rando à Guillestre et la légende de la rue des masques !
Sunday, 6. April 2008, 20:06:24
Le 6 avril , sur le chemin de retour de Risoul,( voir billet précédent ) on s'est arreté à Guillestre pour faire une petite rando de 2heures ( sans neige ) sur le circuit qui porte un nom étonnant " la rue des masques".
Dés le départ la couleur est annoncée: ça va grimper.
des vues superbes sur la roche façonnée par les éléments.
un sentier étroit et parfois bien raide !
des passages délicats en descente.
mais parfois étonnants et charmants sous cette paroi .
la neige étant partie, la flore s'éveille!
Une vue de Font d'Eygliers sur l'autre rive du Guil, juste en face.
retour au point de départ par le haut de la falaise et descente vertigineuse sur les bords du Guil.
150m de dénivelé en 1 heure à l'aller et autant au retour bien sûr ça laisse des traces !
Au fait pourquoi " la rue des masques " ???
LA RUE DES MASQUES
La rue des Masques au nord de Guillestre se situe dans une faille qui surplombe le Guil. Ce lieu parcouru par un sentier, est marqué par une légende.
"Un jour une bergère à la recherche d'un agneau égaré se trouva face à face avec un géant noir qui l'avait menacée du doigt, deux mois plus tard une autre bergère vit deux géants noirs qui disparaissaient dans la terre à l'extrémité du vallon. D'autres personnes firent les mêmes rencontres. De sorte que plus personne n'osait emprunter ce chemin. Une dizaine d'années plus tard des voyageurs qui passaient par là, à la nuit tombante entendirent des bruits et aperçurent les nains et les géants dont parlaient les bergers. A leurs tour les voyageurs évitèrent de passer par là. C'était la rue des masques et plus personne ne s'avisait de passer par ce chemin.
Quelques années plus tard on sut que de riches trésors étaient cachés dans une grotte et que celle ci s'ouvrait, au premier coup de minuit et se refermait au dernier et que paraît-il le jour de Noël les sorciers perdaient leurs pouvoirs, ils se terraient au fond des grottes pour n'en sortir que le lendemain.
Un pauvre couple qui vivait sur les flancs de la montagne vivait tant bien que mal. Une chèvre leurs donnait le lait et un minuscule jardin quelques légumes qu'ils faisaient sécher pour manger pendant l'hiver. Pour gagner quelque sous, elle allait cueillir des plantes médicinales afin de les revendre aux pharmaciens. Quant à lui, il rendait quelques services au riches propriétaires pendant l'été.
Il eurent un enfant et les soins qu'il fallait lui donner l'obligeât à abandonner sa cueillette. Son mari quand à lui parti au Mexique pour y faire fortune.
Elle vendit sa chèvre et de ce fait ne pouvant plus donner de lait à son enfant elle fut forcée de partir mendier dans les villages. Un dimanche elle se rendit à Eygliers pour mendier à la sortie de la messe. elle surpris une conversation entres les villageois qui parlaient justement de la Rue des Masques.
Elle appris que la grotte recelait un fabuleux trésor, accessible dans une quinzaine de jours au premier coup de minuit. De l'or, pour elle et son enfant. Avec de l'or elle pourrait racheter sa chèvre, avoir des couvertures chaudes, du bois, du feu, de la lumière pour les longues soirées d'hivers et aussi à son tour aider les pauvres gens.
Le jour de Noël, hésitante elle se rendit dans la rue des Masques, au loin elle entendait les rires des enfants et les voix de ceux qui se rendent à la messe de minuit. Dans la rue des Masques elle regarde à gauche à droite cherchant l'entrée de la grotte. Elle s'enfonce un peu plus dans la rue et soudain un bruit métallique se fait entendre entre les parois des rochers. Elle sait que c'est là. Calmement elle attend le premier coup de minuit.
La roche s'ouvre effectivement comme prévu au premier son de cloche et devant elle, le trésor est là. Pour ramasser les pièces d'or, elle pose son enfant, s'agenouille pour mieux y plonger les mains. Elle est enfin riche. Soudain le silence se fait. Le dernier coup de cloche a retenti, elle se lève et sort en vitesse de la grotte et ne trouve devant elle que la roche grise. Son enfant n'est plus là. Elle se précipite contre le rocher mais ce dernier est inébranlable. Elle crie, elle appelle, elle pleure, sa voix se perd dans la rue des Masques.
Au lever du jour elle était toujours là, à chercher une quelconque issue. Hélas le rocher était bel et bien refermé, son enfant était perdu. Toute la journée elle restât là, grelottante de froid et de faim. Vers le soir, fatiguée, elle s'endormit et se réveilla le lendemain chez elle, un morceau de pain posé sur la table. Elle le dévora et retourna dans la rue des Masques. Vers le soir, fatiguée, elle s'endormit et de nouveau se réveilla le lendemain chez elle, un morceau de pain posé sur la table.
Pendant une année, elle revint tous les jours et pendant une année et se réveilla chez elle, un morceau de pain posé sur la table. Quand les cloches retentirent de nouveau le soir de Noël, elle attendait debout face au rocher et quand le premier coup de cloche retenti les roches se séparèrent. Son enfant était là sur les pièces d'or et lui tendait les bras. Elle le prit et s'enfuit chez elle en le serrant contre son cœur. Quand elle arriva dans son humble demeure, le feu flambait dans la cheminée et sur la table un morceau de viande accompagnait un peu de pain. Quel joyeux réveillon pour une mère
Le lendemain elle se rendit au village en serrant contre elle son véritable trésor retrouvé.
c'était beau hein !









