Retour de vacances agiles
Friday, 29. August 2008, 09:37:37
De retour de vacances je suis, 4 semaines de break ça remet un peu les choses à l'endroit.
Prendre les choses pour ce qu'elles sont, arrêter de penser et retrouver un peu de sérénité. Carpe diem et ataraxie, la sagesse de l'antiquité, ce n'est pas compliqué à comprendre, c'est juste d'une incroyable complexité à maîtriser.
Mais le évènements nous aident (ou pas) a trouver les leviers qui contrôlent le mental. Ces vacances, on est parti un peu mais on a aussi terminé 2 nouvelles pièces dans la maison. Travail raisonnable, concret, sans stress, efficace.
Et au final le sentiment qu'après 7 ans de boulot tous les samedis on arrive au but. Il reste à faire la nouvelle cuisine puis le nouveau salon et ensuite on monte tous d'un étage pour enfin en profiter.
Mais déjà on peut accueillir ma fille et sa petite famille à Noël dans des conditions décentes et ça fait plaisir.
Je suis amusé de constater que les concepts agiles ont réussi à se glisser ici également.
Il faut dire que l'idée de départ était de pouvoir arrêter les travaux à tout moment. Lorsque l'on a acheté, on a choisi une maison qui nous permettait d'avoir des mensualités de remboursement très raisonnables. En cas de chômage (on avait déja connu) on devait pouvoir s'en sortir.
La contrepartie c'est que la zone habitable était petite et vieille. La maison avait été rehaussée et agrandie dans le passé avec une sorte de auvent sur l'arrière pour remiser du foin apparemment. Les possibilités étaient intéressantes, on avait de quoi récupérer 50 m2 avec vue sur une jolie charpente, mais tout était à faire.
L'idée était de faire les travaux nous même avec ma femme, en investissant chaque mois l'argent qui restait dans le foyer, pas d'emprunt. On avait donc pas d'idée précise sur la date de fin, on savait qu'on allait progresser tant qu'on aurait l'argent pour (et l'énergie). Pour garder un équilibre, on avait prévu de travailler le samedi et de se garder le dimanche.
On disposait donc d'un "product backlog" clair dans les grandes lignes et priorisé (chambres en combles, fermeture du auvent et baie vitrée, ouverture de mur et montée de cuisine au premier, etc..). On procéde par "itération", on n'attaque pas tout à la fois, en cas de pépin on disposera de pièces finies même si on ne les a pas toutes. Au fur et à mesure de l'avancement, on a revu nos priorités dans le product backlog en fonction des nouveaux éclairages donnés par le travail réalisé.
On a fait peu de plans au départ, juste assez pour se fixer les idées et vérifier qu'on était en phase.
Pour la réalisation elle même on a tout fait à deux. Les tâches se sont enchaînées sans être au préalable assignées, parfois c'est plus efficace à deux, parfois chacun la sienne c'est bien.
On a discuté tout le temps pendant qu'on travaillait, on a capitalisé les expériences, amélioré les façon de faire, investi dans les outils performant quand on voyait que sans eux c'est galère, acheté des outils "jetable" quand ça s'encrasse tellement qu'il vaut mieux mettre pas cher et changer souvent...
Nos plans se sont figés le plus tard possible. On a pensé quelque années que la mezzanine au dernier étage ferait la longueur de la maison. Après avoir monté à l'arrache quelques planches pour faire un plancher temporaire permettant d'aller poncer les poutres il nous est apparu qu'un plancher définitif à cet endroit serait finalement bien venu (ça coupait moins la lumière que ce que l'on pensait, ça donnait un charme sympa en dessous et une surface supplémentaire). On a déplacé mentalement les chambres et prévu un bureau en plus (donc l'escalier sera finalement au bout et on mettra plutôt les cloisons comme ça).
C'est un avantage de faire les travaux soi-même dont on entend rarement parler. On met souvent en avant le coût, parfois le plaisir, mais jamais la possibilité de ne pas être obligé de figer les plans avant les travaux. C'est une révélation: le concept d'agilité n'est pas nouveau, mais avant on appelait ça "le bricolage"
Prendre les choses pour ce qu'elles sont, arrêter de penser et retrouver un peu de sérénité. Carpe diem et ataraxie, la sagesse de l'antiquité, ce n'est pas compliqué à comprendre, c'est juste d'une incroyable complexité à maîtriser.
Mais le évènements nous aident (ou pas) a trouver les leviers qui contrôlent le mental. Ces vacances, on est parti un peu mais on a aussi terminé 2 nouvelles pièces dans la maison. Travail raisonnable, concret, sans stress, efficace.
Et au final le sentiment qu'après 7 ans de boulot tous les samedis on arrive au but. Il reste à faire la nouvelle cuisine puis le nouveau salon et ensuite on monte tous d'un étage pour enfin en profiter.
Mais déjà on peut accueillir ma fille et sa petite famille à Noël dans des conditions décentes et ça fait plaisir.
Je suis amusé de constater que les concepts agiles ont réussi à se glisser ici également.
Il faut dire que l'idée de départ était de pouvoir arrêter les travaux à tout moment. Lorsque l'on a acheté, on a choisi une maison qui nous permettait d'avoir des mensualités de remboursement très raisonnables. En cas de chômage (on avait déja connu) on devait pouvoir s'en sortir.
La contrepartie c'est que la zone habitable était petite et vieille. La maison avait été rehaussée et agrandie dans le passé avec une sorte de auvent sur l'arrière pour remiser du foin apparemment. Les possibilités étaient intéressantes, on avait de quoi récupérer 50 m2 avec vue sur une jolie charpente, mais tout était à faire.
L'idée était de faire les travaux nous même avec ma femme, en investissant chaque mois l'argent qui restait dans le foyer, pas d'emprunt. On avait donc pas d'idée précise sur la date de fin, on savait qu'on allait progresser tant qu'on aurait l'argent pour (et l'énergie). Pour garder un équilibre, on avait prévu de travailler le samedi et de se garder le dimanche.
On disposait donc d'un "product backlog" clair dans les grandes lignes et priorisé (chambres en combles, fermeture du auvent et baie vitrée, ouverture de mur et montée de cuisine au premier, etc..). On procéde par "itération", on n'attaque pas tout à la fois, en cas de pépin on disposera de pièces finies même si on ne les a pas toutes. Au fur et à mesure de l'avancement, on a revu nos priorités dans le product backlog en fonction des nouveaux éclairages donnés par le travail réalisé.
On a fait peu de plans au départ, juste assez pour se fixer les idées et vérifier qu'on était en phase.
Pour la réalisation elle même on a tout fait à deux. Les tâches se sont enchaînées sans être au préalable assignées, parfois c'est plus efficace à deux, parfois chacun la sienne c'est bien.
On a discuté tout le temps pendant qu'on travaillait, on a capitalisé les expériences, amélioré les façon de faire, investi dans les outils performant quand on voyait que sans eux c'est galère, acheté des outils "jetable" quand ça s'encrasse tellement qu'il vaut mieux mettre pas cher et changer souvent...
Nos plans se sont figés le plus tard possible. On a pensé quelque années que la mezzanine au dernier étage ferait la longueur de la maison. Après avoir monté à l'arrache quelques planches pour faire un plancher temporaire permettant d'aller poncer les poutres il nous est apparu qu'un plancher définitif à cet endroit serait finalement bien venu (ça coupait moins la lumière que ce que l'on pensait, ça donnait un charme sympa en dessous et une surface supplémentaire). On a déplacé mentalement les chambres et prévu un bureau en plus (donc l'escalier sera finalement au bout et on mettra plutôt les cloisons comme ça).
C'est un avantage de faire les travaux soi-même dont on entend rarement parler. On met souvent en avant le coût, parfois le plaisir, mais jamais la possibilité de ne pas être obligé de figer les plans avant les travaux. C'est une révélation: le concept d'agilité n'est pas nouveau, mais avant on appelait ça "le bricolage"











