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La méthode globale

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La méthode globale est une méthode d'apprentissage de la lecture. Elle a pour ambition de faire acquérir à l'élève une stratégie de déchiffrage des mots en tant qu'image visuelle indivisible.

Cette méthode est apparue historiquement par opposition à la méthode syllabique, qui s'articule autour de la genèse des sons de la langue par assemblage de syllabes.


Historique

Décrite dès 1787 par Nicolas Adam, la méthode globale a été développée au début du XXe siècle par Ovide Decroly, pour aider l’apprentissage d'enfants en difficulté qui n’arrivaient pas à lire par les méthodes habituelles.

Elle est adaptée dans les années 1980 par Évelyne Charmeux et Jean Foucambert sous le nom de méthode idéovisuelle. Cette méthode consiste à utiliser directement des mots entiers simples et familiers, voire des phrases entières, sous forme de différents jeux de devinettes. Le manuel Objectif lire s'en inspire.

Cette méthode est fréquemment accusée de provoquer dyslexie et dysorthographie[3]. On accuse cette méthode d'introduire de la confusion dans l'esprit des enfants et 21% de ceux-ci entrent au collège « sans comprendre ce qu'ils lisent[4] » Selon un sondage de septembre 2006[5], 16% des enseignants utilisent cette méthode et 76% une méthode mixte mêlant méthode syllabique et méthode globale. Le ministre de l'Éducation, Gilles de Robien, a déclaré en 2005 qu'il fallait « abandonner une fois pour toutes la méthode globale[6] » pour les critiques mentionnées ci-dessus.


Une méthode viable mais spécialisée.

L'idée a été reprise, transposée et adaptée à la réalité au début du XXème siècle.

"Lorsque DECROLY, médecin neurologue passionné de pédagogie, découvre vers 1910 la méthode dite "globale", il l'utilise d'abord pour apprendre à lire aux enfants sourds, dont le handicap rendait le versant phonétique de l'alphabet inutilisable ou, au mieux, ardu à saisir. Puis, considérant que la perception de l'enfant est d'abord syncrétique, il cherche à l'exploiter chez l'entendant.

Partant d'un tout (la phrase) vers la partie (le mot) pour en découvrir l'élément (la lettre ou le graphème) par un travail d'analyse que l'enfant est censé conduire lui-même, cette démarche doit l'amener, par les étapes inverses, à comprendre et à utiliser le processus de synthèse des lettres entre elles. Elle ne perd donc pas de vue, avec l'enfant entendant, le couplage lettreson (…); la synthèse ensuite s'appuie sur leur combinaison. Les textes sont en principe produits par l'enfant lui-même.

La démarche analytique bien conduite mobilise l'œil et l'oreille de l'enfant et s'attache à la structure intime du mot. La syllabation de retour achève de consolider cette structure. Elle limite au symbole graphique l'intervention (de la mémoire) pure. Cette méthode, rigoureuse dans ses étapes, est encore souvent utilisée chez le sourd profond et dans la rééducation de certaines alexies*. Mais elle exige une formation linguistique et phonologique très précise."
*alexie : perte plus ou moins totale de l'aptitude à lire le langage écrit, sans déficit sensoriel


La méthode globale d'apprentissage de la lecture :

Il est parfaitement démontré et admis que chez tous les droitiers et une partie des gauchers le centre du langage est situé dans l'hémisphère cérébral gauche. C'est celui de l'analyse, de la dissection des données, tandis que l'hémisphère droit est celui de la saisie globale, de l'intuition, de la connotation et de la métaphore.

Les idéogrammes chinois qui véhiculent des concepts sont interprétés, appris et retenus par le cerveau droit.Les syllabes qui se suivent pour façonner un mot sont enregistrées par le cerveau gauche.
L'analyse des signes et des syllabes, puis du sens produit sont un travail de l'hémisphère gauche.
On ne peut, en apprenant à lire par le cerveau droit à un droitier que déboucher sur une lecture approximative et un sens approximatif. Il en est de même ensuite de l'analyse grammaticale. Il n'y a pas de centre du langage dénotatif dans le cerveau droit.

Il est suggéré, s'il fallait aller jusque là, de monter une expérience comparant les imageries neuro-fonctionnelles des deux hémisphères chez les droitiers qui ont appris à lire par la méthode syllabique et d'autres formés par la méthode globale

Mais les résultats sont entièrement prévisibles.

L'accès au sens, la connaissance de soi et du monde ne peut être pleinement obtenu que par la première.

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