d'entrer dans le clan en usant de ses relations (son frère Charley en fait déjà partie).
Bob idéalise les aventures de Jesse James et se rêve en bandit
De plus son côté pot de cole déplait fortement à Frank (le frère aîné de James) et on se dit qu'il ne va pas faire long feu... Malgré tout, Jesse accepte la présence de Bob au sein du groupe.
Bob arrivant sur le tard ne vivra jamais vraiment d'aventures avec la bande qui cherche plutôt à se faire oublier pour un bon moment. Mais pris dans un engrenage de paranoïa et de solitude, Jesse James évolue dangereusement au sein de son propre clan.
Le film utilise par moment une voix off avec un effet visuel flou/grand angle comme si on regardait à travers un juda. Les personnages ne sont pas portés au rang de héros, il est quasi-impossible de s'identifier à l'un des personnages. Tout cela contribue à donner un certain recul sur le film.
La voix off n'est pas seulement narrative, elle cherche à clarifier la présence d'esprit ou les tourments des personnages dont la personnalité ainsi que les relations sont extrémement complexes. Un peu comme si les actes des personnages passaient à la moulinette de la psychanalyse
Un fond musical calme est parfois utilisé avec la voix off ou sur certains passages pour montrer la monotonie des personnages.
Il faut dire que l'époque dépeinte dans le film est triste de réalisme : l'éclairage électrique n'existait pas, le confort était absent... une époque lugubre où la vie nous semblerait difficilement supportable
Le film montre aussi l'incroyable notoriété de Jesse James et l'impact qu'il a eu aux Etats-Unis (une véritable légende), ce que l'on a du mal à concevoir en temps qu'européens
Les acteurs sont incroyables, l'ambiance et les décors sont crédibles... Si vous prenez le temps de le regarder vous ne devriez pas être déçus
Quantum Of Solace
De Marc Forster, avec Daniel Craig, Olga Kurylenko et Mathieu Amalric
On reprend la suite de Casino Royale là ou on l'avait laissé (enfin plus ou moins) avec d'entrée de jeu une scène de course poursuite nous mettant direct dans le bain. De l'action "en veut tu en voilà".
Seulement, de l'action il y en a un peu trop et surtout n'importe comment
Le seul point intéressant dans le film est le principe d'une organisation omni-présente, infiltrée même au MI6. Mais tout est entièrement gaché par les scènes d'actions incessantes, la rencontre trop tardive avec le méchant, une James-Bond Girl sans grand intérêt... Bref un mauvais épisode de ce qui s'apparente de plus en plus à une série TV









