Wednesday, 2. July 2008, 19:46:00
PhénomènesDe
M. Night Shyamalan (
Sixième Sens,
Incassable,
Signes,
Le Village)
avec
Mark Wahlberg (
La Planète des Singes) et
Zooey Deschanel (
H2G2).
Des phénomènes étranges se produisent dans des lieux publics. Les personnes touchées ont d'abord un comportement illogique (discours sans sens), se figent comme s'ils étaient
"déconnectés" puis meurent. Les premières hypothèses sont celles d'attaques terroristes à l'aide de produits toxiques...
Je ne dévoilerais rien de plus sur ce film qui a très bien sû garder secret son contenu sans pour autant avoir recours à des méthodes exagérées pour faire parler de lui (*caugh*caugh*
cloverfield*caugh*).
Un sacré challenge de tenir le spectateur en haleine quand on connait la nature de la menace... et pourtant le challenge est réussit. Quelques scènes bien gores, un passage pour le moins étrange avec une grand-mère folle à lier, ou une rencontre pour demander de l'aide qui se termine très mal, parviennent à entretenir la tension générale du film.
Les acteurs jouent plutôt bien, mais on en retire rien d'exceptionnel de ce côté. Il faut dire que les personnages principaux sont une famille assez atypique dont les relations semblent aussi être un mystère
A part ça le scénario est génial, très original, et rien que pour ça, ça vaut le coup de voir le film.
Et pour finir sur le côté
"philo" je trouve que par les yeux des personnages, le réalisateur fait se déplacer la responsabilité de la faute sur tel personne, tel groupe, tel élément tout au long du film, comme pour dire que tout le monde est une menace potentielle pour les autres et même pour lui même...
John RamboDe et avec
Sylvester Stallone et
Julie Benz (la bonde de la série
Dexter)
John Rambo est un philosophe qui s'est retiré dans le nord de la
Thaïlande pour vivre une existence pieuse.
Quand une équipe humanitaire lui demande de les amener en
Birmanie, il est d'abord un peu réticent, puis reprends du service, bien décidé à prêcher la bonne parole aux autochtones.
Ses méthodes de conviction : machette, mitrailleuse, arrachage de carotide à main nue et vidage de tripe
"à chaud" (sans anestésie).
Certes ça gicle dans tous les sens, c'est bourrin au possible et on peut laisser son cerveau au vestiaire... mais une fois de temps en temps ça fait du bien
PiDe
Darren AronofskyMax Cohen est un mathématicien. Pas n'importe lequel, l'un des plus brillants de son époque. Un peu autiste sur les bords, il supporte mal l'interraction avec les gens et suit un traitement pour calmer ses crises.
Le sujet de ses recherches : les séquences. Selon lui tout est mathématique, régit par des équations. Tout suit une séquence. Le support qui lui sert pour ses recherches est la bourse.
Ses recherches intéressent très fortement un cabinet financier ainsi qu'un groupe religieux juif qui étudie la
Torah.
Pourquoi cela les intéresse-t-ils tant ? Sur quoi les recherches de
Max vont-elles aboutir ?
Malgré que le film soit en noir et blanc, que les images aient un certain
"grain" (du
"bruit" comme dans les logiciels de retouche photo), et que le tout se passe sur les compos électroniques de
Clint Mansell, le film ne souffre pas trop de son look expérimental.
Il faut dire qu'une bonne partie du film se déroule dans l'appartement de
Max, et le noir et blanc rajoute une certaine ambiance.
Max une sorte de
Docteur Frankenstein qui cherche son monstre mathématique. Alors qu'il se rapproche de son but, sa folie et sa paranoïa grandissent.
Le film gagne en dynamique et en intérêt au fûr et à mesure qu'on approche de la fin. Très intéressant, mais pas forcément accessible à tous, on verrait bien
Edward Norton y tenir le rôle de la vedette. Si l'intrigue vous intéresse, n'hésitez pas
PrimerPrimer c'est l'histoire de deux chercheurs qui bricolent dans leur garage et déposent des brevets en tout genre pour gagner des sous. Des espèces d'inventeurs assez callés et très sérieux.
Alors qu'ils travaillent sur une machine en relation avec la pesanteur, ils observent des phénomènes pour le moins étranges pour tous scientifiques qui se respectent.
Il semble que la machine qu'ils ont construit ait une incidence sur le temps...
Le film n'est pas un film d'action, presque tout se passe par les dialogues entre les deux personnages principaux. Malgré tout on regrette l'utilisation presque systématique de plans fixes qui ne dynamise pas l'histoire. Les personnages sont très rationnels, peut être trop, ça aurait pû être intéressant de les voir paniquer un peu plus, prendre plus de risques.
En comparaison, si j'étais un professeur qui corrigeait une copie, je mettrais probablement
"peut mieux faire"
Requiem For A DreamDe
Darren Aronofsky (encore) avec
Jared Leto,
Ellen Burstyn,
Jennifer Connelly,
Marlon Wayans.
Harry est accro. Il n'hésite pas à voler sa mêre pour se payer ses doses. Avec sa copine
Marion et son meilleur ami
Tyrone, ils pensent se faire de l'argent en revandant de la drogue recoupée.
Un film plutôt déroutant au début, on alterne les scènes autours des 3 jeunes et celles centrées sur la mère qui passe son temps devant la télévision. On se demande où le réalisateur souhaite nous amener... puis on comprends.
Un film très poignant sur les dépendances : drogues, antidépresseurs, sucre, télévision, amour...
Dead or AliveQue peut-on espérer d'un film se basant sur un jeux vidéo où les combattantes sont des bimbos aux pixels savamment répartis ? Ma foi pas grand chose. En en effet, on n'y trouve pas du bon, par contre il y a du bonnet
Le casting aurait pû se limiter à
Holly Valance (chapiteau! lol) ça nous aurait suffit, mais il en fallait pour tous les goûts donc on a aussi l'asiatique, la texane etc. Le film est vraiment monté comme un jeu vidéo, avec interludes, classement, logos, le tout à grands renforts de buitages...
Quelques pointes d'humour, malheureusement trop peu nombreuses, remontent un peu le niveau mais c'est loin d'être assez devant le scénario navrant.
35 heures, c'est déjà trop (vo: Office Space)De
Mike Judge (
Idiocracy)
Office Space suit les aventures fictives de trois employés de bureau dans une entreprise contemporaine en cours de
"dégraissage".
Au début on doute... certes on sait qu'il s'agit d'un film comique... mais à quel point ? Va t'on tomber dans le ringard ? L'excés ? Est-ce vraiment drôle ?
Finalement le réalisateur a trouvé une bonne accroche avec son personnage principal... et justement... on accroche
Le film fait la critique de la vie au travail, en particulier des entreprises
"informatisées", en se moquant de tout ce que l'on peut subir au bureau.
Très sympathique à voir, le film doit prendre toute son ampleur si on le regarde entre collègues de boulot, il y a matière à débattre et rire pendant de bonnes heures
A noter la présence de
Jennifer Aniston, qui joue plutôt bien dans le film
Bons Baisers de BrugesAvec
Colin Farrell,
Brendan Gleeson et
Ralph Fiennes.
C'est l'histoire de deux tueurs à gages qui doivent se mettre au vert quelques temps suite à une grosse bévue. Et où sont-ils envoyés ? Dans cette putain de
Bruges !!
Tout à fait hors normes, le film tourne autour d'un humour particulier dont je ne me lasse pas. On oublie carrément les gangsters chiadés des films d'actions US, ceux-çi causent de tout et n'importe quoi et n'hésitent pas à ponctuer leurs phrases avec une savante dose de vocabulaire ordurier
Ce que l'on aime c'est surtout le décalage du personnage principal,
Ray un tueur à gages débutant joué par
Farrell, qui se comporte comme un véritable gosse qui tour à tour boude, trépigne et traine des pieds (c'est pas seulement une expression). Sans compter l'exploitation de bons gros clichés sur les différents habitants du globe (les ricains racontent n'importe quoi, les canadiens sont chiants) sans oublier les nains

Le reste c'est de l'humour noir à gogo.
Le film se termine en changant complètement de cap mais n'en reste pas moins exceptionnel. A voir
Evan tout-puissantAvec
Steve Carell et
Morgan Freeman.
Evan est un politique qui se lance dans la cour des grands. Un peu tendu par les changements dans sa vie, il s'en remet à
Dieu à qui il demande de l'aider à changer le monde (son slogan de campagne).
Dieu répond à sa demande, mais pas comme il l'espérait, puisqu'il va lui donner pour tâche la construction d'une arche.
Sur le principe c'est moins
"nombriliste" que
Bruce tout-puissant. Plutôt amusant, n'entre pas dans le vulgaire (on est loin des cacaprout du genre
BigMovie), c'est plein de
"bonnes attentions"... un film familial
"tout public" pour résumer et ma foi on en a vu des biens pires
99 francsDe
Jan Kounen, d'après le roman de
Frédéric Beigbeder, avec
Jean Dujardin.
Octave est au sommet de son
"art", la publicité. Il travaille dans la plus grosse agance de pub,
Ross & Witchcraft. Pris dans un engrenage décadant à base d'argent, femmes et drogues, lui qui était si haut, si sûr de lui et de son rôle dans la société, va finir par sombrer et se dégouter de lui même avant de finalement décider de frapper un grand coup pour tout faire s'écrouler.
Le film est à l'image de son personnage principal : très sophistiqué, chaque scène a l'air d'avoir été étudiée avec un soin tout particulier dans la mise en forme, l'objectif non dissimulé et d'exploiter les méthodes des publicitaires pour mieux les saccager, les exagérer jusqu'au ridicule, transformer des paroles agressives ou vulgaires en slogans commerciaux, ou injecter un élément destructeur dans une pub pronant la solidarité.
Le sommet est atteint avec du yahourt mis en scène comme si c'était une bonne dose de foutre
Le réalisateur se fait (et nous fait) plaisir en détruisant la pub bien ringarde d'une barre chocolaté qui n'est pas sans rappeler les fameuses pubs
Kinder (vous savez, la fameuse famille à fils unique avec les coiffures d'une mode dépassée, dents blanches, look de bourges mais pas trop, coincés et propres sur eux à qui on donnerait des claques lol) ou encore en salissant un décor paradisiaque avec des paquets d'emballages.
Le film donne aussi un bon tour d'horizon du monde publicitaire, les différents boulots (créateur artistique, rédacteur publicitaire, photographe etc), comment tout ça tourne et donne son point de vue sur ce qui fait la qualité d'un film publicitaire (un côté analytique assez intéressant).
Notez qu'à chaque visionnage du film on peut remarquer certains détails comme le hamster défoncé à la coke qui courre dans un tarré en arrière plan dans sa roue
On note aussi la présence de vrais pubs (scène ou
Octave roule en
BMW, réunions où les gens tournent à
Volvic, créateur artistique sous
Apple, emballage
KFC sur le bureau, caméra numérique
Sony...) Comme quoi, pub, anti-pub, ou anti-anti-pub, la morale est que tous les moyens sont permis pour nous
faire acheter un produit et qu'on n'y échappera jamais. D'ailleurs peut-on réussir à faire un film sans laisser une marque s'introduire par inadvertance ?
Dans tous les cas, c'est un très bon film, peut-être un peu déroutant au début mais intéressant et très critique tout en restant amusant.

Attention ça va taper