L'agilité est un état d'esprit
Sunday, 15. February 2009, 10:03:08
Le terme d'agile est apparu pour nommer une attitude dans la gestion des projets informatique, peut-être au-delà, dans une façon d'être en tant que manager.
Le fait de donner un nom à ce qui n'en avait pas permet à la chose d'exister. Cette attitude "agile" faisait déjà parti du paysage depuis longtemps, c'est fondamentalement dans la nature de certains individus, qui, pour cette raison même, n'ont jamais beaucoup progressé en entreprise (sauf à mettre ces fondamentaux en sommeil).
Elle est faite de certaines caractéristiques (qualités et défauts) qui font qu'un individu s'épanouisse plutôt dans la collaboration, les relations d'égale à égale, la non compétitivité... et aussi sans doute d'autres choses. Peut-être qu'une forme de paresse qui concentre l'énergie sur ce qui est d'abord nécessaire est aussi utile, une réflexion sur la nature des choses et un peu de courage pour affronter ses principes sont sans doute les bienvenus.
Je travaille en ce moment à convaincre que des réponses agiles sur certains projets sont raisonnables. Les objections que je reçois sont normales, il est assez inconcevable de jeter à priori ses pratiques prédictives pour passer dans l'inconnu. Ça demande sans doute du courage de la part de ceux qui doivent "faire confiance".
Je regardais une émission sur Jean-Louis Trintignant ce matin.
Bel acteur, honnête homme en effet, je l'entendais parler simplement de choses simples qui me parlent bien.
Il parlait du théâtre que par opposition avec le cinéma il qualifiait, sans chercher à être péjoratif, de "conserve" ("cela peut-être de la bonne conserve, mais c'est quand même de la conserve"). Le théâtre au contraire est une représentation permanente.
Il parlait aussi de sa relation à la peur et de la nécessité de se mettre en danger.
Certes, mais on maîtrise.
On maîtrise quoi ? Sa peur.
Le fait de donner un nom à ce qui n'en avait pas permet à la chose d'exister. Cette attitude "agile" faisait déjà parti du paysage depuis longtemps, c'est fondamentalement dans la nature de certains individus, qui, pour cette raison même, n'ont jamais beaucoup progressé en entreprise (sauf à mettre ces fondamentaux en sommeil).
Elle est faite de certaines caractéristiques (qualités et défauts) qui font qu'un individu s'épanouisse plutôt dans la collaboration, les relations d'égale à égale, la non compétitivité... et aussi sans doute d'autres choses. Peut-être qu'une forme de paresse qui concentre l'énergie sur ce qui est d'abord nécessaire est aussi utile, une réflexion sur la nature des choses et un peu de courage pour affronter ses principes sont sans doute les bienvenus.
Je travaille en ce moment à convaincre que des réponses agiles sur certains projets sont raisonnables. Les objections que je reçois sont normales, il est assez inconcevable de jeter à priori ses pratiques prédictives pour passer dans l'inconnu. Ça demande sans doute du courage de la part de ceux qui doivent "faire confiance".
Je regardais une émission sur Jean-Louis Trintignant ce matin.
Bel acteur, honnête homme en effet, je l'entendais parler simplement de choses simples qui me parlent bien.
Il parlait du théâtre que par opposition avec le cinéma il qualifiait, sans chercher à être péjoratif, de "conserve" ("cela peut-être de la bonne conserve, mais c'est quand même de la conserve"). Le théâtre au contraire est une représentation permanente.
Il parlait aussi de sa relation à la peur et de la nécessité de se mettre en danger.
J'aime bien me mettre en danger, j'aime bien oublier mon texte, ne pas savoir ce que je vais dire, et puis l'inventer au moment où je le dis...
Si on ne fait pas cet effort de tout oublier on ne peut pas être bien, on est un perroquet.
Certes, mais on maîtrise.
On maîtrise quoi ? Sa peur.











