Posts tagged with "Pensées"
Tuesday, 1. December 2009, 14:27:56
Pensées
Il est venu le temps du plus grand gaspillage annuel. Le temps de Noël : où le gaspillage d’énergie pour illuminer nos folies dépensières démarre ; où la chasse à « l’idée cadeau » est lancée ; où les étales se garnissent d’objets aussi encombrants qu’inutiles et qui ont nécessité pour leur fabrication des milliers de litres d’eau, des centaines de pétrole et si peu de travail humain pour finalement venir garnir nos montagne d’ordures ; où les personnes seules ressentent encore plus cruellement leur solitude ; bref, où les paradoxes de nos sociétés de surconsommation atteignent des sommets d’indécence et d’obscénité.
Le temps de Noël est arrivé, le temps joyeux entre tous qui célèbre l’avènement du Christ, qui sanctifie et élève l’homme au rang de Dieu, qui pose les jalons de notre anthropocentrisme, qui nous arroge la libre exploitation du minéral, du végétal et de l’animal, qui nous octroie les pleins droits de destruction tout en nous en donnant la pleine et entière justification.
Toutes ces jolies lumières pour mieux nous aveugler, tous ces beaux objets pour mieux nous illusionner, tous ces carillons pour mieux nous assourdir, toutes ces bonnes odeurs pour mieux nous dérouter et, pour un temps, masquer l’horrible vérité : celle des disparités, des inégalités, des injustices que l’homme s’évertue à perpétuer.
Faites-donc taire ces carillons pour mieux écouter Ghandi : « La terre contient bien assez pour les besoins de chacun mais pas assez pour la cupidité de tous ». Cessez-donc cette quête du luxe pour appliquer cette simple maxime du sage précité : « Vivre simplement pour que simplement les autres puissent vivre ». Faites preuve de bon sens, oubliez la « croissance » économique pour privilégier votre croissance personnelle et collective. En effet, qu’est-ce que le progrès technique s’il ne contribue pas au bien-être de tous plutôt qu’à celui d’une élite ?
Il est surement trop tard pour que l’humanité réalise s’être engagée sur une pente beaucoup trop glissante pour pouvoir être remontée. Plus elle descend et plus le furieux rythme de destruction s’accroît. Une destruction de ce qui nous fait vivre, une destruction de notre environnement, une destruction de nos ressources. Et tout cela pour qu’une poignée de nababs puissent vivre dans un luxe inouï et pour qu’un grand troupeau suiveur aspire au même luxe ?
Réfléchissons-donc à chaque instant à la portée de chacun de nos actes, non seulement sur note environnement immédiat ou sur notre environnement médiat, mais aussi sur leurs conséquences à long terme. Rejetez-donc les valeurs du monde moderne : celui du profit et du luxe. Vous ne changerez certainement pas le cours de l’humanité mais au moins aurez-vous cessé de contribuer à son extinction planifiée.
Friday, 27. November 2009, 10:18:42
écologie, Citations, Pensées
« Que les sociétés humaines soient aujourd’hui soumises à un gigantesque effort d’uniformisation à outrance (mais pas d’union, certes), c’est l’évidence. La civilisation industrielle, mécanique et productiviste, fondée sur la puissance matérielle et l’argent, se prétend la Civilisation et s’arroge le droit de juger de la santé d’un pays au seul chiffre de son produit national brut, qui n’est pourtant qu’une somme arithmétique des activités, sans défalcation des nuisances.
« Du bonheur national brut qui, lui, intéresse directement les hommes, il n’est jamais question : tant pis pour la qualité des rapports humains, tant pis pour les virtualités propres des ethnies ou des régions, tant pis aussi pour la nature, toujours plus allégrement saccagée au nom de dogmes impies, celui de l’efficacité technique (faire une chose parce qu’on peut la faire) ou celui du profit (faire les choses parce qu’elles rapportent). »
- Théodore Monod: Et si l'aventure humaine devait échouer
Tuesday, 24. November 2009, 18:14:52
Citations, Pensées, Ecologie
«Les lieux communs et les dictons de la prétendue "sagesse des nations" sont bien la forme la plus insidieuse et la plus malfaisante du mensonge. "L'argent n'a pas d'odeur"? Alors qu'il pue terriblement. Si vis pacem, para bellum ? Alors qu'il n'est d'exemple dans l'histoire de course pacifique aux armements qui ne s'achève dans le sang. "La fin justifie les moyens"? Et c'est la torture réinstallée dans la plupart des polices et toutes les armées du monde... Et bien, entendu, le fameux: "On n'arrête pas le progrès", argument péremptoire, définitif, dès qu'il s'agit de justifier une nouvelle sottise.
«Le sophisme est clair cependant, car il joue sur la terrible ambiguïté du substantif "progrès": en jouant sur les mots, refuser la bombe atomique, ou l'assassinat de la Côte d'Azur, ou l'extermination des baleines, c'est être, nous affirme-t-on sans rire, contre le progrès!
«C'est donc que le mot a plusieurs sens puisqu'il peut désigner à la fois le perfectionnement des mécaniques, l'augmentation des dividendes, la construction d'une bombe atomique "à objectifs démographiques" (sic) ou, d'autre part, l'amélioration du sort des hommes, le soulagement de leur peine, un peu plus de justice, un peu moins de violence et de cruauté.
A tenir pour équivalent progrès technique et progrès véritable, on en arrive — et c'est un signe grave d'aberration psychologique — à faire les choses sans raison profonde, mûrement et sincèrement réfléchie, mais uniquement parce qu'on peut, matériellement, les faire: on construira donc l'avion supersonique, non que le joujou soit utile, puisqu'il permettra à quelques nantis de gagner trois heures entre un embarras de voitures à Londres et un autre à New York, mais parce qu'on peut, techniquement, le réaliser»
Et plus loin Monod site Einstein:
«Un système de valeurs morales construit sur la base du confort ou du bonheur individuel est tout juste suffisant pour un troupeau de bétail» — Théodore Monod: Et si l'aventure humaine devait échouer
Friday, 30. October 2009, 09:06:07
Ecologie, Pensées
“(…) Tout moyen nouveau de connaissance la montre (la nature) plus vaste et diverse, plus féconde, plus belle, plus riche d’insondable immensité”.
Jean Perrin, physicien contemporain
L’interprétation de cet énoncé est soumise à deux hypothèses. En effet, nous pouvons considérer, pour la première hypothèse, que l’auteur parle d’un point de vue purement scientifique et que, par cet énoncé, il cherche à redorer le blason de la science vis-à-vis de la nature. Cependant, la vision de l’auteur est plus étendue que celle ramenant au cliché du scientifique borné. Ce qui nous mène à la seconde hypothèse : cet énoncé exprime directement la conscience qu’a l’auteur du lien entre science et nature.
Cette dernière hypothèse plus plausible et surtout plus intéressante va nos mener à l’approfondir. L’auteur nous dit que chaque « nouveau moyen de connaissance » trouvé pour mieux comprendre la nature, nous la montre encore plus riche que nous l’imaginions et ce, sur tous les aspects. Perrin veut donc nous ouvrir les yeux sur ce qu’est réellement la nature. En effet, la nature n’est pas une simple attraction pour les profanes des balades en forêt mais un ensemble d’éléments qui constituent l’essence même de la vie. Pour comprendre l’énoncé, il est indispensable de définir ce que signifie la nature, mais avant cela, relevons encore les paradoxes que soulèvent cet énoncé.
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Thursday, 22. October 2009, 09:41:34
Pensées
Il est tout de même étrange de constater comme des fois il est impossible d'avoir prise sur certains événements de nos vies. On a beau essayer, s'échiner à contrôler certains facteurs alors qu'ils restent impalpables, "in-influençables" et totalement hors de contrôle tant bien même que l'on croyait les maîtriser. Nous reste alors le déterminisme ou le fatalisme. S’en remettre au destin ou à une force supérieure a cela de rassurant qu’il nous exonère d’une faute commise lors de la manipulation, ou du moins lors de la tentative de contrôle, des facteurs qui influencent notre vie.
Quand tous les espoirs s’effondrent, on est enfin libre. Mais libre d’enjamber les décombres des espoirs déchus et toujours ignorants quant à la direction à prendre. Tel un aveugle seul et perdu après un séisme. Le seul fait rassurant étant qu’il est encore en vie. Et ce fait est finalement l’essentiel à retenir.
Face à tous ces petits séismes de la vie, ceux qui nous obstruent des voies, ceux qui en révèlent d’autres, ceux qui détruisent tout et enfin ceux qui en épargnent certains, notre seul salut serait-il donc de continuer coûte que coûte sur la voie de la survie ? Ou faudrait-il, tel un scientifique partant à l’exploration des multiples causes d’un évènement, s’engager dans une recherche des facteurs propres qui auraient pu aider au déclenchement d’une catastrophe. Mais dans ce cas, ne serait-ce pas qu’une manière de retourner le couteau dans une plaie à vif, de tourner son regard vers ce qui ne peut plus être changé ? Le scientifique dira que cela aidera à prévenir la prochaine catastrophe. Certes, mais cela aidera-t-il à « aller de l’avant », à déblayer les décombres et à reconstruire ? Eventuellement a reconstruire des bases solides avec des structure antisismiques. Mais un peu de détachement n’aurait-il pas le même résultat ? Celui de pouvoir ne plus être touché par les catastrophes et tout simplement continuer à vivre, peu importe le chemin emprunté.
Monday, 25. May 2009, 10:27:26
Poème, Pensées
L'enfance volée, c'est quand on utilise l'enfant pour ses propres intérêts
c'est quand on profane son innocence
c'est quand on cache, qu'on ment, qu'on dissimule ou qu'on manipule.
L'enfance volée, c'est l'entrainer dans les tourments des préoccupations adultes,
c'est quand on l'utilise
c'est quand on s'approprie
c'est quand on l'influence, qu'on le déporte, qu'on le trahit.
L'enfance volée n'est jamais rendue, le vol jamais puni et la confiance n'est jamais restaurée.
L'enfance volée, c'est une enfance violée. C'est la pureté déchue, la beauté souillée et son amour dénaturé.
L'enfance volée, ou comment cicatriser une plaie gangrénée? Le temps lui-même, qui pourtant guérit tout, ne peut restituer l'enfance dérobée, ne peut aider contre le néant béant dans le cœur de l'homme alors incomplet.
Que donne une plante dont les racines ont étés arrachées, piétinées, exploitées?
La survie plutôt que la vie,
La méfiance plutôt que la confiance,
La mésestime plutôt que l'estime.
La colère, le chagrin, la peine comme compagnons de route pour au bout s'en retourner... et constater la traversée des broussailles épineuses de la Colère, les marécages de la Tristesse, les sommets de la Froide Solitude, les gouffres de la Dépression, les gorges serrées du Chagrin, les plaines désertes de la Cruauté, les océans déchainés de l'Affliction, les escarpements de l'Envie.
Des envies d'atolls épurés, de lumière fragmentée, de large voie balisée, de rivages apaisés, de vallées luxuriantes, de vergers garnis ou encore d'azurs argentés et de cieux cléments. Ceux-ci réservés aux enfants aimés, choyés ou couvés.
Thursday, 9. April 2009, 08:18:39
Pensées
Les temps changent et la vie continue. Elle continuera par ailleurs autant que cela sera possible, avec ou sans nous, elle s'évertuera à se nicher dans les anfractuosités du grand néant. Si sublime et si rare et pourtant si dénigrée par notre race, elle s'évertuera à briller dans l'obscurité, à ondoyer dans l'immobilité, à souffler sur les pleines désertes de l'absolu.
Les temps changent et des vies s'arrêtent, certaines prises, d'autres données, beaucoup volées. Bien impuissants face à ce cycle, nous-mêmes, petites pépites de consciences ambrées, prises dans la nasse de l'éternité, devons perpétuer nos humbles existences, faire partager nos expériences.
Thursday, 12. March 2009, 18:08:40
Pensées
Mon père m'a transmis l'herpès et ma mère le zona. Voici en gros ce à quoi se résume mon héritage, un héritage ancré au plus profond de ma chair, près à surgir à tout moment afin de me rappeler qui je suis et d'où je viens. Non pas que j'éprouve une honte ou une gène quelconque envers cet héritage, mais la liberté ou l'émancipation auxquels j'aspirais tant ne sont qu'un rêve absurde et ces virus sont là pour le raviver.
Toujours ces virus me ramènent à cet indéniable constat que tout a sa source, tout a sa filiation, tout est situé.
Ma situation, elle, par une ironie proche du grotesque me revient aussi brusquement que lorsque on marche sur un râteau, c'est-à-dire... en plein gueule!
Des coups, des coups, des coups... des coups de poings, des coups de pieds, des coups de blanc, de rouge, des coups de reins. Tant de coups pris, tant de coups donnés en si peu de temps... Donc si je résume, à l'heure actuelle ma vie semble n'être composée que d'une succession de crises virales, de jardinage, de bagarre et de bastringue... Tout comptes faits, on n'est pas si loin de la réalité. Mais ce genre de tableau pourrait décrire un peu n'importe quel homme de mon âge.
Non. Qu'est-ce qui constitue réellement mon héritage? Serait-ce les fruits d'une colonisation sauvage? Ou les fruits d'un pillage systématique des opprimés, ou encore ceux d'une destruction programmée de notre milieu?
En somme, j'ai hérité de la haine et de l'amour de mon époque, et incapable que je suis de réaliser la synthèse de ces deux éléments antinomiques, j'erre comme trop de mes congénères dans un monde sans repères, sans vision claire, sans un futur enviable. Serais-je prêt à remettre un tel héritage à une hypothétique progéniture?
Peut-être donné-je l'impression de blâmer mes parents et les antérieures générations. Mais il n'en est rien. Le mal a trop bien parasité le coeur des hommes et depuis trop longtemps. Il a fait de nous de pauvres moutons qu'on élèvent pour leur fourrure ou leur viande, qu'on s'amuse à voir brouter dans le pare-terre du voisin, qu'on se rit de ses souffrances et de sa lâcheté.
Donc mes rêves de liberté et d'émancipation se réduisent aussi vite que la misère, la pauvreté, la cupidité se propagent sur terre et dans les coeurs.
Cet héritage je ne puis fort tristement le refuser, tout comme les virus qui me parasitent, je dois faire avec sachant que ce mal, tout comme le zona ou l'herpès, se balade dans mes veines et peut ressurgir à tout moment. Mais contrairement à eux, il me laisse la liberté de le réfréner.
Saturday, 30. August 2008, 21:16:38
Citations, Pensées
«Will réfléchissait à ce qu'il allait faire maintenant. Quand vous choisissez un chemin parmi beaucoup d'autres, tous ceux que vous laissez de côté disparaissent comme des bougies qu'on souffle, et c'est comme s'ils n'avaient jamais existé. Pour le moment, tous les choix qui lui étaient offerts existaient simultanément. Mais les maintenir en vie ainsi signifiait ne pas agir. Il devait prendre une décision.»
— Philip Pullman "Le Miroir d'Ambre"
Wednesday, 20. February 2008, 17:07:40
Pensées
Rappelez-vous que la vie est un cadeau.
Rappelez-vous de qui vous en fait présent.
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