Sunday, 27. January 2008, 14:36:58
Nous vivons l'émergence d'un monde nouveau ! Bon, c'est un peu exagéré, chaque époque voit apparaitre les prémices de la suivante et peut donc revendiquer cette exclamation. Mais quand même, le futur est déja là, il est juste invisible.
En relisant mes billets qui parlent de différents sujets et les blogs que j'ai rassemblé par catégories dans mon Netvibes, je dispose d'un peu de matière pour imaginer ce qui peut (va?) changer. Ces commentaires qui semblent passer d'un objet à un autre ont en fait un attracteur commun.
Je poserais comme l'un des moteurs du changement ce que j'ai écrit à
propos du SOA
La pression sur la production se traduit par un besoin de transformation continue des processus imprimés par des pressions intervenant selon trois axes: la demande d'intégration de nouvelle demandes (des clients, fournisseurs, partenaires); l'évolution des objectifs (croissance, profit, innovation,...); les changements du marchés (technologiques, économiques, conccurenciels, juridiques,...)
La société de production de biens, au siècle dernier, avait déja connu des pressions sur ces axes. Elle y avait répondu par de la mécanisation, de l'organisation de la production, du processus qualité permettant de mettre en place des méthodes (le Kanban, orienté service avant la lettre !) pour parvenir au juste-à-temps, etc.
Le système d'information a accompagné et soutenu ces évolutions. C'est à son tour d'avoir la sienne.
Il a mené la danse précédente avec comme particularité d'avoir une autorité forte bien que fondamentalement indépendant des métiers de la production. Le SI est un centre de coût et non un centre de profit, les acteurs du SI l'oublient souvent.
Le bon sens voudrait que l'informatique soit au service de la production. Longtemps pourtant c'est le service informatique qui décidait de ce qui était correct (ou non) pour la production. Les utilisateurs ressentaient une frustration face au pouvoir de la DSI, les rapports étaient marqués de contractualisation, les territoires balisés, les situations devenaient souvent tendues.
Cette époque n'est pas révolue, mais des remises en cause apparaissent dans laquelle les utilisateurs risquent de s'engouffrer.
En voici quelques éléments:
Le concept d'agilité d'abord. J'ai le sentiment que ce terme va être consacré dans les années qui viennent. Alors que le concept de
flexibilité qui l'a précédé (sans beaucoup de succès) avait une connotation négative, celui d'
agilité est positif ce qui facilite son acceptation.
Agilité au niveau de la stratégie globale d'entreprise tout d'abord. J'ai visionné la conférence de Jérôme Barrand
(le manager Agile) et celle de Raphaël Cohen qui ont eu lieu il y a un peu plus d'un an aux rencontres First du réseau suisse Rézonance (
Voir ici les vidéos de la conférence). Le plaidoyer de Raphaël Cohen pour une évolution des formes de management est intéressant. Il explique l'intelligence distribuée en prenant l'exemple du vol des oiseaux. J'avais déja entendu une métaphore semblable, celle du banc de poisson et de la baleine (à masse égale, des milliers de cerveaux qui commandent à une petite partie son plus agiles qu'un cerveau pensant pour l'ensemble) lorsque je travaillait chez TOTAL en 2005, le concept fait donc son chemin bien que je le pense encore loin de la maturité.
Du coté du système d'information, le concept Agile avance davantage et se structure avec
SCRUM sur la partie pilotage et XP sur le développement. Le nombre d'offre d'emploi sur internet contenant le mot
SCRUM ne cesse de progresser.
Hors informatique je retient la jolie phrase de
Cocpit que j'ai citée dans le billet
Mener un projet c'est choisir un chemin qui rejoint des concept approchant,
Le monde d’aujourd’hui et encore plus demain nous oblige à emprunter d’autres voies, celles notamment qui privilégient le choix du chemin comme étant celui du projet.
Le banc de poisson a bien des points commun avec une architecture orientée service. Des services faiblement couplé, autonomes, découvrables, sans état .... cela revient aussi à distribuer l'intelligence.
Qui pourra mettre en oeuvre tout ça ? Peut-être bien
la génération Y , celle qui
Habitués aux jeux en réseaux et en équipe ( World of Warcraft, Splinter cell, les Sims, etc.) (...) sait déjà travailler en équipe projet (pour désamorcer une bombe, développer des pouvoirs magiques ou organiser une soirée)
Du coté des outils, le 2.0 est passé dans le langage commun. D'abord Web, on le voit acccolé à l'entreprise
ou au "travail" comme dans le billet de Laurent. Si le coté entreprise est en puissance, le Web 2.0 est une réalité. Mais comme
je l'ai dit ici cette réalité n'est pas (que) technologique.
Tout ceci à un sens et procéde d'un mouvement cohérent: celui de l'intelligence distribuée. Il reste une composante dont je n'ai pas encore parlée, ce qui est bien ingrat de ma part, parce que sans elle le Web 2.0 n'existerait pas.
Le logiciel libre et les formats ouverts sont des fondamentaux du futur. Ils posent les basent d'une nouvelle réflexion économique dont on a un peu parlé
à l'INRIA (au séminaire INTECH).
Et pour accompagner tout ça,
le manager du XXIième siècle nous livre ses sages pensées....Read more...