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M*E*L*O*M*A*N*I*A*C

( BASS & DRUMS Etc )

James Brown is dead



Avant de découvrir James Brown (R.I.P.) , j'écoutais ça ( sans rire ) :

L.A. Style - James Brown Is Dead (1992)

Plus , bientôt .






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Happy Christmas !!!



Le père Noël est en avance chez MELOMANIAC et vous offre , comme l'année dernière , un mix bien soulful spécialement conçu pour ambiancer votre réveillon et votre Jour de Noël ... Plaisir d'offrir ! Enjoy !

Soulful Christmas 2006

Tracklisting :

Clarence Carter - Back Door Santa
Jackson Five - I Saw Mommy Kissing Santa Claus
Carla Thomas - Gee Whiz It's Christmas
Brenda Lee - Rockin' Around The Christmas Tree
Otis Redding - Merry Christmas Baby
Stevie Wonder - Someday at christmas
Whispers - Funky Christmas
James Brown - Soulful Christmas
The Drifters - Soulful Christmas
Erlend Oye - Last Christmas
Diana Ross & the Supremes - My Favorite Things
Gladys Knight & The Pips - This Christmas
Stevie Wonder - What Christmas Means To Me
Motown Christmas Greetings



Et je remets en ligne le Soulful Christmas 2005

Tracklisting :

Stevie Wonder - Ave Maria (Motown , 1967)
John Edwards - White Christmas (Cotillion, 1976)
Donny Hathaway - This Christmas (Atco, 1970)
The Emotions - What Do the Lonely Do At Christmas (Volt, 1973)
Brook Benton - Soul Santa (Cotillion, 1971)
Johnny Cash - The Little Drummer Boy
Rance Allen Group - White Christmas (Truth, 197)
Mack Rice - Santa Claus Wants Some Lovin' (Stax , 197)
Lou Donaldson - Jingle Bells (Cotillion, 1976)
The O'Jays - Christmas Ain't Christmas (Philadelphia International, 1973)
The Beach Boys - We Three Kings of Orient Are (1964)
Rhodes Kids - Christmas Medley
Joe Tex - I'll Make Everyday Christmas (For My Woman) (Dial, 1967)
The Temptations - Rudolph The Red-Nosed Reindeer (1970)
Little Johnny Taylor - Please Come Home For Christmas (Stax, released 1982)
James Brown - Santa Claus Go Straight To The Ghetto (1968)
Solomon Burke - Presents For Christmas (Atlantic, 1966)


The Chairmen of the Board - In Session ( 1971 )



Les singles s’enchaînent en 1970 pour les Chairmen of the board et rencontrent tous le succès . General Johnson s’affirme de plus en plus non seulement comme chanteur ( « Everything Tuesday » , « All we need is understanding » ) mais aussi comme un auteur talentueux . Il forme la dream team d’ Invictus au côté des auteurs-compositeurs-producteurs Ronald Dunbar ( le vrai cette fois ci ) , Angelo Bond et Greg Perry . La relation de Johnson avec Greg Perry est particulièrement fructueuse , les deux hommes sont véritablement sur la même longueur d’ondes et savent exactement ce qu’ils veulent réaliser ( et réaliseront avec l’excellent premier album solo de General Johnson en 1972 , « Generally Speaking » ) .

Les relations au sein du groupe sont d’un autre ordre … Harrison Kennedy semble être un extra-terrestre aux yeux des autres … personne ne comprend ses traits d’esprit aux références littéraires et , à cause de son accent canadien , il n’est que rarement mis en avant lors des interviews . C’est pourtant lui et son harmonica qui ouvre ( et de quelle manière ! ) l’album « In Session » qui sort en octobre 1970 : « Chairman of the board » , un excellent morceau aux accents blues . Sa voix puissante fait de lui une personnalité importante du groupe , l’emmenant vers d’autres dimensions , comme sur « Hanging on to a memory » .

Kennedy a enregistré par la suite un album , « Hypnotic Music » , en 1972 (si vous le possédez , je suis preneur ! ) , puis se retire du show business pendant une dizaine d'année , pour faire son grand retour dans les années 90 : http://www.harrisonkennedy.ca/ . Toujours aussi excellent !

Danny Woods est de plus en plus excellent dans les morceaux uptempo : « Pay to the Piper » , l’un des meilleurs morceaux de l’album , fruit de la collaboration Johnson/Dunbar/Bond/Perry , et le « Children of Today » qui annonce la direction que va prendre par la suite la carrière des Chairmen of the Board … A noter , l’album solo de Woods , intitulé « Aries » sort en 1972 . Je suis , là aussi , preneur !

« In session » est enfin le dernier album du groupe avec Eddie Custis , qui ne trouve plus vraiment sa place ici avec ses deux morceaux totalement incongrus sur cet album : « Twelfth of Never » et la reprise du « Bridge Over Trouble Water » de Simon & Garfunkel . Parfait pour Las Vegas et ses crooners , mais trop décalé pour les Chairmen of the Board . Ses prestations lors des shows du groupe sont les moins appréciées du public , Custis le prend assez mal et les autres ne l’encouragent plus … son départ est inévitable .

L’album « In Session » marque une évolution vers un son plus « psychédélique » que la teinte R&B du premier album , Invictus cherchant sans doute à contrer la Motown , qui commence en cette année 1971 à reprendre du poil de la bête sous la direction artistique , entre autres , d’un Norman Whitfield ( 3 exemples significatifs : en 1971 , la Motown sort « Sky’s the Limit » des Temptations , « Where I’m Coming From » de Stevie Wonder et « What’s Going On » de Marvin Gaye ! ) .

Ecoutez :

The Chairmen of the Board - Pay to the Piper
( lead : Danny Woods )

The Chairmen of the Board - Hanging on to a memory
( lead : Harrison Kennedy )

The Chairmen of the Board - Everything's Tuesday
( lead : General Johnson )

Achetez ce disque : ICI

The Chairmen of the Board - The Chairmen of the Board ( 1970 )



Vous savez tout ou presque maintenant de la naissance des labels Hot Wax et Invictus du trio Holland-Dozier Holland . Nous avons vu aussi que l’un des premiers artistes à être repéré par Brian Holland ( la tête chercheuse du trio ) est « General » Norman Johnson , alors encore chanteur de The Showmen .

En 1969 , H-D-H désire prolonger le travail qu’ils avaient entreprit avec les Four Tops chez Motown au sein de leur nouvelle entreprise , tout en essayant de transformer le modèle traditionnel du groupe vocal masculin . Leur idée est de trouver quatre hommes aux personnalités très différentes et de les réunir dans un même groupe , sans qu’il y ait un véritable leader . Les membres de ce groupe , qui s’appelle d’abord The Gentlemen avant de devenir The Chairmen of the Board , se rencontrent pour la première fois début 1969 , au studio d’ Hamilton Street , à Detroit . Ils se nomment General Johnson , Eddie Custis , Danny Woods et Harrison Kennedy .

C’est Jeffrey Bowen , employé par H-D-H pour recruter les différents membres des groupes à signer sur Invictus , qui provoque la rencontre . C’est General Johnson qui lui a parlé de Danny Woods ( qui a déjà sorti quelques 45t ) , après l’avoir entendu chanter dans un club de Detroit . Eddie Custis a lui aussi quelques disques à son actif depuis 1961 . Harrison Kennedy est quant à lui un peu à part , le membre le plus "décalé" du quatuor , puisque découvert presque par hasard au Canada où il suivait des études supérieures de littérature ( d’où le fossé culturel entre lui et ses petits camarades … ) tout en évoluant au sein d’un groupe de soul . Répétitions après répétitions , le groupe se construit . General Johnson , qui vit chez Lamont Dozier , devient peu à peu l’un des auteurs les plus prolifiques chez Invictus . C’est lui qui va devenir le véritable créateur des Chairmen of the Board , laissant aux autres le seul statut d’interprète .

Après un premier single en début d’année , le premier album de la formation sort en avril 1970 . Les quatre hommes se partagent quasi équitablement les morceaux en tant que « lead singer » . General Johnson use de son style inimitable ( le fameux « bbbbrrrrr » sur « Give me just a little more time » , « You’ve got me dangling on a string » ou son excellente composition « Patches » ) , Danny Woods n’est pas en reste avec des morceaux uptempo vraiement réussis ( « Tricked and Trapped » , « Since the Days of Pigtails ( and Fairytales ) » ) . Harrison Kennedy s’occupe des reprises des Beatles ( « Come Together » , malheureusement un des morceaux que j’aime le moins des Fab Four ) et de Traffic ( « Feelin’ Alright ? » ) . Seul Eddie Custis semble en décalage avec son style crooner et ses reprises classiques de « My Way » et du « Didn’t We » de Jimmy Webb .

Malgré les différentes interprétations et la participation active à l’écriture de General Johnson ( « Bless You » , « Patches » ) , les morceaux de cet album restent du pur H-D-H ( signés , bien entendu , Dunbar/Wayne ) et deviennent rapidement des succès tant sur les radios US qu’ en Angleterre . Johnson apparaît même comme l’un des chanteur les plus prometteurs dans les classements musicaux de fin d’année 1970 .

Peu de renseignements quant aux musiciens présents sur ses morceaux . Pour se faire tout de même une idée voici la liste des musiciens régulièrement présents au studio Invictus à l’époque ( source : Bob Babbit en personne , bassiste des mythiques Funk Brothers ) , souvent crédités en tant que « Flaming Embers » ( ce sont d’ailleurs eux qui jouent , non crédités , sur « Osmium » le premier album de Parliament , sorti sur Westbound ) :

KEYBOARDS : Johnny GRIFFTH , Rudy ROBINSON
GUITARS : Eddie WILLIS , Dennis COFFEY , Ray MONETTE
BASS : Bob Babbit , Tony NEWTON
DRUMS : Uriel JONES , Andrew SMITH , Richard “PISTOL” ALLEN
TAMBOURINE & VIBES : Jack ASHFORD

Ecoutez :

The Chairmen of the Board – Since the days of Pigtails ( and fairytales )
( lead : Danny Woods )

The Chairmen of the Board – You’ve got me dandling on a string
( lead : General Johnson )

The Chairmen of the Board – Feelin’ Alright
( lead : Harrison kennedy )

Achetez ce disque ICI

Freda Payne - The Complete Invictus Recordings



Continuons humblement l’exploration des 3 labels de Detroit évoqués dans le post precedent en nous attardant aujourd’hui sur une de ces artistes qui iluuminent leur catalogue , la chanteuse Freda Payne .

Née au milieu des années 40 à Detroit ( j’ai la délicatesse de ne pas révéler son âge ! ) et bercée par le jazz , elle développe très tôt un don musical certain et sous la tutelle de sa mère commence à prêter sa jeune voix à des jingles publicitaires locaux et à participer à différents concours radio et TV . Duke Ellington et le jeune Berry Gordy la repèrent et lui proposent un contrat … mais sa mère veille au grain et refuse qu’elle débute une carrière avant d’avoir terminé ses études .

C’est donc seulement à l’âge de 17 ans qu’elle signe avec Pearl Bailey et sa revue musicale son 1er contrat professionnel qui lui permet de partager la scène avec Lionel Hampton , Sammy Davis Jr , Billy Eckstine ou encore Quincy Jones qui la prend sous son aile lorsqu’elle s’installe à New York en 1963 , lui permettant de quitter un emploi de standardiste pour tourner avec lui jusqu’en Europe et enregistrer pour le label Impulse ! son premier album "After the Lights Go Down Low and Much More!!! " . Son deuxième album sort sur MGM , en 1966 , intitulé " How Do You Say I Don't Love You Anymore " .

Commence alors pour elle une carrière à Broadway qui lui permet d’être reconnue par la profession , mais pas encore par le grand public . En 1969 , toujours à New York , elle n’a plus de contrat discographique et elle se sépare de son manager . Le destin fait qu’elle retrouve alors un de ses anciens camarades de classe à Detroit , Brian Holland qui est alors en train de quitter Motown pour former son propre label . Freda saute sur l’occasion et devient l’une des premières artistes à signer sur ce nouveau label : Invictus ( en compagnie de sa sœur Scherrie , dans les conditions que vous savez . ) .



Le 1er morceau qu’elle enregistre est « The Unhooked Generation » , un morceau qui trahit les prétentions d’alors du trio H-D-H : concurrencer la Motown sur propre terrain en faisant de Payne une sérieuse concurrente de Diana Ross . Le succès arrive avec « Band of Gold » ( une drôle d’histoire d’échec lors d’une lune de miel … ) , morceau que Freda n’assume pas tellement mais qui , avec l’album du même nom sorti en 1970 , lui permet de vendre plus de disques en une fois que lors de toute sa carrière précédente !




Elle partage alors l’affiche en tournée avec les grands noms de la soul ( O’Jays , Edwin Starr , etc ) et se laisse griser par le succès . H-D-H mettent le paquet pour l’écriture de l’album suivant , Lamont Dozier mettant personnellement la main à la pâte pour réussir un carton . L’album « Contact » sort dans la foulée , en 1971 et elle enregistre bientôt un morceau pacifiste intitulé « Bring the Boys Home » , qui , en pleine guerre du Vietnam , est bientôt banni des ondes par le gouvernement , à la grande surprise de Freda , mais à la grande joie de H-D-H qui y voit une grande chance de faire rentrer un peu plus d’argent !


C’est encore l’argent qui va détériorer les relations pourtant a priori amicales de Freda Payne et d’ H-D-H . Pour Freda , qui leur intente un procès , il est grand temps de toucher quelques royalties et de se libérer quelque peu des exigences du trio ( qui reproduit ches Invictus à l’époque , semble-t-il , les méthodes qu’il dénonçait au sein de la Motown … ) . Cette brouille fait perdre du temps à la carrière de Freda . Même si un « Best of » est sorti qui en 1972 pour la maintenir dans les charts , lorsqu’elle accepte de réenregistrer pour Invictus en 1973 , elle ne peut plus prétendre surfer sur le succès de « Band of Gold » . L’album « Reaching Out » paru en fin d’année , bien que très réussi de mon point de vue tant au niveau des compositions que du chant , n’a pas le succès escompté .



Insatisfaite de la direction artistique de sa carrière et commerciale de sa carrière , Freda quitte Invictus et suit Lamont Dozier sur ABC/Dunhill . C’est d’ailleurs lui qui va produire son nouvel album pour ce nouveau label : « Payne & Pleasure » , titre au jeu de mot qui résume en quelque sorte son expérience au sein du label de ses amis d’enfance les frères Holland .

Freda Payne est une grande chanteuse , aussi à l’aise dans les registres soul que jazz et pop , et sa carrière au sein de Invictus est assez représentative de ses différents styles , de « The Unhooked Generation » au plus ambitieux « I’m not getting any better / Suddenly it’s yesterday » , jusqu’à la reprise de Brel « If You Go Away » et le superbe « Mother Misery’s Favorite Child » , on peut affirmer que H-D-H n’ont jamais négligé leurs productions pour la dame ( le sommet étant atteint par l’excellent album « Contact » où les sillons transpirent le génie de Lamont Dozier ) . Si elle n’a jamais obtenu le succès public qu’elle méritait sans doute ( contrairement à une Diana Ross qui a su utiliser la grosse machine Motown et à mon avis tirer profit de ses charmes … cette dernière assertion n’engageant que moi ! ) , il est aujourd’hui grand temps de découvrir cette artiste , toujours présente sur scène : http://www.fredapayne.com/


Ecoutez :

Freda Payne – The Unhooked Generation ( 1969 )

Freda Payne – Suddenly It’s Yesterday ( 1971 )

Freda Payne – We’ve got to find a way back to love ( 1973 )

Freda Payne - Mother Misery’s Favorite Child ( 1973 )


Sa carrière discographique sur Invictus est disponible ICI

Merci à Bruno et à Peter Doggett


Labels : Hot Wax / Invictus / Music Merchant



















Je lance aujourd’hui , et pour tout le mois de décembre , une petite série de billets consacrée à quelques artistes de plusieurs labels de Detroit qui me tient particulièrement à cœur , même s’il a été bien évoqué ailleurs , notamment chez L’Affreux : Hot Wax / Invictus / Music Merchant Records , rejetons bâtards d’une des plus importantes entreprises de l’histoire de la musique , la Motown . Commençons aujourd’hui par une vue générale de ces labels .

Tout au long des années 60 , trois hommes ont participé à la réussite artistique et économique de la firme de Berry Gordy : le trio Holland-Dozier-Holland ( que nous appellerons HDH , pour plus de commodité ) . Leur palmarès au sein de Motown est bien connu et je ne m’y attarderais pas . Vers 1967 , le trio prend rendez-vous avec Gordy , histoire de renégocier leur contrat à la hausse et d’obtenir un peu plus de liberté artistique . Le boss , en matière artistique , regarde d’abord en direction du porte-monnaie et il n’est pas connu pour ses largesses . Les compères ne sont pas satisfaits . Ils décident alors de relâcher la pédale et d’en faire le minimum . Deux mois plus tard , Gordy essayant sans succès de joindre Brian Holland au bureau , tente d’appeler Eddie Holland , introuvable lui aussi … Après enquête , il s’aperçoit , furieux , que les HDH n’ont strictement rien fait depuis leur dernière entrevue !



En sous-marin , HDH , alors qu’ils sont toujours en contrat sur Motown , sont en effet en train de travailler aux fondations de leur propre label , négociant avec Capitol le lancement d’ Invictus , et avec Buddah le lancement de Hot Wax ( plus tard , avec le départ de Lamont Dozier en 1973 , les frères Holland créeront Music Merchant ) . Lorsqu’il l’apprend , Gordy décide de lancer une spectaculaire série de poursuites judiciaires qui va miner l’existence d’ HDH jusque la fin des années 70 ( les poussant à signer tous leurs morceaux sous les prêtes-noms d’ Edith Wayne et Ron Dunbar … relisez les crédits de vos disques : Dunbar/Wayne c’est en fait HDH ! )

A la fin de 1968 , HDH annoncent officiellement la naissance d’ Hot Wax puis d’ Invictus Records .

La politique artistique du trio n’est plus vraiment celle qu’ils développaient au sein de la Motown . Alors qu’ils écrivaient auparavant les morceaux pour les tester ensuite avec différents interprétes , HDH va désormais s’intéresser un peu plus aux artistes . Ainsi , c’est en entendant un morceau de The Showmen que Brian Holland décide d’engager leur chanteur charismatique , Norman « General » Johnson . De même , alors qu’il est au téléphone pour négocier un contrat avec la chanteuse Freda Payne ( une amie d’enfance des Holland , qui , après un séjour chez Motown , poursuit alors une carrière à Broadway ) , il entend la sœur de cette dernière , Scherrie , chantant volontairement à tue-tête à l’arrière plan afin d’attirer son attention . Il l’engage également . Elle deviendra l’élément central du groupe Glass House .

Toutefois , HDH ne transigent pas sur la qualité des musiciens de studio . Si on pense qu’au début de l’aventure ils ont certainement utilisés des membres des Funk Brothers ( les fameux musiciens de session de la Motown ) , ils ont ensuite recrutés leurs propres backing bands . Ainsi c’est le bassiste de session Tony Newton qui est par exemple à l’origine du groupe 8th Day , qui n’a , au départ , pas d’existence « réelle » ( c’est Wilson qui le crée de toutes pièces avec le chanteur du groupe 100 Proof Aged Soul ) . Mais HDH vont surtout utilisé The Politicians , responsables des morceaux les plus funky du label , sous la direction de McKinley Jackson .

La liste est longue des artistes qui ont enregistré pour Invictus et Hot Wax ( et plus tard pour Music Merchant ) . Citons , en plus de ceux évoqeés plus haut : sur Invictus : Ruth Copeland , Lee Charles , Tyrone Edwards et même les Parliament de George Clinton ( un voisin de Detroit vers 1970-1971 ) , etc … Sur Hot Wax : 100 Proof (Aged In Soul) , Silent Majority , Laura Lee , Satisfaction Unlimited , etc … Enfin , sur Music Merchant : Eloise Laws ( la sœur de Debra et de Ronnie ) , The Just Brothers , The Jones Girls , Raynald Wynglas , etc …

Ecoutez :

New Play feat. Ruth Copeland – The Music Box ( Invictus , 1969 )

The 8th Day – She’s Not Just Another Woman ( Invictus , 1971 )

Honey Cone – Want Ads ( Hot Wax , 1971 )

Laura Lee – Crumbs Off The Table ( Hot Wax , 1972 )

The Just Brothers – Sliced Tomatoes ( Music Merchant , 1972 )

Smith Connection – I’m Bugging Your Phone ( Music Merchant , 1973 )


Le travail de réédition de ce catalogue est tout à fait excellent : raretés , notes de pochettes soignées , etc … n’hésitez pas à chercher sur Internet , ici , , là-bas ou même ici .




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Bobby Thurston – Sweetest Piece of the Pie ( 1978 )



Pusiqu’on est dans la métaphore culinaire , terminons le repas avec un bon gros morceau :

Bobby Thurston – Sweetest Piece of the Pie ( 1978 )

Né en 1954 , Bobby Thurston commence sa carrière musicale au sein d’un groupe appelé Spectrum Ltd , où il chante et joue des congas alors qu’il est encore au lycée à Washington , D.C. . Il y est découvert par les deux producteurs locaux qui montent : Willie Lester et Rodney Brown , qui en cette fin des années 70 , avec le label « Prelude » ( où ils offrent à Sharon Redd son plus gros hit avec « Can You Handle It ? » ) et surtout leur propre label « Mainline » rêvent de construire en empire musical dans l’esprit de « Philadelphia International » de Gamble & Huff qui règnent alors sur les charts .



Avec l’aide du pianiste et arrangeur Al Johnson , Thurston enregistre son premier album en 1978 , presque entièrement composé de morceaux signés Lester/Brown qui décident , pour ce disque , de sortir la grosse artillerie ( et je ne parle pas ici que du poids de Bobby Thurston …) pour affronter « Philadelphia International » sur son terrain : orchestrations riches ( The American Star Orchestra s’occupe de tous les cuivres et cordes ) groove solide , et la voix assurée toute en finesse de Bobby Thurston ( aussi à l’aise dans les graves que dans les aigus , avec un falsetto qui résonne parfois comme du Prince , malgré la différence de gabarit ) pour des morceaux de "modern soul" pure ( « We Got so much to stay forever for » , « Sweetest Piece of the Pie ») ou des incongruités flirtant avec le disco ( « Flash » , qui reste tout de même , à mon humble avis , une bombe pour dancefloor ) . Un de ces albums qui n’ont pas marqués la longue et parfois injuste histoire de la musique mais qui restent drôlement agréables lorsque vous avez la chance de les découvrir .

Ecoutez :

Bobby Thurston - I Want Your Body

Bobby Thurston - Na Na Na Na Baby

Achetez ce disque , ICI

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