Autres remarques personnelles sur la logique non-A
Sunday, 26. November 2006, 12:58:54
J'ai eu la chance de faire 2 stages en "sémantique générale" en 1986. Ce qui m'a laissé quelques insights et des pistes de réflexion critique. A suivre. En tout cas je considère que, ne serait ce que le terme "sémantique générale" évoque quelque chose de plutôt sectaire intellectualisant et pédant - quel dommage.
Bien évidemment quand il y a une personne qui essaye d'expliquer sa compréhension de la chose auprès d'une autre personne, l'attitude non-verbale des 2 interlocuteurs influence le choix de l'adjectif qualificatif qui est accolé à la suite de la phrase "La sémantique générale c'est...
J'ai même des amies anglaises qui au lieu de l'appeller General Semantics (c'est son nom anglais) l'appellent par dérision General Pedantics !
Néanmoins, si vous voulez en savoir plus et vous faire une opinion par vous même, un des moyens les plus faciles à mettre en oeuvre au début est de lire "Le monde des non-A" (et le 2e tome : "Les joueurs du non-A" de A. E. VAN VOGT, en poche aux Éditions "J'ai lu") où les entêtes de chapitre, exposent assez clairement les principes de cette discipline. Le troisième tome "La fin du Non-A" a été écrit bien après et ne me semble pas aussi éclairant.
J'ai commencé à les compiler (pour ce qui est du premier volume) en format pdf pour ceux qui voudraient les voir de manière regroupée. >
http://www.theproofofthepudding.net/ftp-divers/ftp4ning'sthisisnot/entetes_chapitres_monde_non-A.pdf
J'ai fait la même chose pour "Les joueurs du non-A". J'aimerai y associer en vis à vis les textes d'origine (c'est à dire en américain). >
http://www.theproofofthepudding.net/ftp-divers/ftp4ning'sthisisnot/epigraphes_les_joueurs_du_non-A.pdf
Quelques phrases qui ont rencontré un écho chez moi, en particulier lors des stages de SG : >> d'Henri Landier "La sémantique générale n'apporte pas plus de bonheur et d'équilibre qu'un couteau n'apporte une tranche de rôti."
Voir aussi : L'affaire SOKAL sur Wikipédia (en français) [M. SOKAL essayant de démontrer la vanité de certains textes intellectuallo-pompeux] >
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sokal
et éventuellement un "jeu" basique (glissez la souris de part et d'autre de votre écran...) >
http://thepuddingsproof.free.fr/pages/philosophie_non-A/ubiquity.html
Bien évidemment quand il y a une personne qui essaye d'expliquer sa compréhension de la chose auprès d'une autre personne, l'attitude non-verbale des 2 interlocuteurs influence le choix de l'adjectif qualificatif qui est accolé à la suite de la phrase "La sémantique générale c'est...
J'ai même des amies anglaises qui au lieu de l'appeller General Semantics (c'est son nom anglais) l'appellent par dérision General Pedantics !
Néanmoins, si vous voulez en savoir plus et vous faire une opinion par vous même, un des moyens les plus faciles à mettre en oeuvre au début est de lire "Le monde des non-A" (et le 2e tome : "Les joueurs du non-A" de A. E. VAN VOGT, en poche aux Éditions "J'ai lu") où les entêtes de chapitre, exposent assez clairement les principes de cette discipline. Le troisième tome "La fin du Non-A" a été écrit bien après et ne me semble pas aussi éclairant.
J'ai commencé à les compiler (pour ce qui est du premier volume) en format pdf pour ceux qui voudraient les voir de manière regroupée. >
http://www.theproofofthepudding.net/ftp-divers/ftp4ning'sthisisnot/entetes_chapitres_monde_non-A.pdf
J'ai fait la même chose pour "Les joueurs du non-A". J'aimerai y associer en vis à vis les textes d'origine (c'est à dire en américain). >
http://www.theproofofthepudding.net/ftp-divers/ftp4ning'sthisisnot/epigraphes_les_joueurs_du_non-A.pdf
Quelques phrases qui ont rencontré un écho chez moi, en particulier lors des stages de SG : >> d'Henri Landier "La sémantique générale n'apporte pas plus de bonheur et d'équilibre qu'un couteau n'apporte une tranche de rôti."
Voir aussi : L'affaire SOKAL sur Wikipédia (en français) [M. SOKAL essayant de démontrer la vanité de certains textes intellectuallo-pompeux] >
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sokal
et éventuellement un "jeu" basique (glissez la souris de part et d'autre de votre écran...) >
http://thepuddingsproof.free.fr/pages/philosophie_non-A/ubiquity.html







Anonymous # 7. January 2008, 09:57
C'est vrai que le terme est assez vague, d'autant qu'au final cela n'a qu'un rapport assez éloigné avec la sémantique.
Et le coté pédant est assez vrai aussi, j'ai voulu commencer à traduire Manhood of humanity, et a moins de s'éloigner franchement du texte initial, c'est assez indigeste...
cg.students # 9. January 2008, 00:24
Si tant est qu'il y ait quelque chose à faire ?
Anonymous # 25. June 2008, 17:23
Tout d'abord je dois dire que ma connaissance de la sémantique générale est nulle (en cela je veux dire égale à 0). Veuillez donc me pardonner d'avance si je lance un pavé dans la mare.
En gros ce que j'ai compris de la sémantique générale sur le langage est ceci : Le mot et le fait sont mis en relation par le biais de l'idée. L'idée est un concept général regroupant des caractéristiques communes et limitatives du fait (appelez le fait, objet ou autre... et désolé pour la simplification à outrance)
La situation me paraît assez comique.
Lorsqu'on traduit un texte à portée scientifique, il se doit d'être le plus objectif possible et le choix du vocabulaire ainsi que des structures employées est donc important. Toutefois, cela peut parfois le rendre impropre à une utilisation classique.
Donc en tentant de rester logique, si ce texte a une réélle portée scientifique (ce dont je ne doute pas) et qu'il est indigeste, il devient inutilisable en tant que tel.
Hors les sciences sont faites pour bénéficier au bien commun et se doivent donc en théorie d'être compréhensibles. Surtout pour ce qui est de l'aspect particulièrement instructif de la sémantique générale.
Dans ce cas, sans oublier bien sur l'auteur, l'ouvrage, etc et tout le respect que l'on peut leur porter, il est normalement indispensable de reformuler l'idée si sa formulation précédente n'est pas lisible, claire ou intéressante.
Ma question est maintenant simple : Pourquoi vous cassez vous la tête alors qu'avec une réflexion purement logique vous pourriez vous permettre sans aucun problème et sans oublier l'auteur ni la portée de son oeuvre de reformuler celle-ci en termes plus "attirants" ?
Anonymous # 25. June 2008, 17:24
Quand j'écris du fait, je voulais en fait écrire de plusieurs faits... Pardon pour cette erreur.
lucma # 4. July 2008, 22:07
... mieux vaut tard que jamais. (et à temps qu'en retard d'ailleurs...)
Vu la longueur de ma réponse, et pour mieux comprendre j'ai mis mes réponses (en gras) intercalées dans votre texte (en italique).
Tout d'abord je dois dire que ma connaissance de la sémantique générale est nulle (en cela je veux dire égale à 0). Veuillez donc me pardonner d'avance si je lance un pavé dans la mare.
Je trouve cela courageux de votre part de vous y frotter. Néanmoins n'avez vous vraiment rien lu dessus ? (étant donné que vous écrivez juste après que vous en avez synthétisé quelque chose). Pourquoi dites vous que votre connaissance = 0 ?
Avez vous remarqué combien de personnes aiment changer en profondeur, assez peu au final je pense. Attention ces idées concernant la logique non aristotélicienne peuvent vous faire changer !
En gros ce que j'ai compris de la sémantique générale sur le langage est ceci : Le mot et le fait sont mis en relation par le biais de l'idée. L'idée est un concept général regroupant des caractéristiques communes et limitatives du fait (appelez le fait, objet ou autre... et désolé pour la simplification à outrance)
Effectivement... cela me rappelle mes devoirs de philo d'il y a... (jadis !) Je peux dire que le père spirituel de la "General Semantics" (Alfred Korzybski) a écrit son oeuvre majeure "Science and Sanity" (publié en Amérique en 1933) avec plus de 750 pages, j'aurai donc du mal à résumer ses idées en quelques lignes (je ne l'ai d'ailleurs pas lu, j'ai acheté et lu quelques parties de Selections from Science and Sanity).
Par contre, l'impression que m'ont laissé la lecture de "Le Monde des Non-A" et de "Les joueurs du Non-A" et surtout des entêtes de chapitre est beaucoup plus intéressante dans le sens où pour un francophone, les choses sont condensées et exprimées en français (sous forme de citation ou de Non-Axiomes pour le deuxième tome "Les joueurs du Non-A"). J'ai regroupé ceux du premier tome ici >
http://lucma.free.fr/pages/heberg/entetes%20chapitres%20monde%20non-A.pdf
La situation me paraît assez comique.
"Le rire est le propre de l'homme"...
Lorsqu'on traduit un texte à portée scientifique, il se doit d'être le plus objectif possible et le choix du vocabulaire ainsi que des structures employées est donc important. Toutefois, cela peut parfois le rendre impropre à une utilisation classique.
Je suppose que par "classique", vous entendez habituelle, quotidienne, (compréhension aisée) et que vous faites référence à la lecture de "Science and Sanity", non ? En ce cas je rejoins assez facilement votre opinion.
Donc en tentant de rester logique, si ce texte a une réélle portée scientifique (ce dont je ne doute pas) et qu'il est indigeste, il devient inutilisable en tant que tel.
[toujours en référence à "Science & Sanity"] >> Mais ce n'est peut être pas perdu pour tout le monde (en l'occurence, les esprits d'entre nous assez scientifiques pour décoder) non ?
Or les sciences sont faites pour bénéficier au bien commun (...)
Oui, en théorie les découvertes scientifiques peuvent bénéficier au commun des mortels, exemple : Pasteur met au point un vaccin antirabique (j'ai failli écrire "découvre la rage" : voilà une erreur avérée concernant la discipline de la Sémantique Générale !) et il sauve une partie de l'humanité mais la bombe atomique tombée sur Hiroshima témoigne-t-elle aussi selon vous d'un bénéfice pour le bien commun ?
(...) et se doivent donc en théorie d'être compréhensibles. Surtout pour ce qui est de l'aspect particulièrement instructif de la sémantique générale.
Vous m'épatez, pour avoir détecté l'aspect instructif de la SG. Vous en savez peut être plus que ce que vous dites au début de votre message en fait, non ? ;-)
Dans ce cas, sans oublier bien sur l'auteur, l'ouvrage, etc et tout le respect que l'on peut leur porter, il est normalement indispensable de reformuler l'idée si sa formulation précédente n'est pas lisible, claire ou intéressante.
Je traduis à nouveau par ouvrage : "Science & Sanity". Eh bien figurez vous que je me trouve d'accord avec cette critique à 1000 %. En effet, je considère que les fruits de ce livre ne sont pas vraiment cueillis (comprenez : concrétement utilisés) et que leur formulation est difficilement, très difficilement accessible et encore moins attractive alors qu'elle s'adresse à tout un chacun. Il y a un autre ouvrage qui en parle (en américain encore) qui s'intitule "Communications, the transfert of meaning" de Don FABUN et qui donne des illustrations, des couleurs, des exemples, des exercices etc. Mais il commence à dater et n'existe pas à ma connaissance en français...
Ma question est maintenant simple : Pourquoi vous cassez vous la tête alors qu'avec une réflexion purement logique vous pourriez vous permettre sans aucun problème et sans oublier l'auteur ni la portée de son oeuvre de reformuler celle-ci en termes plus "attirants" ?
Que voulez vous dire quand vous écrivez que je me casse la tête ?
Sinon je suis très preneur de votre réflexion purement logique, pouvez vous me la faire partager ?
Je fais partie depuis quelques semaines d'un réseau social où un projet est élaboré concernant un enseignement calibré issu des principes opérationnels de la Sémantique Générale et destiné aux jeunes de 7 à 18 ans environ. (Projet CEAC : Cognitive Evaluation and Communication). J'aimerai y participer et ensuite le mettre en français d'une part mais surtout le formuler/ présenter d'une manière vivante et dynamique ; c'est à dire avec une présentation attractive, des animations, des interactions etc. pour mieux comprendre... J'en suis au stade où j'ai imprimé les 253 pages et je vais les décortiquer.
J'attends vos réponses,
à bientôt peut être !
Bonne journée.
Luc.