La Puissance thérapeutique et Inégalée du Pardon
Friday, November 11, 2011 6:54:16 PM
Pardonner, C’est assainir Son Ame. Pardonne, la santé de ton Ame et ton destin en dépendent!
Pardonner ou ne pas pardonner, voila la question inéluctable… ou alors le dilemme!
Est-ce donc vraiment un dilemme?
Il s’agit ici de pardonner afin de Vivre sainement!
Pardonner aux autres pour la peine qu’ils nous ont causée, s’avèrerait à tout égard être une tâche quasiment impossible, mais hélas pas facultative si nous désirons une vie d’abondance, de plénitude et d’intégralité.
Oui, c’est possible de Vivre à nouveau ! Oui bien-sur!
Oui, tu peux t’élever au-dessus de la verdeur de ton chagrin.
Oui, tu peux être libéré(e) des démons d’un passé que tu préfèrerais ne plus jamais confronter.
Chaque être humain se débat à un moment ou un autre avec l’idée du pardon. La majorité d’entre-nous avons eu à parcourir la vallée de l'ombre de la mort, nous demandant s’il fallait pardonner ou pas. La rancœur est comme un nuage qui ombrage la vie d’un individu, très souvent à son insu, et qui teinte sa trajectoire. Essentiellement, pardonner c’est renoncer à son droit légitime et justifié à la revanche. Par contre, refuser délibérément ‘d’étendre la main’ du pardon est une façon de renouer avec sa peine encore et encore.
Dès lors, comment est-il possible de déraciner des profondeurs de notre âme, ou d’éradiquer ce à quoi nous sommes encore si fortement attachés ?
Le début de toute escapade d’un tel abattement moral c’est de visualiser ceci: La rancœur est comme une corde robuste qui ligote les deux parties en question. L’amertume est semblable à l’action de celui qui ingurgite du poison et qui, bien qu’observant son effet désastreux et progressif, refuse tout autant d’en suspendre l’usage. Il reste évident que même l‘acide n’a aucun mal à détruire le récipient qui le contient.
La rancœur a cette capacité bizarre à nous faire sentir justifiés dans notre peine, une désillusion qui ne conduit qu’à perpétuer dans notre esprit ce que nous souhaitons ne s’était jamais produit. L’amertume nous prive de la paix parfaite et de la sérénité dont notre âme a soif, et n’aurait peut-être jamais goûté. Le fait de blâmer les autres accentue notre ressentiment envers eux, et comme une épine continue de saper nos pensées, notre volonté et notre motivation. La rancœur tout comme la peur, tourmente, paralyse sur le plan émotionnel et nous entrave.
Une fois que l’on arrive à ce point-là, on a déjà eu le temps d’ausculter chaque détail révoltant. Le plus tôt notre décision de couper ce lien invisible en le ‘leur’ pardonnant, le plus tôt l’apaisement et la stabilité de notre âme surgira. Le poids de la rancœur sur une âme est trop lourd pour notre séjour si bref sur terre.
Le pardon reste la plus grande marque de générosité l’un pourrait accorder à son esprit. Le pardon procède du plus profond d’un être – son Esprit – cette place qui transcende le corps, les émotions et la capacité naturelle du cœur à le faire. C’est un acte délibéré. Il ne s’agit plus ‘d’eux’, ou encore de ce qu’ils auraient fait, si nous parvenons à réaliser que c’est bel et bien Notre équilibre qui en dépend. Que l’autre partie le mérite ou pas ne devrait en aucun cas être la base sur laquelle le pardon est accordé.
Voici ce qui est crucial de réaliser: Ce n’est pas la personne qui a causé le tort qui est ici en question, mais l’esprit impur qui l’aurait influencé et conduit à un agissement déplorable. Oublier une telle vérité c’est permettre au véritable ennemi de prendre la poudre d’escampette et de perpétuer ses dommages.
Une évaluation sincère de nos propres défaillances et iniquités suffit à nous convaincre du fait que de nous mêmes, nous demeurons incapables de toute vertu. Depuis le Jardin d’Eden, chacun de nos comptes de vie a été décrété délinquant/ à découvert par notre Dieu saint et impeccable. Comme nous le révèle les saintes écritures, c’est depuis l’enfance que la pensée et les tendances humaines sont inévitablement penchées vers le Mal.
Dans Son désir ardent de nous rétablir dans notre position originelle d’intimité et d’alliance avec Lui, Dieu nous a été révélé en la personne de son fils Jésus Christ. Et bien que nous fûmes et restons indignes d’une telle amnistie, Il a étendu Sa miséricorde avec générosité à l’endroit de l’humanité entière, notre exemple à copier.
Le pardon est au cœur de la foi chrétienne et reste l’un des principes clés de la Psychologie. Nous nous devons de pardonner si nous espérons être pardonnés en retour. Jésus nous a préconisé de pardonner aux autres leurs offenses sans hésiter, et ce en nous rappelant qu’un jour ou l’autre nous nous retrouverons dans le même besoin.
Le pardon est une force sans précédent qui libère l’âme comme un oiseau tremblotant, de sa captivité. Conséquemment, pardonner devient un privilège à chérir et que l’on devrait se garder de perdre.
Le pardon est un outil que Dieu nous a confié et s’attend à ce que nous nous en servions. C’est ce qu’Il propose afin de nous aider à naviguer un monde impie, injuste et jonché des nombreuses répercussions périlleuses du Péché. Tant que l’on ne pardonne pas complètement, on continue très souvent à projeter son tourment sur les autres, polluant ses relations, l’une après l’autre.
Ce pourrait-il que c’est notre refus de pardonner qui continue ‘d’incarcérer’ notre bourreau dans sa perpétuelle prison? Sommes-nous capables de le ‘relâcher’ du péché qui le cerne si facilement de tous côtés afin de permettre son essor? Et si alors nous étions l’agent spécialement délégué par Dieu pour débloquer la porte de leur pénitencier mental?
De la même façon que Jésus Christ a été appelé à sanctifier son Eglise en mourant pour elle, le Mari a été appelé à sanctifier sa femme en l’aimant. Pareillement, nous avons chacun été appelés à sanctifier ceux qui nous auraient affligé. Nonobstant la sévérité du péché, notre Dieu de bonté étend Sa miséricorde à tous ceux qui se repentent, sans discrimination. C’est l’être humain qui différencie entre péchés mineurs et majeurs. Pourtant, toute transgression déplait à notre Dieu saint et nous éloigne de lui. Son objectif fondamental reste la condition du cœur humain dont Il aimerait faire Sa demeure.
Lorsque nous avons injustement souffert un tort, si l’auteur de cette peine s’est par la suite repenti et a reçu le pardon divin [ceci peut demeurer un mystère et ne devrait dans tous les cas être notre préoccupation], nous devenons coupables de nécromancie aux yeux de Dieu chaque fois que nous revisitons ce sujet et en parlons avec quelqu’un d’autre. En persistant dans ce sens, nous réveillons les morts et donnons voie une fois de plus à l’abaissement et la dégradation de notre âme.
Dieu comprend t’il qu’une telle guérison prenne du temps? Bien évidemment. Dieu est conscient de notre inhabilité à y parvenir tous seuls. Le plus longtemps nous permettons à la rancœur dans nos cœurs de suppurer, monumental sera le dommage pour notre âme. De deux maux, Dieu nous préfèrerait de souffrir le moindre. Pardonner est la manière par laquelle nous exemplifions et exprimons notre amour envers notre Seigneur, en reconnaissance pour Son amour infini à notre égard comme pécheur.
Pardonner ne sous-entend pas toujours que nous retournions physiquement vers la personne afin de reconstruire les ponts brisés. Si tel était le cas, il serait évidement impossible de pardonner des personnes décédées ou celles avec qui l’on aurait perdu contact. En somme, lorsqu’il s’agit du pardon, la réconciliation reste l’idéal mais pas nécessairement le but principal ni la fin.
Notre vie devrait constituer la souche sur la base de laquelle plusieurs autres fleurissent. A Dieu seul revient et appartient le droit de choisir le type d’engrais [quelles circonstances] produiraient le meilleur rendement dans nos vies, conformément à son plan originel.
Pardonner ne signifie sans doute pas tolérer le passé ou même minimiser le supplice psychologique qui aurait subsisté malgré l’écoulement du temps. Le pardon est une force qui guérit; et ceci exige que l’un prenne la résolution de confronter ce passé en tournant un regard microscopique vers la racine du problème. L’exemple cité dans le -Livre des Nombres- est notable à ce point:
«Les Israélites quittèrent la montagne de Hor par la route de la mer des Roseaux pour contourner le pays d'Edom. En cours de route, le peuple se découragea. Ils se mirent à parler contre Dieu et contre Moïse en disant: ---Pourquoi nous avez-vous fait sortir d'Egypte pour nous faire mourir dans le désert? Car il n'y a ni pain ni eau, et nous sommes dégoûtés de cette nourriture de misère! Alors l'Eternel envoya contre le peuple des serpents venimeux qui les mordirent, et il mourut beaucoup de gens d'Israël. Le peuple vint trouver Moïse en disant: ---Nous avons péché lorsque nous avons parlé contre l'Eternel et contre toi. Maintenant, veuille implorer l'Eternel pour qu'il nous débarrasse de ces serpents! Moïse pria donc pour le peuple. L'Eternel lui répondit: ---Fais-toi un serpent en bronze et fixe-le en haut d'une perche. Celui qui aura été mordu et qui fixera son regard sur ce serpent aura la vie sauve. »
Il est important de remarquer que Dieu, bien qu’en mesure de débarrasser le camp entier des serpents venimeux ne l’a pas fait, mais a tout simplement pourvu la solution au problème: la guérison pour celui qui aurait le courage de confronter le véritable objet de sa crainte. En général, le chirurgien coupe la tumeur cancéreuse alors que le patient est endormi. Le patient n’est certainement pas obliger d’étudier cette tumeur déjà coupée comme condition préalable à sa guérison. Ce processus semble pourtant différent quand il s’agit d’un ‘cancer de l’âme’. Alors prétendre que le problème n’existe pas au lieu de l’affronter avec honnêteté et totalité, mène sans doute aucun à l’infestation de la ‘plaie’.
Dieu ne nous encouragera jamais à panser nos plaies et à continuer notre parcours, prétendant d’être en paix alors que nous ne le sommes pas véritablement. Aussi pénible et amère que cela s’avère, revisiter des souvenirs douloureux est une pilule que nous devons avaler à tout prix, si nous espérons être libérés. Il est impossible d’oublier ce que l’on n’a pas encore pardonné. En général, plus la tumeur est large, plus considérable le dommage, et plus profonde la douleur. Alors le plus vite on s’en débarrasse, le meilleur c’est, si nous désirons sauvegarder le reste de nos organes vitaux. Notons toutefois que dans plusieurs cas, les petites tumeurs se sont avérées à plus d’une occasion plus mortelles [dans le corps aussi bien que dans l’âme].
Toute modification du caractère accomplie strictement par le biais d’une intervention humaine ne peut ni satisfaire, ni transformer le cœur. En effet, porter une attention appropriée sur une blessure n’a pas pour but de promouvoir le désespoir, mais de nous préparer pour l’intervention super-naturelle du Très-haut.
Très souvent l’abus pousse à l’autoprotection, ce qu’ont fait Adam et Eve. Dieu ne nous exonère pas de l’obligation d’aimer son prochain juste parce que nous avons nous-mêmes été délaissés. Nous ne sommes pas libres d’abuser des autres parce que nous en avons été victimes. Dans Deutéronome 30: 19, Dieu proclame à travers son serviteur Moïse:
«Je prends à témoin contre vous le ciel et la terre: Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, aimant Yahvé ton Dieu, écoutant sa voix, t’attachant a lui ; car là est ta vie, ainsi que la longue durée de ton séjour sur la terre que Yahvé a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob [les patriarches de la Foi] ».
Bien qu’omnipotent, notre Dieu est loin d’être un tyran. L’un des dons les plus précieux que Dieu a conféré à l’être humain est la capacité de choisir, et même choisir contre Lui; de choisir de vivre dans le péché ou de choisir la Vie, de choisir de Lui obéir ou de choisir de Lui désobéir, de choisir de se repentir ou de choisir d’ignorer sa conscience.
Une fois que nous avons choisi notre trajectoire, Dieu dans sa Justice intervient rarement pour prévenir les conséquences de nos choix. En général, Il exerce le contrôle sur nos vies selon le degré de notre soumission à Sa volonté. Dieu n’est en aucun cas obligé de nous tirer d’affaire lorsque notre situation est le fruit de nos décisions insensées.
Autant que nous le sommes dans nos relations humaines, et comme Jésus l’était envers ses disciples, Dieu ne dévoile ses mystères et secrets qu’à ses intimes.
Joseph se servît du statut social que Dieu lui avait conféré pour pardonner et restaurer ceux qui plus d’une vingtaine d’années avant l’avaient vendu comme esclave. Pour avoir un sens, notre peine devrait toujours être évaluée dans le contexte du grand Plan divin pour l’humanité. Nous devons reconnaître que Dieu est souverain et qu’Il œuvre de diverses manières [se servant même de notre passé] pour renouveler le jugement des autres et les attirer dans Son intimité.
Selon l’incitation et le guide du St-Esprit, il est crucial pour la délivrance de certaines personnes que nous revisitions le passé- parce que cela pourrait constituer la seule opportunité pour celles-ci de réaliser le degré de leurs transgressions face à un Dieu saint. Le but ultime ici étant leur repentance totale et leur réconciliation à Dieu. Dieu a moins besoin de nos holocaustes que de notre obéissance crédule à Sa volonté [contenue dans Sa parole]. Le seul sacrifice qui convienne à Dieu, c'est un esprit humilié devant Lui, lui qui n’a jamais dédaigné un cœur brisé et contrit (Psaume 51: 18-19).
Une vision superficielle du péché conduit inévitablement à une vue superficielle de la repentance et même de sa nécessité. Certains enseignements prescrivent de manière erronée que pour guérir des blessures du passé, il suffit de ‘faire des efforts et d’oublier’. La bible a jugé important d’inclure l’exemple de Joseph, pour l’édification des générations futures. Peu importe à quelle étape du processus nous nous trouvons, nous pouvons confesser les mêmes paroles que Joseph: «Vous aviez projeté de me faire du mal, mais Dieu l'a changé en bien pour accomplir ce qui arrive aujourd'hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux.»
Jésus pardonna et aima ses adversaires comme seul Notre Père le pourrait. Et c’est en vue de la joie qui lui était réservée que Jésus a pu disculper ceux qui lui transperçaient la chair.
L’amour divin, ainsi que la capacité surnaturelle à pardonner ont déjà été répandus dans nos cœurs par le St-Esprit qui est donné à tous ceux qui reçoivent le Salut en Jésus Christ par leur profession de Foi [Romains 10: 9-10]. A travers la puissance de Dieu qui agit en nous, nous sommes à même de ‘relâcher’ toute personne qui nous aurait écœurés.
Le St-Esprit est le guide, le conseiller et tuteur de l’Eglise désormais en nous, envoyé sur terre pour secourir ceux en Christ et les assister à vivre avec succès la vie de chrétien. Il est le partenaire parfait, qui en prière nous aide à prier la volonté spécifique de Dieu pour notre existence.
Dieu ne nous demande toujours de faire que ce qu’IL nous connait en mesure d’accomplir. IL n’exigera toujours de nous que ce qui est salutaire à notre bien-être personnel et en ligne avec notre commission sur Terre. Il fait constamment appel à des cœurs disposés à Lui faire confiance, et à croire en Ses promesses qui ne mentent jamais. Le seul fait de nous avoir créés est la preuve de son amour inégalé pour nous, et de son souhait de nous voir prospérer spirituellement, mentalement, physiquement et matériellement [dans cet ordre distinct (voir. 3 Jean 2)].
Comment Dieu aurait-Il pu orchestrer avec tant d’exactitude les évènements de notre naissance et ceux de notre départ, et en même temps omettre de nous fournir le guide indispensable pour ce parcours ardu sur terre? Comment s’attendrait-Il à ce que nous réalisions Sa volonté sans nous la communiquer avec clarté?
Beaucoup le pensent pourtant, et par ignorance ou impatience recourent à d’autres moyens sans l’approbation de Dieu. C’est par la foi et l’ingrédient non-négociable qu’est la patience, que les promesses divines sont acquises, la bible nous enseigne. La foi et le doute n’ont jamais fait bon ménage ensemble.
Sur la Croix, Jésus à sécurisé pour nous non pas seulement le Salut, mais aussi tout, et tout ce dont nous aurons besoin pour ce séjour sur terre et au-delà [2 Pierre 1 : 3]. Ceux qui n’en bénéficient pas ignorent Ses bienfaits, ou alors refusent de les approprier par la Foi et de s’en servir. Quel bien nous ferait-il de posséder un chèque de dix millions de dollars en notre nom, largué dans un tiroir, si nous ne nous décidions pas de l’utiliser pour enrichir notre vie dans toutes ses facettes?
En Christ, nous qui avons été adoptés comme fils dans la famille éternelle de Dieu, sommes rois au même titre que Jésus et investis des mêmes pouvoirs que Lui. Conscients de cela, c’est facile de comprendre que la manière dont un roi prie est tout-à-fait différente de celle d’un esclave: Un roi n’est plus servile ni au péché, ni à sa chair, ni même à ses propres désirs ou ambitions. Mais il déclare ce qu’il souhaite avec autorité et voit sa volonté s’accomplir.
La rancœur aime accuser, dévoiler et «remuer le couteau dans la plaie continuellement ». Un cœur plein de rancœur est jaloux, envieux et brûle de colère face au bonheur et au succès de celui envers qui il retient l’offense. Un tel cœur se réjouit de la calamité ou de la mauvaise fortune des autres, une attitude que Dieu déplore. C’est pour cette raison que dans le processus de notre guérison, Dieu dans sa sagesse s’assurera pour que nous soyons témoins de Ses bénédictions et grâces sur celui contre qui nous gardons rancune. Il le fait pour nous provoquer à confronter une fois pour toute l’amertume qui règne en nous, et pour nous forcer à réaliser que nous sommes les seuls à être tourmentés par notre refus de pardonner. Dieu a clairement dit a Moise dans Exode 33: 19 «Je fais grâce à qui je fais grâce, et j’ai pitié de qui j’ai pitié. »
Pardonner c’est une décision et non un sentiment. Comme pour la plupart de Ses commandements, pardonner à ceux qui nous ont offensés est un concept d’apparence énigmatique et bien étranger à notre entendement charnel. Jésus nous demande de bénir [c.à.d. de parler en bien d’eux selon l’étymologie grecque] et non maudire les autres [surtout à des moments ou nous sommes le plus tentés de les juger]. Notre devoir est de leur être profitable autant que possible [spirituellement, moralement et matériellement]. C’est capital de prier à haute voix pour ceux qui nous ont causé du tort. Une telle attitude constitue une force inégalable car il est impossible d’éprouver de l’animosité envers celui pour qui nous prions continuellement, impossible tout simplement!!!
L’une des tragédies de la rancœur c’est que nous la transférons sur des personnes innocentes. Sans que nous nous en rendions même compte, elle se déverse sur d’autres et nous rend cynique par rapport aux intentions et aux actions des autres. Hébreux 12: 15 nous interpelle “…Veillez [surveillez attentivement et contrôlez] à ce qu’aucune racine amère ne pousse des rejetons et ne cause du trouble, ce qui contaminerait toute la masse.”
Alors, au lieu de laisser l’Amour divin inconditionnel être le filtre de nos pensées, notre logique est teintée et nous prenons nos décisions envers les autres à travers la maquette et le moule de nos expériences antérieures. Conséquemment, nous fermons la porte à de nouvelles relations que Dieu aurait apprêtées pour nous.
En tant que Chrétiens, nous avons été désignés pour veiller les uns sur les autres, en intercédant [par nos exhortations en prière] de façon à ce que nul ne soit privé de la miséricorde de Dieu. En priant pour celui qui nous aurait causé de la peine, nous sommes littéralement entrain de protéger leur âme contre les effets du Mal, aussi bien que la nôtre et de les purifier.
Le pardon n’est pas optionnel, c’est une ordonnance, une prescription divine. Nous pardonnons parce que nous avons été pardonnés:
«Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. » Éphésiens 4:31-32/ Marc 11: 25
Nous sommes pardonnés parce que nous avons pardonné. Dans l’épître de St. Jean chap. 20 v. 23, nous lisons les premières paroles de Jésus à ses disciples après sa Résurrection: «Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.»
Notons que ces paroles furent prononcées immédiatement après que Jésus eut soufflé sur eux pour qu’ils reçoivent l’Esprit Saint.
Nous en déduisons ceci: Bien que la décision de pardonner et affranchir les autres nous revienne, c’est l’Esprit Saint qui œuvre en nous afin de nous libérer du fardeau de la rancœur. En toute chose, c’est Dieu qui œuvre en nous le vouloir et le pouvoir, pour que sa Gloire ne soit partagée.
Proverbes 18: 14 nous instruit en ces termes: "Un bon moral permet de supporter toute maladie, mais un esprit abattu, qui peut l’apaiser?”
Tout commence par une admission, un aveu en prière:
‘Seigneur, Je me trouve incapable de pardonner… Je me soumets à ta volonté. Œuvre en moi le vouloir et le pouvoir de t’obéir...’
La science a prouvé que la rancœur comme d’autres émotions négatives, bloque le courant nécessaire pour notre bien-être suprême, et affecte profondément le fonctionnement du corps humain. Ceci détériore les processus chimiques, interrompt l’harmonie cérébrale, stresse les systèmes musculaire et squelettique, produisant ainsi une pléthore de symptômes tels que les problèmes digestifs, articulaires, les battements de cœur irréguliers, la pression artérielle élevée, la déprime, la confusion… pour ne citer que ceux-là.
L’amertume est un ‘corps étranger’ dans l’organisme humain car le Dieu d’Amour qui nous a crée à Son image [d’amour et de quiétude] n’a pas donné place à un tel déstabilisant dans nos cœurs et esprits.
Pardonner c’est être libéré du tressaillement et du frisson que l’on ressent chaque fois que le nom de la personne est mentionné.
Si nous avons donné à l’esprit de Dieu suprématie dans nos vies, Il s’emparera de notre incapacité à aimer cette personne et nous accordera la force extraordinaire pour y parvenir. Quand l’esprit de Dieu conduit le nôtre, nous ne nous laissons pas vaincre par le mal, mais surmontons le mal par le bien.
Matthieu 5:43-45 le décrit si bien: «Vous avez entendu dire: Aimes ton prochain et haïs ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et persécutent, ainsi vous vous comporterez vraiment comme des enfants de votre Père céleste, lui qui fait luire son soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons, et accorde sa pluie aux justes ainsi qu’aux injustes. »
Jamais injures pour injures, Jamais malice pour malice… C’est impossible de vaincre l’avarice par l’avarice; c’est par la générosité que nous vainquons l’avidité, et c’est par la joie que les fruits de la dépression sont défaits. Dieu connait bien la formule, une qui continue de prouver son efficacité depuis le fondement du monde et qui n’a pas de délai d’expiration.
La joie du cœur est indépendante des circonstances. Notre vigueur trouve sa source dans notre joie, et notre joie est liée à notre générosité; une générosité sans attachement, et non née d’un désir d’apaiser une conscience alourdie.
L’amour reste l’arme fatale de Dieu contre le péché.
Ce que la psychologie ou la thérapie sont incapables de faire, l’amour inconditionnel l’accomplira. O comme il est facile de se réjouir avec ceux des nôtres qui se réjouissent, mais combien quasi-impossible de se réjouir avec ceux qui nous ont fait du tort, lorsqu’ils se réjouissent! Et O combien pénible de résister l’envie de se réjouir du malheur d’un ennemi.
La manière la plus efficace de se venger contre les œuvres de Satan c’est d’agir de façon diamétralement opposée. Notre nature divine en Christ permet à l’amour brûlant de Dieu, seul, de transpercer notre être et appréhender un cœur endurci par le péché pour le dégeler, et le conduire au remord et au repentir.
Nous sommes appelés à aimer les autres par la foi, et non sur la base de leur comportement envers nous, mais en vue de la transformation que Dieu est entrain d’accomplir en eux, et qu’Il œuvrera ultimement dans leur âme.
La manière la plus efficace d’éteindre les flèches enflammées du diable c’est de louer et glorifier le Seigneur durant la bataille; et par la suite, de rechercher intentionnellement et avec anticipation une autre âme qui se trouve dans le besoin (que ce soit émotionnel ou matériel) et les bénir (en dehors même de celui qui nous harcèle). Cette instruction nous est donnée dans Isaïe 58: 10-11:
«Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l'âme indigente, la lumière se lèvera dans tes ténèbres, Et l’obscurité sera pour toi comme le Midi. Et l'Éternel sans cesse te conduira, il rassasiera ton âme dans tes lieux arides, il donnera la vigueur à tes os, et tu seras comme un jardin arrosé, comme une source jaillissante dont les eaux ne tarissent pas.»
Il ne s’agit pas seulement de donner ce que nous aurions déterminé de notre propre estimation. Donner de nos miettes [ceci ne se limite pas au matériel mais s’étend à tout autre aspect d’une vie, le pardon superficiel inclus], lorsque Dieu nous demande de nous priver pour l’affamé ne constituera jamais un sacrifice agréable à Dieu. Ceci exige que nous exercions notre foi sans laquelle il est impossible de Lui plaire. L’intellect ou la raison est l’ennemi principal d’une telle Foi.
Dans nos prières, nous demandons toujours de Dieu le meilleur de Lui-même, mais refusons de lui offrir le meilleur de nous-mêmes. C’est en ajoutant des œuvres à notre foi que nous la solidifions. Une foi qui ne se traduit pas en actes est morte. C’est notre devoir de nous donner à des tâches humbles si telle est la volonté du Seigneur.
Jésus a réassuré ses disciples en leur disant: Ce n’est pas vous que le monde déteste, mais celui que vous représentez, mon esprit vivant en vous. Votre pureté devenue apparente exposera des vies de compromis.
Nous pardonnons de la même façon que nous donnons généreusement aux autres, sans exiger ou s’attendre à la pareille [même sans l’exprimer].
Alors ça c’est DONNER! Ça c’est AIMER! Ça c’est PARDONNER!
Notre magnanimité devrait se faire de manière complètement désintéressée, par égard pour le Seigneur et non pour les Hommes. Dieu ne nous récompense pas seulement pour avoir aimé ceux qui nous retourneraient la pareille, sinon ce ne serait qu’un simple échange. Jésus dit dans Luc 14:12-14:
«Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni des voisins riches, de peur qu'ils ne t'invitent à leur tour et ne te rendent la pareille. Mais, lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des paralysés, des aveugles. Si tu fais cela, tu en seras très heureux, précisément parce que ces gens-là n'ont pas la possibilité de te rendre la pareille. Et Dieu te le revaudra lorsque les justes ressusciteront. »
Notre récompense est dissimulée dans le regard de compassion que nous choisissons de porter envers celui qui nous aurait causé du tort. C’est ici que réside la pureté de notre don, de notre clémence. Nous devons œuvrer à défier ce penchant qu’a l’être humain à donner et à en réclamer la réciproque. Pourquoi donc? Ceci ne signifie en aucun cas que nous sommes abandonnés à la merci des autres! Le but ultime ici c’est de communiquer la bonté et la justice de Dieu dans le cœur des autres. Notre Dieu qui est l’auteur de toute vie, a orchestré un plan pour chacune et IL œuvre assurément pour Se réaliser également dans chacune d’entre-elles, pour Sa gloire.
Le pardon véritable évite de mentionner malicieusement les faiblesses des autres, puisque l’amour couvre une multitude de péchés. Une fois que nous nous repentons et que Dieu éponge nos péchés, IL ne les évoque plus jamais. La bible nous exhorte dans Actes 10: 15 « Que nul ne considère souillé ce que Dieu a purifié à travers la mort, l’enterrement et la résurrection de Son fils Jésus. »
Dieu qui est plein de bonté et miséricorde, essayera le plus souvent de nous réprimander en privé avant de le faire publiquement. Tel est le cas du Roi David. Tout ce que nous essayons de voiler et refusons de confesser, Dieu dévoilera; mais ce que nous Lui dévoilons en prière, Il le recouvrira par Sa Grâce.
Lorsque l’amour désintéressé alimente nos cœurs, nous couvrons les erreurs des autres et posons un regard de compassion sur la nudité ou l’aveuglement spirituel des autres. Ainsi appelés à imiter notre Seigneur, nous cherchons non pas à détruire mais à guérir et restaurer. Cette nouvelle façon de penser affaiblit toute tendance naturelle à dénuder son prochain vicieusement.
C’est d’une telle manière que nous encourageons l’amour en eux, et non la crainte. Sans toutefois valider leur conduite défectueuse, nous continuons à les inciter à la maturité spirituelle. Nous les édifions afin qu’elles cessent d’être proies pour Satan. Un cœur brisé et contrit devant Dieu devrait suffire.
Le but du pardon n’est pas de chercher à obtenir l’admiration de l’autre pour notre bienfaisance à leur égard. Lorsqu’en dépit de notre propre tourment nous démontrons sans hésiter une telle charité, Dieu nous rend la pareille et nous traite conséquemment. C’est notre devoir d’œuvrer pour le salut et la rédemption des autres, quelque soit le prix à payer (que nous soyons rejetés ou nos droits piétinés…) afin d’assurer que la volonté de Dieu soit faite sur terre.
Nous devons nous garder d’usurper l’autorité de Dieu car Il nous avise que toute vengeance Lui appartient. Lui seul sait rectifier adéquatement un tort et assurer la justice. Après tout, Dieu est le plus avisé sur le statut quo de toute âme, car la sagesse divine incorpore toujours plusieurs détails qui nous échappent. L’amour parfait envers Dieu rejette toute peur que le tort qui nous a été causé restera impuni. Dieu qui est juste mais miséricordieux aussi, n’a pas seulement pour but de châtier, mais de concourir au bien de toutes les personnes concernées. IL est souverain et conscient du fait qu’une solution bien qu’étant l’antidote parfaite pour une âme, peut s’avérer totalement inappropriée pour une autre.
La rancœur ralentit et peut même anéantir notre destin. Lorsque nous prenons la décision de pardonner et de donner à Dieu l’opportunité d’entamer le processus de délivrance chez les autres, nous devenons partenaires à l’exécution de Son plan pour leurs vies. Notre pardon est la semence à partir de laquelle germeront nos propres promesses. C’est l’arme qui vaincra les forces maléfiques sous le joug desquelles nos bénédictions auraient été emprisonnées. Lorsque le St-Esprit nous interpelle à prier pour un autre, cela peut être à cause de l’autorité et de la maturité spirituelle qu’il reconnaît en nous. Nous prions subséquemment pour que cette personne soit affranchie des fardeaux dans son esprit et son corps. Nous prions pour l’apaisement de toute vexation dans son âme et nous supplions le Père Céleste pour qu’Il le réconcilie à Lui.
Ce qui s’est passé est un fait. Arrête donc de te torturer à ce sujet!
Détruit tout nid qui a été tissé dans ta vie par ces événements malheureux! Arrête de rechercher des ‘béquilles’ sur lesquelles t’accrocher. Tu as toute une vie à vivre devant toi! Pardonne-les leurs offenses, leur rejet, leur abus, leur trahison! Et Oui, pardonne-toi pour tes pauvres choix, même si de temps à autre tu devras confronter certains souvenirs furtifs!
Oui, c’est possible d’affronter ce moment de colère qui a dégénéré en des actes regrettables! Mets-toi à la disposition de ton Créateur et laisse-le t’enseigner. Laisse-Le t’apprendre à déraciner ces pensées et illusions qui ne cessent de te tourmenter l’esprit.
La véritable bataille a lieu dans l’esprit et non dans l’acte du péché. C’est ici que tout combat spirituel est gagné ou perdu. Une fois que tu t’engages à Le poursuivre et à regagner le contrôle sur ton esprit, Dieu te donnera le pouvoir de planter un nouveau jardin. {Dommage que pour plusieurs d’entre nous, ce type d’enseignement ne vient qu’assez tard… mais il n’est jamais trop tard car Dieu est capable de nous récompenser pour les années qu’ont dévorées la sauterelle et les criquets…}
Avec minutie, tu commenceras à renverser délibérément et du tac-au-tac toute spéculation négative, et la remplaceras par l’équivalent de la pensée de Dieu à ce sujet (2 Corinthiens 10: 4-5). Ton lot dans cette équation c’est de t’affairer à la retrouver dans la Bible. Une fois ton armure en main, tu es donc prêt à combattre toute pensée impure par exemple, avec des pensées vraies, pures, justes, honorables, aimables et pleines de vertu… tel que l’apôtre Paul le prescrit dans Philippiens 4: 8.
C’est ainsi que nous ‘condamnons à perpétuité’ tous raisonnements qui contrarient la volonté du Père, et leur interdisons tout accès futur dans notre esprit. C’est à nous qu’il revient de placer Jésus et Sa parole comme les seuls gardiens de notre âme. C’est un CHOIX!
Pourquoi chercher à n’apposer qu’un bandage lorsque la guérison parfaite est à portée de main? Donne-toi la permission de recevoir ta propre transfiguration des mains de Dieu, le ‘Makeover’, la rénovation que tu attends discrètement depuis bien long. Celui qui t’a façonné sait exactement comment créer une nouvelle vie pour toi. Dieu désire rassembler les fragments de ton âme et de ta vie et d’en faire quelque chose d’extraordinaire, pour Sa gloire. Dirige-toi vers Lui et prends Sa main. Après tout, n’est-Il pas le seul qui puisse apporter une solution permanente à ton dilemme?
Aies confiance, Il te donnera la force et la ténacité dont tu auras besoin.
Tourne le dos au passé et Vit!
Vas-y ! Et oui tu le peux!
Il est temps d’affranchir ton âme de toute captivité!
N’est-ce pas ce que tu as toujours désiré?
*Quelques références additionnelles sur la Force du Pardon*
Romains 12: 14-21
Jacques 3: 16
Ephésiens 4: 25- 32
1 Corinthiens 13: 5
Actes 24: 16
Jean 17: 21
Hébreux 12: 15
Jean 20: 23
Matthieu 18: 32-35
Proverbes 6: 16, 19

