Ca commence à se voir

C'est pas parce qu'ils l'ont fait que je vais pas le faire

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You have the talent to make me feel like dirt

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Il faut réduire la peur de l'embauche. Ce qui fait peur aux chefs d'entreprises de TPE et de PME, c'est cette incertitude judiciaire, cette incertitude... [sur le coût du licenciement]



Laurence Parisot

La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?



Laurence Parisot

To be the Dogman

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Three quotes from Jonathan Safran Foer's excellent Eating Animals

Millions upon millions of advertising dollars are spent simply to make sure that we see people drinking milk or eating beef in movies,

I felt shame for living in a nation of unprecedented prosperity - a nation that spends a smaller percentage of income on food than any other civilization has in human history - but in the name of affordability treats the animals it eats with cruelty so exrteme it would be illegal if inflicted on a dog.

It shouldn't be the consumer's responsibility to figure out what's cruel and what's kind, what,envirronmentably destructive and what's sustainable. Cruel and destructive food products should be illegal. We don't need the option of buying children toys made with lead paint, or aerosols with chlorofluorocarbons, or medicines with unlabeled side effects. And we don't need the option of buying factory-farmed animals.

Been Away Too Long

Comment reconnaître un terroriste

Alors, les gens me bassinent depuis quelques années pour que je parle du terrorisme. Eh oui, c'est comme ça, que voulez-vous, les gens cèdent à la mode, incapable de fixer leur attention sur les choses qui les entourent. Bref.

Si j'ai décidé de céder, et d'en parler, c'est pour vous expliquer justement pourquoi il ne faut pas perdre son temps à angoisser sur je ne sais quel poseur de bombe dans un transport en commun, qui dévierait un bus sur la rocade commerciale...

Voyez-vous, c'est très simple. Qui donc a l'habitude de reconnaître et d'arrêter les terroristes? La police, exactement. Quelle est leur méthode? On se ballade avec des gros fusils, on arrête les gens au hasard et on leur demande leurs papiers – attention, je dis au hasard, il est évident que ceux qui ont un peu des traits de bougnoule se font arrêter un peu plus souvent, hein, mais accordons-nous à dire que c'est un bien faible prix pour demeurer au Pays des Droits de l'Homme et des Lumières – et donc, les gens qui n'ont pas de papiers sont des terroristes.

Comprenez bien qu'il ne s'agit pas pour vous d'aller vous promener dans la rue avec une pétoire, pour demander leurs papiers aux gens et abattre les récalcitrants, non, je vous propose d'examiner la logique derrière cette méthode: a priori, les terroristes sont des gens comme nous, qui fréquentent les mêmes endroits, bref, ce sont des gens qui nous ressemblent. C'est donc que chacun d'entre nous est probablement un terroriste.

Vous le voyez, à partir du moment où l'on peut reconnaître un terroriste d'un seul coup d'oeil, il n'y a vraiment plus matière à s'inquièter.

Bonsoir.

Fuel for the fire and straws for our backs

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And, without so much as a warning, I'm back, as if nothing had changed. Except, you know, it's in english. And the current purpose of this is now to put down random thoughts on random readings, until, of course, I decree otherwise.

It will serve me as a notebook of sorts, and will maybe somehow ignite the shadow of a conversation here or there; it has anyhow no greater ambition than that. That's right kids : the secret to success is to lower your expectations as much as you can, and then make your goal half that.

I'll kick off with The Children of Hùrin, which is as far as I know not an insult but a book written by J.R.R Tolkien and pretty much put together by his son Christopher Tolkien, who for now close to forty years has acted as a curator to the Tolkien litterary legacy.

I will take for granted that you are at least remotely familiar with Tolkien's The Lord of the Rings, most probably in its movie version. Well, the book I'm about to tell you about is set in the same universe, which is Tolkien's middle earth, his own personal brand of germanic legends rewriting.

You see, Tolkien was a philology professor, which means he made a living out of discussing incomplete, boring old tales written in an archaic language. Understandably, he choose to let some steam off during his spare time by writing incomplete, boring retro-tales in several archaic languages he himself built from the ground up.

At this point, you might well ask why, so I feel I have to remind you there was no World of Warcraft at the time. Tolkien was both a language nerd and a fantasy nerd, a nerd squared if you will, but you have to remember is full name was John Ronald Reuel, so there's that. In a world desperately lacking Comicon and cosplay, he took the matter in his own hands. His son, Christopher, put together at least fourteen volumes - this one being the latest and probably the last - of carefully arranged, edited and annotated writings of his father, which if I follow the logic started in this paragraph makes him a nerd cubed. Incidentally, I don't know the chosen career path of Christopher Tolkien's progeny, if he has some, and to be honest I'm not eager to find out.

In The Children of Hùrin, we follow a hubris filled human warrior who's bent on taking out Morgoth. Now, if you remember the big villain from the movies, Sauron, well, Sauron was Morgoth's first lieutenant, The Roscoe P. Coltrane to Morgoth's Boss Hog. Morgoth was the original villain, the all corrupting luciferian fallen angel; he created the Balrogs, he created the orcs by torturing and twisting elves. He is in fact such a bad motherfucker he should be played by Samuel Jackson.

Still. The warrior falls, and is doomed to watch his progeny be doomed as well. In the end, they kill the dragon, after much suffering. Or something. Forgive me, I read that something like three years ago, that is so not the point. It's actually a not quite boring, quite complete retro-tale, mimicking the overwrought, epic language used to depict the adventures of Beowulf, Cuchulain and Conan (right?) in plain, (somewhat) understandable english -actual, not-made-up english, not Quenya nor Sindarin, Klingon or even Whedonglish.

And as such, it succeeds, greatly.

[EDIT] : n'oublions pas de préciser que le bouquin est superbement illustré par Alan Lee

Title from David Sylvian - Orpheus

Space Oddity

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En exclusivité, les premières images d'Alexandre Astier's SPACE HULK

Il est impossible de s'aseoiwawawawar

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Philippe Val aime l'impertinence et il le prouve, en remplaçant sur l'antenne de France Inter Didier Porte et Daniel Mermet par une plante d'intérieur : "Le cactus est le symbole de l'empêcheur de penser en rond, celui qui brise le fascisme ordinaire des critiques des média et des usagers d'internet. On va leur casser les reins, à ces islamogauchistes". Notre président n'aurait pas mieux parlé.

Bonne chance, Philippe.


(image volée à un excellent site que je vous invite à fouiller comme le premier non-gaulois venu, c'est-à-dire sans politesse excessive. Décomplexement.)

J'vous ai apporté des bonbons

Remaniement - Scoop : Arno Klarsfeld annoncé partant pour le Ministère des Forêts.

I must be the last one alive

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Je suis toujours vivant, du moins je crois. Une flemme certaine, l'arrivée du Plus Beau Bébé Du Monde© dans ma vie et la persistante sensation de ne pas exactement faire mieux que ce qu'on trouve par ailleurs ont desertifié ce blog quequ'chose de grave.

Cependant, pour le promeneur perdu, un conseil, VAST, responsable de l'excellent Visual Audio Sensory Theater il y a maintenant une bonne décennie et du plus moyen Music for People il y a à peine moins d'une décennie vend sa musique à vil prix sur son site, prix d'ami, un p'tit 10% allez, et c'est plutôt meilleur que le second album dans l'ensemble. Comme quoi ça peut être fait, et on a pas besoin d'avoir la notoriété d'un Trent Reznor pour ça.

Bon, j'y retourne.

les premiers seront les derniers

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Notre leader eclairé encore une fois récompensé en tant que meilleur leader européen, après le fameux prix Wiesel. Espérons qu'il ne choppe pas la grosse tête.

The brutality of plastic existence

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Fragments du monde de demain d'aujourd'hui



#1


"Les gendarmes leur ont demandé de ne pas regarder les chiens dans les yeux sous peine d'être mordus à des endroits sensibles. Sur ce point, Bernard Vilotte sourit, un peu gêné, mais il revient vite à l'essentiel : son souci de prévenir pour mieux guérir."[...] "Il n'y a rien de pire chez les adolescents que le sentiment d'impunité." [...] "Les contrôles n'ont eu lieu qu'aux endroits où les chiens ont marqué. "

#2


Je n'ai pas senti de climat particulier de tension."[...] "Un gendarme disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Le gars qui nous regardait, dit à l'intention de l'autre gendarme : « On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! La fouilleuse chercha de plus belle… fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte !

#3


Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j'insiste, on me fait comprendre qu'il vaut mieux que je me taise. [...] Le chien court partout, mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. [...] Certains sont obligés de se déchausser et d'enlever leurs chaussettes, l'un d'eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs. [...] Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l'élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu'il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l'hosto ! » [...] La stupeur, l'effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu'ils dramatisent. [...] Ce qui m'a frappé, au-delà de l'aspect légal ou illégal de la démarche, c'est l'attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d'une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n'y a que des garçons, les félicitant d'avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n'auraient pas agi autrement. C'est en France, dans une école, en 2008.

#4


Quelles que soient les incertitudes trompeuses affichées par ministère français de l’immigration, un « charter » d’expulsion est bel et bien prévu pour décoller de Londres le 18 novembre 2008, faire escale à Lille et à Bakou, avant d’arriver le lendemain à Kaboul.

#5


"Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes" : ça n’a l’air de rien, mais dans le contexte de 1942, pour des yeux habitués à lire chaque matin la presse de l’époque, pour des oreilles anesthésiées par la propagande de Radio-Paris, c’était de la bombe (et encore, Mgr Saliège n’avait-il pas parlé de rafles, ni d’extermination). On dut se pincer, ce dimanche-là, dans les églises de Haute Garonne. Un peu comme si un soir, aujourd’hui, Laurent Delahousse prononçait le mot rafles.


#6


Il reste qu’en moins d’une semaine M. Hortefeux a dû renoncer par trois fois à des mesures inhumaines. Ce n’est pas l’effet de sa conscience. [...] Mais, à l’inverse quand l’opinion se cabre, quand elle découvre la réalité de ce qui se produit quotidiennement dans les commissariats, les préfectures et les centres de rétention, le ministre est contraint d’en rabattre, précipitamment. Il a ainsi dû déclarer forfait lundi dans sa participation au charter prévu de longue date pour ramener plusieurs dizaines de réfugiés Afghan vers leur pacifique pays. [...] Ces concessions ont été arrachées parce que les faits ont été mis en lumière. Mais que dire d’une politique qui ne peut être appliquée que si la population l’ignore ? Si on en cache soigneusement les conséquences réelles et concrètes en la couvrant de termes grandiloquents et creux comme ceux de « ferme, juste et équilibré » dont se repaît le ministre. La population condamne cette politique, les milliers de gestes de solidarité à l’égard des familles sans papiers, des jeunes sans papiers scolarisés, des couples mixtes persécutés, des travailleurs que réclament leurs patrons en témoignent. Cette politique doit être changée.

#7


Adapter les textes à l'évolution de la délinquance : C'est la feuille de route fixée par Rachida Dati. Selon elle, la législation sur l'enfance délinquante est obsolète : « Les modes de délinquance des mineurs de 2008 n'existaient pas en 1945 ».

#8


Rien ne tient la route dans les propositions Varinard: pas davantage les affirmations mensongères de départ selon lesquelles la délinquance des mineurs serait en augmentation, ou que les délinquants seraient de plus en plus jeunes, alors que toutes les enquêtes -et même les chiffres les plus officiels- ou les travaux d’historiens (Muchembled, "Une Histoire de la violence", Le Seuil) affirment le contraire. Jamais les mineurs n’ont été aussi peu violents qu’à notre époque et dans le tableau des homicides commis en France en 2006, le nombre des mineurs de 13 ans mis en cause s’élève à... zéro, le nombre d’infractions qui leur est imputable est de 0,3% du total des délits, huit fois moins important, par exemple, que pour la tranche d’âge des plus de 60 ans. [...] [C]’est la police qui inspire la loi, les parlementaires se contentant de donner une apparence légale à la volonté des commissariats. N’est-ce pas, d’une certaine façon, la définition d’un Etat policier? [...] Parmi les 70 propositions de la commission Varinard, il en est une, qu’on pourrait qualifier simplement de ridicule, mais qui résume à elle seule l’état d’esprit des auteurs: il s’agit de l’idée selon laquelle on pourrait condamner un jeune à suivre sa scolarité tout en passant le week-end en prison; la prison après l’école en quelque sorte. Quel individu doué de raison peut imaginer un instant qu’un jeune élève serait en situation d’apprendre avec la perspective de se retrouver le vendredi soir derrière les barreaux? [...] Aujourd’hui, alors que personne ne peut de bonne foi prétendre que l’enfermement d’enfants de 12 ans puisse constituer une réponse à quelque problème que ce soit, encore moins lorsque l’éducation est en jeu, il se trouve néanmoins une commission parlementaire pour publier un rapport qui déshonore l’institution dont elle est issue. Un rapport certes irrationnel, incohérent, mais qui devrait pourtant déboucher sur une loi. Il y a là matière à s’interroger sur la légitimité de la loi.

#9


«Moi, je souhaite qu'on aille même sans doute un peu plus loin, sur la question de la détection précoce des comportements. Cela a été dans beaucoup de rapports. On dit qu'il faut le faire dès l'âge de trois ans pour être efficace», a relevé Frédéric Lefebvre. «Je ne suis pas un spécialiste, donc je ne déterminerai pas à quel âge il faut le faire, mais quand vous détectez chez un enfant très jeune, à la garderie, qu'il a un comportement violent, c'est le servir, c'est lui être utile à lui que de mettre en place une politique de prévention tout de suite», a détaillé le député des Hauts-de-Seine. «Si on veut éviter d'avoir à appliquer le pénal très tôt, il faut essayer de faire de la prévention, il faut accompagner ces enfants dont on voit qu'ils sont en train de partir sur un mauvais chemin», a-t-il encore dit.

#10


[M]ême le proviseur le plus bureaucrate ne pourrait justifier un instant qu’ils sont nécessaires. Si la biométrie est entrée à l’école, c’est parce que les écoliers d’aujourd’hui seront demain des adultes. [...] L’arsenal publicitaire façonné à leur intention, les mutations successives de l’Ecole, dressent les plus jeunes à accepter ou à désirer la technicisation croissante des activités humaines, que l’on appelle, contre toute sensibilité et contre toute raison, le “ progrès ”. La manière dont on impose la biométrie par le conditionnement des plus jeunes, entre autres, est d’inspiration tout aussi totalitaire que le contrôle biométrique lui-même. Ce fleuron de la barbarie électronique signifie littéralement que l’individu se situe à mi-chemin entre le produit étiqueté du supermarché et le détenu tatoué du camp. Nous nous demandons alors quelle part de dignité il reste à celui qui doit transformer une partie de son corps en code-barre pour être identifié. Nous nous demandons à quelle marge d’autonomie morale il peut prétendre une fois que son anatomie est devenue le support direct du fonctionnement social. Jusqu’où ira-t-on pour achever de rendre les comportements prévisibles, et les personnes étrangères à elles-mêmes ? Tantôt au nom de la menace terroriste, tantôt simplement parce que " c’est plus pratique comme ça ”, les bureaucraties petites et grandes, étatiques ou marchandes, ne cessent de soumettre les espaces de la vie commune à leurs propres critères : rien ne doit entraver le flux de l’économie ; rien ne doit obscurcir la transparence du contrôle. Le langage et le rapport sensible, trop lents, trop ambigus, sont évacués au profit de la surveillance électronique. Nous estimons donc que la biométrie est un pas de plus vers la déshumanisation de la société [...] en faisant de la vie elle-même la matière première de sa version artificielle et programmable. [...] Nous considérons qu’accepter les contrôles biométriques signifie livrer la société à une logique de ghetto, c’est pourquoi nous engageons le plus grand nombre à refuser de s’y soumettre.

#11


Deux établissements catholiques d'Angers utilisent les empreintes digitales pour vérifier l'accès des élèves à la cantine. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) est pourtant opposée à ce type de procédé "disproportionné".

#12


La biométrie est à la mode. Se fondant sur des critères physiques propres à chaque individu (empreinte digitale, iris de l'oeil, paume de la main...), cette technique de reconnaissance et de sécurisation aurait pourtant tendance à créer un faux sentiment de sécurité: non seulement ce genre de mécanismes n'a pas encore été suffisamment évalué, mais il existe d'ores et déjà nombre de méthodes, faciles à mettre en place, permettant d'usurper l'identité d'un individu. [...] Pour Philippe Wolf, non seulement il est faux de penser que la biométrie apporte une sécurité supérieure aux autres procédés, mais pire, elle peut s'avérer bien plus dangereuse. [...] Le principal biais de la biométrie réside dans «la confusion entre identification et authentification (...) En résumé, s'identifier c'est communiquer son identité, s'authentifier c'est apporter la preuve de son identité», ce qui se traduit généralement au travers du couple identifiant (ou "login") et mot de passe. Or, la biométrie aurait tendance à confondre login et mot de passe: alors que la solution classique requiert la validation des deux paramètres, les procédés biométriques n'en demandent trop souvent qu'un seul. En conclusion, Philippe Wolf estime que «l'utilisation de la biométrie comme moyen d'authentification dans le cadre d'une politique de sécurisation d'un système d'information est à déconseiller». Non seulement parce que «l'usurpation d'une donnée biométrique est réalisable par des techniques diffusées et accessibles», mais aussi parce qu'«une donnée biométrique ne se révoque pas quand elle est compromise». [...] Comment - et au nom de quoi - peut-on obliger quelqu'un à changer d'empreinte digitale? Wolf cite l'exemple du film "Minority Report", où le héros n'a d'autre choix, parce que son iris est "black-listé", que de subir une opération de transplantation des yeux...
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