Friday, May 7, 2010 4:05:11 PM
Voyage
Une grande parenthèse de ma vie va s'ouvrir. Une parenthèse d'un an qui me permettra de réaliser un vieux rêve, une parenthèse riche d'expériences en tous genres, une parenthèse riche en découvertes... En effet, pendant un an, ma compagne et moi-même allons voyager sur deux continents et 15 pays. A la rencontre de sites préservés ou menacés, à la rencontre des populations, à la rencontre de nous-même. Depuis quelques mois déjà, nous n'avons la tête qu'à cela. Nous y sommes presque, malgré qu'il y ait encore beaucoup de détails à régler, l'essentiel est là: l'envie de partir et les moyens de le faire.
Vous pourrez suivre nos aventures et nos mésaventures (que j'espère beaucoup moins nombreuses) sur notre site internet:
Parenthèse Découvertes
En cas de panne, rendez-vous directement sur le blog:
Parenthèse Découvertes. Il n'attend plus que vos commentaires.
Tuesday, December 1, 2009 2:27:56 PM
Pensées
Il est venu le temps du plus grand gaspillage annuel. Le temps de Noël : où le gaspillage d’énergie pour illuminer nos folies dépensières démarre ; où la chasse à « l’idée cadeau » est lancée ; où les étales se garnissent d’objets aussi encombrants qu’inutiles et qui ont nécessité pour leur fabrication des milliers de litres d’eau, des centaines de pétrole et si peu de travail humain pour finalement venir garnir nos montagne d’ordures ; où les personnes seules ressentent encore plus cruellement leur solitude ; bref, où les paradoxes de nos sociétés de surconsommation atteignent des sommets d’indécence et d’obscénité.
Le temps de Noël est arrivé, le temps joyeux entre tous qui célèbre l’avènement du Christ, qui sanctifie et élève l’homme au rang de Dieu, qui pose les jalons de notre anthropocentrisme, qui nous arroge la libre exploitation du minéral, du végétal et de l’animal, qui nous octroie les pleins droits de destruction tout en nous en donnant la pleine et entière justification.
Toutes ces jolies lumières pour mieux nous aveugler, tous ces beaux objets pour mieux nous illusionner, tous ces carillons pour mieux nous assourdir, toutes ces bonnes odeurs pour mieux nous dérouter et, pour un temps, masquer l’horrible vérité : celle des disparités, des inégalités, des injustices que l’homme s’évertue à perpétuer.
Faites-donc taire ces carillons pour mieux écouter Ghandi : « La terre contient bien assez pour les besoins de chacun mais pas assez pour la cupidité de tous ». Cessez-donc cette quête du luxe pour appliquer cette simple maxime du sage précité : « Vivre simplement pour que simplement les autres puissent vivre ». Faites preuve de bon sens, oubliez la « croissance » économique pour privilégier votre croissance personnelle et collective. En effet, qu’est-ce que le progrès technique s’il ne contribue pas au bien-être de tous plutôt qu’à celui d’une élite ?
Il est surement trop tard pour que l’humanité réalise s’être engagée sur une pente beaucoup trop glissante pour pouvoir être remontée. Plus elle descend et plus le furieux rythme de destruction s’accroît. Une destruction de ce qui nous fait vivre, une destruction de notre environnement, une destruction de nos ressources. Et tout cela pour qu’une poignée de nababs puissent vivre dans un luxe inouï et pour qu’un grand troupeau suiveur aspire au même luxe ?
Réfléchissons-donc à chaque instant à la portée de chacun de nos actes, non seulement sur note environnement immédiat ou sur notre environnement médiat, mais aussi sur leurs conséquences à long terme. Rejetez-donc les valeurs du monde moderne : celui du profit et du luxe. Vous ne changerez certainement pas le cours de l’humanité mais au moins aurez-vous cessé de contribuer à son extinction planifiée.
Friday, November 27, 2009 10:18:42 AM
écologie, Citations, Pensées
« Que les sociétés humaines soient aujourd’hui soumises à un gigantesque effort d’uniformisation à outrance (mais pas d’union, certes), c’est l’évidence. La civilisation industrielle, mécanique et productiviste, fondée sur la puissance matérielle et l’argent, se prétend la Civilisation et s’arroge le droit de juger de la santé d’un pays au seul chiffre de son produit national brut, qui n’est pourtant qu’une somme arithmétique des activités, sans défalcation des nuisances.
« Du bonheur national brut qui, lui, intéresse directement les hommes, il n’est jamais question : tant pis pour la qualité des rapports humains, tant pis pour les virtualités propres des ethnies ou des régions, tant pis aussi pour la nature, toujours plus allégrement saccagée au nom de dogmes impies, celui de l’efficacité technique (faire une chose parce qu’on peut la faire) ou celui du profit (faire les choses parce qu’elles rapportent). »
- Théodore Monod: Et si l'aventure humaine devait échouer
Tuesday, November 24, 2009 6:14:52 PM
Citations, Pensées, Ecologie
«Les lieux communs et les dictons de la prétendue "sagesse des nations" sont bien la forme la plus insidieuse et la plus malfaisante du mensonge. "L'argent n'a pas d'odeur"? Alors qu'il pue terriblement. Si vis pacem, para bellum ? Alors qu'il n'est d'exemple dans l'histoire de course pacifique aux armements qui ne s'achève dans le sang. "La fin justifie les moyens"? Et c'est la torture réinstallée dans la plupart des polices et toutes les armées du monde... Et bien, entendu, le fameux: "On n'arrête pas le progrès", argument péremptoire, définitif, dès qu'il s'agit de justifier une nouvelle sottise.
«Le sophisme est clair cependant, car il joue sur la terrible ambiguïté du substantif "progrès": en jouant sur les mots, refuser la bombe atomique, ou l'assassinat de la Côte d'Azur, ou l'extermination des baleines, c'est être, nous affirme-t-on sans rire, contre le progrès!
«C'est donc que le mot a plusieurs sens puisqu'il peut désigner à la fois le perfectionnement des mécaniques, l'augmentation des dividendes, la construction d'une bombe atomique "à objectifs démographiques" (sic) ou, d'autre part, l'amélioration du sort des hommes, le soulagement de leur peine, un peu plus de justice, un peu moins de violence et de cruauté.
A tenir pour équivalent progrès technique et progrès véritable, on en arrive — et c'est un signe grave d'aberration psychologique — à faire les choses sans raison profonde, mûrement et sincèrement réfléchie, mais uniquement parce qu'on peut, matériellement, les faire: on construira donc l'avion supersonique, non que le joujou soit utile, puisqu'il permettra à quelques nantis de gagner trois heures entre un embarras de voitures à Londres et un autre à New York, mais parce qu'on peut, techniquement, le réaliser»
Et plus loin Monod site Einstein:
«Un système de valeurs morales construit sur la base du confort ou du bonheur individuel est tout juste suffisant pour un troupeau de bétail» — Théodore Monod: Et si l'aventure humaine devait échouer
Sunday, November 8, 2009 3:27:36 PM
Citations, Ecologie
«On n'arrête pas le progrès!
C'est lui qui nous arrêtera...»
— Nathan R. Bento
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«Il n'est pas interdit d'espérer. Lorsqu'on me demande de parler de l'au-delà et compte tenu de mon âge, c'est une question qui doit m'intéresser, je réponds que je ne sais pas. Je n'ai donc rien le droit d'affirmer. En revanche j'ai le droit d'espérer. L'espérance est une fonction très spéciale et personne ne peut me l'enlever. J'ai donc le droit d'espérer que les hommes prennent demain la mesure des dangers qui viennent menacer l'espèce humaine dans son devenir. A moins qu'ils ne choisissent de se détruire par excès de stupidité ou d'imprudence. L'espèce humaine disparaîtrait comme autrefois les dinosaures ou les ammonites ont disparu et cèderait discrètement la place au groupe suivant.»
— Théodore Monod
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«Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun mais pas assez pour la cupidité de tous»
«Vivre simplement pour que simplement les autres puissent vivre»
— Ghandi
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«L'homme n'est pas le seul animal à penser, mais il est le seul à penser qu'il n'est pas un animal»
— Pascal Picq
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«Il y a certaines idées puissantes qui vomissent le bruit, la flamme et la fumée, et qui traînent, remorquent, conduisent et emportent tout un siècle. Malheur à qui ne sait bien mener ces effrayantes locomotives! Savoir au juste la quantité d'avenir qu'on peut introduire dans le présent, c'est là tout le secret d'un grand gouvernement. Mettez toujours de l'avenir dans ce que vous faites; seulement, mesurez la dose.»
— Victor Hugo
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«L'extinction des organismes vivants est le dégât biologique le plus important de notre époque, car il est totalement irréversible. Chaque pays possède trois formes de richesses: ses ressources matérielles, culturelles et biologiques. Nous comprenons très bien les deux premières, car elles font partie intégrante de notre vie quotidienne. En revanche, on néglige les ressources biologiques: c'est une grave erreur stratégique que nous regretterons de plus en plus. Les animaux et les végétaux sont une partie de l'héritage d'un pays, le résultat de millions d'années d'évolution en un endroit précis, leur valeur est au moins égale à celle de langue et de la culture.»
— Edward Wilson
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«Celui qui ne respecte pas la vie ne la mérite pas.»
— Léonard de Vinci
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«Enfin j'avais tracé le chemin qui mène à cette idée qui englobe à la fois les mondes, l'affirmation de la vie, la morale: je savais maintenant que la perspective universelle sur le monde éthique — sur l'affirmation de la vie avec ses idéaux de civilisation — est fondée sur la pensée. Ainsi pour moi l'éthique n'est pas autre chose que le respect de la vie.»
— Albert Schweitzer
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«Indépendamment de toute considération éthique, il suffit d'aligner quelques chiffres pour se rendre compte que l'alimentation non carnée est une question de bon sens. On estime aujourd'hui que 38% de la production mondiale de céréales, 49% de la production de plants alimentaires et 90% de la production de soja sont destinées à l'alimentation du bétail (porcs et volaille compris), représentant 64% des terres cultivables. Or, il suffirait de consommer seulement 10% de moins de protéines animales pour libérer une surface agricole permettant de nourrir un milliard d'êtres humains! Ces renseignements sont donnés par André Méry dans son livre sur les végétariens.»
— Théodore Monod
Wednesday, November 4, 2009 12:08:48 PM
Citations, Ecologie
« Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos manières d’être.
Pour lui, un lopin de terre est pareil au voisin, car il est un étranger qui vient la nuit et prend à la terre tout ce dont il a besoin.
Il traite la terre et le ciel comme des choses à acheter, à piller, à vendre, comme des moutons ou des perles clinquantes.
La vue de vos villes attriste le cœur de l’homme rouge.
Mais la raison en est peut-être que l’homme rouge est sauvage et ne comprend pas.
Il n’y a pas d’endroit tranquille dans les villes de l’homme blanc.
Il n’y a pas d’endroit pour écouter la déploiement du feuillage au printemps, ou le bruissement des ailes d’un insecte.
Mais sans doute suis-je un sauvage qui ne comprend pas.
L’air est précieux pour l’homme rouge, car tous partagent le même souffle – les animaux, les arbres, les hommes. L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. »
Lettre écrite par le Chef SEATTLE au Président des Etats-Unis en 1854
Friday, October 30, 2009 9:06:07 AM
Ecologie, Pensées
“(…) Tout moyen nouveau de connaissance la montre (la nature) plus vaste et diverse, plus féconde, plus belle, plus riche d’insondable immensité”.
Jean Perrin, physicien contemporain
L’interprétation de cet énoncé est soumise à deux hypothèses. En effet, nous pouvons considérer, pour la première hypothèse, que l’auteur parle d’un point de vue purement scientifique et que, par cet énoncé, il cherche à redorer le blason de la science vis-à-vis de la nature. Cependant, la vision de l’auteur est plus étendue que celle ramenant au cliché du scientifique borné. Ce qui nous mène à la seconde hypothèse : cet énoncé exprime directement la conscience qu’a l’auteur du lien entre science et nature.
Cette dernière hypothèse plus plausible et surtout plus intéressante va nos mener à l’approfondir. L’auteur nous dit que chaque « nouveau moyen de connaissance » trouvé pour mieux comprendre la nature, nous la montre encore plus riche que nous l’imaginions et ce, sur tous les aspects. Perrin veut donc nous ouvrir les yeux sur ce qu’est réellement la nature. En effet, la nature n’est pas une simple attraction pour les profanes des balades en forêt mais un ensemble d’éléments qui constituent l’essence même de la vie. Pour comprendre l’énoncé, il est indispensable de définir ce que signifie la nature, mais avant cela, relevons encore les paradoxes que soulèvent cet énoncé.
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Thursday, October 22, 2009 9:41:34 AM
Pensées
Il est tout de même étrange de constater comme des fois il est impossible d'avoir prise sur certains événements de nos vies. On a beau essayer, s'échiner à contrôler certains facteurs alors qu'ils restent impalpables, "in-influençables" et totalement hors de contrôle tant bien même que l'on croyait les maîtriser. Nous reste alors le déterminisme ou le fatalisme. S’en remettre au destin ou à une force supérieure a cela de rassurant qu’il nous exonère d’une faute commise lors de la manipulation, ou du moins lors de la tentative de contrôle, des facteurs qui influencent notre vie.
Quand tous les espoirs s’effondrent, on est enfin libre. Mais libre d’enjamber les décombres des espoirs déchus et toujours ignorants quant à la direction à prendre. Tel un aveugle seul et perdu après un séisme. Le seul fait rassurant étant qu’il est encore en vie. Et ce fait est finalement l’essentiel à retenir.
Face à tous ces petits séismes de la vie, ceux qui nous obstruent des voies, ceux qui en révèlent d’autres, ceux qui détruisent tout et enfin ceux qui en épargnent certains, notre seul salut serait-il donc de continuer coûte que coûte sur la voie de la survie ? Ou faudrait-il, tel un scientifique partant à l’exploration des multiples causes d’un évènement, s’engager dans une recherche des facteurs propres qui auraient pu aider au déclenchement d’une catastrophe. Mais dans ce cas, ne serait-ce pas qu’une manière de retourner le couteau dans une plaie à vif, de tourner son regard vers ce qui ne peut plus être changé ? Le scientifique dira que cela aidera à prévenir la prochaine catastrophe. Certes, mais cela aidera-t-il à « aller de l’avant », à déblayer les décombres et à reconstruire ? Eventuellement a reconstruire des bases solides avec des structure antisismiques. Mais un peu de détachement n’aurait-il pas le même résultat ? Celui de pouvoir ne plus être touché par les catastrophes et tout simplement continuer à vivre, peu importe le chemin emprunté.
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